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Laurence Viallet (Traducteur)
EAN : 9782259185554
312 pages
Plon (22/01/2009)
3.82/5   194 notes
Résumé :
" Peu importe en quoi vous croyez, le fukû, lui, croit en vous. " Le fukû, c'est la malédiction qui frappe la famille d'Oscar, une très ancienne légende dominicaine. Oscar, rêve de mondes fantastiques, s'imagine en Casanova ou Tolkien, tombeur des îles et génie des lettres... au lieu de quoi il grandit et grossit au fond de sa classe et de son New Jersey, binoclard fou de SF, souffre-douleur obèse et solitaire.

Et ses seuls super pouvoirs sont ses vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 194 notes

gonewiththegreen
  23 mai 2021
Quelle entrée en matière. Un parler argotique , des phrases cinglantes , un peu d'espagnol qui se glisse ici ou là. Tout ça pour nous parler d'Oscar , un gros boutonneux dominicain exilé dans le New jersey dans les années 80.
Et en plus, il y a des notes (qui peuvent presque prendre toute une page) qui nous narre l'histoire de Santo Domingo et de la république dominicaine , depuis les conquistadors jusqu'à Trujillo, bel enculé surnommé 'face de gland' par ses compatriotes.
Et puis , on plonge dans la culture antillaise avec le 'Fuku' , sorte de malédiction qui te colle aux basques et qu'ont choppé les Kennedy (puissant le truc quand même).
300 pages d'éclate donc.
Nan :(
je ne sais pas ce qui s'est passé , c'est très long... Pauvre Oscar, puceau un jour, puceau toujours . Sa soeur, sa mère, leur vie difficile , entre coups , viols mais toujours l'honneur, l'abuela et l'abuelo victimes de "face de gland"..tout ça est prometteur.
Mais je n'ai pas accroché , trouvant l'ensemble très poussif, étant surtout déçu alors que les planètes semblaient s'aligner. Bon , je me suis fait un peu chier, ni plus ni moins.
tant pis.
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bilodoh
  09 mars 2022
Histoires de familles hantées par la malédiction du « fukù », de la République Dominicaine à Nueva York.

Dans une alternance de chapitres centrés tour à tour sur les différents personnages, on a Oscar, un joli petit garçon qui devient un ado obèse, qui tombe amoureux de toutes les filles. Il vit en partie dans l'univers parallèle de la SF, de la fantasy et des jeux de rôles. Il est plus à l'aise avec la langue elfique qu'avec celle des approches amoureuses.

Sa soeur Lola qui protège au mieux son petit frère, mais qui deviendra une rebelle et devra même se réfugier auprès de « La Inca » en RD.
Retour quelques années plus tôt, celle qu'on a d'abord vue comme une mère intransigeante, est une ado qui travaille dans la boulangerie avec « La Inca ». L'adolescence l'a transformée en une femme trop belle pour son bien…

Les années 40, avec les grands-parents d'Oscar, le père médecin et la mère infirmière, des intellectuels, qui ferment les yeux sur les horreurs de la dictature de Trujillo, jusqu'au jour où leur fille Jackie devient une adolescente trop jolie, le genre de proie préférée du tyran…
Du mal de vivre aux tortures physiques, un roman fort, qui raconte les tragédies des générations de Dominicains. À plusieurs endroits, l'auteur a ajouté de longues notes de bas de page pour situer les personnages historiques et montrer ainsi que même si c'est un roman, il est basé sur événements et des drames humains réels.
Le texte est intéressant, mais pose plusieurs difficultés de lecture plus ou moins grande selon votre « background » linguistique. D'une part, la prose comporte beaucoup d'expressions en espagnol typiques de la République Dominicaine.
D'autre part, certains chapitres où parlent des jeunes à New York utilisent un langage très argotique. « Avec ses petos, on bédave et on ne pense qu'à bouillave. On kene sa reumda ». (Peu signifiant pour une Québécoise, je me sens bien loin du « slang » de New York… j'aurais peut-être dû lire en version originale.)
Une troisième difficulté tient à la personnalité d'Oscar. Il fait constamment référence au monde de la SF, des Morlock, de Tolkien ou des Marvel. Il faut savoir de quoi il s'agit quand on parle de l'anneau ou de Sauron…
Un très bon roman, mais pas pour tout public.
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Deslivresalire
  27 janvier 2021

