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Citations sur Les jolies choses (63)

cicou45
cicou45   03 août 2015
"L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus."
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iris29
iris29   18 avril 2018
Il lui a mis une fleur dans le ventre, avec un cœur tout palpitant et des pétales s'élançant n'importe où. Longs, doux, et fluides . Il lui a mis une mer à l'intérieur, nourries de ses allées et venues.
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iris29
iris29   18 avril 2018
Elle ne supportait pas qu'une autre soit aussi jolie qu'elle. A part des actrices très célèbres, et si possible mortes.
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iris29
iris29   19 avril 2018
Il la fait changer de position, régulièrement, sans un mot. Il la saisit pour la mettre comme il en a envie maintenant. Elle a la sensation d'être un parc d'attraction à elle toute seule.
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iris29
iris29   17 avril 2018
- [ Paris ] C'est pas une ville où il fait bon perdre. Si t'avoues cash que t'y arrives pas, tu fais trop peur aux autres, ça éclabousse, la loose, et comme c'est contagieux...
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Ziliz
Ziliz   17 avril 2018
[Elle a] feuilleté les journaux en pile que Claudine lisait. Consternation. Sur un ton de connivence amusée, foison de petits conseils pour être une putain à la page. Et se mêlant de tout, que tout rentre dans des cases, et comment il faut jouir, et comment il faut rompre, et comment se tailler, se teindre jusqu'aux poils de la chatte, et comment on doit être du dedans au dehors. Ton faussement débonnaire, propagande imbécile pour être comme il faut.
Après des siècles d'interdiction de montrer, femmes sommées d'exhiber qu'elles ont bien tout aux normes, qu'elles se sont calibrées : voilà mes jambes interminables, glabres et hâlées, mon derrière correctement musclé, mon ventre plat nombril percé, mes seins énormes fermes et moulés, ma belle peau saine et pas vieillie, mes cils sont longs, mes cheveux brillants.
Contrairement à ce qu'elle croyait auparavant, il ne s'agit pas d'une soumission aux désirs des hommes. C'est une obéissance aux annonceurs, il faudra que tout le monde y passe. Ils régissent le truc, au fil des pages : voilà ce qu'on vend, alors voilà ce qu'il faut être.
(p. 82-83)
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iris29
iris29   19 avril 2018
- Si tu bouffais pas des antidépresseurs comme si c'était des carensacs, probable que t'irais mieux.
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Ziliz
Ziliz   15 avril 2018
Elle sentait bon, il pouvait sentir son odeur en étant assis en face d'elle. Elle croisait sagement ses mains sur la table, et ses ongles étaient roses. C'était impossible pour Nicolas de discerner si elle était toute kitsch pour faire genre c'est mon genre, ou bien si elle trouvait ça classe, premier degré.
Plus tard, à plusieurs reprises, il lui demanderait : 'Mais pourquoi tu te sapes pouffe à ce point ?' Levant les yeux au ciel, elle répondrait : 'Ecoute, coco, tu peux me sortir toutes les salades du monde, ce que je sais c'est que les hommes adorent ça. Que ça soye absurde, c'est pas le propos, ce qui compte c'est que ça marche à chaque fois.'
(p. 15)
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Ziliz
Ziliz   18 avril 2018
[Elle] n'était pas celle qu'on roue de coups, mais s'en souvient cependant clairement. [Sa soeur] recroquevillée par terre, acculée contre un mur, un corps ridiculement frêle, les deux bras croisés au-dessus de sa tête. Il [leur père] est un ciel à lui tout seul, déchaîné en orage, et la voix tonne et gronde, c'est un Dieu mécontent. C'est pas les coups qui font le plus mal, c'es bien le châtiment, de déplaire à ce point. C'est cette rage noire d'adulte, nulle part en soi où s'en défendre.
La mère, pendant ce temps, s'enhardissait parfois jusqu'à retenir un bras levé fermé en poing, l'empêchait de cogner trop fort. Et quand le père s'éloignait, elle se penchait sur la gamine : « Tu vois dans quel état tu le mets ? » - car colère d'homme est légitime, on doit s'arranger pour ne pas la provoquer.
(p. 170-171)
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iris29
iris29   17 avril 2018
Les trottoirs entre Pigalle et Barbes ne désemplissent pas, lumières des devantures, un tas de gens. Certains vont aux putes, d'autres boire un coup, d'autres au concert, au cinéma, visiter quelqu'un, manger quelque part..., toutes sortes de gens faisant toutes sortes de choses, comme un vaste échangeur et c'est chacun ses rails...
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