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EAN : 9782290052945
248 pages
Éditeur : J'ai Lu (13/07/2000)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 863 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une amitié passionnelle : deux filles sans repères dont les chemins se croisent par hasard, et qui vont découvrir qu'elles n'ont plus rien à perdre...Paru en 1993 et traduit dans plus de vingt langues, Baise-moi est une déclaration de guerre au bon goût, aux beaux sentiments et à l'élégance. A la croisée du roman Hard boiled et de la culture hardcore, un roman nihiliste et trash, que sauve un humour grinçant...

Virginie Despentes et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  13 août 2016
J'étais curieuse de découvrir le premier roman de Virginie Despentes, qui lui a forgé cette réputation sulfureuse d'écrivaine provocatrice.
Une auteure loin de faire l'unanimité encore aujourd'hui, mais dont la plume me touche personnellement par sa couleur, son élégance et son humanisme derrière le verbe, parfois très cru.
Déjà, le titre annonce la couleur : trash et sexe. Oui avec, en toile de fond, la violence de la désespérance. Cela raconte le road-movie sanglant de deux paumées, qui se reconnaissent immédiatement.
Elles foncent sans regarder en arrière, happées dans l'engrenage de la destruction, une spirale infernale mêlant jouissance et théâtralité de leurs crimes...
Il y a un peu de Thelma et Louise, en bien plus déjanté, sexuel et violent. Et puis, Manu et Nadine ne sont pas des "victimes du système" auxquelles il est facile de s'attacher.
Elles ne tuent pas pour se défendre ou se justifier, mais pour le sentiment grisant de toute puissance, de revanche, de liberté, avec l'illusion funeste de créer leur légende... A deux, toujours plus fortes, encore plus loin, indestructibles.
J'ai apprécié la plume sans détour de l'auteure, moins le rythme soutenu du récit, surtout je n'ai pas ressenti d'empathie particulière pour ces jeunes femmes à la dérive.
Trop de scènes m'ont rebutée par leur brutalité gratuite (sexe, meurtres).
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KrisPy
  15 septembre 2015
Lu ce livre dès sa sortie, j'ai été témoin du lent processus de reconnaissance par ses pairs de cette auteure atypique s'il en est qu'est Virginie Despentes.
On a le même âge... On a des atomes crochus.... J'ai toujours aimé les couilles de cette fille...
Et en 97 quand ce bouquin est sorti, j'ai cru avoir rencontré mon alter-ego psychique... Elle, elle osait publier les trucs cheloux qui trainaient dans sa tête... Comme un Bukowski mixé avec du Djian mixé avec du Vernon Sullivan, mixé sur une bande son hard-core punk... Blam ! J'avais trouvé ma déesse littéraire punk... J'étais in love direct avec cette Viriginie déjantée...
Maintenant que dire sur l'histoire qui n'ait pas été déjà dit...?
Le résumé : deux filles qui n'en peuvent plus de leur vie de merde, qui n'en peuvent plus de subir le joug du mâle dominant, de la société dominante et répressive, ces deux filles sans foi ni loi partent pour un road-trip sanglant qui les mènera jusqu'à leur fin...
Rien de nouveau sous le soleil, comme un air de déjà-vu - Thelma et Louise était dans l'air du temps...- mais là, la Louise et la Thelma, elles prennent un sacré coup de chaud ! Fini les bons sentiments ! Fini les bizounours ! Faut qu'ça saigne, bien fort.
Un livre punk par excellence, no future, no way, for no good reason, personne ne sortira d'ici vivant ! Un livre d'une grande violence défoulatoire.
Adapté au cinéma (le film a fait grande polémique, et continue à ce jour d'avoir des problèmes de diffusion) par Coralie Trinh Thi et Virginie Despentes, le film reflète assez bien l'ambiance du livre, très dur. J'ai personnellement préféré le livre, car entre voir et imaginer, je préfère toujours le travail de mon esprit, très bon metteur en scène...
