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EAN : 9782020321280
160 pages
Éditeur : Seuil (01/01/1998)
4.23/5   519 notes
Résumé :
Ce manuel de savoir-vivre allie les notations les plus vexantes : « Les Bordelais sont si laids alors que leurs femmes sont girondes », à des goujateries empreintes d’une grande bassesse : « Le chat n’est plus sur mémé, c’est qu’elle est froide ». On y trouve aussi bien le spirituel : « Au paradis on est assis à la droite de Dieu. C’est normal, c’est la place du mort », que la recette du « cheval-melba ».
Un ouvrage d’un venin délicat, utile à tous.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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sur 519 notes
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HORUSFONCK
  09 février 2021
C'est toujours une saine détente, que de lire Pierre Desproges.
Quelle suave rosserie, dans un humour peuplé de calembours qui seraient calamiteux venant de tout autre que...Desproges!
Desproges (Pierre), c'est l'héritier de Pierre Cami, avec ce rire qu'il déclenche et ce sourire qu'il suscite.
Desproges me fait du bien, me fait sursauter dans chacun de ces vingt et un courts chapitre où la pensée dérive et délire.
J'utiliserai même un nouveau verbe, pour cette ballade: "desprosger"...ou "desprogir", tellement c'est tonique vivifiant.
"desproger" ou "desprogir": Vital et nécessaire, comme de rêver!
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CasusBelli
  31 octobre 2021
Une expérience intéressante que de confronter ses souvenirs...
Au sujet de Desproges j'étais catégorique jusqu'à maintenant en disant que j'aimais beaucoup.
En fait j'entretenais de vieux souvenirs télévisuels, j'ai le souvenir d'un humoriste jouant avec les mots dans un style qui n'appartenait qu'à lui, un humour qualifié d'absurde et à tout le moins décalé et souvent osé, en tout cas à "l'époque".
Bref, j'ai eu envie de le lire et... force est de constater que j'ai changé puisque lui non.
J'ai bien sûr éclaté de rire quatre ou cinq fois en me disant, pff c'est n'importe quoi !
Mais je dois dire que je n'ai pas retrouvé l'humour auquel je m'attendais, quarante ans ont passé et les bons mots n'ont plus la même portée, j'ai lu le tout sans ennui mais sans réel plaisir, ça a vieilli c'est un fait.
L'humour est un art difficile, je pense de plus qu'il appartient à son temps, et le temps passe...
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rabanne
  15 octobre 2017
L'homme est le pur ennemi de l'homme, c'est intemporel, c'est universel.
Il trône aux commodités chez nous, avec Le dictionnaire superflu (...), parce que ça se relit, se re-feuillette, se picore, dans tous les sens, sans faim/fin !
Rien ne s'invente, tout se perpétue... Des années 80 à aujourd'hui.
Qui ne l'a pas imité, qui ne l'a jamais égalé ?! Dupontel, Müller, éventuellement pour moi... Mais je ne suis pas experte, juste une simple amatrice.
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Hugo
  15 juillet 2013
Cher "Pierro", quelque part au "Père Lachaise" (longue sera la marche pour te trouver)
En ce soir funeste du 14 juillet, célèbre jour de l'indépendance, (à ne surtout pas confondre avec une certaine Bastille), Choupette d'amour se repose tranquillou, allongée, jambes écartées, reposant son corps de déesse du temps qui a passé sur notre méga canapé géant...
Vla pas que l'autre jour l'écologue lui dit ( qui pratique l'échographie à temps plein bande d'incultivé)
vla pas qui il lui dit : décollement du placenta, rien de grave choupette, mais SURTOUT BORDEL DE CUL, RESTEZ ALLONGÉE ou l'omelette est cuite, s'il y a du Ketchup, courez d'urgence aux urgences, c'est surement trop tard… lui dit-elle avec son "GOD-PRO 3" enfoncé dans l'utérus.
PS de l'écologue qui voit des trucs que toi tu vois pas : FINI LA BAISE… ( moment d'infinie solitude, un ange passe, puis deux, j'ai une larme…), mais tout le reste est ok (je ne tape pas les femmes de toute façon, sauf en cas d'urgence, là ce pouvait être une urgence)
J'ai fait clin à d'oeil à choupette, elle a ri, j'ai ri, mais aujourd'hui en ce soir chouettesque du 14 Juillet : pas de feux d'artifesse,mais tout le reste ok, elle a souri, j'ai souri, l'amour quoi, bordel de cul de mille sabords… Elle a craché, je me suis rincé, l'amour quoi, bordel de culs de mille sabords…
Merci à Eve d'avoir bouffé cette putain de pomme… à Damner un "sein" je vous ai dit…
Enfin bref, avec tout ça j'ai eu le temps de lire un autre de tes bouquins Pierro
Je suis désolé que tu "soites" mort de si bonheur avant que nous puissions moi z'étoi nous rencontrer pour discutailler de ce qui nous tracasse toi z'émoi.
Quelques décennies nous séparent, mais visiblement l'humour nous rapproche, bien que par la présente je te fasse part de mes divergences d'opinions concernant certains sujets délicats comme "Feu Hitler" : je sens dans tes propos une pointe d'ironie, sache qu'en tant que blond aux yeux bleus, il y a certaines vérités à ne pas négliger quand même, pour le reste c'est entre lui et les juifs, je n'ai pas pour habitude de me mêler des affaires des autres, restons neutron, "Little Boy et Fat man" en fission pour la "Armelocs" en connaissent un rayon sur les neutrons.
Quand les "Japs" ont voulu prouver qu'ils avaient un gros kiki : Boum ! en même temps c'est le 14 juillet, on reste dans l'ambiance.
Te rends tu compte : ma mère voulait que je défile au 14 juillet, pour être fière de son fiston, quel prestige que d'aller tuer des gens que je ne connais même pas, quitte à abandonner mes études d'ouvrier qualifié en ébénisterie, menuiserie et agencement…
j'ai préféré devenir une langue de pute pour cracher dans la soupe de mémé qui me collait jadis des prières dans mon cahier de catéchisme. cette même mémé qui voulait que je bouffe de la cervelle, Maraîchère à la retraite mais maraîchère dans la tête : tu as fait ta prière, le pot de chambre toujours bien accroché, j'en ai chié.
Elle voulait que je devienne menuisier comme Joseph (père de jésus, et charpentier aux dernières nouvelles)
N'importe quoi je serais policier ou éleveur de dauphin, je ne suis pas encore très décidé, mais Menuisier : tu peux toujours crever mémé…
Je crois "Pierro" qu'on aurait pu s'entendre, malheureusement, tu es mort au combat de l'humour, toujours avec classe et talent, tu es un artiste à qui j'aurais bien serré la main quand même.
A plus les copains.
PS : Ceci est une pure fiction, je répète ceci est une pure fiction...
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manU17
  07 juillet 2012