"N'importe qui à Santo Domingo pourrait vous raconter une histoire de fukù qui s'est déchaîné dans sa famille".
Cette légende ou cette malédiction s'est abattue sur la famille d'Oscar, dans cette île sous l'emprise du dictateur Rafael Leonidas Trujillo dans les années 30 à 60.
"Oscar, à l'époque bénie de sa prime jeunesse était un petit Casanova.
Mais à partir du moment ou Maritza l'avait largué, sa vie était partie en eau de boudin.
Les deux années suivantes, il s'est mis à grossir à vue d'oeil. La préadolescence ne lui a pas fait de cadeaux, brouillant les traits d'un visage devenu tout sauf mignon, constellant sa peau de boutons ; il a commencé à se sentir mal dans ses pompes et sa passion -pour les Sous-Cultures !- à laquelle personne n'avait jamais trouvé à redire, l'a soudain fait passer pour un Tocard avec un grand T".
"L'année de sa seconde, Oscar a découvert qu'il pesait la bagatelle de cent onze kilos".
Et le fukù avait déjà fait son oeuvre sur sa mère, et n'épargnera pas sa soeur non plus...
A mon avis :
Au delà de la vie (brève et merveilleuse ?) d'Oscar, c'est aussi une part de la société Dominicaine sous la domination dictatoriale de Trujillo qui nous est exposée.
Et je crois que c'est bien ce qui fait l'intérêt de ce roman, même si cet aspect ne fait pas l'essentiel du récit et que finalement il ne soit que survolé.
Pour le reste, difficile de rentrer dans l'histoire, pour plusieurs raisons :
-les personnages n'ont rien d'attachant, ils sont décrits par une tierce personne qui ne donne qu'une vision extérieure et insuffisante pour s'en imprégner ;
-le mode narratif, avec un langage jeune, des mots en verlan et parfois en Espagnol ou en patois dominicain, m'ont dérouté, au point parfois de ne tout simplement pas comprendre leur sens, n'ayant que peu de notions d'Espagnol (et quand bien même, il me semble qu'une note de traduction en bas de page aurait été bienvenue) ;

