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ISBN : 2859409076
Éditeur : Phébus (04/04/2003)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Petros Colydas a quitté son île de Samos et le soleil de la Mer Egée pour venir s'établir à Paris oú son oncle tient commerce de fruits & légumes et produits d'Orient. Il a laissé au pays la fantasque Achyro et ses drôles de mèches blondes, une fille qui pour lui n'est pas beaucoup plus qu'une image : Petros est de ces jeunes gens qui ont le génie de laisser filer les plus belles occasions, et qui s'en tirent - ou croient s'en tirer - en s'appliquant à la vie la mie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
dourvach
  30 mars 2014
1961. Merveilleux ouvrage romanesque d'une si intense poésie ...
Ah, si tous les mystères de la Terre – dans la vie ou en Littérature – ne servaient qu'à être "exposés" pour être ensuite "éclaircis"...
Car il n'est de de beauté VRAIE sans Mystère(s)...
Le sourire archaïque de la statuaire grecque a-t-il besoin d'être aujourd'hui "éclairci" sous les lueurs des néons ? Abaissé par la vulgarité de la "pensée pressée"...?
Petros Colydas, devenant pépiniériste dans l'ombre de son beau-père envahissant et sa "fiancée double" (Achyro/Hélène) : on aime...
Sensibles descriptions de la proche banlieue parisienne des années soixante (encore "campagnardes"), pages flamboyantes pleines d'odeurs des îles grecques (Samos)...
NOTE SUBSIDIAIRE : "ouvrage qui se traîne"... Ai-je bien lu ? Oui. Vive donc tout ce qui "se traîne" - pareil à la Voie Lactée... et à bas ce triste conditionnement (mondialisé?) à une NON littérature marquant si vite les esprits "pressés" – au presse-purée ? – en quelques décennies ! Car évidemment on est en droit d'aimer -- et même d'admirer -- tout ce qui, encore aujourd'hui, sait dire "m..." – si tranquillement et avec tant de force lyrique – à une minable et prolifique NON littérature pour Gros publics moutonniers, sans doute conditionnés à gober ce qui relève d'une étrange "l'actualité littéraire" : il s'agit de ce qui tombe, sans nous laisser le temps de souffler, dans "la-Mangeoire-à-Gros-Blaireaux" ! Je pourrais citer ici des noms d'auteurs très lus en France dont je suis devenu étrangement incapable – physiquement – d'ingurgiter un seul paragraphe sans régurgiter : tellement naiseux, terre-à-terre, anti-lyrique, p'tit-bout-d' la-lorgnette-partout, crétinisants souvent, et même s'offrant le luxe d'être volontiers pontifiants, bref ANTI-littéraires et totalement insignifiants au regard des siècles à venir. Probablement de la bêtise pure...
Alors, vive éternellement la magie LENTE de Dhôtel, nom d'un chien enragé ! Et vive la Littérature ! Grrrrrrr...
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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sandpic
  23 octobre 2012
Ouvrage qui se traîne. de belles évocations de paysages, de couleurs mais une intrigue qui manque de profondeur. On attend en vain un éclaircissement sur le mystère qui entoure la vie des soeurs et leurs motivations leurs étranges comportements. Les personnages manquent de caractère. Lente et pénible passivité du personnage principal notamment.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   15 octobre 2015
Il y avait eu un automne très léger. Parfois, dans les après-midi où le magasin était inanimé, le vent poussait sur le trottoir une feuille morte venue du boulevard voisin. L'hiver qui succéda apporta des brumes, de claires gelées où dansaient les lanternes des fiacres.

