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ISBN : 2757841416
Éditeur : Points (24/04/2014)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 21 notes)
Résumé :
1789. La manufacture de porcelaines de Sèvres vient d’entrer dans la Révolution. La plupart des clients fortunés ont fui la France et les commandes deviennent rares. Bientôt, les ouvriers ne sont plus payés, les premières grèves ont lieu, un comité révolutionnaire se constitue. Au cœur de ce fracas, une jeune femme vient d’être engagée comme peintre à la manufacture : Adèle, fille d’Anselme Masson qui a percé autrefois les secrets du kaolin et fait la fortune de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  07 août 2016
Troisième et dernier tome de la série consacrée à la porcelaine de Sèvres, les couleurs du feu. Il recouvre la période de la Révolution dont il nous entretient beaucoup plus que de la manufacture.
Il n'y a d'ailleurs pas beaucoup à raconter sur les ateliers eux mêmes qui dans cette période non seulement connaissent moins d'innovation malgré les travaux de Pierre-Antoine Hannong (signe qu'il y a peu à améliorer) mais aussi un manque de travail : les commanditaires potentiels, les nobles, ont émigrés . Ce sont tous les artisanats du luxe qui en souffrent.
Pourtant Adèle , fille d'Anselme et peintre spécialisée dans les oiseaux continue à poser ses couleurs comme les autres ouvriers afin de ne pas perdre la main.
Son frère Paul travaille grâce à sa connaissance des pierres, au Garde Meuble. Quand à Mathieu il continue son travail auprès des jeunes sourds et muets.
Dans le tome précédent le docteur Blanchot et Anselme avaient tenté de tirer parti de la bonne nature de Marie Antoinette pour la soustraire à la mauvaise influence de son entourage et particulièrement de la duchesse de Polignac, l'ouvrir à la réalité du monde, malheureusement sans succès. le médecin essaie encore de la soutenir dans ce changement de son destin. C'est l'occasion de la voir autrement que dans l'historiographie habituelle.
Adèle est en quelque sorte le fil conducteur de l'histoire et c'est par elle que nous entrons dans l'intimité de deux grands hommes de la Révolution, Mirabeau puis Danton.
Ce tome est tout aussi passionnant que les précédents.
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selena_974
  11 juillet 2013
Après Bleu de Sèvres et Jaune de Naples qui ont si bien su me transporter dans le Siècle des Lumières, j'ai découvert avec un plaisir toujours aussi intense Rouge de Paris.
1789. La Bastille est tombée, la famille royale est placée sous bonne garde aux Tuileries, nous sommes en plein dans la Révolution Française. C'est ici l'histoire de France que nous raconte Jean-Paul Desprat, laissant un peu de côté la porcelaine, qui est malgré tout bien présente, puisque les déboires de la Manufacture Royale qui nous sont relatés reflètent parfaitement les conséquences de ces temps troublés. Nous suivons cette fois Adèle et Paul, les enfants d'Anselme Masson. Adèle, la fille de Sèvre, qui a réussi là où sa mère avait échoué : travailler dans la manufacture en tant que femme et être reconnue pour son talent. Paul, engagé aux côtés de Mirabeau dans sa lutte pour "sauver la France".
Il est des oeuvres pour lesquelles le contexte historique est un prétexte à la fiction. Ici c'est tout l'inverse, la saga familiale des Masson, aussi passionnante soit-elle, n'est là que pour témoigner de cette période troublée mais déterminante de l'histoire de France, que nous avons déjà vue en long, en large et en travers sur les bancs de l'école, mais qui nous est relatée ici avec beaucoup de justesse et, surtout, aucun parti pris. Et c'est ce que j'ai aimé dans ce tome. Ne sont jugés ici ni l'aristocratie, ni le roi et la reine, ni les différents protagonistes politiques de ces temps troublés. Ils sont présentés tels qu'ils sont, avec leurs défauts, certes, mais leurs qualités également. Et nous comprenons dans Rouge de Paris aussi bien la souffrance du peuple, que nous connaissons, que celle des nobles, dont personne ne nous a vraiment parlé.
Je me suis régalée du début à la fin de cette trilogie, et ce dernier tome clôt parfaitement cette saga historique, véritable fenêtre ouverte sur ce XVIIIe siècle français, ses arts, ses protagonistes et cette histoire sanglante qu'on lui connait.
Un grand merci aux éditions du Seuil et à Babelio pour la découverte de cette saga passionnante sur l'histoire de la porcelaine et sur l'histoire de France.
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Bigmammy
  12 mai 2013
Rouge de Paris (1789 – 1794), c'est le troisième tome de la saga de la famille Masson que l'historien Jean-Paul Desprat nous livre, cette aventure commencée avec Bleu de Sèvres (Seuil, 2006), puis Jaune de Naples (Seuil, 2010), qui nous entraîne du coeur de la cour de Louis XVI à la chute de Robespierre.
