AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290038229
Éditeur : J'ai Lu (02/05/2012)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Trois personnes se retrouvent livrées à elles-mêmes dans un complexe industriel abandonné par les Américains au profit des Chinois lors de la passation de pouvoir à Shanghai à la fin des années 1940. Ils ont été choisis pour donner les clés du site aux nouveaux propriétaires. L'insupportable attente permet à chacun de se livrer à une profonde introspection.

1949. La République populaire de Chine tout juste proclamée invite les compagnies étrangères in... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Krout
  26 juin 2016
Ah ! Ah ! Ah ! Je ne sais pas vous, mais moi j'apprécie beaucoup l'ironie. Je n'ai pas grand mérite : au pays de la bière, on aime plus qu'ailleurs un petit arrière goût d'amertume ainsi que ce côté éphémère d'une bonne mousse. Osez sans pudeur un oeil amusé et bienveillant sur ma critique et puis courez découvrir ce roman précurseur. Ne trouvant pas à la bibliothèque en ma cinquième tentative Ubik dont je n'arrête pas de lire d'excellentes critiques d'amis Babeliotes enthousiastes, je regarde sur l'étagère dans l'intention pour une fois de m'adonner à de la bonne science fiction. (J'ai vu au cinéma Minority report, Total recall et Blade runner.) Or je vois que celui-ci est son premier roman, la 4ème de couverture indique que c'est l'histoire d'une nationalisation en 1949 d'une entreprise américaine par la République de Chine. D'où j'en conclus de suite qu'il s'agit plutôt d'un roman historique. QUOIQUE ! (Oui belge aussi ;)) Ce serait quand même ironique, si l'histoire repassait les plats, comme dans un bon repas. Après l'engouement empressé des gloutons capitalistes durant ces dernières années pour bouffer l'empire du milieu. Car comme le veut l'adage chinois (mal traduit) Riz rat, riz jaune car pour toi c'est du Chinois et je serai encore là que tu n'y seras pas. Allez je prends et me demande laquelle des ces deux nations est donc sans pudeur ?
Evidemment le titre original Gather Yourselves Together peut avoir un sens plus riche et s'appliquer à chacun des trois membres de l'entreprise choisis au hasard pour veiller sur le site jusqu'à la remise des clés à ceux qui en réclament la nue si pas la due propriété. Ces trois là deviennent alors les maîtres tout puissants mais de manière extrêmement temporaire d'un monde (la succursale de la société) en stade inéluctable de disparition. Revoilà l'ironie qui pointe le bout du nez avec ce pouvoir infini sur quelque chose qui n'est déjà plus. Deux hommes, une femme, un environnement clos, un pouvoir illimité mais éphémère : whouah cela peut partir rapidement dans tous les sens. ^^ Surtout lorsqu'on apprend que deux d'entre eux ont déjà eu une relation et que le troisième ne connaît encore rien à la vie. Des mondes qui ont déjà basculés et un dont le lecteur ressent que le moment est inéluctable et imminent. Trois beaux personnages qui par des personnalités bien marquées ne peuvent qu'intriguer et intéresser. Et l'influence des classiques littéraire américains se fait ressentir dans le recours omniprésent au whisky. J'ai déploré quelques longueurs dans des digressions intempestives, cela ne m'a pas empêché de me laisser embarquer jusqu'au bout dans une agréable et intelligente lecture.
Pour ne décrocher finalement que sur l'érudite postface de Daniel Tron qui nous assène une série de vérités comme autant de certitudes sur l'oeuvre Dickienne. Je m'en voudrais d'ailleurs de ne pas mentionner le titre de la thèse de doctorat de ce savant professeur : Imaginaires Paradoxaux, de la métalepse chez Philip K. Dick et Terry Gilliam. Décidément l'ironie m'aura poursuivit, moi qui dans ce roman précisément aie eu l'impression que l'auteur s'interrogeait sur les doutes d'une réalité apparemment établie dans la durée et parallèlement sur les doutes philosophiques et ceux de la création littéraire. Mais bon, comme je le disais c'est mon premier Philip K. Dick, et cela tombe bien c'était aussi son premier !
Une expérience que je recommande à toutes et tous.^^ Et un livre qui me semble aujourd'hui d'une urgente actualité avant que notre monde n'ai irrémédiablement basculé. Philip K. Dick, dans ce livre historico-géopolitique, attire notre attention sur l'illusion de la permanence, il serait non pas ironique mais sot de le rejeter sous prétexte qu'il a écrit d'autres choses après. LOL
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
vegalia
  08 juin 2013
Trois américains :une femme et deux hommes, d'anciennes connaissances, se retrouvent tout seuls pour garder un complexe industriel en Chine jusqu'à ce que les nouveaux proprios arrivent. Comment occuper ses journées quand on a rien à faire ? en ressassant le passé. La femme a aimé les deux hommes, qui sont amis. Pour l'auteur, c'est l'occasion de parler des relations hommes/femmes, qu'est ce aimer ? doit-on tout dire à l'autre ? Se remémorer un passé fait souffrir, fait aussi se poser des questions sur ses véritables ressentis et sur nos relations avec l'autre. C'est un livre bien écrit dans un style impeccable et accessible. Les personnages sont attachants et on peut se retrouver dans cette femme qui a des relations complexes avec des hommes, qui ne sait pas trop ce qu'elle veut, avec cet écrivain qui a envie de cette femme mais qui ne sait pas comment faire et de ce 3e personnage : le plus enigmatique des trois, le plus jaloux, celui qui n'a rien oublié de son ancien amour.
