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EAN : 9791041410170
168 pages
Points (18/08/2023)
3.53/5   227 notes
Résumé :
Entre Paname et sa banlieue : un quartier, un parking, une friche, des toits, une dalle. Des coffres de voitures, chaises de camping, selles de motocross et rebords de fenêtres, pour se poser et observer le monde en train de se faire et de se défaire. Une pyramide, comme point de repère, au beau milieu de tout ça.

Astor, Chérif, Issa, Demba, Nil et les autres se connaissent depuis toujours et partagent tout, petites aventures comme grands barbecues, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 227 notes
C'est une soirée banale, « presque chiante ». Chérif fête ses partiels universitaires avec ses copains Astor, Issa et Demba autour d'un barbecue improvisé au pied des tours de leur quartier, sur la dalle où trône la pyramide emblématique de la cité, un bâtiment où l'on se rassemble en sous-sol pour la musique et la fête. Mais soudain tout bascule. Un énième contrôle d'identité en surface et une évacuation, à coups de gaz lacrymogène, de la teuf souterraine en cours, tournent au drame et à la bavure policière : Samy, le petit frère de Chérif, est abattu d'une balle. Pour les jeunes du quartier habitués au harcèlement des « gens en bleu », c'est la goutte de trop : entre douleur et colère, ils préparent une sédition collective, pour le moins explosive.


Issue des banlieues, Diaty Diallo est aujourd'hui une militante antiraciste, une fidèle des « trop nombreux événements de commémoration et marches qui ponctuent [les] années de lutte ; des mères, pères, frères, soeurs, ami·es qui à la suite de la perte de l'un.e des leurs ont été forcé·es de s'engager au combat. » Ce roman crie sa rage et sa révolte, au fil d'une écriture incandescente et vibrante, pleine d'une oralité brute, sans fard ni artifice, qui ne le rend que plus percutant. Dans un crescendo enflammé dépeignant des quartiers de plus en plus encerclés, par la pression immobilière qui grignote inexorablement friches et espaces encore libres, par le harcèlement policier qui, sempiternellement, force les habitants à justifier d'une existence invalidée « par principe », s'appesantit une atmosphère de cocotte-minute, que chaque nouvelle humiliation, chaque injustice supplémentaire, rendent dangereusement plus explosive.


C'est donc assez logiquement, qu'après avoir créé l'empathie pour ses personnages endeuillés après des années d'iniquité et d'impuissance, après avoir partagé leur sentiment de révolte grossi depuis des profondeurs qui ne suffisent plus à le contenir, le récit s'achemine vers sa déflagration finale, une insurrection collective qui retentit comme une prémonition crédible et un véritable acte politique de la part de l'auteur engagée.


Résolument manichéen dans sa colère et dans sa détermination à se faire entendre, ce livre est un véritable cri de guerre, un brûlot qui n'a que faire du politiquement correct et met les pieds dans le plat pour crier à la face du monde l'urgence, la révolte, la peur aussi : « Faut pas nous plier, faut pas nous plier, faut pas nous pourchasser, arrêtez de nous faire courir, faut pas nous tabasser, nous violer, nous flinguer. Faut arrêter s'il vous plaît. » C'est aussi un premier roman admirablement maîtrisé.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Musical, entêtant, ce premier roman suit Astor et ses amis, les mouvements de leur corps alors que la musique retentit, le balancement de leurs membres, leur démarche, jusqu'à la déflagration et l'envie de soulèvement. A la fois hachées et mélodieuses, rythmées et aqueuses, les phrases de Diaty Diallo envoûtent, fascinent et défendent son message, son manichéisme assumé (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2022/10/24/deux-secondes-dair-qui-brule-diaty-diallo/)
Lien : https://pamolico.wordpress.c..
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« Depuis le temps, on a évidemment appris à exécuter les ordres sans faire de commentaires pour que ça aille plus vite, poursuivre la fête ou rentrer chez nous. Mais ce soir-là ce n'est pas tout a fait pareil. Mais il y a toujours des soirs où ce n'est pas tout a fait pareil. »

Une friche, une porte de métal, la pyramide, l'enfance et ses souvenirs, l'underground, de la joie, des décibels, de la danse, une jolie fille, de la fumée, des bécanes, de l'amitié, des vies, des questions, des fouilles, des renforts, des fantasmes, une inhabituelle rumeur, des sombres pensées, un adorable parfum, la pyramide, des photos de famille, action ou vérité, des balles, porter la douleur, la pluie, de la fureur, des amendes, des coups, le bordel, des fêtes, une clairière, un chaudronnier, des mauvaises vibes, de la pression, des hallucinations, des lueurs, les agents, fuir le zéro, des galères, la chaleur, les mamans, les barbecues, une communauté, une symphonie, le mouvement, l'au-delà, des toits, un combat, se raconter des trucs, un lancement, l'honneur ...