[André DHÔTEL, "Ma chère âme", Gallimard, 1961 (réédition Phébus, coll. "libretto", 2003, page 67)]
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dourvachdourvach   28 juin 2015
" LA CLEF DES SONGES "

[Une critique par le peintre Camille CLAUS du roman d'André DHÔTEL, "Ma chère âme", Gallimard, 1961 (réédition Phébus, coll. "libretto", 2003) – texte paru dans le quotidien "Dernières Nouvelles d'Alsace", mars 1961]

" La clef des songes, on croit la posséder avec ce nouveau roman d'André Dhôtel, le vingt-deuxième. Dès les premières pages, le lecteur devient initié, fort longtemps après avoir refermé le livre, il reste encore ébloui par cette lumièree d'un autre soleil. Les songes peuvent être lumineux, n'est-ce pas ?
L'histoire – en réalité mille aventures à la fois étonnantes et simples – se déroule en Grèce, à Paris, en Île-de-France et à Londres. Ces lieux sont bien nommés. Mais en réalité de quel pays s'agit-il, sous quels climats les héros surprenants et surpris évoluent-ils ?
Petros, fils d'un constructeur de bateaux poursuivi par la haine d'une famille concurrente, est sollicité par un oncle installé à Paris. Avant de quitter sa chère île de Samos, "où rien de l'extérieur ne pouvait pénétrer, où l'avenir et le passé ne se distinguaient même pas", il rencontre Achyro, la fille aux cheveux d'or. Il en tombe éperdument amoureux. Cette passion nourrira sa vie, elle sera son bonheur et sa peine. Mais qui est Achyro ? Est-ce la secrète Hélène, sa future épouse, ou sa soeur fantasque Sophia ? Devra-t-il douter tout au long de sa vie jusqu'au jour où il aura découvert la bague à la pierre fendue ? " ... quoi qu'on fît on restait dans l'impossible qui était à al fois une paix sans fin et un déchirement. Rien ne l'expliquerait jamais. "
Il faut aimer chez André Dhôtel le mystère pour le mystère. Les questions sont plus merveilleuses que d'hypothétiques réponses. Les êtres s'aiment, sont séparés par une fatalité acceptée comme une saison nouvelle. le drame même éclate : " Il y avait dans la maison une sorte d'angoisse qui semblait ne pas venir de la situation elle-même ni des idées qu'on se faisait, amis des objets et des meubles. "
Mais rien ni personne ne sont accusés. Qui est Pierre, qui sont tous ces personnages ? On n'apprendra jamais à connaître les traits de leur visage. Un éclat, une ombre légère suffisent à nous les faire aimer. Ils deviennent nos amis les plus chers. Nous les "connaissons" mieux qu'en chair et en os, et surtout mieux que d'après une photographie.
Ces situations stupéfiantes nous font vibrer, nous émeuvent, mais, ayant pénétré dans l'univers dhôtelien, nous ne nous étonnons plus. L'auteur n'écrit-il pas : " Nous mêlons nos propres histoires aux éléments. Il n'y a jamais qu'un croisement d'aventures venues de toutes parts. L'étonnant c'est de se trouver là où elles se croisent sans raison. "
Le plaisir du lecteur est double car l'écriture de ce roman est une pure eau de source aux reflets de cristal. "Ma chère âme" est un des plus beaux livres d'André Dhôtel, à classer parmi les meilleures oeuvres de la littérature de ces vingt dernières années. "
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dourvachdourvach   13 août 2016
– Elle est tombée à la mer.
– C'était au matin, hier matin à ce qu'on dit.
– Ou bien elle s'est jetée à la mer.
– Mais on ne l'a pas revue. Pourtant on l'a bien cherchée la pauvre Achyro. Pas un vestige sur le rivage. [...]
– Oui, Achyro, la fille aux cheveux avec de la paille. On la rencontrait souvent à Vathy. On ne la reverra plus.

