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EAN : 9782290315415
284 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/11/2001)
3.95/5   434 notes
Résumé :
Que la Terre, en ce lointain futur, soit chaque jour un peu plus torride — bientôt il faudra fuir la planète ! —, c'est là une réalité indubitable. Le doute, en revanche, règne sur l'identité des êtres. Qui est qui ?
Tous drogués, devenus "cognitifs" et télépathes, les Terriens ne vivent plus que dans le fantasme et l'illusion. Et Leo Bulero qui détient le secret du D-Liss fait la loi.
Jusqu'au jour où il lui faut affronter Palmer Eldritch, un aventuri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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Millencolin
  05 février 2018
Ne venez pas me faire croire que Philip K. Dick ne buvait que de l'eau et ne consommait que du tabac... A grands coups de D-liss et de K-priss qu'il l'a écrit ce roman, je vous le dis !
A ceux qui ont lu Ubik et qui l'ont adoré alors n'hésitez pas et foncez ! On retrouve les thèmes qui sont chers à l'auteur, à savoir des parallèles, et même des perpendiculaires, entre monde réel et monde imaginaire /rêvé / fantasmé. le tout s'imbrique, se mélange jusqu'au stade où le lecteur devient comme les personnages du livre, à ne plus savoir comment démêler le tout, puisque l'irréel, provoqué dans l'esprit à grands renforts de drogues concurrentes, devient tellement envahissant qu'il déborde sur le réel en laissant à la vue de n'importe qui les fameuses stigmates auquel le titre du bouquin, en version originale, fait référence.
Philip K. Dick nous embrouille l'esprit, nous soumet différentes questions, pour nous faire douter de ce que l'on pense voir et savoir de la réalité des choses qui nous entourent. Il vient même nous proposer une réflexion sur ce qui fait qu'un Dieu l'est effectivement, par son emprise, son pouvoir, son omniprésence... ne pourrait-on pas même parler de don d'ubiquité !?
Oui il était tordu cet auteur, un peu complètement barré même dans sa tête, mais c'est pour ça qu'on l'aime....
Toutefois, je tiens à préciser que malgré, le caractère certes confus et de plus en plus compliqué de l'intrigue, ce livre est extrêment facile de lecture. Les personnages sont plaisants et le tout est assez visuel.
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dourvach
  27 juillet 2021
"Le dieu venu du Centaure" ["The Three Stigmata of Palmer Eldritch", 1964 ; traduit de l'américain par Guy Abadia pour le compte des éditions Opta en 1969] est un égal qualitatif — dans sa fantastique profusion d'imaginaire — de la "trilogie de la Mort" que formeront quelques années plus tard "Ubik" ["Ubik", 1969], "Le guérisseur de cathédrales" ["Galactic Pot-Healer", 1969] & "Au bout du labyrinthe" ["A Maze of Death", 1970].
Sommet parmi d'autres chefs d'oeuvre de romanesque débridé, disséminés dans la carrière prolifique du grand Californien (1928-1982) : "Loterie solaire" ["Solar Lottery", 1955], "Les pantins cosmiques" ["The Cosmic Puppets", 1956], "Glissement de temps sur Mars" ["Martian Time-Slip", 1964], "Le Maître du haut-Château" ["The Man in the High Castle", 1962], "A rebrousse-temps" ["Counter-clock World", 1967], "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" ["Do Androids Dream of Electric Sheep ?", 1968]... qui fut adapté du vivant de l'auteur par Ridley Scott sous le titre "Blade Runner", sorti en 1982 et que "Phil" n'eût malheureusement plus le loisir d'admirer... Ce pour ne citer que ses romans les plus justement célèbres !
Les livres de DICK — romans comme nouvelles dites de "s.-f." — se lisent (et se sont d'ailleurs écrits) à une vitesse supersonique, née du talent si original de l'auteur mais aussi de cette aisance fort démocratiquement procurée par la tachypsychie amphétaminée, "cadeau" de la dernière guerre inondant les drugstores californiens, dont ceux d'Orange County... (Ne s'agissait-il pas aux pilotes U.S. d'éviter de "piquer du nez" au cours de leurs très longues missions à fort risque létal ?)
Tout nous bouleverse et nous séduit curieusement, quand certains personnages présentés semblent n'avoir que l'épaisseur du papier à cigarettes...
"Semblent" car la superficialité n'est là aussi qu'illusion : l'auteur vient "incarner" lui-même pratiquement chacun de ses personnages, "armé" de sa désarmante mais exemplaire empathie : comme pour ce Richard Hnatt dont nous nous trouvons à partager les pensées lorsqu'il se retrouve ligoté comme un cobaye passif et effrayé sur la table d'Evolthérapie de la Clinique "haut-de-gamme" du Dr Denkmal... et découvrons alors que nous avons accès à la cosmogonie personnelle de Philip K. Dick...
