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EAN : 9782702163610
288 pages
Calmann-Lévy (02/01/2019)
3.8/5   120 notes
Résumé :
« Hier, quand j’ai poussé la porte du chalet, j’ai eu immédiatement l’impression d’être arrivée dans un lieu qui m’attendait. Un lieu possible en tout cas. Un lieu vivable. La pièce unique tapissée de bois, le colossal poêle central, les fenêtres ouvertes sur le velours des prairies, tout m’a plu. »


Morez, dans le Haut Jura. C’est là que Vera a décidé de s'exiler quelque temps. Le corps et l’esprit encore endoloris après l’accident de voit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
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Un accident de voiture. Elle était au volant et sa mère y a succombé. Elle a été grièvement blessée. Suite au coma et des semaines de rééducation, Véra sous le poids du traumatisme de la culpabilité, décide de disparaître dans un trou perdu, en haute montagne. Ses premiers pas vers la liberté ?
Le trou perdu est vraiment perdu, aucun interlocuteur, hormis le cafetier du village voisin, un faux indien, et un voisin fantôme, médecin légiste, temporairement sur les lieux aussi......et puis il y a la neige qu'on attend, qui tarde à arriver, "et puis la neige est tombée. C'était beau ".
Avec sa patte folle et son malheur, celle que son père et sa soeur appellent " demi portion”, va-t-elle pouvoir reconstituer le puzzle de son accident, en faire son deuil, et tourner la page ? Aaah les histoires de famille......beaucoup de surprises attendent Vera, nous aussi.....

Quand un livre est bien écrit, on ne se pose même pas la question, cela va de soi, la prose coule, ce qui est le cas ici. Les deux personnages principaux et même les auxiliaires sont bien cernés.Un récit littéraire riche en suspens et surprises dans un décor de neige et de silence total, avec une fin tout en douceur, que j'ai bien aimé. Une première rencontre avec Christine Desrousseaux, qui me donne grande envie de découvrir le reste de son oeuvre.

"Cesse d'aimer ton malheur ".

Joyeux Noël à toutes et tous !

Un grand merci aux éditions Calmann-Levy et NetGalley pour l'envoie de ce beau livre.
#En Attendant La Neige#NetGalleyFrance
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Suite à un accident de voiture qui aura causé la mort de sa mère, Vera décide de se retirer en pleine nature dans un chalet à demi abandonné. Après plusieurs jours dans le coma, des semaines de rééducation, une camisole chimique pour contenir ses différents troubles anxieux, Vera ressent le besoin de faire le vide, d'être seule.
Ses besoins sont peu considérés par sa famille, surtout sa soeur Mathilde qui aime contrôler la vie de sa soeur à la loupe. La tranquillité est pour certains une quête bien périlleuse. Encore heureux, à la montagne, le réseau mobile est capricieux.

Le long de ces pages neigeuses, les mots culpabilité et deuil reviennent avec parcimonie. L'héroïne a un deuil à faire, c'est certain. Sauf que moi, lectrice, je n'ai rien ressenti de tout cela. Faute à un manque de psychologie et de descriptifs émotionnels. Viennent se greffer intrigues, suspens où l'on sent le souhait de l'auteure de peindre dans son roman une ambiance hypnotique. Néanmoins, je suis passée à côté, des paysages en attente de neige (faut dire aussi que c'était une drôle d'idée de lire un roman d'hiver en plein été), les personnages ne m'ont pas attrapée, et l'écriture même si je lui concède un certain style ne m'a pas happée elle non plus.

Je crois que cela fait trop longtemps que j'attends le soleil, la neige attendra encore.
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Il est délicieusement addictif ce roman. « En attendant la neige » nous plonge dans un petit village de montagne dans le haut Jura. C'est là que Vera a décidé de se reconstruire après son accident de voiture. Gravement blessée, elle est restée plusieurs jours dans le coma et, lorsqu'elle s'est réveillée, ce fut pour apprendre qu'elle y avait tué sa mère. du fait de ses séquelles, elle boîte encore, fait des crises de narcolepsie et n'a aucun souvenir de l'accident. Les détails, ce sont sa soeur qui les lui a donnés. Sa soeur, passagère également, qui lui a dit qu'elle roulait trop vite, sa soeur qui s'assure qu'elle prenne tous les jours ses médicaments ; sa soeur qui décide qui elle doit fréquenter, son emploi du temps pour ne pas qu'elle se fatigue ; sa soeur qui l'étouffe et la fait mourir à petit feu.
.
C'est pour faire son deuil, faire le point sur son sentiment de culpabilité et se secouer de ce cocon malsain que Vera part en villégiature improvisée et secrète, dans un chalet enneigé où elle décide d'arrêter ses traitements et de repartir à zéro par elle-même. Là-bas, elle espère trouver la paix et se refaire une santé au grand air vivifiant, au sein de paysages envoûtants. Mais dans son chalet sans électricité il se passe des choses étranges. Elle retrouve une tête de biche dans son évier, son eau est droguée, son étrange voisin plus pale qu'un fantôme se fait tirer dessus et une jeune femme est retrouvée morte dans un gouffre. Dans quel guêpier s'est-elle fourrée ? Par-dessus le marché, en l'absence de cachet pour l'embrumer, elle commence à retrouver la mémoire… hélas, il semble trop tard pour s'enfuir car la neige est en train de bloquer la vallée !
.
« En attendant la neige », le lecteur se régale de l'ambiance confortable et mystérieuse, de la menace qui plane parmi les habitants hostiles et des liens qui se tissent entre les personnages. Cette bulle ouatée, au rythme lancinant d'un mal de tête de gueule de bois, m'a happée, envoûtée, délicatement bercée, pour quelques heures d'oubli.