[André DHÔTEL, "Ma chère âme", Gallimard, 1961 ; réédition Phébus, coll. "libretto", 2003 – chapitre I, page 52]
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dourvachdourvach   22 octobre 2017
[Citation d'un EXTRAIT d'une - magnifique - critique du roman d'André DHÔTEL, "Ma chère âme", Gallimard, 1961 (réédition Phébus, coll. "libretto", 2003) réalisée par Jean-Louis BORY – texte paru dans l'hebdomadaire "L'Express", 4 mai 1961]

" UNE PETITE FILLE PAILLE QUI TROTTE DE SAMOS A BATTERSEA " ou " LE SOLEIL ET LES JOURS "

La belle histoire. Une de celles, nombreuses, qu'André Dhôtel, inlassablement, sait conter - et qu'il conte à sa manière : tant de douceur dans la voix, dans le sourire, et ce regard promené sur le monde, émerveillé, émerveillant. André Dhôtel est un de nos rares écrivains d'imagination à posséder ce don qu'on serait tenté d'appeler "le toucher de Midas". Qu'il parle, et son murmure crée la transparence de l'air, le silence plein d'échos, la beauté toujours un peu déchirante : les attitudes, les gestes toujours un peu insolites, délicieusement déconcertants, mystérieux. Derrière le conte ou le spectacle, si simples et puis qu'ils paraissent, il y a toujours à deviner quelque chose. [...] Le destin, cette fois-ci, prend la figure d'une fillette aux cheveux de paille, à la fois furtive et complaisante, insaisissable. On a envie de l'appeler "ma chère âme". Ce que fait Petros. Et la petite fille paille devient sa chère âme, au sens propre. Quoi d'étonnant que Petros la quête à chaque seconde de sa vie, même s'il peut la croire morte ? "L'espérance est la seule folie digne de l'homme", dit quelque part un de ses personnages... Et ailleurs : " Nous vivons pour cinq minutes d'espoir, rappelle-toi bien, c'est cela qui nous vaudra l'éternité." [...]
" Les choses ne sont pas ce que nous croyons, Petros, continue le vieux marchand de tomates, il suffit d'un insensible décalage pour que tout s'illumine. " [...]
L'Amour et l'Aventure : thèmes éternels du romanesque pur. Amours impossibles, sans cesse traversées, appels sans réponse, promenades, confidences, azurs et brumes – quel talent faut-il aujourd'hui pour nous plier à ces séductions chevronnées. André Dhôtel fait plus que nous retenir : il envoûte. Il semble avoir retrouvé les secrets tours-de-main de la littérature courtoise. Un bouchon de paille sur la mer prophétise indéfiniment ; la petite fille "paille", qui meurt sans mourir, chère âme immortelle, trotte de Samos à Battersea ; le chevalier Petros croise des lances, traverse des villes comme autant de forêts enchantées, balance entre Hélène et Sophia comme Tristan entre Iseult la Blonde et Iseult le Brune, interroge les signes prodigués par "l'inimaginable beauté du monde".
Plaisir à Dhôtel. Pour le goûter pleinement, il ne faut pas se refaire une chère âme d'enfant – quelle erreur : rien n'est plus subtil que ce réalisme féerique. Il faut soigneusement appliquer une formule proposée par l'auteur lui-même : laisser venir sur soi le soleil et les jours. "

[Jean Louis Bory, L'Express, 4 mai 1961 - texte initialement reproduit en intégralité dans le Bulletin de "LA ROUTE INCONNUE" - Association des Amis d'André Dhôtel" - n°5, août 2003, pages 15-16]

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... et rendez-vous, également, sur la page d'accueil panoramique-verticale de "Notre" nouveau blog collectif/contributif : "La Tribu Dhôtel" [lien : http://www.latribudhotel.canalblog.com/ ]
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dourvachdourvach   21 mai 2016
Ils restèrent longtemps sans parler. Ils se tenaient les mains et se regardaient. Il n'aurait jamais reconnu Achyro si ses cheveux ne l'avaient pas révélée. Lui-même ne retrouvait pas le souvenir précis des traits de son visage. Quand il l'avait rencontrée, elle n'était qu'une gamine. Les yeux seuls avaient encore cette indifférence lumineuse de l'enfance.

[André DHÔTEL, "Ma chère âme", Gallimard, 1961 (réédition Phébus, coll. "libretto", 2003, chapitre III, page 111)]
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