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Critique de adtraviata


adtraviata
  11 février 2016
Derrière cette belle couverture et sous ce papier épais, se révèle une nouvelle d'une quarantaine de pages, ou plutôt un conte. car la femme qui apparaît et disparaît au gré du vent se confond avec les mouettes à qui on jette du pain. Elle s'appelle peut-être Marine, en tout cas elle inspire les marines que l'homme peint et teinte tantôt de gris et de noir, tantôt de blanc, au gré de ses humeurs, à l'instar des caprices du temps en cette saison automnale.

Se confond-elle avec la grande horloge de la gare ? Habite-t-elle les heures d'une montre chargée de buée et de cris d'oiseaux ? Visite-t-elle le peintre éperdu de solitude au creux des songes de la nuit ? Elle va et vient comme la marée, elle s'enfuit, lointaine et revient on ne sait quand cueillir les trésors laissés par les vagues. Ses cheveux se confondent avec le sable, ses pas laissent des traces improbables sur l'estran…

On le devine, le texte de Patrick Devaux se cisèle comme de la poésie en prose, aux confins du rêve. La solitude et la beauté d'Ostende en hiver creusent de profondes traces en cet homme seul, qui a coupé les ponts avec son passé et qui n'est plus relié qu'à la mer à travers l'estacade.

Un récit frotté de sel et de sable, hanté par les ombres d'Ensor et de Spillaert…
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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