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ISBN : 2266272446
Éditeur : Pocket (05/04/2018)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 174 notes)
Résumé :
1515, Venise. « Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? El... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  02 novembre 2017
C'est toujours un risque de lire un deuxième roman lorsque le premier nous a enchanté, je n'ai toutefois pas hésité longtemps, le titre, la couverture et la 4ème de couverture étant très prometteurs !
Après Christmas que j'ai donc suivi avec beaucoup de passion dans le gang des rêves, c'est Mercurio que j'ai porté dans mon coeur tout au long de ces 800 pages.
Luca di Fulvio a vraiment le don de créer des personnages que l'on ne peut oublier et auxquels on s'attache. Mercurio fait dorénavant partie de mes amis !
Dans Les enfants de Venise, on sent l'Italie à chaque page, on se promène sur la piazza San Marco, on déambule dans les petites rues et les canaux, on a aucune difficulté à visualiser Venise et même Venise au XVIème siècle !
De plus, le don de Mercurio pour se déguiser ne peut que nous faire penser au théâtre , à la Comedia del Arte, et là encore on plonge dans L'Italie !
Cette plongée dans l'Italie n'est toutefois pas l'Italie des gelati, on côtoie la maladie, le monde de la prostitution, les escroqueries, la sorcellerie, mais on se régale ! Il ne faut pas se laisser déstabiliser par les premières pages qui ne facilitent pas une immersion instantanée, un petit effort et vous serez tout de suite conquis ou ensorcelé...
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Commenter  J’apprécie          802
Stelphique
  08 juillet 2017
Ce que j'ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J'ai tant besoin d'y croire encore…♫
« Il n'y a pas de rêves trop grands… »
Drôle d'impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu'il se finisse…J'aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon coeur en miettes que j'ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d'un enfant des rues et lui offrir la douceur d'un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d'oeuvre, qu'il m'a tellement émue que je peux affirmer que c'est un de mes plus grands coups de coeurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j'ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l'instant d'après, et qu'en plus, elle monte en crescendo…Toute l'Italie est là: vivante, vibrante…
« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu'on se trompe quelque part. Ne l'oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c'est parce que c'est nous qui la compliquons. le bonheur et la souffrance, le désespoir et l'amour sont simples. Il n'y a rien de difficile. »
Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l'enfance à l'âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu'il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d'obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L'amour tragique ou la tragédie de l'amour, en fait, peu importe c'est ce qui soulève les coeurs…En voici deux, de coeurs purs, qui d'un regard ouvre l'infiniment beau, l'infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s'aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…
« L'amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L'amour enrichit, la haine soustrait. »
Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d'innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre coeur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d'honneur qui l'anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d'idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu'ils empruntent n'en sont que plus passionnant à suivre…
« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le coeur. Ou tu mourras à l'intérieur. »
Luca di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l'Etat et l'Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c'est revivre le poids de l'Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l'intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu'elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…
Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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sandrine57
  05 mai 2017
Italie, 1515. Orphelin des rues de Rome, Mercurio est un voleur doué, un arnaqueur, un as du déguisement. Avec ses complices, Benedetta, la belle rousse, les inséparables Zolfo et Ercole, il monte des combines pour détrousser les passants. le destin bascule le jour où il dérobe la bourse pleine d'or du marchand juif Shimon Baruch. Effrayé mais déterminé à récupérer son bien, Baruch les retrouve. Il tue Ercole et Mercurio le laisse pour mort. La petite troupe doit fuir Rome et choisit Venise pour commencer une nouvelle vie. Leur route croise celle du capitaine Lanzafame qui rentre victorieux de la bataille de Marignan. Avec lui, voyagent déjà Isacco de Negroponte et sa fille Giuditta. Lui est un escroc qui s'est improvisé docteur et soigne les soldats blessés, elle est une jeune fille qui va pour la première fois vivre avec son père et rêve de la Sérénissime où les juifs sont libres. Derrière eux, un moine fanatique s'est lancé à leur poursuite, animé par la haine des juifs. Loin de cette haine, Mercurio et Giuditta tombent amoureux au premier regard. Mais alors qu'ils embarquent pour Venise, Zolfo et Benedetta préfèrent suivre l'homme d'église. Ami fidèle, Mercurio quitte aussi le bateau avec une promesse criée à sa bien-aimée : ''Je te retrouverai...''.
