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Marie-Claire Dumas (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070321541
Éditeur : Gallimard (05/11/1975)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Destinée arbitraire est un poème écrit par Robert Desnos en 1926. Destinée arbitraire évoque la ronde du temps et des générations, et plus particulièrement le vieillissement des femmes. Dans le recueil Destinée arbitraire, Robert Desnos, membre du mouvement surréaliste, reprend dans «La prairie du revenez-y» ce thème séculaire, mais le renouvelle par une versification et un rythme plus libres.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  15 décembre 2017
Il est difficile de juger un recueil de poésie. D'ailleurs, la poésie ne se juge pas, elle se ressent. Alors, disons que je n'ai pas toujours été sensible aux mots de monsieur Desnos (1900-1945).
Mon ressenti est vraiment inégal. Certains poèmes m'ont éblouie et d'autres m'ont paru complètement hermétiques. Il est vrai que ce recueil court sur plusieurs années (1919-1944) et englobe donc quelques expériences littéraires très à la mode au moment du surréalisme par exemple, expériences d'écriture automatique ou de demi-sommeil dont les résultats sont loin de me toucher.
Mais tout cela bien sûr est affaire personnelle.
A d'autres moments, la plume de Desnos vous emporte vers le rêve, la liberté, la drôlerie, c'est frais, gai, léger. Et puis, bien sûr l'amour, le bel amour, le grand amour (pour sa femme Youki) Puis, elle devient plus grave quand elle évoque la vieillesse ou la mort, la guerre, l'engagement et peut grimper dans la colère quand elle dénonce Pétain, Hitler ou Goebbels..
 
Bref, je ferai comme d'habitude, je piocherai à droite et à gauche ce qui me plaît ici, les thèmes sont si variés et les styles si différents (rime, prose, argot). D'ailleurs, je laisse souvent dans les recueils de poésie des petits papiers de couleur sur les pages qui m'ont particulièrement plu, pour accéder plus vite aux mots-bonheur.
"Ce coeur qui haïssait la guerre" a eu une fin bien tragique puisqu'il est décédé le 8 juin 1945 au camp de Terezin, en Tchécoslovaquie.

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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michfred
  22 décembre 2015
J'aime Desnos, ses grosses lunettes de myope, son regard mi-farceur , mi-rêveur, ses expériences d'écriture "ensommeillée" , son humour de grand gosse, ses images habitées, ses poèmes en liberté et ses poèmes d'amour, souvent les mêmes d'ailleurs. Destinée arbitraire est un beau recueil qu'on ouvre et qu'on relit souvent. Quand on a besoin de rêver, de rire, ou d'aimer.
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Fabinou7
  16 mars 2018
Alors c'est ça la poésie ? Je veux dire, ça peut être ça aussi ? La Poésie ? Thank you sir.
Desnos (on prononce les deux “s” sinon on a l'air con… comme votre serviteur) est un poète surréaliste du club Breton/Aragon, autodidacte, issu d'une famille modeste, journaliste et adepte de l'écriture automatique.
ce recueil propose une anthologie non exhaustive des écrits du poète de 1919 à 1944.

