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ISBN : 2859409440
Éditeur : Phébus (07/11/2003)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Nous sommes dans la Grèce des années 20 où Dhôtel (qui n’avait encore rien publié) a passé quelques années qu’il devait qualifier plus tard d’inoubliables… Iannis Klonaridis a trop aimé la libre vie de son enfance à Nauplie, au bord de l’eau, son goût salé d’aventure, la complicité partagée avec son ami Marcos et avec l’intraitable Hélène. Ensemble, à quatorze ans, ils ont fait les quatre cents coups, ensemble ils ont suivi le mystérieux Sotiros, plus vieux qu’eux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
dourvach
  16 juin 2015
Le petit roman-frère et précurseur (1949) du dense chef d'oeuvre -- toujours inconnu -- qu'est "Ma chère âme" (1962)... Iannis Klonaridis, son père commerçant, ses amis d'enfance, la belle Hélène... Cette Hélène, jamais très loin des souvenirs de la belle Hélène de Troie (Ah, la colline d'Hissarlik de l'autre côté de l'Egée, en Troade !), ou encore de la blonde adolescente Hélène Drapeur, petite amie du sauvage Gaspard Fontarelles qui nous conduiront sur les chemins du justement célèbre "Pays où l'on n'arrive jamais" (1955). Nauplie-du-Péloponnèse, Chalcis, Larissa, Patras... Pouvoir d'évocation des noms hantant "ce lieu déshérité", tant de fois chéri et célébré... Grèce éternelle de ce digne professeur ayant -- pour notre bonheur -- si peu enseigné et tant écrit : André Dhôtel (1900-1991), notre "conteur oriental" obstinément éternel en son Ardenne universelle...
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   05 juillet 2015
Epaminondas pour sa part voyait dans le ciel des sortes de règles graduées qui servent à prédire l'avenir.
-- Nous ne sommes que des ânes, dit enfin le papas, mais puisque les punaises nous empêchent de dormir, je crois bien que Dieu peut nous pardonner d'être aussi éloquents.

[André DHÔTEL, "Ce lieu déshérité", Gallimard, 1949 (réédition : Phébus coll. "libretto", 2003, page 83)]
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dourvachdourvach   16 juin 2015
Tandis que Mme Avrantikos passait au travers de la maladie, nous nous établissions à Nauplie, où nous sommes, comme vous pouvez le constater, marchands de faïence.

[André DHÔTEL, "Ce lieu déshérité", Gallimard, 1949 (réédition : Phébus coll. "libretto", 2003)](extrait choisi par Brigitte Buffard-Moret en son article "Voix étrange, voix familière : un conteur nommé Dhôtel" de l'ouvrage collectif "Lire Dhôtel", pages 83-101, sous la direction de Christine Dupouy, Presses Universitaires de Lyon, 2003, 190 p.)
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dourvachdourvach   16 juin 2015
Je suis né à Patras, me dit Iannis, mais j'avais à peine quatre ans lorsque mon père s'établit à Nauplie. Ma mère était morte, et je fus élevé par notre vieille servante Alexandra.
Petros Klonaridis, mon père, avait fait sa fortune dans les commerces d'exportation. De son bureau situé au premier étage, il présidait à des expéditions de raisins, de vins et de tabac. Tandis que le commis s'occupait de toutes les écritures, mon père poursuivait un rêve interminable qu'il nourrissait de la fumée de son chibouk. Il ne remarquait guère ma présence, lorsqu'il me permettait de lui rendre visite et de jouer à ses pieds sur le tapis. Parfois des étrangers entraient dans le bureau. C'étaient alors des conversations subtiles et coupées de longs silences. On savait que Pétros Klonaridis ne tolérait pas qu'on élevat le ton : il y a autant de vertu dans un grain de raisin que sur la terre entière, assurait-il. C'est ainsi qu'il traitait ses marchés, en quelques phrases agréables, se contentant d'aligner les additions sur des bouts de papier qu'il montrait aux vendeurs sans prononcer un seul chiffre. Je peux dire que je n'ai jamais connu la pensée de mon père.

[André DHÔTEL, "Ce lieu déshérité", Gallimard, 1949 (réédition Phébus coll. "libretto", 2003, 138 pages), chapitre I : incipit (page 9)]
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dourvachdourvach   05 mars 2016
Sotiros ! Lui, au moins, ne cachait pas son jeu. Il calculait froidement ses actes, et il en venait là où il voulait. Il savait que nous sommes d'exécrables créatures.

[André DHÔTEL, "Ce lieu déshérité", Gallimard, 1949 -réédition : Phébus coll. "libretto", 2003, chapitre V, page 93]
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dourvachdourvach   05 juillet 2015
-- Mon fils, disait le papas, quand tu regardes le ciel, tu peux choisir par la pensée une étoile parmi des millions d'étoiles. Si extraordinaire que cela te semble, la richesse la plus insensée ne saurait forcer ton regard, et si tu as décidé de fixer les yeux sur un point unique de l'espace, personne au monde ne t'en détournera [...]
-- Ah , révérendissime, objectait Epaminondas, j'ai toujours préféré regarder les yeux des filles. Les étoiles sont inanimées, mon père, et elles n'ont pas pitié de nous.
-- Dans les yeux des filles, disait le papas, tu verras plus de millions d'étoiles qu'au fond du ciel le plus pur, car les filles dérobent sept pensées dans chaque pensée [...]. Si tu regardes les yeux des filles, il te faudra songer toujours au ciel.

[André DHÔTEL, "Ce lieu déshérité", Gallimard, 1949 - réédition : Phébus coll. "libretto", 2003, chapitre IV, page 83]
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