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EAN : 9782246857952
256 pages
Éditeur : Grasset (25/02/2015)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 661 notes)
Résumé :
Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir... Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans passés, est de nouveau SDF, avec pour unique point d'échouage Le Royal, "son" bar, le seul endroit où elle puisse librement traîner sa déprime et sa hargne, trouver chez qui squatter, et boire sans limite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
LoloKiLi
  10 octobre 2018
Là, telle que vous me voyez, je tourne autour du pot : toujours pas le temps ni le courage d'attaquer Vernon Subutex, car je sais que si je commence je ne pourrai plus m'arrêter (et trois tomes quand même hein, c'est pas rien), alors je feinte, et pour me passer l'envie je continue mon trip Despentes en chronologie inversée.
Or donc après (enfin avant) Apocalypse bébé, voici Bye Bye Blondie. Où je retrouve, comme on prend une gifle, le trait acerbe et cru qui m'avait déjà tant plu, mais qui me semble cependant s'être affiné avec le temps.
Ici encore une héroïne paumée, mais version punkette cette fois, et en pétard contre à peu près la terre entière. Une écorchée vive du genre attachiante, portée par la nostalgie rageuse d'une histoire d'amour exhumée vingt ans après.
Alors oui, elle est paumée Virginie… pardon, Blondie, et faut avouer aussi que son intransigeance et ses légères sautes d'humeur font fréquemment dans le pénible. Mais en dépit de cet esprit rebelle et provoc, tout n'est pas sans espoir ni sensibilité, et la fin du bouquin offre un semblant d'apaisement qui m'a agréablement surprise. Et puis chez Virginie le trash et les excès sonnent juste, et ça j'aime aussi.
Quant à toi Vernon, t'inquiète, faut juste pas être pressé.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com
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ChtiteEmilie
  29 novembre 2018
J'attendais avec impatience de lire ce livre, tout en reculant sa lecture. On disait qu'il ressemblait beaucoup au vécu de Virginie Despentes. C'est vrai, il y a des similitudes mais pas seulement.
On retrouve donc Gloria, keupone de 35 ans dans les rues de Nancy. Elle tombe par hasard sur Eric, son amour de jeunesse qu'elle n'a pas vu depuis 20 ans. Elle s'est toujours efforcée de l'oublier car il lui a fait trop de mal, en la laissant seul face à sa détresse.
L'auteure nous décrit leur rencontre en HP (sigle pour désigner l'hôpital psychiatrique, pour les intimes). C'est ici que leur histoire a commencé, puis leur amour de jeunesse s'en est allé. Eric n'a jamais oublié Gloria, même s'il est maintenant un célèbre animateur télé.
Virginie Despentes écrit toujours de façon aussi trash et directe. Son style n'a pas perdu de sa superbe même si lu aujourd'hui, on sent un peu le livre daté. Elle aborde différents thèmes comme la marginalité, l'hôpital psychiatrique, l'amour qui semble impossible quand on n'est pas de la même classe sociale, le sexe effréné, la célébrité.... Mais son héroïne reste une looseuse attachiante. Ce livre m'a beaucoup touché et je m'y suis trouvé des similitudes moi aussi avec l'héroïne.
Virginie Despentes signe ici une histoire d'amour toute personnelle, au point d'en changer le sexe du héros dans son film, car elle-même a changé depuis d'orientation sexuelle.
Bye Bye Blondie en attendant de revoir Virginie.
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AgatheDumaurier
  01 juillet 2017
Quoi ! C'est elle, l'auteure la plus trash de sa génération ? Il faut que j'en lise un autre, parce que celui-là, c'est un conte de fées ! Bon, avec quelques petits mots d'un vocabulaire peu châtié, mais quand même un conte de fées !
Soit Gloria, alias Blondie, alias Stéphanie, née à Nancy, punk et rebelle à quinze ans, gamine pas facile. Pète un plomb un jour avec ses parents (très responsables de son état, visiblement), et se retrouve en HP, version années 1980, donc avec les adultes. Elle y rencontre Eric, fils de bonne famille, ado lui aussi, qui a fait une petite bouffée délirante, vite résorbée. C'est le grand amour, envers et contre la famille bourgeoise nancéenne d'Eric. Plein d'aventures. Au début du récit, vingt ans après, Eric réapparaît à Nancy, devenu un animateur télé très célèbre. Gloria, elle, patauge aux abords de la marginalité et de la violence. Quid de ce bel amour jamais vraiment oublié ?
C'est une belle histoire. On sent la très bonne écrivaine à certaines subtilités, certaines zones d'ombre, notamment sur les parents de Gloria, cet amour difficile avec son père, jamais vraiment élucidé. La petite a un problème, l'adulte aussi. Ce qu'il est, c'est à nous de le voir, refus de se soumettre, mais aussi culpabilité de ne pas savoir vivre. C'est pour ça que le côté conte de fées me perturbe. Mais l'ensemble paraissant très autobiographique, peut-être y a-t-il en réalité une place pour les Blondie dans la société...A condition qu'elles aient du génie. Sinon, c'est la rue.