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En attendant la neige, Véra va se reposer, loin de tout. Son corps et son esprit sont épuisés, meurtris. Elle a besoin d'y voir clair, de faire le point, d'apprendre à vivre avec la culpabilité, celle qui la ronge depuis l'accident de voiture dont elle est responsable, et qui a coûté la vie à sa mère. Elle-même salement amochée physiquement et neurologiquement, elle veut désormais reprendre le contrôle de son corps et surtout de son cerveau, embrumé par la chimie. Pour échapper à la sollicitude (à l'emprise) envahissante de sa soeur et de son petit ami, elle s'installe, sans les prévenir, dans un chalet isolé du Haut-Jura. Mais cette retraite n'est pas aussi paisible que prévu : le chalet voisin est occupé par un homme taciturne, Véra est importunée par quelques chasseurs détestables, et, plus bas, les habitants du village sont tout sauf sympathiques, à l'exception du gérant du cybercafé. Quand le corps d'une jeune femme est retrouvé dans la montagne, la tension s'installe, et quand la neige se met à tomber par paquets, c'est l'angoisse qui occupe l'atmosphère. Et Véra qui récupère peu à peu la mémoire de l'accident...
Ce roman est un suspense rondement mené, très plaisant à lire. Véra est une héroïne attachante, bien décidée à récupérer sa liberté, sa personnalité, et à ne plus être cette jeune femme docile et falote modelée par la volonté des autres. Culpabilité, libération, emprise psychologique, acceptation sont les mots-clés de cette quête de résilience. La fin abrupte laisse un peu sur sa faim, mais je la trouve pertinente. Un livre à lire pour frissonner légèrement au coin du feu ... en attendant la neige.
Joyeux Noël à toutes et tous !

En partenariat avec les éditions Calmann-Lévy via Netgalley.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Entre histoire de famille et frissons bien glacés
*
J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce suspense psychologique bien enterré sous des monceaux de neige épaisse. D'après le résumé, il est question de jeune femme s'isolant dans le Jura pour faire le deuil de sa mère.
Au début de ma lecture, cela s'annonce comme une quête de résilience, entre acceptation de la culpabilité et combat contre les démons intérieurs.
Vera, cette femme fragile psychologiquement va devoir utiliser toutes ses ressources pour cheminer vers le présent.
Mais pas que.
*
Une retraite perdue dans le Jura isolé de tout, une neige qui n'en finit pas de tomber et cristallisant les êtres.
*
Où il est question d'indiens, de médecin légiste bougon et sombre, d'une soeur machiavélique, de chasseurs antipathiques, de découvertes macabres, de médicaments non pris et de villageois détestables.
Voilà pour l'intrigue bien ficelée, au rythme d'une météo capricieuse. Un suspense qui monte crescendo jusqu'à un dénouement peu cavalier ma foi !
*
Vraiment, je ne m'attendais pas du tout à cette atmosphère si sourde et angoissante. Je pensais plutôt à une introspection de la narratrice, un cocon de douceur dans un chalet bien cosy. C'est une belle surprise finalement que cette façon d'aborder la rééducation psychologique.
J'ai frissonné de froid mais aussi de terreur en m'imaginant dans la peau de Vera. C'est bien la preuve d'une psychologie de personnages bien construite.
*
Dans un silence ouaté, laissez-vous bercer par cette histoire douce-amère....en attendant la neige.
*
Merci à Netgalley et Calmann-Levy
Cold winter challenge et la LC d' #ilestbiencelivre de janvier
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Un malade en fin de vie ou une personne très âgée a sans doute en ligne de mire sa propre disparition comme un événement qui va se réaliser dans un laps de temps très court. Le mourant se prépare au passage, se tourne parfois vers la spiritualité. Et pourtant, je crois que jusqu’à la dernière seconde, on est pleinement en vie, l’esprit humain ne peut pas se projeter dans la mort, cette absence sidérale.
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Le chagrin est une terre immense. Elle n'a pas de contours, un désert à perte de vue où nous marchons assoiffés sous un soleil aveuglant. Parfois de minuscules oasis permettent un repos illusoire mais très vite, il faut se relever, allonger le pas , encore et encore malgré l'épuisement, l'air qui s'étiole dans notre poitrine, le corps qui souffre .
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Mes pieds s’enfonçaient dans la neige fraîche, c’était agréable d’être la première à la fouler. Ça m’a toujours donné l’impression que c’est un privilège, cette blancheur, la douceur du tapis qui s’écrase sous les pas en crissant légèrement.
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J'ai besoin de mettre de l'ordre dans ce désordre insensé qu'a été la fin de sa vie. L'ordre d'une sépulture. C'est à ça qu'elle aspirait, à ça qu'elle s'est consacrée pour en finir : être un déchet. elle y a mis toute sa volonté, tout son courage. Je ne veux pas la laisser. Je ne veux pas laisser gagner ceux qui lui font du mal. Lui donner une tombe, c'est au moins la ramener dans la communauté des humains.
page 162-163
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La neige tombait. Elle s'appliquait cette fois-ci. En l'espace de quelques heures, elle avait enseveli le vert des prés, les champs piquetés de tiges, les branches des arbres presque chauves maintenant. Comme si, d'un grand coup de gomme, elle avait décidé d'effacer les couleurs et les contours du paysage, de réduire le monde à un désert blanc. Elle avait commencé son entreprise d'escamotage au milieu de la nuit dans le plus grand silence, et je l'avais sentie se poser avec des ruses de Sioux sur les pentes du toit comme un gros molleton douillet.
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Vidéo de Christine Desrousseaux
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