Sa poésie est gorgée d'inventions et de tentatives séduisantes, s'inscrivant dans une génération en rupture avec les vers classiques, Desnos essaye une poétique protéiforme, faite de pieds inégaux, de prose fantaisiste, de défis espiègles et unissant l'argot à l'onirisme.
Paradoxalement la première partie du recueil, la jeunesse de Desnos, est plus sombre que la fin, l'occupation allemande et la déportation du poète. Si le jeune Robert semble en proie à des pensées mélancoliques, des passions cafardeuses, le Desnos des années quarante pratique la poésie comme un sport de combat, la vie coule dans ses vers, c'est un homme amoureux, dansant avec les strophes, qui résiste dans une jubilation créatrice.
Le traitement de l'amour, tout au long de cette Destinée Arbitraire, permet, en renfort du style, de singulariser davantage les vers de Desnos. Il écrit ce sentiment de façon gaie et crue, et décrit les interactions des corps d'une manière polissonne mais pas sordide.
Le lecteur sera ravi de retrouver tout au long du recueil l'esprit mutin de Robert Desnos, la vitalité de ses vers ainsi que la variété de ses inspirations.
Pour le plaisir infini de voir ce magicien des mots, leur niant toute signification pour mieux les armer d'un sens nouveau.
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arcade_d
  27 août 2017
Voyager entre 1920 et 1945 dans un monde qui nous échappe de plus en plus. Nous les entendons mais nous n'avons plus les moyens de vibrer comme ils vibrèrent !
Je peux visiter Calcutta, je ne vivrais jamais Calcutta ! Mais Calcutta modifiera ma propre création !
Je peux visiter Desnos, je ne vivrais jamais Desnos! Mais Desnos modifiera ma propre création !
Salut Bob
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TaiKe
  23 août 2014
« Demain »
Âgé de cent mille ans, j'aurais encor la force
De t'attendre, ô demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,
Peut gémir : le matin est neuf, neuf est le soir.
Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille
À maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore
Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Robert Desnos, 1942
Desnos ou quand la poésie devient un acte de résistance...
"Le dromadaire" du recueil "chantefables" et "Demain" sont les deux textes que je préfère...
l'un ma fait sourire et même rire...
l'autre me mouille encore les yeux ...
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   19 mars 2012
Quand tu m'aimes, qu'à tes étreintes
Je m'abandonne avec émoi
Pour calmer mes tourments mes craintes
Mon amour parle-moi

Il faut peupler les nuits hostiles
Avec les cris de nos émois
Il faut charmer les nuits tranquilles
Mon amour parle-moi

Si tu m'aimes il faut le dire
Il faut me prouver tes émois
Il faut me prouver ton délire
Mon amour parle-moi

Même si tu dis des mensonges
Si tu simules ton émoi
Pour que le songe se prolonge
Mon amour parle-moi.
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marina53marina53   26 octobre 2013
Je voudrais aujourd’hui écrire de beaux vers
Ainsi que j’en lisais quand j’étais à l’école
Ça me mettait parfois les rêves à l’envers
Il est possible aussi que je sois un peu folle

Mais compter tous ces mots accoupler ces syllabes
Me paraît un travail fastidieux de fourmi
J’y perdrais mon latin mon chinois mon arabe
Et même le sommeil mon serviable ami

J’écrirai donc comme je parle et puis tant pis
Si quelque grammairien surgi de sa pénombre
Voulait me condamner avec hargne et dépit
Il est une autre science où je puis le confondre.
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araucariaaraucaria   10 mars 2018
Mourir

Pour mourir sans regret il faut être si lasse
Pour mourir sans regret des désirs oubliés
Pour mourir sans chagrin pour mourir sans pitié
Faut-il détruire aussi les mains les yeux les faces

Celles-là qui sont nées choisies parmi les races avec un cœur violent par nul amour plié avec des membres durs que rien ne peut lier
Savent chercher la mort parmi les tombes basses

Mais celles qui aimaient celles qui dans leurs bras surent garder parfois dans la froideur des draps
L'amant ou le mari jusqu'à défier les ombres

Fermeront leurs deux yeux par une nuit sans feux
Et jetant leur amour comme un dernier enjeu
Connaîtront le repos creux comme les décombres
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marina53marina53   23 janvier 2015
Il était un grand nombre de fois
Un homme qui aimait une femme
Il était un grand nombre de fois
Une femme qui aimait un homme
Il était un grand nombre de fois
Une femme et un homme
Qui n’aimaient pas celui et celle qui les aimaient

Il était une fois
Une seule fois peut-être
Une femme et un homme qui s’aimaient.
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marina53marina53   29 octobre 2013
L’oiseau du Colorado
Mange du miel et des gâteaux
Du chocolat et des mandarines
Des dragées des nougatines
Des framboises des roudoudous
De la glace et du caramel mou.

L’oiseau du Colorado
Boit du champagne et du sirop
Suc de fraise et lait d’autruche
Jus d’ananas glacé en cruche
Sang de pêche et navet
Whisky menthe et café.

L’oiseau du Colorado
Dans un grand lit fait un petit dodo
Puis il s’envole dans les nuages
Pour regarder les images
Et jouer un bon moment
Avec la pluie et le beau temps.
+ Lire la suite
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Vidéo de Robert Desnos
Robert Desnos – Lisbonne Musique, enregistrement et violoncelle : Serge Bouzouki Piano : Dominique Charnay Chant : Colombe Frézin
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