Et l'humour foudroyant du pince-sans rire" de Philip K. Dick, énonçant calmement la phrase suivante :
"Ils se trouvèrent bientôt devant un vaste laboratoire équipé de tout l'attirail scientifique et de deux tables à la Frankenstein au grand complet, sans oublier les fers destinés à entraver les poignets et les chevilles."
Et quelques pages plus tard (surtout si vous avez l'imprudence de rouvrir le livre à trois heures du matin), vous sentirez la réalité se dérober sous vos pas, se fragmenter bizarrement, partir en loques...
Ce charmant Combiné "PerkyPat" [or "P.P. Layouts, Inc."] des "Poupées Pat" (simili-Ken & Barbie, et leurs nombreux amis.. ) que n'aura nul besoin de fournir à ses clientèles captives la firme concurrente, responsable de la production du terrible K-Priss, lichen exporté (bien sûr illégalement mais avec le soutien d'une O.N.U. en perte totale de repères) du système stellaire de Proxima du Centaure...
C'est que... (et la publicité du Tout Nouveau Produit, pour une fois absolument pas mensongère pour un sou, nous annonce clairement la couleur avant d'inonder le marché de notre Solar System ) : " DIEU PROMET LA VIE ÉTERNELLE. NOUS, NOUS LA DISPENSONS. "
A nos risques et périls, bien sûr... Pas de retour-en-arrière possible, évidemment ! (mais en ce monde devenu sans issue, ma foi...).
Il est clair que le Capitalisme semble, au fond, avoir un sérieux béguin pour la paix des grands cimetières intergalactiques (Il fait 80° Celsius à l'aube sur les boulevards désertés de New York : la circulation souterraine y est chaudement recommandée)... Un des moyens de son expansion est — tout de même — de conserver vivante sa clientèle, non ?
La mort, le temps, les menaces qui se multiplient, la fuite en avant du récit, ces inévitables couples qui se défont et se déchirent... et, sous la fluence de l'humour contextuel de l'auteur, les cent mille signes de perte de nos repères spatio-temporels : "Où s'est planqué le réel, nom d'un chien ?" ...
"Dites, est-ce que nous sommes encore dans le Jeu ?" s'écrie, effaré, l'un des joueurs (butant sur le cadavre sanguinolent d'un autre joueur) à la fin du très "dickien" "eXistenZ" [1999], film-phare de David Cronenberg...
Tout le problème de ces humains conditionnés (nos frères et soeurs, personnages de roman d'un futur dévasté par ce cauchemar entropique d'un échauffement climatique sans retour en arrière envisageable) ayant à faire un "choix" entre les prises de "D-Liss" ["Can-D" in english] ou de "K-Priss" ["Chew-Z"]...
Soit une pharmacopsychose généralisée — inéluctable et finale — qui risque bien de leur être fatale : Palmer Eldritch (et son redoutable pouvoir de corrompre leur existence déjà si précaire) — ce "dieu venu du Centaure" aux trois stigmates (dont la fameuse et terrifiante mâchoire d'acier, yeux fendus et bras articulé depuis le "crash" de sa fusée à la surface de Pluton) existe-t-il réellement ?
N'oublions pas que "The Three Stigmata of Plamer Eldritch" fut (également ou surtout) écrit en ce début d'année 1964 pour tenter d'atténuer la charge émotionnelle d'une vision : celle d'une déité maléfique REELLEMENT apparue à son auteur, quelques semaines auparavant, dans le ciel nu au-dessus de sa tête. Cet "artifice" ou ce choix vital de transférer cet élément de son tableau hallucinatoire dans une fiction devait —pensait-il — lui éviter (au moins temporairement) de basculer dans la folie... Ligoté à ses responsabilités conjugales et paternelles, Dick avait "une famille à nourrir" et devait continuer sur le rythme d'une demi-douzaine de romans à produire ou "fournir" chaque année... Depuis ses premières nouvelles, la magie noire de la "méthamphé" a fait le reste... C'est bien elle qui le fera disparaître (pancréas et cerveau totalement "cuits", reliefs assaisonnés aux vapeurs éthyliques) à l'âge de 53 ans.
Un cauchemar en treize chapitres décisifs... Où le fantasme gagne sans cesse du terrain, jusqu'à contaminer tout le réel. Et répétons-le : NE STRICTEMENT PAS REPRENDRE UNE DOSE A DEUX HEURES DU MATIN POUR ESSAYER DE SE RENDORMIR ! D'ailleurs, une seule imprudente mastication suffit pour le voyage sans retour... Ne parlons pas d'une seconde prise trop rapprochée ni d'une surdose qui "vertiginiserait" (définitivement) tous vos ressentis et détraquerait (pour toujours) la Flèche du Temps...
Mais lisez bien vite les magnifiques "papiers" de mes collègues en Dickolâtrie, ci-dessous : bien plus précis, fouillés, documentés que le mien, si vite expédié ! Mais vite, vite, une nouvelle dose de "métamphé"... Bon sang, voilà que quelqu'un — salaud qui ne pense qu'à me nuire — s'est encore servi dans MON armoire à pharmacie et en a gardé la clé ! Au secours !!!
