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ISBN : 2714457118
Éditeur : Belfond (02/09/2015)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes)
Résumé :

​Lauréat du prix Mondello et du Superpremio Vittorini, un roman de formation, plein de légèreté et de sérieux, de fraîcheur et de maturité, assorti d'une radiographie des années Berlusconi, vues à travers les yeux d'un étudiant italien.

Un jour, l'adolescence prenait fin. Nous ne nous étions pas réveillés vieux ; moins impétueux, pourtant. Et d'accord, c'est normal. Mais nous étions aussi quelque peu défaitistes. Nous avions fait l'amour... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
22 septembre 2015
Rome automne 2009, Italo Tramontane, étudiant en histoire contemporaine, a bien du souci, son père professeur fraichement retraité a renversé un ancien élève avec sa voiture, le jeune homme n'est que légèrement blessé mais les parents pourraient porter plainte, sa mère part pour Berlin faire un break, il apprend que sa jeune soeur est justement très amoureuse du jeune homme renversé et que son père aurait peut-être fauté avec une collègue de travail l'année passée. Bref la famille Tramontane est en pleine tourmente, si seulement son professeur acceptait son projet de thèse sur l'Italie de Berlusconi. Italo, bienvenue dans le monde des adultes !
Quelle bonne idée de parler de l'Italie de Berlusconi à travers un roman d'apprentissage tendre et poétique. A l'entré en politique de Silvio Berlusconi, le grand-père d'Italo, est frappé par un ictus,( amnésique ?), seul moyen de défense d'un vieux monsieur, compagnon de route du parti socialiste italien. On l'a compris l'histoire de la famille Tramontane sera l'histoire de l'Italie durant ces vingt dernières années.
Paolo di Paolo tendrement désenchanté, comme son héros, pose un regard très humain sur ses compatriotes qui essaient tant bien que mal de vivre après quinze années de Berlusconi. Roman d'une génération, roman d'un jeune historien qui veut garder espoir, Rome sous la neige, un amour de lycée qui ne vous a pas oublié, et les volumes de « l'histoire du socialisme Italien » sur l'étagère de la bibliothèque : La vie peut commencer
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Martin1972
04 octobre 2015
Où étiez-vous tous de Paolo Di Paolo, c’est l’histoire d’une famille ordinaire romaine dans l’Italie de Berlusconi, les Tramontane.
Italo Tramontane, le fils de famille nous ouvre les portes de la maison familiale et nous narre les différentes mésaventures de sa famille.
Le père d’Italo, Mario professeur en retraite et écrivain sans éditeur a renversé un de ses anciens élèves avec qui, il avait eu maille à partir devant son ancien lycée. Et pas n’importe quel élève, Thomas Marangoni le garçon dont est amoureuse sa fille Anita. Un accident sans gravité au premier regard mais qui va occasionner bien des tracas à toute cette famille.
Italo, étudiant en Histoire contemporaine, propose les années Berlusconi comme sujet de thèse à son directeur de recherche. Son professeur lui donnera t-il son feu vert ? Ce sujet n’est-il pas hors-sujet justement pour une thèse en Histoire Contemporaine ? Les années Berlusconi c’est leur vie de tous les jours, ce n’est pas encore l’Histoire.
A partir du quotidien de la famille Tramontane, Paolo Di Paolo veut nous faire réfléchir sur un sujet important : l’Histoire contemporaine et son rapport à l’actualité.
On retrouve dans le roman de Paolo Di Paolo des coupures de presse (La Repubblica, Corriere Della Sera, La Stampa, Il Messaggero) relatant les évènements importants qui ont eu lieu entre 1993 et 2010.

