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EAN : 9791037508256
341 pages
Les Arènes (04/05/2023)
3.89/5   14 notes
Résumé :
Trois hommes assassinés dans trois villes différentes.
Un point commun : les victimes sont retrouvées sans leur sous-vêtement. Pour le capitaine David Sterling, c'est une évidence : les meurtres sont commis par des femmes en quête de vengeance. Une intuition que ne partagent pas tous les membres de son équipe.
Au fil de l'enquête, la liste des suspectes s'allonge. Et si les crimes étaient l'expression d'un combat féministe pour se libérer de la domina... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
J'ai gagné cet ouvrage suite à ma participation au défi d'écrire du mois de mars 2023. J'en profite à nouveau pour remercier Julie de Babelio d'avoir sélectionné ma nouvelle et d'avoir pu me faire découvrir ce polar avant sa sortie officielle en librairie. Quel honneur !

Je ne connaissais pas les livres d'Anne Dhoquois auparavant, ce fût donc une découverte avec "Le mâle est fait". Il s'agit du deuxième opus mettant en scène le capitaine David Sterling, le premier ayant pour titre "Le chat qui ne pouvait pas tourner".

A la découverte de la couverture du livre, j'ai d'abord pensé que ce polar était présenté sous la forme d'une bande dessinée, le dessin m'ayant rappelé l'univers de Nicky Larson, mais non, il s'agit bien d'un roman.

Le lecteur découvre des femmes bafouées, humiliées, insultées, maltraitées, violentées par la gent masculine, au point d'en arriver à vouloir se faire justice elles-mêmes. La vengeance machiavélique est en marche... Au capitaine David Sterling et ses collègues de mener l'enquête, qui s'annonce plus compliquée que prévue. Nous retrouvons donc ici tous les ingrédients du polar classique.

Mais au-delà de la thématique féministe, l'auteure aborde d'autres thématiques, et ce, en grand nombre : l'immigration, les sans-papiers, l'islam radicale, le judaïsme, l'épigénétisme, la dépression, la solitude, le végétarisme, etc, etc... Et c'est en grande partie ce qui m'a dérangée à la lecture de ce polar : trop de sujets tuent le sujet ! J'aurais aimé que l'appel lancé à la sororité en début d'ouvrage soit traité de bout en bout, et de façon plus approfondie, plutôt que d'avoir pléthore de références survolées, qui finissent par devenir des "clichés". A mon sens, il manque une véritable profondeur psychologique à ce polar.

De plus, j'ai eu beaucoup, mais alors beaucoup de mal avec les jeux de mots et les blagues vaseuses du capitaine Sterling. Trop, c'est trop encore une fois ! Heureusement, ce brave capitaine s'est calmé au fur et à mesure de l'enquête... Ouf !

En résumé, l'histoire de fond avec ces femmes blessées dans leur chair et leur psychisme cherchant une justice à travers leur vengeance est une excellente idée, relativement peu traitée dans les polars, mais à mon goût, tout ce qu'il y a autour est de trop !

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Un an après la sortie de son premier roman, Anne Dhoquois remet le couvert et nous offre déjà la suite des aventures de David Sterling, dans une enquête au coeur d'un phénomène de société qui a rebattu les cartes dans les relations hommes femmes depuis quelques années, le mouvement #metoo .

Impossible de vous dévoiler la trame de l'histoire sans gâcher la fin sacrément futée de l'intrigue, je me contenterai donc de citer le quatrième de couverture, « et si ces crimes étaient l'expression d'un combat féministe pour se libérer de la domination masculine ».

Féministe, Anne l'est depuis toujours, un héritage familial à plusieurs facettes qu'elle distille intelligemment dans son histoire, tout en se mettant en porte à faux avec ce qu'il convient d'appeler le « néo féminisme » parce que, et bien… Elle aime les hommes tout simplement. Avec patience, tendresse, pitié parfois. Mais avec passion toujours.

Du coup, ne cherchez pas dans « le Mâle est fait » malgré son titre et une couverture absolument géniale, une quelconque diatribe anti-patriarcale à la Virginie Despentes où les hommes seraient des porcs congénitaux coupables des crimes de leurs ancêtres millénaires et les femmes des résistantes héroïques menant un juste combat pour inverser la tendance !

C'est beaucoup plus malin que cela. Anne nous parle avec lucidité et complicité des relations humaines sans vraiment que le sexe des protagonistes change quelque chose car en effet, chaque situation de frustration ou d'humiliation subies par ses héroïnes, qui motiveront leurs actes, pourraient être vécues indifféremment par des hommes ou des femmes.

On est tous dans la même merde, CQFD.

Pour le reste, on se plonge dans ce polar avec une sensation de confort agréable, un plaisir que seule la fiction peut nous donner, avec ses codes, son univers parallèle, ses hommages à peine dissimulés aux références de l'auteure (oui, j'insiste, « autrice » c'est moche) qu'elles soient littéraires ou cinématographiques, qui rendent la lecture encore plus… Je cherche le mot juste… satisfaisante !

À la lecture du premier book, j'avais trouvé David Sterling antipathique… Il va mieux désormais, et nous aussi par la même occasion.