Nous sommes en 1789. Dans l'euphorie des idées nouvelles, après la prise de la Bastille, nous retrouvons Paul, le fils d'Anselme Masson, l'homme qui a redécouvert le secret de la porcelaine dure pour la Pompadour et le roi Louis XV, au seuil de bouleversements qui tournent à présent autour de sa soeur aînée, Adèle.
Elle vient d'être engagée à la Manufacture de Sèvres comme peintre d'oiseaux, mais la plupart des nobles clients émigrent et les commandes deviennent rares. Pire, d'importantes commandes déjà livrées, comme ce somptueux service destiné à l'impératrice de Russie Catherine II, demeurent impayées. Bientôt, les ouvriers ne sont plus rémunérés et vont s'employer ailleurs, les ateliers ferment, les premières grèves ont lieu, un comité révolutionnaire se constitue, la direction de la Manufacture est confiée à des incompétents.
Adèle a 26 ans. Elle a du talent, elle est belle et sage. Mais une rencontre va bouleverser sa vie : celle du tribun Gabriel Mirabeau, noble élu du Tiers-Etat, qui ne se départit jamais de son strict uniforme noir en enflammant l'Assemblée. Il est laid, le visage grêlé de petite-vérole, il a le double de son âge, c'est un débauché mais un homme exceptionnel, aux idées généreuses et terriblement en avance sur son temps, un bourreau de travail. Il tombe amoureux de la discrète Adèle mais pressent aussi les terrifiantes évolutions des mouvements que la Révolution a mis en branle. Incapable de contrer le cours des événements, il mourra de « burn out » comme on dirait aujourd'hui, plus prosaïquement de tuberculose … Adèle continue à demeurer l'âme de la Manufacture tandis que son frère Paul est engagé au Garde-Meuble National pour dresser l'inventaire des joyaux de la couronne.
L'histoire s'accélère. Les héros subissent les vicissitudes de la politique qui s'emballe : le procès et la décapitation de Louis XVI, le sort de la reine à la prison du Temple, l'assemblée nationale, les clubs, les factions, le rôle trouble et dangereux de Danton, Adèle faisant la connaissance de Manon Roland, tombant amoureuse à nouveau d'un jeune et beau député Girondin, les meilleurs esprits pourtant acquis aux idées nouvelles broyés par la fureur révolutionnaire … Jean-Paul Desprat nous fait vivre les soubresauts de la vie politique, dans ce qu'elle a aujourd'hui comme jadis, de plus cruel et imprévisible, en particulier sous la pression de la menace extérieure. Au nom de la Liberté, combien de crimes ne furent-ils alors pas commis ?
Un livre fort, qui donne le sentiment que rien ne change de l'âme humaine et que de telles horreurs doivent se perpétrer chaque jour dans les pays qui, aujourd'hui, connaissent des mouvements révolutionnaires, et qui ne manqueraient pas de se reproduire si des temps plus troublés revenaient dans notre pays politiquement toujours aussi déchiré.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Xian_Moriarty
  16 juillet 2013
« Rouge de Paris » est un livre extrêmement riche, voire même trop.
J'avais quelques appréhensions pour ce livre. La Révolution française n'est pas ma période de prédilection. Mais bon, ce n'était pas un frein. Ensuite, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman historique. Et pour terminer, je m'étais aperçue après coup que c'était le dernier tome d'une série. Bien sûr, je n'avais pas lu les deux tomes précédents. Je craignais donc de me perdre avec une foule de personnages dont j'ignorais tout. Je reviendrai plus tard sur ce point.
Je dois malheureusement avouer que ce livre ne m'a pas plu.
Commençons par les bons points de ce livre. Comme je viens de le dire, j'avais peur de me perdre, car je n'avais pas lu les deux premiers tomes. Mais à mon grand soulagement, l'auteur replace admirablement bien les personnages, les lieux et les événements. J'ai vite réussi à cerner qui est qui, qui fait quoi, etc. En plus, il y a un résumé des tomes précédents au début. Ça aide ! Vraiment, c'était une bonne chose, car il arrive très souvent que les auteurs ne replacent pas, ne re-décrivent pas leurs personnages d'un tome à l'autre. C'est idiot, mais quand deux livres ont plus d'un an d'écart, même si on a aimé ledit livre, on oublie beaucoup de choses.
Les personnages de ce livre sont très bien construits ! Je pense qu'il n'y a rien à dire sur ce sujet. Que ce soit les Massons ou n'importe quel personnage historiques, on connait ses aspirations, ses idées, ses envies… sans oublier une bonne description physique ! R.A.S.
Un point incontestable. L'auteur connait son sujet et sa période historique. Bon, je n'en attendais pas moins d'un historien. Les événements sont bien expliqués, les différents personnages historiques sont bien présentés (je me répète), etc. Mais, ce bon point est aussi un gros défaut.