Commenter  J’apprécie          30
corinnice
  08 avril 2016
C'esrt le premier K. Dick que je lis, et pour comble ce n'est pas un livre typique de l'auteur, pas très représentatif semble-t-il... toujours est-il que je l'ai lu avec plaisir : certes, il y a peu d'action mais l'atmosphère étouffante (climat et relations entre les personnages) est bien rendue, les différents "flash-backs" qui jalonnent le livre sont suffisamment bien structurés pour nous faire entrer progressivement dans la peau de chacun des personnages et mieux les appréhender "de l'intérieur". Les deux personnages masculins sont comme caricaturaux de deux façons d'être radicalement opposées mais ils n'en ont pas moins d'épaisseur, et le personnage féminin, ballotté : de l'un à l'autre ajoute à la dimension philosophique du roman : rapport au temps, à la réalité, à la vie intellectuelle, à la jeunesse, à la nature et même à la politique ...
Bref, si vous ne cherchez pas absolument un roman de SF ou un K. DIck typique mais que vous aimez vous laisser distraire par un roman d'ambiance à dimension parfois méditative , c'est une bonne lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bouguiwara
  07 novembre 2012
Très étrange. Ce roman d'apprentissage n'est pas vraiment un K. Dick, mais c'en est un tout de même avec des thèmes forts : la destruction d'un monde, une vie post-apocalyptique, un jardin d'Eden...
Commenter  J’apprécie          40
gloubik
  11 avril 2016
Le lecteur qui se jettera sur ce roman en pensant trouver une histoire façon Blade Runner ou le maître du haut château sera déçu. En effet, ce roman, écrit à la fin des années 40 et publié pour la première fois en 1994,. n'est pas un roman de science-fiction. Hé non ! Philip K. Dick (1928 - 1982) n'a pas commencé par la SF. Ses premières oeuvres n'avaient rien à voir avec le domaine littéraire pour lequel il est connu.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   22 avril 2016
(Verne Tildon) se coulait peu à peu dans un style d'existence qui semblait lui convenir. Pourquoi ? Il n'aurait su le dire. (...) Un jour, il prit le temps de se regarder dans la glace et frotta les plis jaunâtres et distendus de son cou ; les poils de sa barbe naissante ressemblaient à des amorces de plumes sur la peau d'une volaille morte. Le reflet de ses yeux lui renvoya une absence de regard. Oui, il était devenu une espèce d'avorton de poulet plumé et carbonisé, suspendu à un crochet et qui séchait lentement sur place en pourrissant au fil des années. Un volatile mort-né, flétri, qui n'avait plus rien à donner..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
KroutKrout   25 juin 2016
La vérité était que tous ses rêves, toutes les idées qu'il se faisait depuis des années venaient de s'évanouir en un clin d'œil. D'éclater en silence comme une bulle de savon. Pour disparaître à jamais. Comme s'ils n'avaient jamais existé.
Commenter  J’apprécie          120
Th0uar_V1kTh0uar_V1k   29 juillet 2012
Les ordres, les règlements sont artificiels. Ils n'existent que s'il y a quelqu'un pour les faire appliquer. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Alors tout à coup, ils perdent tout leur sens. Ce ne sont que des conventions. À ne pas confondre avec les lois de la morale immanente. Ce ne sont que des prescriptions, rien de plus. Édictées par les hommes. Les nôtres ont fait leur temps.
Commenter  J’apprécie          20
BouguiwaraBouguiwara   04 novembre 2012
Mais la comparaison ne tenait pas en réalité. Barbara n'était pas un végétal. Elle avait peut-être été comme une petite pomme amère de Nouvelle-Angleterre, mais sa dureté actuelle n'avait rien de "vert" ; c'était la dureté de la pierre blanche.
Oui, elle était en train de se transformer en pierre, la calcification de la roche, la fossilisation étaient en marche ; les premières saveurs amères de la mort et de la vieillesse anticipées. La froidure de la tombe. L'effrayante haleine des morts.

Editions J'ai lu, page 177
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Philip K. Dick (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip K. Dick
Interview de Philip K Dick à Metz en 1977
autres livres classés : huis-closVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Test Voight-Kampff

Un collègue de travail vous apprend qu'il a malencontreusement écrasé un petit insecte. Quelle est votre réaction ?

Vous êtes infiniment triste
Bof,ce n'était qu'un insecte
Vous compatissez, mais au fond, vous vous en fichez un peu
Tant mieux ! Vous detestez ces petites bêtes

6 questions
414 lecteurs ont répondu
Thème : Blade Runner / Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. DickCréer un quiz sur ce livre