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ISBN : 2330104146
Éditeur : Actes Sud (02/05/2018)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s'était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, Saratoga, avec Clark Gable, puisqu'elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? A ces questions et quelques autres, Platine tente de répondre. En réi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  10 septembre 2018
Platine n'est pas une oeuvre de cinéphile pour cinéphile mais plutôt la biographie romancée de Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma . Jolie étoile filante, connue à seize ans, morte à vingt-six, "Baby Jean" a plus marqué les esprits pour sa beauté , sa blondeur et sa poitrine que pour ses talents d'actrice assez contestés à l'époque.
Régine Detambel s'attachera moins à nous parler de ses films (à part le dernier) qu' à nous raconter sa vie , et quelle vie ! Des vies de stars comme on en fait plus … Oubliée par son père après le divorce de ses parents, découverte dans la rue par Howard Hughes, exploitée par sa mère et son beau père , qui vivaient à ses crochets, battue par son deuxième mari , mais si belle, si belle … Si blonde, si blonde …
Platine.
On achève bien les chevaux, Hollywood la fera tourner jusqu'à son dernier souffle… Régine Detambel avec une extraordinaire empathie décrit les maux avec ses mots à elle. Sa plume s'accapare l'actrice, la fait sienne. Les mots passent devant la vie. La littérature , la poésie prennent le devant de la scène, les projecteurs. L'auteur s'approprie la biographie, elle ne raconte pas la naissance, le travail , la mort , dans cet ordre et avec des témoignages et des photos. Régine Detambel nous parle très peu des films . Est ce important ? Je crois n'avoir jamais vu cette actrice dans aucun film et pourtant je connais son nom. Désormais , je connais sa vie . Sa pauvre vie , si courte, gâchée par la violence d'un homme, la médiocrité des médecins et la bêtise d'une mère (" Mama Jean", adepte de la Science Chrétienne ).
" Il est impossible que le corps soit malade, puisque le corps n' existe pas. Les maladies n'existent pas. Les médecins ne font que les fabriquer de toutes pièces."
Régine Detambel a trouvé sa muse, Platine est sa création. Plus qu'une biographie, l'auteur nous parle de la femme derrière l'actrice, de l' être humain, d'une toute jeune fille broyée par d'autres .
Elle nous parle d'Harlean Carpenter, dite Jean Harlow ,à Hollywood mais très peu de cinéma , trop peu des films ...
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Titania
  17 janvier 2019
Les portraits en studio ont figé pour l'éternité les traits des stars d'Hollywood au regard lointain, dont pas une mèche ne s'échappe de coiffures alambiquées . Leur teint parfait, les cils rallongés , le vêtement satiné, les éclairages savants évoquent un cinéma d'une autre époque, où l'on tournait rarement en extérieur.
Cette biographie romancée d'une jeune actrice morte à 26 ans, par défauts de soins, sur un tournage, a le parfum suranné des films en noir et blanc , smokings et robes du soir des années 30 , le début du parlant, le changement de génération.
Régine Detambel part à la recherche de cette première blonde platine qui en inspira plein d'autres et s'interroge entre envolées lyriques, paroles rapportées et style factuel aussi sec que dans Wikipedia, sur la tragédie que fut sa courte vie.
Sous les paillettes, Harlean Carpenter dite Jean Harlow était loin d'être une femme libre. Sous l'emprise de sa mère, avec un physique de rêve torturé par l'industrie cosmétique pour avoir ce blond et ce teint sous les projecteurs, elle a filé tel un météore, broyée par les studios, et une vie personnelle chaotique.
L'usine à rêve n'était pas un paradis, surtout pour les femmes. Les arrêts sur image du dernier chapitre, avec l'agonie de Jean Harlow lors du tournage de Saratoga disent son courage et son martyre.
Ce petit texte féministe, réhabilite les blondes sulfureuses, les bad girls d'Hollywood de cette époque, dont le côté pétillant mettait un peu de sel dans des films soumis à un code moral plus que rigide. Jean Harlow est morte sur scène comme Molière, peut-être plus piégée par un contrat et des interdits religieux que par sa vocation artistique.
C'était un défi de mon club lecture que ce sujet inhabituel pour moi ! finalement ce livre triste mais éclairant sur une page de l'histoire du cinéma était assez intéressant.