Ce qui est sûr, c'est que je vais lire d'autres livres de Virginie Despentes.
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Lorraine47
  29 septembre 2012
Gloria, petite punkette déjantée de la banlieue nancéénne est un drôle de numéro. A quinze ans elle a déjà un beau palmarès de conneries à son actif. Soirées de beuveries, coucheries, drogues et compagnie! On ne peut que compatir avec ses parents, complètement dépassés face aux excès en tous genres de leur progéniture et encore plus quand ces excès s'accompagnent de violences à la fois physiques et verbales: la petite vomit littéralement sa colère et passe à l'acte. Dépassés, effrayés, ils la font interner trois mois en HP et c'est là qu'elle rencontre Eric, grand amour d'adolescence. Ils fuguent ensemble, s'aiment avec toute la fougue de leurs seize ans et Eric disparaît brutalement, sans laisser de nouvelles.
Vingt ans plus tard, ils se retrouvent, Gloria, sérieusement abîmée et Eric, vedette de la télévision.
J'arrête-là pour ne pas dévoiler cette histoire qui m'a laissée sous le charme. Virginie Despentes sait donner un relief particulier à son héroïne à travers son écriture réaliste et son vocabulaire très cru parfois mais qui prennent le lecteur à la gorge. On ne peut rester insensible au destin de Gloria/ Blondie. Un petit roman de moins de 150 pages qu'on a du mal à refermer.
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Audreyy
  22 avril 2013
Ce livre est pour moi une grande révélation. Mon premier de Virginie Despentes et je suis entièrement séduite. Malgré qu'on m'ait prévenu que son univers était très hard, très cru et très violent, j'ai tout de même voulu tenter le coup. Histoire de voir par moi même et, j'ai eu raison. En effet, son univers est violent et Virginie Despentes n'épargne pas le lecteur. Les mots comme « baiser » « fourrer » « pute » et bien d'autres reviennent souvent. Néanmoins son style me plaît beaucoup et de toute manière, au vue de l'histoire, on n'aurait pas pu voir le vocabulaire autrement.
Pour ce qui concerne l'histoire, bienvenu dans l'univers des punks et des junkies. On démarre avec une héroïne de trente ans, Gloria, qui vient de se faire jeter par son copain à cause de son comportement. Une femme malheureuse, paumée et excessivement violente qui va croiser par hasard son amour de jeunesse. Celui qu'elle a rencontré alors qu'ils étaient tous les deux en hôpital psychiatrique. Celui qu'elle a tant aimé. Démarre alors un flash-back sur sa vie d'adolescente rebelle, pendant la période où elle fut internée. On y découvre la peine qu'elle a ressenti, comment elle s'est senti trahie et abandonnée par ses parents. On découvre également les crises et les sautes d'humeur très violentes de Gloria. Et elle raconte son histoire d'amour avec Eric : leur histoire, leur manière de vivre avec la drogue, leur fuite ensemble puis comment Eric a disparu sans plus donner de nouvelles. Alors que l'on peut trouver Gloria énervante, durant ce passage, nous sommes obligés d'être triste avec elle. C'est le fait de la voir le rechercher partout, de la voir déprimée et en colère que l'on se rend compte à quel point elle l'aime, à quel point elle est attachée à lui.
La souffrance de cette femme ne s'arrête pas là car une fois le flash-black terminé, on retourne dans le présent et on suit à nouveau ce couple dans la souffrance et la déchirure avec des moments de bonheur et d'amour en même temps. On ressent qu'ils sont faits l'un pour l'autre, qu'ils s'aiment comme des fous malgré ce qui arrive. Malgré les crises et le mal être de Gloria.
Les personnages sont tous très attachants. Mais le principal reste le personnage de Gloria qui séduit malgré ce qu'elle est. On la découvre sous toutes ses formes : amoureuse, émotive, déprimée, énervée, folle de rage.. et pourtant, on ne peut que s'attacher à elle. On s'attache aussi au couple Gloria/Eric. C'est d'ailleurs à cause d'eux ou grâce à eux que je n'arrivais pas à lâcher ce livre. Je voulais découvrir ce qui allait leur arriver. « L'important, c'est de ne pas désespérer », une citation que j'ai relevée qui m'a beaucoup marquée. Dans la vie, on trouve toujours des tonnes de raisons de baisser les bras, c'est ce qui arrive à Gloria dans cette histoire. Et, pourtant il faut continuer à se battre. Toujours.
Bye Bye Blondie est une histoire émouvante et cruellement violente. Une histoire d'amour sombre, cruelle et violente qui marque et qui laisse des traces. du moins, à moi elle m'en laissera. C'est un énorme coup de coeur, c'est une claque. Virginie Despentes bouscule et renverse le lecteur et je ne peux que vous conseiller de le lire.
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Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
lucettegardoulucettegardou   24 février 2014
Combien on aura regretté quand il est trop tard,
quand ça défile une dernière fois avant de perdre quelques grammes d'âme ?
Combien pèse ce qui a été étouffé pour faire plaisir aux autres ?
Pour faire envie aux autres, pour montrer aux autres.
Tout ce temps qu'on y a mis. En vain.
Animaux de races savamment enlacés.

