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EAN : 9782823614244
176 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (03/01/2019)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Cette année-là, la veille de Noël, le narrateur
apprend une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne nouvelle, c’est qu’il va avoir un enfant. La
mauvaise, c’est que son père est atteint d’une tumeur incurable.
L’Amérique derrière moi raconte cette période étrange pendant laquelle l’attente d’un « heureux événement » et l’imminence d’un grand malheur finissent par se confondre.
Le père est un excentrique qui ne jure que par les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
claraetlesmots
  07 janvier 2019
"Mon père ouvrit une bouteille de champagne pour nous annoncer la nouvelle. Avec calme, sans gravité. Un cancer du poumon, stade quatre." Deux jours plus tard, l'auteur apprend qu'il va être papa dans quelques mois. Dans cet interstice émotionnel où l'arrivée du futur évènement devrait le combler de joie, il lui faut se préparer au pire.
L'occasion pour lui de retracer son enfance marquée par l'admiration sans bornes de ce père pour les Etats-Unis. Une fascination excessive tout comme l'était son père qui allait même jusqu' à porter porter des chaussettes avec le dessin de la Maison Blanche ou à acheter des vêtements de l'armée américaine pour lui et pour ses fils. En remontant l'histoire familiale, on découvre que la passion irraisonnée de son père est bien plus complexe qu'il n'y paraît.
L'ensemble du récit oscille entre la comédie (tant ses parents formaient un couple détonnant et étonnant), la tendresse et la lucidité dont l'auteur fait part "Mon grand-père maternel s'était engagé dans l'armée à dix-neuf ans, mon père à dix-huit. La premier avait été autant marqué par la guerre que le second par son absence. Ma famille s'était bâtie sur cette double fêlure, celle d'une guerre subie et d'une guerre réclamée, et je me voyais comme un dommage collatéral, conscient d'avoir devant lui un écheveau à résoudre et une mémoire à porter. "
C'est fluide car Erwan Desplanques a su trouver la distance qu'il fallait. le lecteur se sent proche sans être voyeuriste. ll y a une telle puissance dans la description des moments qui suivent la mort de son père que j'ai eu la gorge serrée d'émotions.
Du début à la fin, c'est beau, élégant, pudique sans jamais être larmoyant et les dernières pages sont intenses ( je n'en dis pas plus sauf que le titre y prend toute sa signification).
Un livre tout simplement sobre, sensible et tout en pudeur. J'ai vibré. Et si la première rencontre avec cet auteur m'avait déçue (Si j'y suis) et bien là c'est tout l'inverse.
Lien : https://claraetlesmots.blogs..
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anniefrance
  06 juin 2019
Une rencontre avec un auteur que je ne connaissais, 4/06/2019; immédiatement séduite par sa force de conviction et sa modestie, j'ai acheté ce livre et j'ai lu très vite (je lirai les deux autres, tous édités à l'
Olivier dont un recueil de nouvelles...sans chute, ce qui m'intrigue) L'écriture est très belle, le texte est "dégraissé": pas un mot de trop; un livre court et dense comme je les préfère.
Largement autobiographique ce roman raconte le couple tumultueux de ses parents qui divorcent un an avant de se retrouver, il raconte l'enfance où la tendresse est peu présente entre une mère fantasque et un père amoureux des Etats Unis et déçu qu'il n'y ait pas de guerre (son père a vécu les deux et est devenu psychiatre distribuant généreusement du lexomil). Au moment du récit deux événements coïncident: le père va mourir, phase terminale d'un cancer du poumon, agonie longue et douloureuse et
l'annonce d'une naissance. le grand-père ne connaîtra pas son petit-fils. L'auteur-narrateur évoque ses sentiments mitigés: sera-t-il un meilleur père?
Le ton est juste, sensible; évidemment sans pathos.
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livreclem
  18 décembre 2019
Le narrateur apprend en même temps qu'il sera père et que son propre père est mourant.
Il retrace son enfance et la place de l'Amérique dans la vie de son père. Tendre, loufoque, ce roman est très humain et bien écrit.