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Verdure35
  10 juin 2018
Ni roman, ni essai, ni document, R.Detambel nous offre chez Actes Sud(le format idéal pour ce genre de texte) une sorte de bio romancée d'une actrice des années 30 qui fit beaucoup parler d'elle en son temps : Jean Harlow.
Cette très jeune fille à la poitrine très généreuse pour son âge, d'une beauté frappante, avec une chevelure blond platine, d'origine, avait tout pour attirer les pontes de la Metro et en particulier son patron le redouté Mayer. Howard Hughes n'était pas de reste. Et c'est avec une bonne dose d'innocence madrée, de besoin de reconnaissance, d'une petite cervelle tout de même, que chaperonnée par une mère embringuée dans une secte malfaisante et un beau père, mi incestueux, mi vautour, que la petite Haerlan Carpenter, va devenir Jean Harlow.
Mariages hors nature, malheureux, la pauvre fille ne saura jamais qui elle était exactement avant de s'éteindre par manque de soins à l'âge de 26 ans.
R.Detambel, comme dans ces autres livres, observe avec empathie ses personnages, les corps et leurs blessures l'intéressent, et elle a un don remarquable pour décrire la peau, dans tous ses états.Il me semble d'ailleurs qu'elle a déjà commis un texte sur ce sujet.
J'ai beaucoup aimé lire ce livre, et il est possible de penser que presqu'un siècle plus tard, les sourires glamour des starlettes voire actrices sur les marches des festivals cachent de grandes misères affectives.
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pilyen
  08 mai 2018
"Platine" c'est Jean Harlow dont le nom n'évoque plus grand chose aujourd'hui, sauf à quelques tempes argentées ou à certains cinéphiles. Elle brilla dès sa première apparition qui coïncida avec celle du parlant ( car elle avait une voix ensorcelante dixit les mâles en rut de l'époque ). "Les anges de l'enfer de Howard Hugues en 1930 la positionna aussitôt dans la catégorie "Sexy" . Jean Harlow, en plus d'une ébouriffante chevelure vaporeuse blond platine, avait, pour l'époque, des seins paraît-il parfaits. A cause du code Hays en vigueur ( une censure ultra puritaine sauf pour les armes ... Usa obligent), il était hors de question que ses globes mammaires apparaissent frontalement à l'écran. Seuls les talents conjugués de l'habilleuse, du maquilleur, du chef opérateur, de l'éclairagiste et du réalisateur arrivaient à donner de l'érotisme à la plastique de la star et rendaient ainsi les mâles fous de désir ( y'avait pas You Porn ni Play Boy à l'époque) , les femmes aussi, mais avec une plus grande proportion de jalouses. Jean Harlow ne brilla pas longtemps au firmament d'Hollywood. Vaincue autant par l'image qu'un système impitoyable lui avait imposé que par un entourage malsain, elle ne verra pas les lumières pourtant blafardes de la décennie suivante.
C'est ce destin finalement assez banal pour une star hollywoodienne, moins connu que celui de Marilyn Monroe, autre blonde mythique, que Régine Detambel a choisi de retracer, lui donnant ainsi un nouveau coup de projecteur. "Platine" se présente devant nous comme une biographie, mais très vite, parce qu'oeuvre d'une véritable écrivaine, le texte devient roman, essai, réflexion sur le pouvoir des images, des hommes et de cette célébrité, cadeau empoisonné offert à quelques (mal)heureux élus.
Soigneusement documentée, Régine Detambel insère dans son récit une foultitude de détails, d'anecdotes sans que jamais cela soit pesant ou didactique, gardant à l'esprit d'écrire un roman sur la triste vie de l'actrice, roman initiatique mais aussi conte amer sur la schizophrénie obligatoire engendrée par la tyrannie des studios hollywoodiens.
"Platine" emballe le lecteur comme autrefois pouvaient le faire les films de Jean Harlow. Sortant opportunément au moment du festival de Cannes, on ne pourra pas regarder ce défilé de stars sur tapis rouge sans songer que nombre d'entre elles ( star est féminin, mais la starification est tout aussi dangereuse), derrière leur maquillage et sous des robes ou costumes griffés, sont peut être des Jean Harlow en devenir, harcelées par quelque Harvey Weinstein, jonglant malhabilement avec une image forcément fausse, vacillantes sur leurs stilettos ou par abus de d'expédients divers, elles avancent, toutes dents refaites dehors mais peut être broyées intérieurement. Certaines comme jean Harlow n'iront guère bien loin...Que son tragique destin, ici merveilleusement retracé, serve d'exemple...
