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ISBN : 2253024929
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Ecrit à la première personne, L'Herbe à brûler narre les péripéties du jeune Conrad. Elles le mèneront du pensionnat de la petite bourgade de Saint-Rémy au Brésil, en passant par le séminaire de l'université de Louvain. Il y fera tantôt l'expérience de l'amitié, tantôt celle de la découverte des querelles théologiques, liturgiques et linguistiques et plus tard celle des premières amours et des premiers engagements politiques. Dans un Brésil déchiré par la misère et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  14 septembre 2013
« Une vie »… tel aurait pu intituler son livre Conrad Detrez… Mais c'était déjà pris par Maupassant depuis 1883 ; alors…
Alors, « L'herbe à brûler », un « roman » très largement autobiographique ou l'on constate la construction d'un homme depuis son enfance au séminaire pour le retrouver en Belgique et à Paris, où il assistera au événements de mai, après être passé par le Brésil …
Un parcours initiatique qui verra l'auteur avancer au milieu de renoncements et de découvertes ; notamment celle de son homosexualité.
Voilà un livre qui m'a été offert à Noël 1978 et qui me laisse en mémoire une lecture pénible et un mot fin difficile à atteindre ; si ce ne sont les passages au Brésil : engagement politique, arrestation , emprisonnement…
Pour le reste, je n'ai pas trop marché dans cette « biographie hallucinée », telle que la définit l'éditeur en quatrième de couverture… Bof…
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Maphil
  03 juillet 2013
Roman autobiographique. Conrad Detrez décrit son enfance, ses études au petit puis au grand séminaire au moment de la "guerre" des écoles en Belgique (écoles libres ou catholiques contre écoles de l'état) et du Walen Buiten qui a amené l'université catholique de Louvain à se scinder en deux, la KUL flamande à Leuven, l'UCL à Louvain-la-Neuve... C'est à cette époque qu'il fait la connaissance et se lie d'amitié avec un séminariste brésilien. Il apprend le portugais, quitte la Belgique et gagne le Brésil comme missionnaire laïque. Là, il apprend la misère, la politique, la sexualité et l'homosexualité, avant de revenir en Europe, en France d'abord, puis en Belgique.
"Du village au séminaire, du séminaire au Brésil et du Brésil au village, un jeune homme qui ressemble à l'auteur se cherche sans se trouver. S'il rencontre bien des raisons de vivre, elles sont toutes provisoires : Dieu, la révolution, le sexe... Inscrit dans une période historique précise, « L'herbe à brûler » retrace en Belgique la guerre scolaire puis la chasse aux francophones à Louvain pour se terminer, ou presque, par les émeutes de mai 68 à Paris. Dans sa lecture, Jean-Marie Klinkenberg rapproche ce texte autobiographique du roman de formation, notant qu'il s'en éloigne sur un point : Loin de parcourir un itinéraire qu'il s'est tracé, le héros subit le destin autant qu'il le provoque. Vingt-cinq ans après sa publication (et le prix Renaudot), le livre de Conrad Detrez méritait bien de renaître : il est aussi puissant qu'au premier jour. (P.My) Journal le Soir. Belgique
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paulotlet
  25 février 2011
Conrad Detrez décrit une Eglise catholique romaine complètement sclérosée à travers l'histoire d'un homme qui de pensionnat catholique en petit puis grand séminaire décide de vouer sa vie à Dieu. Il vit durement la guerre scolaire tandis que son Eglise se perd en querelles sans intérêt. Après avoir quitté les Ordres, le narrateurs part pour le Brésil où il fait l'expérience de la politique, de la misère et de l'homosexualité.
De retour en Belgique, il assiste aux événements de Mai 68, à Louvain il est confronté aux déchirements d'un pays.Ce roman , très émouvant, volontiers lyrique, fait partie d'un ensemble d'oeuvres autobiographiques laissé par Detrez. Il raconte aussi la fin d'une certaine culture catholique belge francophone, attachée à l'unité du pays, au Roi, à la tradition.
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ChatDuCheshire
  14 juin 2015
Je l'ai lu alors que j'étais adolescente. Cela fait donc longtemps et pourtant je me souviens non pas tant des détails de l'histoire mais du ton et du style de l'auteur. A l'époque je n'avais pas encore vraiment voyagé et pourtant j'ai vraiment ressenti la touffeur du Brésil. Je me souviens aussi du léger étourdissement que j'éprouvais à la lecture de ses amours brûlantes, d'autant plus que l'auteur se trouvait en permanence en situation d'enfreindre les multiples interdits posés par la pesanteur de son éducation catholique. En bref ce livre fut une sorte d'expérience initiatique pour moi. Dommage que cet auteur singulier soit parti si tôt...
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Esorlecram
  27 mars 2015
C'est l'autobiographie de l'auteur, depuis son enfance, ses études à Louvain, le séminaire, jusqu'à son retour en Belgique, à 28 ans, en passant par sa participation à la guérilla en Amérique du Sud, son séjour à Paris en mai 68.
Les états d'âme du jeune séminariste ne doivent pas intéresser grand monde. Ni savoir comment il a perdu la foi en Dieu pour croire en la « Révolution ». Car si Detrez écrit bien, son style pudique mais très froid n'entre pas dans les détails, et ne parvient jamais à attirer la moindre sympathie pour ce personnage, intellectuel cynique qui se décrit sans complaisance en prenant beaucoup de distance envers lui-même.
Prix Renaudot 1978.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lecassinlecassin   14 septembre 2013
Mon âme avait tout appris. Elle savait à son tour que Dieu est mort, la révolution broyeuse des hommes qui la font, l’amour impossible.
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paulotletpaulotlet   24 novembre 2012
La veille du jour dit de protestation des Ecoles de Dieu, mes collègues et moi nous sommes retrouvés, après le petit déjeuner, devant la porte du séminaire. La prudence incitait à se rendre en groupe à la Faculté; Le brouillard, apparu depuis quelques jours, était dense; on pouvait s'égarer, s'exposer à des attaques surprises et tomber sur des adversaires invisibles et dressés, la trique à la main, à cinq mètres de soi en pleine rue.
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paulotletpaulotlet   24 novembre 2012
Nous avons milité ensemble, collé des affiches, peint des inscriptions, distribué dans les bidonvilles des sacs de lait en poudre pillés dans une cargaison amenée par un bateau de la marine américaine.
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paulotletpaulotlet   24 novembre 2012
Fernando et moi, on a perdu la tête, on s'est jetés l'un sur l'autre comme des chats sauvages.
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Video de Conrad Detrez (5) Voir plusAjouter une vidéo

REMISE PRIX Goncourt
Chez DROUANT, en direct annonce traditionnelle du prix Goncourt et Renaudot 1981 par Armand LANOUX et Conrad DETREZ. le prix Goncourt est attribué à Lucien BODARD pour son roman "Anne Marie" et le prix Renaudot à Michel del CASTILLO pour son roman "La nuit du décret.
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