Un grand merci à lecteur.com et aux Éditions du Seuil (Crées en 1935 !) pour le premier roman de l'intéressante Diaty Diallo... Un roman intensément fébrile lucide et vibrant.
Une voix, un style, une histoire qui brûlent le coeur et bien plus que deux secondes.

"Un sacré boulot d'orfèvre."


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"Deux secondes d'air qui brûle" est le premier roman de Diaty Diallo bien qu'elle pratique depuis l'adolescence différentes formes d'écriture dont la tenue d'un Skyblog et surtout la composition de chansons, ce qui n'est pas surprenant car les références musicales de ce livre sont nombreuses.
Cela commence par une soirée parking en banlieue décrite par Astro, le narrateur. On est vite en immersion dans une cité où tout ce qui est organisé (barbecues dehors, motos cross sur un terrain, rodéos urbains, fêtes arrosées, drogues...) est interdit et surtout violemment sanctionné par la police. Je dirais que, même lorsqu'ils ne font rien de particulier (ce qui arrive souvent), les jeunes de la cité sont souvent contrôlés voire harcelés, ce qui crée une tension permanence jusqu'au drame, la mort de Samy.

Si le sujet est passionnant puisque l'on vit les événements à l'échelle humaine, ce roman n'est pas entièrement convaincant.
Il y a un côté factuel qui laisse un peu perplexe sur les raisons du drame comme si les jeunes devaient subir la guerre avec la police, comme une fatalité. Il n'y a aucune tentative d'explication ou d'analyse.
La particularité de ce livre est le langage qui est celui des cités. Je le connais un peu pour vivre en banlieue depuis longtemps et cette partie-là est assez réussie. Mais je trouve qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien parce que la narration est variable : il y a des échanges avec un langage parlé et une narration parfois trop classique qui ne colle plus à l'histoire.
Pour autant, il y a de bons passages et j'aime beaucoup les titres des chapitres qui correspondent aux lieux ou aux personnes même si je trouve qu'elles ne sont pas suffisamment incarnées.
Dommage qu'avec ce sujet grave et important (Diaty Diallo a raison de dénoncer les violences policières dans les quartiers pauvres) elle n'arrive pas à rendre ce premier roman plus palpitant.

J'ai eu la chance de lire ce livre en avant-première en tant que jury du 21ème Prix du roman Fnac pour la rentrée littéraire 2022.