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Lune93
  20 décembre 2018
Voilà une histoire bien pathétique comme souvent à la grande époque des studios américains dans les années 30. Detambel relate très bien le mode de fonctionnement du système, de l'exploitation jusqu'à l'usure des actrices de ce temps-là plus que de ses acteurs. Elle décrit de manière fort précise cette jeune femme, ses cheveux ''blonds platine'' dont effectivement l'envie d'y passer ses doigts se réveille, sa peau dont on s'imagine fort bien la beauté du grain et la douceur ressemblant à de la soie et sa bouche dont le goût de bonbons s'y dégage. Je n'en dis pas plus puisque les critiques déjà faites sont bien exprimées.
Lu en décembre 2018 / Actes Sud : 16,50 euros.
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critiques presse (2)
LeMonde   25 mai 2018
Roman bref, tout entier tendu vers sa cible, Platine file comme une flèche dont le trajet dépend uniquement de la confiance que l’archer est capable de mettre dans un geste mêlant science et instinct.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   22 mai 2018
Dans un très beau roman, empathique et percutant, Régine Detambel brosse le portrait du premier sex-symbol du cinéma, femme battue, brûlée de l’intérieur.

Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   08 septembre 2018
- Ma chérie, ce que tu met dans ton shampoing va te boulotter le cerveau.
- Je mets rien du tout , madame, c'est juste le soleil.
Quelques mois plus tard, toutes les Américaines imiteraient la blondeur de Jean Harlow. Chaque Etat fonderait son Club Blonde Platine. Ça en ferait des litres d'eau oxygénée.
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ZakuroZakuro   13 octobre 2018
notre seule raison de vivre est bien de surmonter la vie, de traverser la vallée implacable qu'est la peur de cette vie, et de l'écrire pour l'exprimer, l'écrire ou la jouer, la calligraphier ou la filmer, c'est du pareil au même, je ne vois vraiment pas la différence, résoudre, résoudre des questions, des problèmes, afin de nous résoudre nous-mêmes, en lumière ou en poussière, en pellicule ou en caractères.
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   12 juin 2018
Jean Harlow, c'est personne.
C'est juste une gamine que sa mère appelle à présent Baby Jean. Et en retour Baby Jean l'appelle Mama Jean. Tout tourne autour de Jean Harlow, et pourtant Jean Harlow, c'est personne. Personne aux cheveux d'or, juste une manière d'ange, mais en larmes la plupart du temps, c'est étonnant d'être la proie d'une tristesse infinie sans cause apparente sous le ciel si clair de Californie, il y aurait donc quelque chose qui ne va pas, contre quoi même la lumière ne pourrait rien ? Un ange quelconque, il est vrai, un ange sans ambition, sans grand combat et sans message, qui veut juste qu'on l'aime.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2018
Ils ont l’air un peu triste. Je les trouve beaux parce qu’ils forment un couple et qu’ils s’aiment, à leur manière, mais moi je suis seule. Je les regarde vivre comme à l’écran. Il faut se méfier des hommes, comme au cinéma. Il faut se méfier des femmes, comme au cinéma. Ils s’injurient, ils se snobent, ils se giflent en pleurant d’avance de honte et de culpabilité, ils se réconcilient en se révélant mutuellement leurs secrets déplaisants et en le regrettant presque immédiatement. C’était le cinéma quotidien, avec ce qu’il faut de nœud papillon, de lingerie et de honte. Ils semblaient ne pas s’apercevoir qu’elle était là. Je suis transparente à force. Ma meilleure leçon de comédienne, peut-être : apprendre à être un public.
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iris29iris29   09 septembre 2018
Cette ville est seulement un magasin de jouets . Je suis juste une poupée.
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Videos de Régine Detambel (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régine Detambel
Retour en images sur la 33ème édition de la Comédie du Livre qui s'est déroulée à Montpellier. Erwan Larher, Nicole Ferroni, Sandra Colombo, Michel Moatti, Régine Detambel, Gaston, Iris de Mouy, Tristan Koegel, Ptiluc ou encore Jean Teule... Au total, pas moins de 136 auteurs ont répondu présents à notre invitation.
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