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Anatemnein
  21 juin 2014
Baise-moi est le premier livre que je lis de Virginie Despentes. Comme l'indique le titre, je ne m'attendais pas à un livre qui parle de Bisounours et d'une histoire belle et rose. En effet, ce récit ce veut choquant, dérangeant ... Ceci est l'histoire de deux filles complètement paumées dans leur vie qui se rencontrent et décident ensemble de pimenter leur vie en tuant tout les gens qu'elles ne peuvent pas supporter et parfois même juste par plaisir de tuer en mélangeant avec cela beaucoup de sexe car pour elles, le sexe c'est le plus important. Et on sait déjà dés le début du roman que tout cela va mal finir mais on ne sait juste pas comment.
Mon avis sur ce livre est mitigé, il n'est ni bon ni mauvais, l'écriture de Virginie Despentes est simple et direct , ce qui fait que ce roman se laisse facilement lire et ne traîne pas en longueur. Ma curiosité me pousse à lire d'autres livres de cette auteure...Affaire à suivre.
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Spleenlajeune
  17 novembre 2011
Bouleversée, révoltée mais surtout choquée ; c'est ainsi que je ferme le livre tant attendu : Baise-moi.
Son sujet. Les femmes. Souvent considérées comme des êtres chétifs, fragiles et naïfs ; la littérature les a souvent peint de la sorte en oubliant que sommeille en elle une incroyable force. Virginie Despentes s'est chargée de mettre en lumière cette force à la fois brutale et poignante par sa fiction mais également et surtout par son style littéraire atypique. Moi-même étant une femme, je me suis jetée à coeur perdue dans ce roman qui nous bouscule, nous chahute et nous empêche parfois de refermer le livre.
Je me souviens encore avoir frissonné en parcourant certaines lignes notamment cet acte – le viol physique ou moral – tournant fatal dans la vie des deux jeunes femmes prénommées Nadine et Manu. Un acte brutal qui vient heurter toute la grandeur, la féminité de l'être. Nous entrons dans le corps de ces jeunes femmes, nous vivons cet acte en leur compagnie. Gênée, je me souviens avoir essayé de sauter quelques lignes mais quelque chose nous en empêche. Quelque chose nous empêche de tourner la page, de passer cette avalanche de violence physique, verbale et littéraire. Qu'est ce donc ? La plume de Virginie Despentes nous retient. Elle fait de nous sa marionnette, s'amusant à nous faire sourire puis soudainement nous chutons.
Habituée à la défense de toute la féminité par des propos aseptisés, nous sommes confrontés à une terrible vérité qui s'échappe des lèvres de Manu. Une vérité qui m'a choqué par tant de véracité. « Ma chatte, je peux empêcher personne d'y entrer, alors je mets rien de précieux à l'intérieur ». C'est cette phrase qui résonne encore aujourd'hui dans ma tête.
Un nouveau féminisme. Celui de la révolte, de la vengeresse assoiffée de sang. Ces deux femmes deviennent sous la plume de Virginie deux figures emblématiques du féminisme moderne. Elles saluent Simone d'un geste de la main pour se hisser à la première place. Les femmes doivent se battre non plus avec des pancartes et des slogans. Non, elles doivent se battre chaque jour contre ceux qui les épient, qui les jugent dès qu'ils voient une paire de jambes … Elles luttent jusqu'à sombrer dans une violence sans nom.
La vie a détruit ce qu'elles avaient de plus beau en elles : l'espoir. Les hommes ont détruit leur idéalisme plus ou moins assumé. Alors, elles décident de reprendre les rennes et nous les suivons. Compagnon de route de ces criminelles, nous les accompagnons dans leur égarement, durant leurs crimes sanglants. Nous ne sommes que témoins. Nous ne pouvons les empêcher, les raisonner … En avons-nous seulement envie ? Là est la question ! Leurs crimes ne sont-ils pas compréhensibles ? Avoir vécu de telles horreurs peut-il « justifier » leur transformation en meurtrières ?
Perdue dans mes valeurs, perdue dans mes pensées, je suis en train de me surprendre à m'attacher à deux criminelles. Je me surprends à accélérer ma lecture pour connaître leur fin, la fin.
J'ai sombré dans l'obscurité, je me suis laissée enlacer par leurs Ténèbres. J'ai assisté à un déferlement de cruauté et pourtant … je suis prête à y retourner.