Challenge Riquiqui 2022
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Diaty Diallo place son récit au coeur d'une cité de banlieue où les jeunes, livrés à eux-mêmes s'ennuient en été. le soir ils se regroupent pour faire la fête. Lors d'un contrôle de police tourne mal, un gamin de 15 ans qui faisait du rodéo à moto est abattu. La mort d'un jeune abattu par un policier est inacceptable. Ce roman relate une triste réalité qui ne peut être cautionnée. Les grands frères sont atterrés et prépare une revanche.
J'ai aimé l'actualité du sujet. Diaty Diallo dénonce les violences policières considérées comme une fatalité et le désoeuvrement des jeunes dans les cités mais ce récit est de parti pris, sans nuance avec des personnages caricaturaux. le sujet est traité de manière factuel, sans profondeur. J'ai été agacée par les personnages, alors que j'aurais dû être émue.
Je vais faire ma snobe, j'ai horreur des textes écrit en langage jeunes de banlieue. Forme d'expression qui plaît pourtant à un certain parisianisme, des textes similaires ayant reçu des prix. En plus il y a plein de mots que je ne connais pas ! le langage est souvent très pauvre avec des phrases courtes et vraiment sans intérêt telles : "Quoi, il demande en arrivant" (p 27). Et pourtant, de temps à autre, l'auteure se lâche et écrit des pages entières dans une jolie langue avec un vocabulaire choisi.
Ce roman n'était pas pour moi.
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critiques presse (6)
Elle
04 janvier 2023
Le style, tendu comme un arc, annonce dès les premières pages le drame qui couve. Un quartier indéterminé, un barbecue organisé à la va-vite sur un toit, une bande de copains, des filles, des petits frères, et la police qui vient mettre son nez dans tout ça, avec sa violence et ses préjugés.
Lire la critique sur le site : Elle
LePoint
19 décembre 2022
Diaty Diallo frappe fort et s'il faut conseiller un livre à offrir à des « jeunes », ou à ceux qui ont envie de faire un tour dans la vraie vie de banlieue, voici un premier roman à la langue détonante, bien construit et bien envoyé, une vraie découverte
Lire la critique sur le site : LePoint
LaCroix
13 octobre 2022
Un premier roman flamboyant investit les friches d’une cité, où une interpellation policière aboutit à une tragédie, puis une sédition collective. Chaos littéraire garanti.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Bibliobs
14 septembre 2022
Le premier roman de Diaty Diallo met le feu aux idées reçues sur les quartiers et devrait enflammer la rentrée littéraire.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama
07 septembre 2022
Avec son premier roman, “Deux secondes d’air qui brûle”, la jeune écrivaine de 33 ans invente une langue de combat pour canaliser sa colère face aux violences policières. Une sensibilité brute que Diaty Diallo pourrait bien déployer dans d’autres arts.
Lire la critique sur le site : Telerama
LesInrocks
29 août 2022
La révélation de la rentrée à 33 ans et signe “Deux Secondes d’air qui brûle”, le roman juste et contemporain de la vie d’un groupe de jeunes gens en banlieue jusqu’à l’interpellation policière de trop. Un mix de poésie et de rythmes rap qui pulse et qu’on n’oublie pas.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
Peine. Période qui ne possède pas d’instruments de mesure. Ni sablier ni clepsydre ni bougie ni horloge. Personne n’aura l’autorisation de venir s’asseoir et de lui expliquer ce qu’il vit, ni de donner de noms à son épouvante, ni de formes à ses larmes. S’il veut en pleurer des froides, il pleurera des perles de glace, et s’il ne veut pas parler, il ne parlera pas.
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À quoi penses-tu Chérif, est-ce que tu peux encore penser ? La manière
qu’a ton corps d’épouser les fines plaques de fer dit que tu es maintenant en
possession de la liberté propre à ceux qui ont un jour craqué. Qu’on a un
jour brisés. Mais quelle est ta météo intérieure, mon chéri Chérif ? dirait
l’animatrice de nos mercredis petits. Crachin de chauve-souris ? C’est d’un
triste ça Chérif ! Raconte-nous quelque chose de joyeux. Nuages
thermiques d’obsolescence programmée ? Ce n’est pas ton jour.
Les immeubles semblent démesurément tristes, comme s’ils avaient
aspiré l’humeur des habitants de la place. Chérif a l’air tout petit devant ces
géants de béton armé.
Il a l’air petit, Chérif le chétif, recroquevillé dans sa peine dont il est
pour toujours le seul maître. Peine. Période qui ne possède pas
d’instruments de mesure. Ni sablier ni clepsydre ni bougie ni horloge.
Personne n’aura l’autorisation de venir s’asseoir et de lui expliquer ce qu’il
vit, ni de donner de noms à son épouvante, ni de formes à ses larmes. S’il
veut en pleurer des froides, il pleurera des perles de glace, et s’il ne veut pas
parler, il ne parlera pas.
Il n’est pas le seul comédien sur les planches, mais son texte ne
s’adresse qu’à lui-même. Quand il ouvre son visage pour donner la
réplique, ce n’est plus lui, c’est un jumeau décalqué à la va-vite qui
s’exprime, à partir de ce qu’il était lorsque tout était avant. C’est une
photocopie dont seul le verso semble offrir quelques mots de réconfort avec
lesquels on formera une phrase pour rassurer la mère. Qu’elle n’ait pas
perdu tous ses enfants dans la bataille.
À quoi penses-tu, Chérif ?
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On pense à ça, affalés sur le banc, la peinture qui s’écaille dessous nous,
ces assises qu’ils casseront elles aussi. Ce qui procure de la joie ou du repos
ne tient pas dans le temps, chez nous. Ils laissent se délabrer les stades,
bouchent les raccourcis, sécurisent les aires de jeux, ils baisent les forêts,
confisquent chaises et chichas, démolissent les passerelles, tout ce qui