Paolo Di Paolo signe un roman très intelligent qui nous fait réfléchir sur l’essence même de l’Histoire. Qu’est ce qui fait l’Histoire ? Sommes- nous des acteurs de l’Histoire ?
Paolo Di Paolo, une jolie plume à découvrir et à suivre.
Merci aux éditions Belfond et à Masse Critique pour ce sublime roman.
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Delphine-Olympe
08 octobre 2015
Lors de mes dernières vacances, passées en Italie, j'ai eu envie de lire un auteur italien contemporain, un jeune auteur parlant de son pays. La sortie du livre de Paolo di Paolo tombait à point nommé. Prolifique trentenaire, il a, selon la quatrième de couverture, écrit un roman générationnel disséquant l'ère berlusconienne.
C'est un livre que je qualifierais pour ma part d'impressionniste. le jeune narrateur y évoque ses relations difficiles avec son père, son enfance, son rapport à l'histoire, à la politique, sa perception du temps qui passe. Il en résulte une atmosphère empreinte de nostalgie.
Et s'il s'en dégage des éléments vraiment propres à son pays - le jeune homme insiste sur l'omniprésence de Berlusconi et l'abêtissement de la société qui caractérise les quelque 20 années pendant lesquelles il a été à la tête du gouvernement - il en ressort également des sentiments et des interrogations plus universels, sur le rapport d'un individu peut entretenir avec sa famille et avec l'histoire de son pays, sur la manière dont une personnalité se construit entre contexte intime et environnement social.
A travers différentes traces qu'il découvre et commente - des photos personnelles, des articles de journaux, des éléments architecturaux... - et en tentant d'ordonner ses souvenirs, il s'efforce d'établir une cohérence au sein de sa propre existence, mais aussi entre lui-même et le monde qui l'entoure.
C'est un texte très personnel où chaque lecteur peut trouver un écho à ses propres expériences et à ses souvenirs. le jeune adulte qui s'exprime nous renvoie à une part de nous-mêmes qui nous le rend attachant.

Lien : http://delphine-olympe.blogs..
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gonewiththegreen
07 octobre 2015
En 2009, un professeur fraichement retraité renverse en voiture un ancien élève, a priori sans conséquence.
Toutefois, l'élève ne s'en laisse pas compter et règle ses comptes . C'est le début des ennuis pour Mario Tramontane.
Ce fait divers est le prétexte à une plongée introspective du narrateur, le fils Tramontane, sur sa vie , les relations familiales et aussi, voire surtout l'évolution de la société , des moeurs...
Depuis 1993, date où notre héros estime avoir quitter l'enfance (à 11 ans ) à 2009, il n'a connu quasiment que Berlusconi au pouvoir ! Etudiant en histoire, il décide d'en faire le sujet de sa thèse...
Tout d'abord, ce livre est extrêmement bien écrit et possède l'originalité de présenter des unes de journaux italiens (traduites) relatant quelques faits marquants de la période étudiée.
L'histoire , inspirée d'un fait réel pour son commencement, est plus une étude de l'évolution des ressentis de l'auteur , de ses amours, de sa réflexion sur sa famille.
Ce roman m'a d'abord rappelé "Persécution " de Piperno , avec une descente vertigineuse aux enfers pour la personne inculpée. Mais , ici, en fait rien de tout ça , beaucoup de non dits, avec beaucoup d'élégance par l'auteur.
Une belle découverte.
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nilebeh
07 janvier 2016
Paru en traduction de l'italien en septembre 2015, ce roman est qualifié de « roman générationnel » sur la quatrième de couverture. Si par là, on veut dire qu'il y est question d'un père, d'une mère et de leurs enfants, c'est bien possible. Mais à ce compte-là, il existe beaucoup de « romans générationnels »...ici, bien sûr, sont évoquées et analysées les relations entre le père (indifférent), la mère (qui en a assez et s'offre un brake en Allemagne) et les ados.
Nous sommes en Italie, sous les différents gouvernements Berlusconi, et le narrateur n'a finalement jamais vécu sous un autre type de pouvoir. Il se montre extrêmement critique vis-à-vis du vieux beau entouré de minettes qui fit scandale dans les années 90. Il raconte son enfance, ses premiers émois, les copains de lycée puis de fac, la soutenance de son master. Bon, c'est sans doute intéressant si on a vécu en Italie et qu'on est content de retrouver le temps du Cavaliere mais sinon...franchement, on a un peu envie de refermer le livre. Pourtant, on s'accroche, on va jusqu'au bout, juste pour savoir quel sera le dénouement après l'invraisemblable procès fait au père, professeur à la retraite, qui a « bousculé » (volontairement ou pas?) un ancien élève qui lui en avait fait baver. Le problème c'est que c'est avec sa voiture qu'il l'a bousculé, que le jeune est blessé et qu'on le soupçonne d'avoir voulu se venger.
La 4ème de couverture cite A. Tabucchi qui aurait vu en Paolo Di Paolo « le jeune prodige des lettres italiennes ». Pour le moment je ne suis pas convaincue !
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart22 septembre 2015
« Gouvernements Berlusconi II, III et IV. Je me sens obligé d’en conclure que, jusqu’ici, rien de décisif ne s’est produit dans ma vie sans que Silvio Berlusconi ne soit quelque part dans les parages. Ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose. C’est tout simplement vrai. Cela semblera peut-être étrange, mais pour moi l’Italie n’a jamais existé avant ou sans lui. La jeunesse d’une génération entière a coïncidé avec lui. Et il ne reste plus de temps. »
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sergio82sergio8227 septembre 2016
Où se situe la vérité sur quelqu'un? Est-elle le résultat des interprétations d'autrui, si contradictoires, approximatives, faussées par les états d'âme, les sautes d'humeur, les préjugés? Elle se trouve peut-être ailleurs: présente mais infiniment lointaine et insaisissable, comme la ligne d'horizon.
Chaque jour, nous sommes amenés à parler de gens de notre entourage, comme si nous étions au courant de tout ce qui les concerne.
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nilebehnilebeh07 janvier 2016
P. 40 : A propos du père professeur : «  Pendant de nombreuses années, il a dû avoir l'impression que, puisque tous ces visages derrière les pupitres ne vieillissaient pas, il pouvait ne pas vieillir lui non plus. »

