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EAN : 9782266291200
784 pages
Éditeur : Pocket (01/04/2021)
4.19/5   375 notes
Résumé :
1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme. Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale. Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père. Le nouveau monde les réunira.
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Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 375 notes

La_Bibliotheque_de_Juju
  11 septembre 2019
Luca di Fulvio.
Rien que son nom est une promesse. Celle de partir pour un périple fort en émotions …
Car Luca di Fulvio est un merveilleux conteur, un raconteur d'histoires. Un vrai. Dès la première page tournée, on se laisse embarquer à la suite de ces destins hautement romanesques, jusqu'à la dernière ligne.
Nous sommes en 1912. Ils s'appellent Raechel, Rocco et Rosetta.
Raechel, adolescente dans le shtetl de Sorochyintsi, dont l'amour des livres n'a d'égal celui qu'elle porte à son père.
Rosetta, dont le seul tort est d'être née femme, d'être belle et de marcher la tête haute dans les rues d'Almaco, en Sicile.
Rocco, beau jeune homme valeureux, coincé dans un univers mafieux sicilien qu'il déteste.
Ils ne se connaissent pas mais décident tous trois de fuir une existence trop difficile. Destination Buenos Aires. Mais ce nouveau monde n'est-il pas pire que celui qu'ils viennent de quitter ?
Ivres d'être libres, ils vont vite découvrir que la terre promise recèle bien des désillusions mais ils finiront par se rencontrer et ne cesseront jamais de se battre.
Comme ces roses qui poussent dans la boue. Malgré tout.
Ils iront jusqu'à perdre leur identité, leurs racines, pour mieux se retrouver.
Je me suis attaché à ces héros, prêts à tout pour briser leurs chaînes, et qui vont croiser des monstres de cruauté et de perversion … En effet, un certain baron risque de vous faire dresser les poils sur la tête tant il est ignoble …
Au-delà d'une histoire pleine de rebondissements, de moments épiques ou tragiques, ce livre dénonce le quotidien de ces femmes dans un monde d'hommes. La misère y est sans fond et les filles de joie n'ont jamais aussi mal porté leur nom …
A mes yeux, cet écrivain est un magicien. Il captive tout au long d'un pavé qui se lit pourtant en un éclair. Tout est là.
L'auteur ne cesse jamais de peindre une fresque flamboyante, émouvante et captivante.
Il sera disponible dés demain en librairie et je ne peux que vous conseiller d'embarquer sans tarder !

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Roggy
  17 janvier 2020
Luca di Fulvio confirme sa soif d'ailleurs avec ce nouveau roman choral où l'on retrouve avec délice des personnages hauts en couleurs construits avec habileté, et où la thématique de la liberté, un de ses thèmes de prédilection, en est la voûte centrale.
Par chapitres croisés, les personnages, chacun à leur manière se racontent et tissent un lien invisible avec les autres.
On est emporté par le souffle constant qui accompagne la narration.
L'incursion dans un nouveau monde, où mafieux, maquereaux et dignitaires se livrent une guerre sans merci inspirées par l'écriture très imagée de Luca di Fulvio, nous transporte dans les cales les plus infâmes de Buenos Aires.
Le libre arbitre est aussi une notion importante car l'auteur cherche toujours à démontrer que tout est précaire, que tout est à réinventer et qu'il y a toujours une opportunité de se reconstruire, d'avoir une deuxième chance de trouver son chemin.
L'auteur italien dose parfaitement la tristesse et la beauté dans des pages qui éblouissent et serrent le coeur. L'humour bravache est de mise et des dialogues savoureux nous arrachent des sourires.
Si l'on cherche un livre qui peut à la fois émouvoir, faire bouillir de colère et porter une histoire, alors celui-ci y parvient admirablement bien.
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diablotin0
  22 septembre 2019
Comme il est facile de s'évader avec vos héros Monsieur di Fulvio comme on se laisse vite emporter par l'aventure de nos nouveaux compagnons de route !!! On a toujours envie de les connaître, de les côtoyer, de faire partie de leurs amis et pourtant l'environnement où se déroulent vos histoires n'est jamais très chaleureux très convivial ou encore très accueillant... Mais qu'est-ce qui nous attire alors ? et bien la beauté d'âme de vos héros, Rocco, Rosetta, Raquel, Tano, Annuncetta, libertad et quelques autres qui sont cette fois-ci dans "les prisonniers de la Liberté". Ce sont des enfants ou des adultes que l'on aime à la seconde où on les rencontre. Comme dans vos autres romans, c'est la magie de la rencontre entre vos personnages avec une grande bonté d'âme et la noirceur dans laquelle vous les faites évoluer, ici le monde de la prostitution et de la mafia, qui nous emporte et nous fait oublier notre propre environnement.