permet de prendre un peu de hauteur, ils spéculent sur les endroits non
construits, les espaces de reprise du souffle et de rêveries. Alors pouvoir
s’affaler sur un banc, encore, c’est presque un luxe. On pense à ça et on se
les dit ces paroles qui n’ont de sens que pour nous. Nos mots sont
comprimés par le climat. Il fait si lourd c’est un truc de fou. La chaleur
semble s’allonger sur chaque syllabe qu’on prononce et tasse nos
interrogations.
Sur le banc, on parle de ça.
On prend le temps qu’il nous reste.
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Puis Samy dit à Bak viens on y va vite fait nan, pour voir. Bak passe ses
jambes d’un côté et de l’autre de la moto et se tracte le plus à l’avant
possible. Samy se pose derrière lui et, les bras tendus vers l’arrière, il
s’accroche à la bavette. Ils démarrent, s’approchent de quelques mètres du
bruit et de la fumée qui progressivement efface la scène – les corps comme
le décor, la pyramide. Bak dit gros ça commence à piquer, je vais pas plus
loin.
Samy aperçoit à travers les volutes grises le visage de Chérif et ses
mains menottées. Leurs regards se croisent. Samy voit les lèvres de son
frère bouger. Il n’entend rien mais sait – on sait quand on n’a jamais vécu
un jour l’un sans l’autre – ce qu’il dit : toi et Bak, vous bougez, vous rentrez
à la maison. Samy dit viens on bouge. Bak fait jouer les gaz et demi-tour.
Ils reprennent la rampe pour descendre et, une fois sous la dalle, croisent
des voitures de flics qui arrivent en renfort.
Dedans, il y a des mecs qui ont l’air contents d’être là, contents que les
collègues aient enfin provoqué un peu d’action, leurs yeux à l’affût
rencontrent les leurs. Bak dit oh non et pense, c’est pas notre moto, on a pas
de permis, ils kiffent passer du temps avec nous comme des tontons
bizarres, vas-y on est morts.
Et, en effet, la suite est connue. Ils prennent la fuite la peur au ventre de
se faire serrer et plus grande encore celle de se faire savate par les darons.
Ils slaloment, gracieux malgré tout, dans des rues qui les ont vus à tous les
âges – les corps petits, les casquettes trop grandes, les sacs à dos avec le
prénom dessus et le goûter à l’intérieur, les ballons ronds, les voix qui
muent, les fous rires à se casser des côtes, et les rêves d’ailleurs –, se font
pourchasser comme des mafieux le coffre rempli de cocaïne dans un drive
by à LA, et puis – personne ne saura jamais l’expliquer à celles et ceux qui
demanderont pourquoi – Bak et Samy semblent se mettre à exister un peu
trop, pour ces hommes qui peinent à les rattraper. Un peu trop fort, un peu
trop loin.
Un peu trop, quoi.
Agrippé à la taille de Bak, Samy se retourne pour jeter des coups d’œil.
Il entrevoit, malgré les phares qui l’éblouissent, les traînées que la pluie
mêlée à la poussière a formées sur le pare-brise de la voiture qui les suit. Et
derrière la vitre il discerne, croit discerner, le coin d’une bouche moqueuse,
l’éclat d’une pupille dilatée, des visages par fragments émergeant de
l’ombre de l’habitacle, sommairement éclairés par les réverbères plantés le
long des trottoirs. Et puis il voit, croit voir, des sourcils se froncer,
l’adrénaline gonfler les veines d’un bras et au bout de ce bras des doigts,
aux jointures blanchies par la préhension, se resserrer autour d’un calibre.
Et puis il sait, croit savoir, que c’en est fini d’exister comme ils existent,
Bak et lui, là tout de suite : devenus indésirables, à punir ; infiniment de
trop. Et il entend, croit entendre, dans son dos qu’on presse une détente et
qu’on ouvre le feu. Trois fois, il entend, croit entendre, le feu s’ouvrir.
S’ouvrir le feu.
S’ouvrir le feu.
S’ouvrir le feu.
Une première balle atterrit dans la jambe droite de Bak qui hurle sous
l’impact. Une deuxième pénètre l’espace entre l’omoplate gauche et la
colonne vertébrale de Samy. Il sent le souffle de la dernière comme un
secret au seuil de son oreille, juste avant que tout autour de lui
s’assombrisse.
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Sur une passerelle reliant deux pieds d'immeubles au-dessus de la dalle, j'aperçois Samy qui se tient debout. Transparent, à la surface des billes de gaz dans I'air. Fixe, le bras enroulé autour d'un pilier avec la main qui lui arrive au niveau de la tête, il a la joue collée contre le béton froid. Un survêtement iridescent l'habille. Il est beau, mort et nous observe, l'iris amusé. Je crois, comme dans les films, qu'il m'adresse un léger signe de la tête pour me dire bonjour de l'au-delà. Pour me dire ça va, en vrai, dans l'au-delà. Pour me dire, tranquille, on est là, on est ensemble, toujours, dans l'au-delà. Pour me dire on a du temps, dans l'au-delà, on vous attend mais pressez-vous pas, faites vos trucs ici. Pour me dire on n'a plus que du temps, dans I'au-delà, on n'a que ça. Là-bas, du temps.
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Vidéo de Diaty Diallo
Pour ce nouveau « Rends la joie », Kiyémis reçoit l'écrivaine Diaty Diallo. Elles discutent de la façon d'entretenir nos feux de résistance, intérieurs et collectifs.
Daty Diallo est écrivaine, performeuse, photographe. Elle a publié Deux secondes d'air qui brûle, un roman sur les dévastations policières infligées à la jeunesse des banlieues. Elle a publié récemment un texte sur Mediapart lors du mouvement contre la réforme des retraites.
Kiyemis est autrice, poetesse et conferenciere. Elle travaille sur la question de l'amour de soi, du « body positive » et de la place des afrodescendantes dans les espaces europeens. Elle a publie en mars 2018 son premier recueil de poésie, À nos humanités révoltées (editions Metagraphes), et à l'automne 2022 l'essai Je suis votre pire cauchemar ! (éditions Albin Michel).
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