Un vrai plaisir de retrouver Pierre Desproges dans ce livre, de se délecter de sa verve, de son humour grinçant, de ses remarques absurdes parfois et pas tant que ça d'autres fois... Mais le plaisir vient aussi du fait que quand je lisais, c'est sa voix que j'entendais, j'avais donc l'impression de le revoir dans un de ses sketchs.

« Double V. C. Fièlds disait : « Quelqu'un qui n'aime pas les enfants ne peut pas être tout à fait mauvais.» Je ne sais pas si Monsieur Fièlds a raison. Tout ce que je sais c'est que le bon Dieu l'a puni en lui donnant un prénom de chiottes. C'est bien fait. »

Bon, il y aurait des dizaines d'extraits à citer, certains sont très drôles, d'autres moins. Personnellement, rien que les titres de certains chapitres m'amusent. Il fallait oser :

-« Les enfants sont des cons »
-« Comment aborder une jolie femme ? Pourquoi aborder une femme laide ? »
-« L'autre façon d'être un con »
-« Comment se suicider sans vulgarité »

Du pur Desproges, misogyne, méchant et plein de mauvaise foi, comme on l'aime quoi !

Par contre, évitez la lecture d'une traite qui peut être un peu lassante, j'ai préféré piocher de temps en temps pour éviter la saturation. Enfin, faites ce qui vous semble le mieux, mais surtout, lisez-le !