Cela va aussi paraitre stupide, mais merci à l'auteur d'avoir fait une jeune héroïne, Adèle, qui « accepte » aussi bien les chagrins d'amour ! Parce que sérieusement, c'est saoulant de voir des personnages féminins aux bords du suicide suite à la perte de leur compagnon. Les « ma vie est finie ; je ne serais plus jamais heureuse », c'est soulant ! Bien sûr, Adèle vit mal la perte de ses amoureux, faut ne pas abuser.
Malheureusement, ce livre est lourd ! Extrêmement lourd à lire. Énoncé plus haut, l'auteur connait sa période. Mais un peu trop ! Si j'avais voulu en apprendre autant sur la Révolution française, j'aurais préféré prendre un livre d'Histoire, pas un roman.
Bien sûr, pour comprendre certains événements du livre, il faut une remise en texte. Mais là, c'est bien trop lourd et trop long. Je pense que plus de la moitié du récit narre ces « remises en contextes ». J'aurai tendance à penser que ce livre perdrait plus de la moitié de son volume si le récit se concentrait vraiment autour des Massons et de la Manufacture.
Surtout qu'au final, sans les gros événements historiques, il ne s'y passe pas grand-chose…
Cela a provoqué une première déception chez moi. Finalement, la Manufacture de Sèvres apparait plus comme un personnage secondaire, au détriment de la Révolution… Il en va de même pour la famille Masson. Personnellement (surtout dans la première partie du livre), j'ai eu l'impression que l'on voyait plus Marie-Antoinette qu'Adèle.
Une chose que je n'ai pas aimée, c'est « l'extériorité » du lecteur. Jamais je n'ai réussi à me sentir « dans le récit ». Un peu comme dans un livre d'Histoire. J'avais parfois plus l'impression d'être dans une oeuvre où l'Histoire est romancée que dans un roman historique.
Du coup, il est difficile de s'attacher aux divers protagonistes.
Et une dernière petite déception — qui n'engage vraiment que moi — c'est que la place des femmes dans cette Révolution n'ait pas été plus mise en avant. Pas qu'Adèle, Manon, ou d'autre encore soient de mauvais personnages féminins (bien au contraire), mais j'aurai aimé plus de choses sur les combats de certaines. Par exemple, Olympe de Gouges est juste évoquée… Mais bon, ce point vient surtout de mes grandes exigences en matière de personnages féminins.
J'ai aussi trouvé la narration très « fade », linéaire. Pas de moment « d'action », pas de suspense, pas de rebondissements qui font vibrer… Bref, la lecture a été assez ennuyeuse, morne. D'ailleurs, je pense que je ne serais pas allé au bout de ma lecture si je n'avais pas reçu cet ouvrage pour le masse critique de Babelio.
Pour conclure, je dirai que c'est un livre assez lourd et dur à lire, car il est très dense.
A mettre entre les mains d'un public averti.

Lien : http://xian-moriarty.over-bl..
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sofy74
  16 juillet 2013
Roman reçu dans le cadre de masse critique.
Je n'avais pas lu les tomes précédents, je découvrais donc ici la famille Masson. Adèle est jeune et travailleuse, elle rencontre Mirabeau, duquel elle tombe amoureuse (comme quoi le physique est secondaire...), s'ensuit avec décor la Révolution , les évènements de la vie.
Un roman très historique, qui en est parfois un peu "lourd" à mon goût , la montée de la tension, l'exécution de Louis XVI, l'emprisonnement de Marie Antoinette ... Nos grands événements historiques qui devraient nous faire réfléchir avant de se révolter contre certaines politiques étrangères.
Nous avons bien massacré croyez moi.
Cette lecture m'a donné envie de lire une biographie de Mirabeau, tant il m'intrigue dans ce roman. bravo monsieur l'auteur pour vos recherches et votre culture.
Merci à Babelio et au partenaire éditeur pour cette agréable découverte
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Xian_MoriartyXian_Moriarty   06 juillet 2013
Ces lectures l'avaient confortée dans l'idée que la présente révolution était l'occasion pour les femmes de faire preuve d'audace et de revendiquer le droit de faire à peu près tout ce qui jusque-là était réservé aux hommes.
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selena_974selena_974   03 juillet 2013
- Elle m'a souri ! reprenait de plus belle Dominique, se croyant devenu le héros du jour par l'effet de ce regard posé sur lui par la princesse.
- C'est le métier des filles de roi de sourire, finit par laisser tomber Paul. D'ailleurs le peuple serait plus heureux si elles se bornaient à cela !
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selena_974selena_974   09 juillet 2013
Mais il est des hommes qui ne réussissent rien dans les occasions qui font les grandes circonstances. C'était le malheur de Louis XVI.
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   06 juillet 2013
L'homme de la famille, c'est elle !
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