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ISBN : 2705803556
Éditeur : Pierre Horay (16/01/2004)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Qu'un arbre, un oiseau, une ombre même, bouleversent notre vie, provoquent des événements décisifs, voilà qui coule de source pour l'auteur du "Pays où l'on arrive jamais". Ici encore, André Dhôtel nous entraîne avec son héros, Julien Grainebis, dans un univers singulier où tout est signe, où les métamorphose deviennent l'habit des âmes bien nées. La fragilité des destins nous fait retenir notre haleine : qu'un garde-champêtre batte du tambour plus que de raison et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
dourvach
  28 août 2015
"Les Voyages fantastiques de Julien Grainebis" est une touchante succession de quatre petits contes -- précédés d'un court chapitre introductif -- publiée pour la première fois chez Pierre Horay en 1957 [ici réédité par Sophie Horay en 2003, prix de vente 14 euros] : soit deux ans après le succès inattendu du "Pays où l'on n'arrive jamais" (distingué, comme on le sait, par un prix Femina en 1955). Bref, voici une sorte de "Chronique fabuleuse" : le début de l'odyssée d'un Ulysse adolescent (alias Julien Grainebis, âgé de quinze ans au début de l'ouvrage, sa famille dispersée par cette chiennerie de guerre 1939-45) -- personnage surgi de l'imaginaire sans bornes d'André Dhôtel, notre "conteur oriental" issu des Ardennes et né avec le siècle (le XXème) : belle année 1900...
I. "Comment on traverse un arbre" : ou les privilèges de la vie végétale (Julien s'appuie négligemment contre une écorce, entre dans l'arbre et DEVIENT l'arbre : (un tremble, en l'occurence).
II. "Le trésor de Madame Sobert" : ou des dangers de suivre n'importe qui (bah, une ménagère "un peu frappée", en l'occurence) jusqu'au bout du monde ("Les Amériques" ensauvagées, tiens...)
III. "Germalan mon frère" : comme dans le chef d'oeuvre "Les Premiers Temps" [1953], l'exploration joyeuse -- et fraternelle -- de cette frontière ténue existant entre la légalité et le monde de la délinquance (ce qu'on appelerait "la petite pègre" provinciale, pas du tout édulcorée, d'ailleurs !!!)... ou comment l'on se cache dans l'ombre de quelqu'un (Thomas Grainebis, le grand frangin de Julien : dit "Germalan", vous savez, ce mauvais gars qui joue au poker avec ses potes avant d'aller faire ses mauvais coups... ) pour le rendre meilleur, pardi... et ça marche !
IV. "Le village invisible" : secrète malédiction et effets tragi-comiques sur ces pauvres villageois obligés de se sevrir de clochettes, clairons et crécelles (comme les lépreux du Moyen-âge) pour ne simplement pas se heurter... et cet instituteur zélé qui continue -- invisible -- sa classe à ses élèves --- invisibles mais restant très disciplinés et bien peu absentéistes (car si fastoche de prendre la tangente en cette situation-rêve : "occasion qui fait le larron" !)...
Bref, quelle belle fantaisie !! Bon, "ça" n'est pas un chef d'oeuvre dhôtelien (une charmante "oeuvre mineure" -- probablement destinée aux "jeunes publics" dans l'esprit généreux de son auteur -- : oeuvre qui n'est évidemment pas du même rang que "Les Premiers temps", "Le Pays où l'on n'arrive jamais", "Ma chère âme", "Pays natal", "La maison du bout du monde"... mais oeuvre tellement fraîche, légère, imaginative : cela nous ferait PRESQUE oublier tout notre triste contexte de Contemporanéité peuplée de "VernonSubutèxeries" branchouilles... ;-)
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
dourvachdourvach   28 août 2015
Il arriva bientôt derrière l'école et il eut la curiosité de s'approcher des fenêtres. Il écouta et regarda par un carreau. Personne à l'intérieur, mais on entendait la classe qui se poursuivait. L'instituteur frappait la table avec une règle et un élève anonnait :

-- Les renards affamés mangent même les lézards. Même est un adverbe invariable.

" Ces gens sont cependant dignes d'intérêt, songeait Julien Grainebis, puisqu'en de telles circonstances ils se soucient encore des adverbes. "

[André DHÔTEL, "Les Voyages fantastiques de Julien Grainebis", 1957, Pierre Horay éditeur -- réédition Horay 2003, 140 pages -- page 129]
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