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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critiques presse (1)
Telerama   17 avril 2013
Les éditions Points éditent quatre collectors en hommage à ce grand subversif dont l'humour noir ne vieillit pas.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
HugoHugo   14 juillet 2013
L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui ! j'en ris encore ! (page 8)

À un général, on dit "mon général"
À un colonel, on dit "mon colonel"
À un adjudant, on dit "mon adjudant"
À un deuxième classe, on dit "ta gueule", à condition d'être adjudant. (page 6)

Cher Gonzague,
C'est affreux : Les russes arrivent
- Et alors ?
- Et alors, je n'ai rien à me mette. (page 10)

Quand quarante personnes s'habillent comme un con c'est L'ACADÉMIE FRANÇAISE. Quand mille personnes s'habillent comme un con, c'est l'ARMÉE FRANÇAISE. (page 74)

Au printemps les cons ne vont pas "CHEZ" le coiffeur, ils vont "À" LOURDES. (PAGE 75)


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marina53marina53   02 août 2013
Y a-t-il des têtes de cons ?
Bien sûr. Retournez-vous. Si vous êtes seul, un simple miroir de poche fera l'affaire. Si vous ne possédez pas de miroir de poche, allez dans n'importe quelle administration. Quand le préposé vous demandera de remplir le formulaire C112, alinéa 18, déclamez-lui trois vers de Verlaine. Observez-le bien: il exprime sous son front bas une sourde consternation: il a l'air con.
Est-ce à dire que tous les préposés des guichets administratifs sont des cons ? Non.
Ah, si, finalement.
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mosaique92mosaique92   27 juin 2020
Le bonheur divin total et définitif ne peut se concevoir qu'après la mort, au Paradis. Qu'est-ce que le Paradis ? Le Paradis est un club privé réservé en priorité aux imbéciles et aux infirmes : « Bienheureux les pauvres d'esprit ! Bienheureux ceux qui souffrent dans leur chair. Le royaume des Cieux leur appartient », dit l'Ecriture.
Si l'on n'a pas la chance d'être infirme ou imbécile, on peut tout de même espérer connaître le Paradis à condition d'en baver un maximum sur la Terre avant de mourir cocu et si possible dans la misère, avec le téléphone coupé, et le magnétoscope en panne et tout et tout. Mais, direz-vous, à quoi bon avoir souffert le martyre pendant toute une vie, si c'est pour se retrouver finalement dans un club privé plein d'infirmes et d'imbéciles ? Je vous répondrais qu'il ne faut pas s'étonner de voir la cour des Miracles dans le jardin des délices.
Et puis, au Paradis, on est assis à la droite de Dieu. C'est normal, c'est la place du mort.
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mgeffroymgeffroy   29 février 2008
Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
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StephbegalaStephbegala   09 octobre 2020
Donc,soit un homme qui répond au nom d'Albert et un chien qui répond au nom de Kiki.Pour démontrer que l'homme est beaucoup plus intelligent que le chien, il nous suffira de les conduire tous les deux au front de Verdun alors que le combat fait rage et que les obus font des trous dans les jeunes gens qui poussent des petits cris désespérés en ramassant leurs intestins dans la boue des tranchées.
Au moment où le capitaine crie : À l'assaut les petits gars!,lâchons simultanément l'homme qui répond au nom d'Albert et le chien qui répond au nom de Kiki.Qu'observons-nous ?
Alors que le chien file se planquer dans le sous-bois,l'homme court se faire éventrer en criant : Mort aux Boches !
N'est-ce pas la preuve que l'homme est plus intelligent que le chien ?
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Videos de Pierre Desproges (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Desproges
Pierre Desproges : La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute (France Culture / Samedi noir). Photographie : Pierre Desproges • Crédits : Archives du 7eme Art - AFP. Diffusion sur France Culture le 9 mars 2010. Cela fait 30 que Pierre Desproges nous a quitté, c'était l'occasion de réécouter ses textes. Réalisation : Myron Meerson. Mise en scène d’Alain Lenglet de la Comédie-Française et de Marc Fayet. Avec Christian Gonon de la Comédie-Française. Musique de Jérôme Destours. Reprise en studio du spectacle joué en mai 2010 au Théâtre du Vieux-Colombier. « De vrais sketches avec des vrais morceaux de bravoure entiers reliés entre eux par une bassesse d’inspiration qui volera au-dessous de la ceinture du moindre nain […] » annonçait Desproges en 1986. Avec ce spectacle, Christian Gonon prolonge les salves tirées par Desproges contre la médiocrité humaine. Extraits des “Chroniques de la haine ordinaire” sur France Inter, de “La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède” sur France 3 et de son livre “Vivons heureux en attendant la mort”, aucun des textes choisis ne fut conçu pour la scène. Sauf un, resté inédit, la mort l’ayant finalement pris par surprise.
Prise de son / montage / mixage : Julien Doumenc et Antoine Viossat. Mise en onde : Maya Boquet
Source : France Culture
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