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Lapone Antonio (Autre)
EAN : 9782205076370
88 pages
Dargaud (21/08/2020)
3.84/5   74 notes
Résumé :
New-York, 1940. Navit, une jeune artiste désargentée, hérite d'un journal de charme quelque peu désuet : 'Gentlemind'. Combative, intelligente et audacieuse, elle s'improvise patronne de presse et se lance le défi insensé d'en faire un magazine moderne. Hantée par le souvenir de son amant disparu sur le front en Europe, elle doit affronter la réalité d'une société américaine en plein âge d'or mais résolument machiste...
Un récit profondément touchant, sur tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  14 avril 2021
Brooklyn, 1939. Navit et Arch sont un couple d'artistes. Lui est dessinateur, elle son modèle. Il la connaît tant qu'il est capable de la dessiner dans le noir. Malgré son talent certain, il peine à trouver du travail. Mais le jour où il montre ses planches à H.W. Powell, un riche homme d'affaires, propriétaire notamment du journal "Gentlemind", celui-ci tombe sous le charme de Navit et se propose de l'embaucher à condition qu'Archie la lui présente. Malgré ses réticences, le jeune homme accepte. Powell tombe aussitôt sous le charme de la jeune femme, faisant d'elle son égérie... Une situation bien loin de plaire à Archie...
Ce premier tome d'un diptyque met sur le devant de la scène la jeune Navit qui, devenue héritière, va tout faire, à coup de persuasion, de ténacité et de charme, pour sauver le magazine de charme "Gentlemind". Tâche d'autant plus ardue qu'elle évolue dans un monde machiste. L'on suit, en parallèle, le parcours de Waldo Trigo, avocat de la société "Canasta Sugar Company", qui ne supporte plus le rôle qu'on lui fait endosser. Si la lecture des premières planches est floue et vague (ellipse, moult personnages), la suite n'en est que plus agréable. Ce premier tome se veut avant tout la peinture d'une société changeante, d'une époque mais surtout d'une femme moderne et libre. Graphiquement, le coup de crayon élégant et raffiné, les couleurs un brin rétro ainsi que le découpage dynamique d'Antonio Lapone soufflent un sentiment de liberté et nous plongent parfaitement dans l'ambiance des années 40.
Un album original et riche...
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mariech
  03 septembre 2020
Gentlemind c'est l'histoire de la résurrection d'un magazine masculin devenu désuet .
C'est la rencontre avec la belle et talentueuse Navit qui va tout faire pour que le magazine renoue avec le succès .
J'avoue qu'en début de lecture j'ai été un peu désorientée , j'ai eu un peu de mal avec les dessins , les coloris assez soutenus mais heureusement j'ai continué ma lecture et au fil des pages , j'ai de plus en plus apprécié cette bande dessinée .
J'aime bien de temps en temps lire des choses qui me surprennent .
La surprise fut plus qu'agréable , les personnages sont touchants , complexes et j'ai ralenti ma lecture sur la fin pour mieux savourer l'histoire .
Un grand merci aux Editions Dargaud et à Netgalley .
Commenter  J’apprécie          320
sylvaine
  11 août 2020
Gentlemind, tome 1 Diaz Canales, Valero et Lapone chez Dargaud
Un regard capté par la somptueuse couverture de cet album, un résumé alléchant, me voilà plongée dans le premier tome de Gentlemind.
L'histoire commence à Brooklyn, 1939, Navit une belle et jeune femme vit avec Arch Parker, un dessinateur de talent sans emploi. Il est finalement embauché par H.G Powell propriétaire du journal Gentlemind.. Bientôt Navit deviendra l'égérie du millionnaire ..et la propriétaire d'un journal exsangue qu'il lui faudra relancer à tout prix. L'aventure commence ....
Difficile pour une femme d'être reconnue dans un monde d'hommes où la femme est l'épouse ou la compagne de plaisir de monsieur et surtout pas une femme d'affaires.
Le sujet est bien traité , le contexte historique, socio économique aussi. le tout sans doute inspiré par l'histoire de la revue Esquire .
J'ai par contre moins apprécié le graphisme des planches d'Antonio Lapone. Les personnages très stylisés ont des allures souvent similaires , j'ai eu beaucoup de mal à identifier les personnages principaux d'une planche à l'autre cela a du coup entaché mon plaisir de lecture. C'est sans aucun doute mon manque d'expérience dans ce genre littéraire qui explique ce ressenti. Pardon.