On retrouve avec grand plaisir le souffle romanesque de Luca di Fulvio qui sait si bien raconter la misère, l'amour, l'amitié, les trahisons, la vengeance, le destin. Il nous emmène ici à Rome, Mestre et Venise dans un début de XVIè siècle qui poudroie, flamboie et cherche ses marques. La Sérénissime est le lieu de toutes les intrigues, miséreux, escrocs, voleurs y côtoient princes, nobles dames et courtisanes. L'époque est trouble, Rome voudrait y affirmer son pouvoir mais la Cité des Doges aime son indépendance. Les juifs y vivent librement même si quelques métiers leur sont interdits et qu'ils doivent porter un bonnet jaune pour être identifiés. Cependant, les superstitions planent et, pour certains, ils ne sont que des suppôts de Satan, les fils du diable. le fanatisme religieux et l'inquisition les menacent et l'inquiétude règne. D'autant que Venise est victime du ''mal français'', les prostituées y succombent dans d'affreuses souffrances; la punition de Dieu envers ceux qui s'éloignent de sa voie.
Dans ce contexte historique bien décrit et le décor de cette ville d'eau et de pierre, Luca di Fulvio implante sa version de Roméo et Juliette. Une histoire d'amour impossible entre une juive et un chrétien qui n'est pas digne d'elle, selon son père. Les obstacles seront nombreux sur leur chemin : un ennemi de haut rang, un moine fanatique, une femme jalouse, un père hostile, et même le clergé vénitien qui prend la décision d'enfermer les juifs dans un ghetto. Mais les soutiens ne manqueront pas non plus, à commencer par l'amour qui triomphe toujours de tout.
Un bon gros roman comme on les aime où souffle l'aventure, l'héroïsme, les grands sentiments, avec des personnages attachants, comme d'habitude avec cet auteur qui traite ses seconds rôles avec attention et bienveillance. L'histoire est aussi addictive que celle du Gang des rêves mais moins originale, plus attendue. le triangle amoureux a déjà été exploité à l'envi, l'amour contrarié aussi, heureusement Mercurio et Giuditta, Benedetta, Lanzafame, Anna, Isacco et tous les autres apportent leurs feux, leurs personnalités, leurs forces à ce roman-fleuve, magnifique malgré tout.
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Kirzy
  17 juillet 2018
Quel formidable souffle romanesque !
J'ai avalé les quasi 1000 pages ( version poche ) d'un trait en mode grosse gloutonne. Aucun temps, aucun répit, on plonge direct, tête la première dans cette Italie du début du XVIème siècle, de Rome à Venise. Je me suis crue au cinéma tellement les images ont jailli de ma tête à la lecture de ce roman picaresque, Venise entre palais dorés et quartiers mal famés.
Les personnages sont très attachants, immédiatement pour les plus linéaires comme le héros, petit orphelin, prince des voleurs et roi du travestissement, au fil des pages pour les plus complexes ( et plus intéressants donc ) comme le capitaine de la Sérénissime ami des Juifs ou l'escroc juif reconverti en médecins des prostituées.
On est du côté des parias, des miséreux, des enfants des rues, des prostituées rongées par la syphillis, des juifs enfermés dans les premiers ghettos vénitiens, forcés à porter le bonnet jaune de l'humiliation, violemment rejetés par les superstitions populaires. La Terreur de l'Inquisition n'est jamais loin.
Pas grave si on devine vers où cela tend et si le personnage du " méchant " est un peu sacrifié par l'intrigue et aurait mérité un affrontement avec le héros plus fort, on a la un vrai roman populaire, divertissant, énergique, un roman d'amour, d'aventures et d'émancipation. Très réussi.