-l'histoire de ce jeune homme et de sa famille n'a pas d'intérêt majeur en elle même, si ce n'est pour illustrer la vie sous la dictature, mais c'est insuffisant pour tenir le lecteur accroché tout au long du récit, qui par ailleurs, commence trop lentement pour instiller une dynamique de lecture.
Il faut malgré tout reconnaitre une certaine originalité dans le style littéraire, qui démarque ce roman, mais qui reste insuffisante pour rendre ce livre indispensable.
Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog :
https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
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bdelhausse
  27 avril 2021
Junot Diaz réussit (à mon avis) un tour de force. Faire rentrer en 293 pages plusieurs livres. Il y a l'histoire d'Oscar... Surnommé Oscar Wao, pour Wilde, par ses potes et ses moins potes. Il y a l'histoire de la République Dominicaine, et du Trujillanisme... Il y a une saga familiale, sur plusieurs générations. Il y a New York, en creux, dans les errances d'Oscar. Il y a une amitié entre un frère et une soeur, Oscar et Lola. Il y a une fabuleuse histoire d'amour, celle d'Oscar et de son envie de tirer sa crampe, mais voilà ! il est obèse et complètement geek, accroc au jeux de rôles et au cinoche de genre. Pas le truc qui permet d'emballer les filles. Et Oscar, il tombe amoureux à la seconde. C'est un roman sur le mal de vivre, sur le suicide, l'auto-destruction, l'apreté de la vie.
C'est aussi l'histoire de fuku, une malédiction maousse, qui suit la famille d'Oscar, depuis le grand-père, voire avant. Faut dire aussi que Trujillo, comme lanceur de fuku, il maîtrise le sujet comme personne.
C'est surtout un style déjanté. Incroyablement personnel et déroutant. On a un peu de mal au début. Je me suis accroché et je n'ai rien regretté. A côté de ce récit La Fête au Bouc de Vargas Llosa, c'est Bonhommet et Tilapin. Une chiure de mouche. Junot Diaz multiplie les figures de style fleuries. Les références à Tolkien et à son oeuvre, à de multiples jeux de rôle (Aftermath... j'y ai joué) et il emballe sec. Il y a de l'autobiographie, une sorte de coming-out, dans le rapport qu'Oscar possède avec Yunior qui rêve de se faire Lola, mais que sa nature dominicaine empêche d'être fidèle et pousse à tringler tout ce qui passe. Ne considérez pas que c'est leste, obscène ou vulgaire. Rien de tout cela dans le récit de Diaz. Mais beaucoup de tendresse, de fatalité et de poésie sauvage. A l'instar de la vie elle-même.
Le livre, je l'ai appris lors du Challenge Multi-Défis 2021, est sur la liste des incontournables de David Bowie. Je n'en suis pas étonné. Je me suis régalé. Un roman rock'n'roll.
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Nadrouge
  04 février 2021
Oscar, adolescent obèse, mal dans sa peau et fan de SF, est le petit dernier d'une famille de République dominicaine frappée depuis plusieurs générations par le Fuku (malédiction issue d'une ancienne légende de l'île).
Au gré des chapitres, nous apprenons de quelle façon ce Fuku a influencé la vie de chacun. de la grand-mère "la Inca", de la mère Beli, vivant toutes deux sous la dictature de Trujillo, tyran sanguinaire, ainsi que de celle d'Oscar et de sa soeur Lola.
Malgré un début difficile, j'ai réussi à me familiariser à l'écriture truffée d'argot et d'expressions espagnoles, ainsi qu'aux énormes notes de bas de page, très intérressantes, dans lesquelles on apprend beaucoup d'anecdotes sur l'histoire de cette petite république.
Cette fresque familiale m'a passionné et j'en conseille la lecture ne serait-ce que pour son originalité.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   04 novembre 2014
C'est presque fini. Presque terminé. il ne me reste plus que deux trois bricoles à vous montrer avant que votre Gardien accomplisse son devoir cosmique et se retire enfin dans la Zone Bleue de la Lune, pour ne plus être entendu jusqu'aux Derniers Jours.
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bilodohbilodoh   09 mars 2022
Vous ne comprenez pas ce que c’est de grandir avec une mère qui jamais de sa vie n’a dit un mot positif, que ce soit à propos de ses enfants ou du monde, qui s’est toujours montrée soupçonneuse, vous a toujours rabaissée et a passé tout vos rêves à la moulinette.

(10/18, p.68)
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blandine5674blandine5674   09 septembre 2017
La première fois qu’il a entendu l’expression ‘un enfer peuplé de crétins’, il a su exactement où il se trouvait et quels en étaient les habitants.
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LadyOsoleilLadyOsoleil   20 février 2017
Le blème, c'était qu'en matière de mujeres, mon coturne ressemblait à personne sur cette planète.
D'un côté, c'était le pire cas de non-toto-itis que j'avais jamais vu. La dernière personne de ma connaissance qui s'en approchait un tant soit peu, c'était ce pauvre gamin originaire du Salvador que je connaissais au lycée, qui avait la gueule toute cramée, et qui pouvait pas serrer de rate parce qu'il ressemblait au Fantôme de l'Opéra.
Eh bien : c'était pire pour Oscar que pour lui. Au moins, Jeffrey pouvait honnêtement tout mettre sur le dos de son état de santé. Que pouvait dire Oscar? Que c'était la faute de Sauron?
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bilodohbilodoh   09 mars 2022
Un exil dans le Nord! À Nueva York, une ville tellement étrangère que même La Inca n’avait jamais eu les ovaires de s’y rendre.

(10/18, p.172)
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Vidéo de Junot Diaz
Junot Diaz - part 6
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