Virginie Despentes nous a peint l'humanité dans son côté le plus sombre. Certains diront que le langage châtier, les personnages avides de plaisir sous toutes ces formes sont caricaturés … je leur répondrais que Virginie Despentes ne fait que peindre son siècle, notre siècle. Elle pointe du doigt ce que nous ne voulons pas voir, elle pointe du doigt ce qui nous fait peur, ce qui se cache dans l'ombre : la noirceur de l'Homme.
Un livre que je recommande aux femmes qui en ont marre des clichés de la femme parfaite, douce, sensible. Je le recommande à toutes celles qui ont eu, une fois dans leur vie, envie de se lever et de crier « STOP ». Je le recommande à ceux qui aiment se laisser porter par une plume acerbe, sarcastique et pourtant poétique.

Lien : http://leslescturesdespleenl..
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le_Bison
  17 août 2020
Clap de début.
Prendre la route, un mot de Dostoïevski en tête, la première phrase, « Et parce que tu es tiède, et que tu n'es ni chaud ni froid, je te vomirais par ma bouche ».
De bon augure.
Manu et Nadine. Une tuerie, l'équipée sauvage.
Violente.
Ça va saigner, ça va gerber.
Une balle dans la tête.
Urgence des maux.
Urgence du sexe.
De ma queue dans ta bouche, de mon foutre dans ton sourire.
Sauvage, sexe dure. Violence des mots.
Les yeux fermés, une claque dans la gueule.
Wake up.
Sombre histoire.
Prends ce flingue, le sang coule sur la poussière du tapis
D'un hôtel miteux de bord de mer hors-saison.
Une balle dans la tête, tu lui as mis.
Avec envie.
Avec plaisir.
Avec jubilation.
L'urgence, malsaine.
Lèche-moi. Suce-moi. Mords-moi. Baise-moi. Sans concession.
Retourne-toi et regarde ces cadavres qui parcourent cette vie de merde.
Aucun espoir. le noir total, le rouge sang, le blanc foutre.
Les couleurs se déchaînent, se déversent sur le bitume, le sang coule, corps qui tombent, sourire éteint des uns, sourire malin des unes. Fout le camp avec ton beau sourire de Play-boy, déchire cette page de ta vie. Sous l'oeil du réverbère ou de la lune, une détonation, fulgurance de l'instant, la rage, une balle dans la tête. Putain, il s'est chié dessus. Putain, je me retourne et je gerbe dans le pot de fleur. Mon âme poétique.
Que dire de plus d'un tel univers, apologie de la violence et du sperme qui s'écoule de ta bouche. Les bas déchirés, tu navigues, erres comme une errante sans but, juste la brutalité des rapports humains. Rape me, Virginie, je crie huit fois. Baise-moi, je hurle sept fois. Une claque dans la gueule, comme on reçoit un coup de poing dans les tripes, un coup de pied dans les couilles, une balle dans la tête.
Clap de fin.
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
x-Kah-mix-Kah-mi   17 décembre 2010
(après la scène du viol)
Manu : Après ça, moi je trouve ça chouette de respirer. On est encore vivantes, j'adore ça. C'est rien à côté de ce qu'ils peuvent faire, c'est jamais qu'un coup de queue...
Karla : Comment tu peux dire ça ?
Manu : Je peux dire ça parce que j'en ai rien à foutre de leurs pauvres bites de branleurs et que j'en ai pris d'autres dans le ventre et que je les emmerde. C'est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l'intérieur parce que tu peux pas empêcher qu'elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d'y rentrer et j'y ai rien laissé de précieux.
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x-Kah-mix-Kah-mi   05 décembre 2010
Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.
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le_Bisonle_Bison   25 juillet 2020
Plus tard, Manu est descendue toute seule faire un tour. Dans un rade, elle commande un café-Cognac. Les murs sont peints en jeune terne, les plafonds et les comptoirs en faux bois foncé. Bar de quartier. Tasse brune, soucoupe verte, cendriers jaunes en plastique. Elle se sent comme à la maison.