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SagnesSy
  05 août 2019
Alors que son père lui annonce un grave cancer, le narrateur apprend qu'il va lui-même devenir papa. C'est le récit de ces deux bouleversements majeurs qui se télescopent que nous offre Erwan Desplanques, avec une infinie élégance. Il l'a promis à son père dans ses derniers jours, un jour il écrirait un livre sur lui. Ça lui a fait plaisir, a-t-il dit, lui dont la parole était rare. Une famille particulière, esquissée pour le lecteur avec l'air de ne pas y toucher, par petites touches tendres, sans en cacher les empêchements et les manques. Une famille pudique aussi, on peut dire beaucoup sans révéler trop. Une famille rémoise enfin, ce qui m'a attirée au départ. Un moment de vie douloureux qui est totalement sublimé par la plume précise et bienveillante de l'auteur.
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dannso
  09 juillet 2019
Un très beau roman, à l'écriture magnifique. L'auteur va perdre son père alors qu'il va le devenir lui à son tour. On voit se dérouler les deux évènements en parallèle: la lente agonie du père et la grossesse de la femme.
J'ai beaucoup aimé ces pages sur les relations familiales, l'évolution de l'auteur dans sa réflexion sur les sentiments qui le lient à ce père qui va disparaitre.
Un roman que paradoxalement j'ai trouvé plutôt optimiste.
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critiques presse (3)
Lexpress   11 mars 2019
Quand un homme perd son père au moment où lui-même devient père... La fin de l'innocence dans L'Amérique derrière moi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   07 mars 2019
L'écrivain et journaliste se rappelle son enfance à l'ombre de parents fantasques. Un très beau récit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   05 mars 2019
Sous la plume jouissive d’Erwan Desplanques, la mort et la vie posent les jalons d’une reconquête.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2019
J’avais parfois envie de tout lui dire, de faire, comme on dit, éclater la vérité – j’aimais bien l’idée que le réel explose – mais rien ne sortait de ma bouche, sinon les phrases banales d’un lycéen qu’on forçait à mentir.
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2019
Ma mère aimait le luxe, répétait qu’elle méritait un homme plus fortuné que lui. Leur rapport à l’argent était puéril, délétère. Ils aimaient plaire, ils voulaient posséder. Ils s’accusaient de s’être dupés l’un l’autre en se mariant – et d’être injustement privés du faste que leur immodestie leur faisait à tous deux miroiter.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2019
Je ne comprenais pas pourquoi l’amour était toujours calculé à l’aune de la passion, comme si seule la violence pouvait le rattacher à la vie, au vivant. L’amour raisonnable était rarement admis ; on ne parlait jamais de sa profondeur, toujours de son intensité, préférant celui qui attise à celui qui apaise.
Commenter  J’apprécie          30
claraetlesmotsclaraetlesmots   07 janvier 2019
Ma mère m’avait appris à parler pour rien, à parler dans le vide, à parler pour deux ou pour trois. Trop parler est une autre forme de défense. Comme écrire ou chanter. Une voix parallèle.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2019
J’avais toujours eu peur de tout. Il n’avait jamais eu peur de rien. Je n’avais jamais compris pourquoi le danger l’excitait à ce point alors qu’il était pour moi synonyme de perte, la possibilité d’anéantir qui nous étions, ce que nous possédions.
Je savais stabiliser un avion mais j’étais incapable d’en sauter, je savais préserver l’ordre existant que j’associais à tort à l’équilibre, je savais réunir les gens que j’aimais et les maintenir en vie et voilà que je me trouvais les jambes dans le vide, mon jouet cassé dans le dos, saisi par le souffle du vent qui s’engouffrait par la porte latérale de l’avion ouverte sur les champs.
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Videos de Erwan Desplanques (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erwan Desplanques
À l'occasion du festival international 2019 du livre et du film "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo, rencontre avec Erwan Desplanques autour de son ouvrage "L'Amérique derrière moi" aux éditions de l'Olivier.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2283161/erwan-desplanques-l-amerique-derriere-moi
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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