Je remercie chaleureusement les éditions Dargaud pour leur confiance
#GENTLEMIND #NetGalleyFrance
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Bdotaku
  31 août 2020
« Gentlemind », c'était un peu l'arlésienne de la bande-dessinée : cela faisait tellement longtemps qu'on entendait parler de ce projet et qu'on l'attendait sans rien voir venir, qu'on s'était peu à peu résignés à ce qu'il n'aboutisse pas…. Et puis finalement, délicieuse surprise l'annonce tomba en plein Covid : Diaz Canales scénariste espagnol de l'incontournable « Blacksad » et du nouveau « Corto Maltese » et sa compagne Teresa Valero connue pour la belle trilogie « Curiosity shop » s'alliaient à Antonio Lapone spécialiste ès-fifties pour nous concocter une histoire d'émancipation et un hommage à la presse américaine.
L'envers du décor
Le New-York décrit par le trio apparaît comme une ville impitoyable dans laquelle les artistes n'ont d'autre choix pour survivre que de se compromettre tandis que des avocats sans scrupules défendent les intérêts de grandes multinationales au détriment des droits des plus faibles, même quand ils sont eux-aussi des immigrés de fraîche date…
C'est donc une ville où l'on perd facilement sa dignité et ses amours … Durant ces 88 pages, les personnages ne cessent d'évoluer et acquièrent une réelle profondeur.
Un récit d'émancipation
Comme le montre la splendide couverture de l'édition standard, on a affaire à un récit d'émancipation : Navit, la belle jeune femme issue d'une famille juive traditionnelle part à la conquête de New-York. Cherchant à fuir la misère (tout aussi bien peut-être que le racisme ambiant), elle se rebaptise Gina Majolie et devient célèbre. Par sa liaison scandaleuse d'abord qui fait la une des journaux people puis par sa photo sur la couverture des magazines ensuite. Mais les auteurs la font se servir de son corps dans une société machiste et patriarcale comme d'une arme pour mieux lutter contre cette dernière. En effet, l'épisode 1 montre son affranchissement progressif.
Lorsqu'elle hérite, elle refuse de perpétuer la tradition des Powell Follies et ne veut pas du théâtre : elle ne se place donc pas du côté de l'exploitation du corps des femmes. de même, après sa « une » spectaculaire, elle bannit les pin-ups de ses couvertures. En revanche, elle agit comme un diffuseur, via son magazine, de l'intelligence féminine : elle fait intervenir des femmes pour bousculer le côté stéréotypé et daté du journal et elle embauche une jeune immigrée photographe de talent pour des reportages sociétaux. Grâce aux femmes donc, la revue « Gentlemind » perd de sa frivolité, acquiert de la dignité et prend un nouveau départ La réciproque est vraie : grâce à la revue, Navit trouve une raison d'être (Trigo aussi d'ailleurs) et la jeune reporter également. En effet, ce personnage secondaire demeure encore assez mystérieux mais il apparait comme un double de l'héroïne (bien que douée, elle doit se résoudre à faire des photos de touristes sur Coney Island pour survivre avec son enfant et elle semble avoir dû fuir l'Europe donc elle est peut-être juive elle aussi). C'est donc une ode à cette presse qui fit découvrir des romanciers talentueux, tels Fitzgerald ou Hemingway, des illustrateurs et de grands reporters photographes, mais c'est aussi et surtout une ode à la femme.
Un dessin au diapason
Qui d'autre qu'Antonio Lapone pouvait donner vie à ce passionnant récit à la « Mad Men » ? Cet héritier d'Yves Chaland, de Serge Clerc et du style atome affectionne depuis toujours l'imagerie américaine des années 1950. On l'a vu dans « Adams Clark » et son artbook « The New Frontier » notamment. Comme il le déclare lui-même : ses « racines graphiques plongent dans le monde de la création publicitaire, les portfolios d'affichistes ou les croquis de mode. Nombre de pages de magazines des années ‘50 et ‘60, un univers fait d'élégance et de compositions graphiques, sont une source intarissable d'inspiration ». On retrouve ainsi l'influence de Marcello Dudovich, un des pères de l'affiche publicitaire italienne moderne ou encore d'Achille Luciano Mauzan et Leonetto Cappiello, avec leurs jeux de contrastes entre le noir et le rouge dès la couverture et leur palette de couleurs. On peut même dire que le héros Arch est comme une mise en abyme du dessinateur car il utilise le même astérisque en guise de point pour sa signature et que ses affiches, dans un savant jeu de miroirs, rappellent la composition des tableaux de Lapone.
Les planches sont extrêmement variées tant dans le format des cases - illustrations pleines pages qui reproduisent de vraies-fausses couvertures de magazines ; doubles pages montrant les kiosques de journaux débordants ou la rédaction du journal – que dans leur disposition et leur palette de couleurs. le dessinateur crée constamment des ambiances différentes ; on a une impression d'urgence, de profusion et de mouvement grâce au crayonné apparent qui retranscrit bien également le rythme de la grande ville. Certains diront que le dessin en devient parfois peu lisible, je préfére penser qu'il est emporté par l'élan qui anime les protagonistes et que ce côté virevoltant mime l'exaltation et le dynamisme des héros.