Elle s'est mise dans un coin, le miroir accroché à sa droite est crasseux, couvert d'une pellicule de graisse, maculé d'empreintes de doigts et de corps de mouches écrabouillés contre. En blonde, elle a une tête de tapin bon marché, en plus elle n'a pas lésiné sur le rouge à lèvres. Elle s'aime bien comme ça, ça lui va bien.
Elle fait des moues avec sa bouche, se mate dans le miroir en train de tendre les lèvres, puis elle sourit niaisement et joue avec le bout de sa langue. Bouffeuse de pine, elle se trouve très réussie dans le rôle. Elle serait un garçon, elle aurait envie de s'enfoncer la queue jusqu'au fond de la gorge, jouer du gland contre le gosier. C'est dommage que Nadine ne soit pas là, elles auraient causer pipe, avec ou sans rouge à lèvres, ça change tout.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   03 février 2013
: Il est ce qui ressemble le plus à un ami pour elle, bien qu'on soit encore très loin de la définition d'usage. Elle l'aime à bout portant et s'en prend plein la gueule. Contrairement aux lois d'usage, plus elle le connaît, plus il éblouit. Il est poète, au sens très mâle du terme. À l'étroit dans son époque, incapable de se résoudre à l'ennui et au tiède. Insupportable. Dissident systématique, paranoïaque et coléreux, veule, voleur, querelleur. Il provoque les récriminations partout où il passe. Supportable pour personne, surtout pas pour lui-même. Il aime la vie avec une exigence qui le coupe de la vie. Il affrontera les pires terreurs et endurera la mort de son vivant plutôt que de renoncer à sa quête. Il ne retient aucune leçon puisqu'elles sont contraires à ce en quoi il croit et, obstinément, refait les mêmes erreurs.
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ChrichrilectureChrichrilecture   19 juin 2017
Attention peu choquer certaines personnes

On sonne à la porte. Elle lui demande d’ouvrir en agitant les mains pour que ça sèche plus vite. Radouan entre. Il connaît l’enfant de vue car ils habitent le même quartier, mais sa présence chez Manu le déconcerte un peu car ils ne s’adressent jamais la parole. Les gauchistes prennent les Arabes pour des cons réactionnaires et facilement religieux. Les Rebeux prennent les gauchistes pour des clochards imbibés d’alcool et massivement homosexuels.
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Vidéo de Virginie Despentes
En septembre 2020, le monde littéraire découvrait La Petite Dernière, récit sensible et brut où Fatima Daas, pseudonyme de l'autrice, questionne sa double identité de femme homosexuelle et musulmane. La plume de la jeune écrivaine, saluée par Virginie Despentes, s'était affutée lors de deux années de formation au sein du master de création littéraire de Paris 8. En janvier 2021 Shane Haddad, tout juste diplômée du master de création littéraire de l'Université le Havre Normandie, voit son premier roman Toni tout court publié par la prestigieuse maison d'édition P.O.L. de Paris au Havre en passant par Toulouse ou Clermont-Ferrand, ils sont de plus en plus nombreux à “faire leurs classes” en masters de création littéraire. Frédéric Forte, poète et directeur du master du Havre, accompagne ces écrivains en devenir. Portrait d'une nouvelle génération d'auteurs et d'autrices révélés par ces formations innovantes.
Fatima Daas, autrice du très remarqué La petite dernière (Notabilia, 2020), est aussi diplômée du master de création littéraire de l'Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis.
Frédéric Forte est poète membre de l'Oulipo et directeur du master de création littéraire de l'Université le Havre Normandie. Nous allons perdre deux minutes de lumière est son second volume de poésie publié chez P.O.L.
Shane Haddad, récemment diplômée du master de création littéraire de l'Université le Havre Normandie, publie son premier roman Toni tout court aux éditions P.O.L. en 2021.
Retrouvez notre dossier "Effractions 2021" sur notre webmagazine Balises : https://balises.bpi.fr/dossier/effractions-2021/ Retrouvez toute la programmation du festival sur le site d'Effractions : https://effractions.bpi.fr/
Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou
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Virginie Despentes est un pseudonyme. A quoi fait-il référence ?

au nom de jeune fille de sa mère
à l'anagramme du nom de son chanteur préféré
au quartier des pentes de la Croix-Rousse à Lyon

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