P 51 : « Avais-je jamais fixé mon père du regard pour une durée supérieure à vingt secondes ? »
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sergio82sergio8227 septembre 2016
Les historiens procèdent toujours de cette façon: ils vont chercher les causes de ce qui s'est passé quant il est devenu trop facile de les voir. En réalité, tout est souvent beaucoup plus compliqué que dans leurs récits. Souvent, les faits entre lesquels ils établissent des liens n'en ont aucun. ou en tout cas ils n'en ont pas d'aussi directs. Les historiens négligent, dans leurs analyses, les maux d'estomac, le vent, les sautes d'humeur, les décisions soudaines, les prévisions météo, les rêves et bien d'autres choses encore. même l'amour parfois.
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sergio82sergio8227 septembre 2016
Car en fin de compte, l'école n'était pas un macrosystème. En réalité, c'était une somme de microsystèmes. Le microsystèmes de la salle de classe pour commencer. Les vingt-cinq microsystèmes des vies de ceux qui la remplissaient. Le programme ministériel que sa voix devait, jour après jour, traduire en une série de connaissances, de notions, de suggestions si nécessaire, compréhensibles pour de jeunes êtres humains que leurs centres d’intérêt, leurs vies privées et leurs qualités rendaient infiniment différents les uns des autres.
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Videos de Paolo Di Paolo (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paolo Di Paolo
Paolo di Paolo - Où étiez-vous tous .Paolo di Paolo vous présente son ouvrage "Où étiez-vous tous" aux éditions Belfond. Rentrée littéraire automne 2015. Traduit de l'italien par Renaud Temperini. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/di-paolo-paolo-etiez-vous-tous-9782714457110.html Notes de Musique : intro - Letromaquia O by Damian Taveira & Juan Angel Italiano. Free Music Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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