Ce tome introductif est réussi tant au niveau du scénario que de sa mise en images. Il embrasse brillamment plusieurs genres et les transcende. On ne sait si l'on est devant une évocation historique des années 1940, une satire du rêve américain, une saga entrepreneuriale à la « Largo Winch » en jupons, une comédie dramatique ou romantique avec des triangles amoureux qui se démultiplient. Tout cela donne une oeuvre riche dont l'humour est loin d'être exclu (ah, la scène du brainstorming au champagne !). C'est une fiction enlevée avec un Lapone inspiré. On a envie d'adresser aux auteurs les propos si joliment tournés qu'ils ont mis en exergue. En effet, grâce à cette femme et ces deux « hommes créateurs de fiction (…) à leurs mots et à leurs images, nous voyons à chaque fois le monde avec des yeux neufs ». Vivement la suite (et la fin) !
#GENTLEMIND #NetGalleyFrance

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umezzu
  01 juin 2021
Sentiments contrastés à la lecture de cette BD. le dessin de Antonio Lapone est tout en angles et en découpages travaillés. le premier abord séduit. Mais les personnages eux sont quasi-interchangeables; les visages notamment manquent de contrastes. Difficile de suivre le début du récit, tant qu'il ne se centre pas sur l'héroïne : Navit, ex-danseuse, ex-égérie d'Archie, un artiste au dessin brillant, finit mariée à H.W. Powell, un vieux riche, qui a son décès lui lègue comme principal actif un magazine : Gentlemind. A elle de le développer. Heureusement pour elle, sa route croise celle de Waldo Trigo, un ex-avocat qui semble avoir le béguin pour elle.
La réussite de la BD tient surtout dans le rythme apporté par les dessins. L'histoire d'amours contrariés, centré sur une dynamique et ambitieuse Navit est plus convenue.
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critiques presse (3)
ActuaBD   20 octobre 2020
Ce premier tome Gentlemind réussit donc à transporter son lecteur dans un cadre flamboyant. La mise en place de cette atmosphère si saisissante a bien une contrepartie : le récit ne s’emballe réellement qu’à partir de la seconde partie de l’album. L’histoire nous tient alors en haleine jusqu’à la dernière page.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   24 août 2020
Original dans son propos, mettant en avant une héroïne au caractère bien trempé, Gentlemind l’est aussi par son style graphique.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LigneClaire   14 août 2020
Comme toujours avec Lapone, c’est un feu d’artifice graphique [...] Un tome 1 qui passe en revue le monde de la presse écrite à grand tirage avec ses ténors et patrons de choc.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BdotakuBdotaku   31 août 2020
-Ensemble nous pouvons hisser « Gentlemind » au sommet du paysage éditorial. Pour cela, il nous faut des contenus nouveaux, audacieux, qui passionnent l’homme d’aujourd’hui. Nous avons besoin de vos idées ! Vous avez travaillé pendant des années dans une revue masculine. Vous êtes tous des hommes, pour l’amour de dieu ! Si vous en savez pas ce qui plaît aux hommes, alors qui ?
- Leurs mères
- Comment ?
- Leurs filles, leurs femmes, leurs sœurs, leurs maîtresses. Nous avons besoin de femmes.
(Trigo et Navit p. 48)
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BouvyBouvy   22 août 2020
Les hommes aiment les histoires. Ils les écoutent sans répit du berceau à la tombe… et ils n’en n’ont jamais assez.
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ludi33ludi33   17 août 2020
- Je vous ai vu au procès pour l'assassinat des employés de la Canasta. Quelqu'un a dit à cette occasion que vous étiez l'image de la dignité.
- Vous aussi, vous avez cette impression ?
- Je ne reconnais pas toujours la dignité quand je la vois. Vous m'aiderez ?
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LucilliusLucillius   09 septembre 2020
J'ai été mariée quatre fois et j'ai neuf enfants. Ce qui plaît aux hommes, c'est de dormir comme des porcs, de manger comme des porcs et de forniquer comme des porcs.
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MaplumedepaonMaplumedepaon   15 août 2020
Il n'existe pas d'homme assez intégre pour pouvoir tuer sans se transformer en criminel. Ni de société assez pure pour ne pas devenir infâme en arrachant une vie !!
Réfléchissez-y Mesdames et Messieurs.
Et faites ce que vous devez faire et non ce qu'on attend de vous.
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