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ISBN : 2070302512
Éditeur : Gallimard (04/12/2003)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Après de longues années d'absence, Victor et Louis Bécaille reviennent à Aigly, leur village natal, pour découvrir que leur famille est l'objet d'une étrange méfiance. Sur les traces du passé de la "tribu Bécaille", Victor, le narrateur, remonte le temps à la recherche des secrets enfouis. André Dhôtel nous offre la chronique d'un petit village champenois et une grande saga familiale, pleine de mystère et de féerie.

"La tribu Bécaille", un roman d'And... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
dourvach
  18 mars 2017
L'exercice de la liberté en Littérature est devenu peu à peu "intrigant" [*] ... Expliquons-nous ici. le petit père Dhôtel qui fit naître cette Tribu" en 1963 [**] est strictement semblable à ses personnages : il ne sait jamais où il va, quel chemin prendre, quel personnage croiser et recroiser le long du canal, quelle couleur traquer dans le soir... peut-être toutes, d'ailleurs... Ici c'est le bleu. le bleu émail du canal. Victor et son cousin traquent les couleurs ou l'ennui ou les filles : c'est selon... "En avant l'aventure, jamais la mort ne dure" scandait un chanteur italien des années 1970... La langue est belle, riche... trop riche peut-être pour notre siècle, puisque certains explorateurs-lecteurs d'aujourd'hui trouvent cette langue "surannée" ou "désuète"... Pour l'argument ? La vie de province et sa poétique bien cachée... Seul Dhôtel sait faire surgir ces éblouissements du morne quotidien... C'est Victor qui raconte et nul ne devinera jamais ce qui pourra bien se passer à la ligne suivante, la page suivante, le chapitre suivant (ils sont au nombre de VII) : le fil d'Ariane du soir, les matins pluvieux, les aurores brouillées, l'azur de l'été, les baignades dans la rivière : le véritable héros de Dhôtel est le Temps.
[*] Allons, une fois n'est pas coutume : usons ici du Saint-Parler branchouille de Notre Critique parisienne, qui a tendance à délaisser un peu ses "Jubilatoire !" habituels, effectivement usés/broutés jusqu'à la corde par ses moutons toujours pressés pour qualifier... "Intrigant", donc !
[**] réédité en 2003 en collection de poche "folio" SANS respecter le titre original ("La Tribu Bécaille", remettez-nous notre Majuscule, siouplaît Monsieur Gallimuche, comme dans votre Sainte "collection blanche" de l'édition originale....] et en ornant la page I de couverture de la repro d'un détail d'un tableau de Nils Nilsson ["Dans l'atelier de la couturière"] aux aplats de couleurs particulièrement dysharmonieux : bref, rien qu' du moche-tendance... On dirait qu' c'est fait exprès pour faire fuir le néo-lecteur.... [Grrrr ! marre de ces détails irrespectueux... Faut faire moderne, dépoussiérer, viteuf'... Génie du sabotage, oui !]. Re-bref : OUBLIEZ vite la couverture moche (qui n'a à peu près AUCUN rapport avec l'histoire : l'irrespect c'est MODERNE, on vous dit !) et goûtez-moi ces 504 pages : rien qu' du frais, du pur, de l'invention... Pour ce "Bécaille", le gars inventait encore SA langue et SON monde, SON Temps et SON espace-Temps... à 63 ans... M'enfin, qui oserait "ça" aujourd'hui ? ... Amitiés !
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Maphil
  19 juin 2012
Les Bécaille, Victor et Louis, se sont établis depuis peu à Aigly, leur village natal qu'ils avaient quitté fort jeunes. Tous deux travaillent à l'usine textile que dirige leur cousin Edgar. Ils ont tous une position honorable mais, comme le prouvent diverses mésaventures, le nom des Bécaille est honni partout. L'oncle Roger notamment à une réputation détestable. Il ressort du journal de la famille qu'écrit Victor qu'un ancêtre aurait découvert une cache recélant des émaux précieux. Ces métaux reflètent un bleu inconnu qui se retrouve dans les yeux de la jeune Emilie liée à Roger par un pacte secret et mystérieux. Les légendes et les accusations surgissent à tout coup.
Livre étonnant, troublant, mystérieux, tenant à la fois du roman et de la légende.
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babella
  05 janvier 2016
Un beau livre en langue simple et belle. Des errances, des rêveries. C'est un livre épais et dense comme une grosse botte de foin avec quelques trésors cachés à l'intérieur.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   05 mars 2017
Le silence est si grand à l'extrémité de cette rue où nous habitons que le bourdonnement d'une seule abeille semble se propager plus loin que le ciel, et bercer le bourg entier et tous les villages cachés dans les collines. C'est la joie de l'air. A certains moments, il n'y a pas d'heure. Rien ne compte, surtout dans le grand matin.

[André DHÔTEL, "La tribu Bécaille", Gallimard, 1963 - réédition coll. "folio", 1977, page 24]
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dourvachdourvach   16 juin 2015
En vérité, il n’était pas question de bonheur ni de malheur, mais de passer comme passent les mouches, les oiseaux ou les crapauds. Pas inutilement.
Cela demeurait très nécessaire pour la figuration du monde. Il ne fallait pas mépriser les plus simples démarches.
Ce qui arrivait c’est que tout se plaçait sur le même plan : les occupations, les allées et venues, le bistrot, le canal et l’Étoile.

[André DHÔTEL, "La tribu Bécaille", Gallimard, 1963 (réédition coll. "folio", 1977)] (extrait choisi par le site "Esprits Nomades. Notes de passage, notes de partage" : LITTERATURE - article "André Dhôtel. L’écrivain où l’on revient toujours")
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dourvachdourvach   25 juin 2015
La voiture de mon père était un "tonneau" en osier avec des roues légères qui semblaient glisser sur le gravier du chemin de halage et elle était menée à fond de train par un poney noir. Je n'ai pas tardé à somnoler avec les paupières à demi ouvertes, pour m'amuser comme font les enfants, et je mélangeais dans ma rêverie la crinière du poney avec les étoiles. Toutes les choses étaient intenses, surtout le ciel de la nuit que je n'avais jamais vu si noir ni avec des étoiles aussi vives. Je me sentais heureux et perdu.

[André DHÔTEL, "La tribu Bécaille", Gallimard, 1963 - pages 86-87]
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dourvachdourvach   05 mars 2017
C'est un beau pays. le mois de juin passe comme un rêve. La plaine remonte au sud sur des versants immenses et se perd à l'est en une ligne de forêts couleur d'améthyste. Le ciel c'est de l'émail bleu (ces mots me reviennent).

[André DHÔTEL, "La tribu Bécaille", Gallimard, 1963 - réédition coll. "folio", 1977, page 24]
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MacabeaMacabea   11 avril 2017
En vérité, il n’était pas question de bonheur ni de malheur, mais de passer comme passent les mouches, les oiseaux ou les crapauds. Pas inutilement.
Cela demeurait très nécessaire pour la figuration du monde. Il ne fallait pas mépriser les plus simples démarches.
Ce qui arrivait c’est que tout se plaçait sur le même plan: les occupations, les allées et venues, le bistrot, le canal et l’Étoile.
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