La violence de la mafia décrite avec moult détails m'a toutefois un peu dérangée. Si je mets 5 étoiles sans aucune hésitation et que je vais attendre la traduction de votre prochain livre, je pense avoir toutefois été un peu moins séduite qu'avec vos autres livres. Vos héros vont toutefois également rester mes héros pour longtemps !
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BillDOE
  01 juillet 2021
1912, Rosetta Tricarico a hérité de son père une petite terre à Alcamo, Sicile, que convoite le Baron Rivalta di Neroli. Après avoir vu ses bêtes égorgées, ses champs brulés et avoir été violée par trois inconnus, elle décide de céder à l'offre du cupide aristocrate et de s'enfuir en Argentine par le premier bateau, après avoir assommé ce dernier.
Raechel Bücherbaum a treize ans et vit avec son père dans un shtetl aux alentours de Sorochyintsi, en Russie. Lorsqu'une partie du village est massacrée, elle n'a d'autre choix que de s'enfuir et de rejoindre la caravane d'Amos, sombre personnage qui emmène les plus belles juives adolescentes qu'il a recueillies dans ses bordels en Argentine.
Le père de Rocco est mort en recevant la balle destinée à tuer son patron, Don Mimi Zappacosta, un parrain de la mafia. le fils souhaite devenir mécanicien mais le mafieux a d'autres desseins quant à son avenir. Pour ne pas céder et devenir lui aussi un membre de l'organisation, il accepte la proposition de partir à Buenos Aires chez le neveu du parrain.
Tous trois vont se retrouver sur le même bateau avec comme horizon l'espoir d'une vie meilleure mais tout ne se passera pas comme ils l'avaient prévu...
La saga de Luca di Fulvio a toutes les caractéristiques du très bon roman d'été, celui qui nous tient scotchés à chaque page, ardemment désireux d'en connaître les dénouements. C'est le roman idéal pour accompagner ses vacances.
Traduction d'Elsa Damien.
Editions Slatkine & Cie, Pocket, 780 pages.
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Franckync
  01 novembre 2019
Titre : les prisonniers de la liberté
Auteur : Luca di Fulvio
Editeur : Saltkine
Année : 2019
Résumé : 1913, trois jeunes gens embarquent pour l'Argentine. Fuyant la misère et la cruauté des hommes, Rosetta n'a d'autre choix que d'abandonner sa ferme. Rocco lui, refuse de se soumettre à la mafia locale et s'embarque aussi sans espoir de retour. Reste Rachael, la petite juive embarquée par Amos le terrible proxénète. Arrivée à Buenos-Aires, la gamine vend ses cheveux pour subsister et se fait passer pour un garçon, seul moyen pour elle de tenter de survivre dans une ville aux allures d'immense bordel à ciel ouvert.