Elle n'avait jamais renoncé à la sauvagerie de l'enfance
Des liens de cruauté, une insouciance anachronique.
Elles n'avaient de savoir sincère que l'une envers l'autre.
Les cadres avaient changés, les objets s’étaient modifiés,
les figurants s'étaient succédés, mais rien jamais ne s'était immiscé entre elles.

Au moment du dernier soupir qu'est-ce qui compte ?
L'évidence d'un désir, une euphorie d'être ensemble,
la lumière sur une peau, un extrait de dialogue ?
Pour une fois elle était d'une seule pièce.
Corps rassemblés par la magie du souffle de l'autre,
elles n'avaient plus envie de lutter contre cela.
Elle partait
Il perdit tout et il était d'accord.
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kolibrikolibri   28 juillet 2010


Elle l'ignorait encore, mais il faut aux événement cruciaux un peu de temps pour s'épanouir, comme une plante dans l'âme, porter leurs fruits et se déclarer dans la réalité. Produire du symptôme, comme ils auraient dit à l'hosto. Gloria, quant à elle appellerait ça "le temps que ça prend pour ramasser".
Plus jamais rien comme avant. Et, en bruit de font, toujours se demander : "qui aurais-je été si ça ne m'était pas arrivé".
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MimekoMimeko   16 juin 2018
Un des grands problèmes de Gloria, c'est de ne pas être sortie de son bar, ces derniers temps. Elle ignore tout des grands changements qui s'opèrent chez ses contemporains. Par exemple, cette manie récente qu'ils ont tous d'assumer de regarder des émissions de merde. Comme si c'était marrant, comme si c'était innocent, comme si c'était autre chose que de la démission pure et rédhibitoire. Elle prendrait bien la tête à tout le monde avec ça, mais elle capte chez les autres cette fatigue et ce découragement. Tout le monde n'est pas bâti comme elle : toujours prêt à être ivre de rage et à tout casser à coups de boule. La plupart des gens, il leur faut du repos et de la rigolade, sinon ils arrêtent de se lever.
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izadavizadav   29 janvier 2012
Ca pourrait être l'histoire d'une petite provinciale qui retrouverait un grand 'amour d'adolescence devenu une star de la télévision, si Virginie Despentes faisait dans le roman à l'eau de rose. Heureusement, les clichés nous sont épargnés dans les retrouvailles d'Eric ( vedette médiatique) et Gloria ( Blondie), femme blessée, "éremiste "révoltée, guerrière combative mais usée. La chronique désenchantée des années sex drug and punk est juste, sans glorification ni misérabilisme. Quand Gloria recroise le chemin d'Eric, tout les sépare, et l'amour réussira t il à les rapprocher? .Ils s'étaient croisés et aimés à 16 ans dans un endroit improbable" Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux". Pourront ils dépasser les contraintes sociales, les démons personnels? Un livre plus émouvant que ceux que j'ai lu de Despentes, une belle , simple et lucide description d'un amour hors norme, mais pas sur le plan sexuel. Une question donc:pourquoi en avoir fait, dans le film, une relation homosexuelle? Le thème en lui même ne me dérange pas , au contraire, mais je voudrais bien voir le film pour comprendre la pertinence de ce changement.En tout cas, je recommande cette lecture, à qui aime ce style, bien sur.
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cannibalectorcannibalector   01 juin 2011

ouais,t'as raison...je suis bien nulle part.
Je ferais mieux de me faire sauter le caisson,mais j'ai pas envie de mourir,moi.
J'ai envie de tuer tout le monde,c'est différent...
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Vidéo de Virginie Despentes
LES GUÉRILLÈRES DE MONIQUE WITTIG Avec Rébecca Chaillon, Virginie Despentes, Anne Garréta, Laure Murat & Suzette Robichon
« LES CRIS LES RIRES LES MOUVEMENTS ELLES AFFIRMENT TRIOMPHANT QUE TOUT GESTE EST RENVERSEMENT… … Elles disent qu'elles ont appris à compter sur leurs propres forces. Elles disent qu'elles savent ce qu'ensemble elles signifient. Elles disent, que celles qui revendiquent un langage nouveau apprennent d'abord la violence. Elles disent, que celles qui veulent transformer le monde s'emparent avant tout des fusils. Elles disent qu'elles partent de zéro. Elles disent que c'est un monde nouveau qui commence… » Extrait de Les Guérillères de Monique Wittig
À lire – Monique Wittig, aux éditions de Minuit, Les Guérillères, 1969. L'Opoponax, 1964, le Corps lesbien, 1973,Virgile, non, 1985. le Chantier littéraire, éd. iXe/P.U.L. 2010.
Samedi 21 septembre 2019
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Virginie Despentes

Virginie Despentes est un pseudonyme. A quoi fait-il référence ?

au nom de jeune fille de sa mère
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