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michfred
  09 décembre 2017
Je viens de passer une trop courte semaine à Venise.
Une Venise d'après Marignan-1515!- pleine de relents d'ordures et de truands interlopes grouillant autour du Rialto, une Venise où le Ghetto chaque soir ferme ses portes sur des Juifs à bonnet jaune , une Venise où les tours de brique des quartiers chauds sont des tours de Babel infectées par le "mal français ", une Venise où l'Arsenal érige en un jour une galère aux ordres de la Sérénissime.
Une Venise où on torture au nom de Dieu, mais où tout criminel a droit à un défenseur au nom des valeurs de la République.
Une Venise où une sorte de Richard III vénitien, difforme et sadique, s'échine à semer le vice et le mal, mais où le chef des truands sait mourir avec panache. Où les moines, comme chez Hugo, sont des diables et les sorcières des anges. Où les soldats, les putains et les truands savent faire l'union sacrée...
Je viens de passer une trop courte semaine en aventures picaresques avec suspense, passion, émotion et rebondissements garantis.
Je viens de passer une semaine avec le beau Mercurio, le pauvre Zolfo, la tendre Giudetta, la cruelle Benedetta, le courageux Lanzafame, le sinistre Contarini, le tenace Isacco, la douce Anna, l'effrayant Shimone....
Je viens de passer une trop courte semaine en enfance. Et ça m'a fait un bien fou!
Plein de réminiscences- Les Misérables, Notre-Dame de Paris, Dumas, Sue, Féval, Balzac- aussi addictif qu'un feuilleton, assez Shakespearien pour que Mercurio et Giudetta soient nos Roméo et Juliette vénitiens et Contarini l'affreux Richard III, Les enfants de Venise m'ont ravie, emportée, divertie au sens noble du terme...
J'y ai appris , au passage, plein de choses sur la Sérénissime, sa rivalité avec la Rome papale, son fleuron des chantiers navals, l'Arsenal, ....et même l'origine de l'expression italianissime "Ciao!" ...que je vous laisse découvrir!
Les fêtes approchent...si vous êtes comme moi et qu'elles vous font fuir, Les Enfants de Venise sont l'escapade spatio-temporelle qu'il vous faut. Si vous êtes plus civils et plus accomodants, vous pouvez l'offrir au pied du sapin à tout jeune de 7 à 77 ans, en mal d'aventures, d'amours mouvementées et de dépaysement. Succès garanti!
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critiques presse (1)
Lexpress   24 juillet 2017
Luca Di Fulvio confirme son talent de conteur avec Les Enfants de Venise, un pavé de 800 pages porté par un formidable souffle romanesque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   11 octobre 2018
- Tu vois ce qui rend les choses difficiles ? Dire ´mais’, par exemple. Quelle importance, ce ‘mais’ ? C’est juste un gros bâton dans les roues.
Commenter  J’apprécie          140
blandine5674blandine5674   11 octobre 2018
En tant de guerre, on protège plus le vin que la nourriture.
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StelphiqueStelphique   06 juillet 2017
La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu'on se trompe quelque part. Ne l'oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c'est parce que c'est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l'amour sont simples. Il n'y a rien de difficile.
Commenter  J’apprécie          290
diablotin0diablotin0   26 octobre 2017
Vous savez que les femmes n'ont pas le droit de jouer au théâtre ? (...) Eh bien ma mère, pour jouer, elle s est déguisée en homme pendant des années.et tout le monde y croyait. Et elle était tellement mignonne en homme qu'on lui faisait faire les rôles de femme.
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diablotin0diablotin0   31 octobre 2017
"J'avais entendu dire que vous étiez l'ami des Juifs, fit la femme.
- Vous avez mal entendu, madame, répliqua Lanzafame. Avec tout votre respect je me fiche complètement des Juifs et des chrétiens. Je suis l'ami de simples individus.
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