Mon humble avis : L'année 2016 fut marquée par la découverte d'un auteur de grand talent : Luca di Fulvio. Je garde de la lecture du gang des rêves un souvenir extraordinaire et depuis, chaque année, je tâche de ne rien rater des nouvelles publications de cet auteur italien. En 2017 ce fut les Enfants de Venise, une saga intéressante bien que dépourvu du souffle qui faisait du premier opus de l'auteur un grand roman. L'année suivante la parution du soleil des rebelles allait me laisser sur ma faim, c'est le moins que l'on puisse dire, avec la tenace impression qu'à chaque nouvel parution, l'auteur perdait un peu de son aura. Et puis cette année Les prisonniers de la liberté, un pavé, une saga qui était censée contenir tous les thèmes chers à Di Fulvio et dont j'attendais beaucoup. Soyons clair ce fut encore une fois une déception, une relative déception dirons-nous et je vais tenter de vous en expliquer les raisons. Tout d'abord, il faut reconnaître à Di Fulvio un talent de conteur hors-pair, un savoir-faire indéniable pour imaginer des destins ballotés par des circonstances contraires. Après l'immigration aux Etats-unis, la renaissance à Venise, l'auteur situe cette fois-ci son histoire dans les bas-fonds de Buenos-Aires et si dans les bouquins précédents les lieux jouaient un rôle majeur, l'Argentine n'est ici qu'une toile de fond à peine esquissée. C'est dommage, mais ce n'est pas tout. Si la lecture des prisonniers de la liberté est agréable, comment ne pas regretter l'aspect caricatural et le manichéisme des situations et des personnages ? Dans ce roman les gentils sont TRÈS gentils et les méchants TRÈS méchants, et la fin… J'aime mieux éviter de parler des dix dernières pages de ce texte qui sont, à mon humble avis, loin d'être digne d'un tel auteur. Les thèmes chers à Di Fulvio – immigration, extrême pauvreté, rédemption, féminisme, résilience – sont omniprésents dans ce bouquin, mais encore une fois traités avec peu de finesse et l'impression, tenace, que l'auteur applique des recettes éprouvées mais dont les ficelles sont ici, trop grosses et voyantes. Encore une fois quel dommage. Dommage pour l'auteur romain qui semble s'essouffler, dommage pour cette déception, alors que j'attendais beaucoup de ce bouquin. Suite au prochain épisode…
J'achète ? : Je viens de lire quelques chroniques sur le net et, à part quelques avis mitigés, les lecteurs s'accordent à penser que les prisonniers de la liberté est un grand roman. Vous l'aurez compris ce n'est absolument pas mon avis et je conseille à ceux qui n'ont jamais lu Di Fulvio, d'acquérir le gang des rêves qui est, pour moi , et de loin, le meilleur roman de cet auteur.
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Lien : https://francksbooks.wordpre..
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critiques presse (1)
Actualitte   03 décembre 2019
Un roman merveilleux, passionné, où l’espoir, cette force si captivante, peuple chaque page, chaque pas. Le départ marque le premier élan de l’espoir. Les écueils qui l’attendent ne manquent pas : ni les peines ni les souffrances ne seront épargnées au lecteur — des scènes de violence sans filtre, brutales.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   18 janvier 2020
- Les curés sont convaincus que l’amour fait marcher le monde. Des gens comme moi pensent que c’est la haine. En fait, la vérité, c’est que pour faire bouger le monde, il faut une combinaison d’amour et de haine. El Francès passe son temps à dire qu’il est lâche. Pourtant il déteste tellement Amos, et il est tellement reconnaissant envers ta Rosetta, qu’il est devenu courageux. 
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diablotin0diablotin0   21 septembre 2019
Ainsi, des femmes avaient commencé à employer des termes dangereux comme justice et liberté, des mots qui sonnaient très bien dans la bouche des hommes, mais pas dans celle des femmes. Car chez elles, ces mots pouvaient en sous-entendre un autre, bien plus scandaleux, qui était égalité.
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diablotin0diablotin0   20 septembre 2019
Le Baron adorait la pauvreté : la pauvreté, c'était la véritable richesse des riches, c'était la clé magique pour obliger les gens à accepter ce qu'ils n'accepteraient jamais autrement.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   11 septembre 2019
Que se passerait-il si d'autres femmes se comportaient comme toi ? s’enfiévra le père Cecé. C’est contre-nature . Même Dieu le condamne!
Moi je vaux autant qu’un homme.
Mais c’est justement ça , que Dieu condamne ! s’ecria-t-il en la saisissant par les épaules.Une femme doit ....
Je connais la chanson , interrompit Rosetta . Elle s’emportait et s’écarta de lui . Une femme doit se marier, faire des enfants , et encaisser les coups de son mari sans se rebeller, comme une brave boniche.
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lehibooklehibook   23 août 2019
-Alors c'est quoi ,le tango?
-Dans ce monde ,nous les misérables,on est comme des morpions,on ne vaut que dalle,commença doucement Tano avec une espèce de mélodie dans la voix,comme s'il chantait au nom de tous les malheureux.Le tango,c'est une manière de se planter là et de dire aux autres:"Regardez-moi!Je suis là et je ne suis pas un morpion.Si je veux , je peux vous baiser.Et je peux même vous planter un couteau dans le ventre."
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Musique du générique d'intro par Anna Sentina.
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