Lehaïm !
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J'ai dévoré d'une seule traite le dernier polar d'Anne Dhoquois, intitulé "Le mâle est fait". Une fois de plus, elle démontre sa maîtrise du genre policier avec ce roman rythmé et captivant qui maintient notre intérêt jusqu'à la dernière page.
Déjà fan de son premier roman, "Le chat qui ne pouvait pas tourner", ce deuxième ouvrage me permet de retrouver avec plaisir l'équipe du capitaine Sterling, en particulier les lieutenants Juliette et Justine, surnommées "les juju" ainsi que de nouveaux personnages attachants comme Adrien, le capitaine Vegan.
Dans ce deuxième roman, Anne Dhoquois pousse encore plus loin son style unique, qui transcende le genre policier pour explorer l'essence de l'humanité, avec toutes ses qualités et ses faiblesses. L'univers qu'elle crée est singulier, incitant à la réflexion sur nos inclinations et nos émotions. Les sentiments exprimés sont authentiques et touchants, invitant le lecteur à s'immerger pleinement dans cette expérience littéraire.
"Le mâle est fait" va bien au-delà d'un simple polar ; c'est une exploration sincère et profonde de la condition humaine, enveloppée dans une intrigue policière palpitante.
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Enfin un nouveau polar d'Anne Dhoquois disponible en librairie.
Quelle joie de retrouver les aventures du capitaine Sterling et de son équipe !
J'avais lu avec beaucoup de plaisir le premier polar de l'autrice "Le chat qui ne pouvait pas tourner" et ce second opus est aussi bien ficelé, voire mieux, que le premier.
Quand on le commence, on ne le lâche plus... le capitaine Sterling et toute son équipe nous embarquent dans une enquête corsée : trois hommes assassinés dans trois villes différentes. Un point commun : les victimes sont retrouvées sans leur sous-vêtement.
"Le mâle est fait" : derrière ce titre se cache une enquête ultra contemporaine, au rythme enlevé mais également une histoire de femmes , avec leurs revendications et leurs contradictions.
Avec humour mais également intransigeance dans la manière de raconter la complexité des rapports homme-femme, Anne Dhoquois nous propose un roman policier passionnant.
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La 4eme de couv m'avait laissé penser à autre chose, un engagement plus politique, plus radical qu'une sombre histoire de vengeance de femmes violentées et ce n'est pas le parallèle avec les 3 "moches" (parce que même si ce n'est pas écrit, on sent que c'est ça leur souci, qu'elles se sentent perçues comme moche, pas baisable) qui réussit à nous mener en bateau. J'attendais un scénario à la @louisemey et je ne l'ai pas trouvé.

Le roman m'a fait grincer des dents dès l'installation de l'intrigue : j'ai ressenti pas mal de clichés dans ce roman. Cliché islamophobe du mari qui impose le voile à sa femme. de la femme qui se "libère" du voile dès qu'elle apprend le décès de son mari qu'elle aimait pourtant, l'imam qui mange un couscous pendant un séminaire entre imam (y a que ce plat dans la cuisine "musulmane" ? ) !

Du coup déçue de cette lecture même si c'était assez léger pour être agréable. Et...je suis déçue d'être déçue !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Quelques citations en exergue :

L'important n'est pas ce qu'on fait de moi, mais ce que je fais moi-même de ce qu'on a fait de moi.
Jean-Paul Sartre

Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses.
Charles Bukowski

Dieu a créé l'homme à son image, l'homme le lui a bien rendu.
Voltaire

Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra.
Proverbe turc.

L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
Blaise Pascal

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
Bertolt Brecht

A ta naissance, tout le monde rit, et tu es le seul à pleurer.
Conduit ta vie de façon à ce qu'à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire.
Confucius

La vie, ce n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient.
Gabriel Garcia Marquez

Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis.
George Bernard Shaw

Le seul moment où une femme réussit à changer un homme, c'est quand il est bébé.
Nathalie Wood

Le mensonge n'a qu'une jambe, la vérité en a deux.
Proverbe hébreu

Qui n'est jamais tombé n'a pas une juste idée de l'effort à faire pour se tenir debout.
Multatuli

C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.
Erasme

Une femme qui n'a pas peur des hommes leur fait peur.
Simone de Beauvoir

Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
Albert Einstein

Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.
Montesquieu

Nous commençons à vieillir quand nous remplaçons nos rêves par des regrets.
Sénèque
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"Si tu veux avoir la paix, pisse de la copie. Si tu veux avoir la guerre, pisse de la page blanche." Le capitaine [...] se mit à pisser... ou plutôt à pondre, terme qu'il jugeait plus approprié à cet exercice particulier qu'est la rédaction d'un rapport dont la plume est tenue par un poulet. (p. 34)
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J'aurais aimé être plus trash et plus rock'n'roll. Or, la personne que vous voyez en moi, infidèle, meurtrière, fille indigne..., ressemble à s'y méprendre à cette vision fantasmée de moi-même. Mais on a beau lutter, difficile de contrecarrer sa nature profonde. (p.118)
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[...] dans une époque où la superficialité est reine, raisonner vous rend immédiatement suspecte. (p.225)
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[...] j'aime les hommes compliqués mais je voudrais qu'ils adoptent des attitudes simples. (p.168)
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