NOTE : un précieux sésame pour une parfaite connaissance de la trajectoire existentielle parfaitement christique de son auteur ? Une dense biographie, extrêmement fluide et sans doute "définitive" dûe à un Universitaire de Minneapolis, Lawrence SUTIN. Ce magnifique essai [qu'on peut acquérir une misère, au prix de vente public de 10,30 €] s'intitule : "Invasions divines. Philip K. Dick, une vie" [1989, traduit de l'américain par Hélène Collon en 1995 pour le compte des éditions Denoël, collection Présence du futur" — réédité chez Gallimard pour leur collection "folio SF"] : travail découvert en anglais et immédiatement "vampirisé" par notre écrivain-chouchou national E. Carrère... Sorte de bon vieux D-Liss ingurgité par ce dernier, qui lui permit de régurgiter bientôt une "biographie romancée" [???] dickienne finement intitulée "Je suis vivant et vous êtes morts" [*], parue en 1993 et immédiat "succès de librairie"...
[*] ... réplique là aussi "piquée" à ce brave Runciter, prévenant fraternellement son employé Joe Chip dans le célèbre "Ubik" de l'an 1969...
Lien : http://fleuvlitterature.cana..
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Pavlik
  10 avril 2017
"Le Dieu Venu du Centaure"...un des romans les plus réputés de Dick.
Il y décrit un monde mélancolique : le Terre est en proie à un réchauffement spectaculaire (80°C à New York à midi) mais les hommes s'y accrochent, même si l'ONU organise la colonisation d'autres mondes habitables, dont la lune et Mars...Ainsi, dans ce monde on n'essaye pas d'échapper au service militaire mais à l'affectation sur Mars. Car dans les colonies, la vie est inepte et monotone et les colons sont plus ou moins abandonnés à eux-même. Il s'adonnent donc massivement à la drogue...
L'histoire de la confrontation entre Léo Buléro et Palmer Eldritch (le Dieu venu du Centaure, donc), pour le contrôle du marché de la drogue, n'est qu'un prétexte pour l'auteur...C'est assez souvent ce que je ressens à la lecture de Dick : une histoire qui n'est qu'un prétexte à mettre en forme ses obsessions, ses visions...Et je trouve que ce manque d'attention portée au "romanesque" même, se traduit dans son style (dialogues peu crédibles, personnages qui sont souvent un peu les mêmes)...mais c'est ce qui fait son charme.
Ici, on retrouve les sempiternelles questions sur la réalité (qu'est-elle ?) ainsi que le reflet des préoccupations religieuses de l'auteur, notamment sur l'existence d'un "dieu du mal", sur la réincarnation etc... On pourra également goûter la critique au vitriol de la société de consommation, et de la jouissance inepte qui l'accompagne...Dans cet univers, même l'évolution (au sens darwinien du terme) s'achète^^
On passe donc un bon moment avec ce roman, pour peu qu'on aime Dick, et si on ne le connait pas, on peut tout à fait le découvrir à travers ce Dieu venu du Centaure...
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Luniver
  05 février 2013
Le réchauffement de la Terre a atteint de telles proportions que l'homme est désormais obligé de coloniser Mars, entreprise lancée par l'ONU. Les conditions de vie là-bas ne sont pas très réjouissantes, et les candidats sont envoyés de force. Les colons ne supportent leur vie qu'à l'aide d'une drogue illégale nommée D-Liss, qui provoque une hallucination collective, et permet à chacun, le temps d'un instant, de s'incarner en Pat ou Walt, sorte de Barbie et Ken de ce monde virtuel.
Le retour de Palmer Eldritch dans notre système solaire change la donne pour les fournisseurs du D-Liss : parti depuis dix ans vers Proxima du Centaure, il revient avec une drogue nettement plus puissante : fini de se retrouver à cinq ou dix dans le même avatar ! Avec le K-Priss, chaque consommateur pourra désormais créer son propre univers et refaire le passé à l'infini. Malheureusement pour les clients, Eldritch en personne semble s'insinuer dans chacune de leurs hallucinations.
Dick utilise dans ce roman ce qu'il sait faire de mieux : une réalité floue, insaisissable, qui rend le lecteur paranoïaque : on craint à chaque page un nouveau « twist », on n'ose plus s'attacher à la moindre tentative d'explication des évènements de peur qu'elle soit de nouveau balayée un peu plus loin. Et pourtant, tous ces retournements de situation s'enchaînent avec fluidité. « Le dieu venu du Centaure » a été pour moi purement jubilatoire.
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bilodoh
  21 novembre 2017
D-liss contre K-priss, guerre commerciale pour le contrôle du trafic de drogue ou offensive religieuse pour le contrôle des esprits…

Avec le réchauffement climatique, la Terre est devenue invivable : sortir en plein midi condamne à rôtir, une mort pas très agréable. Des colonies sont implantées sur les autres planètes, mais la vie y est tellement difficile qu'on a besoin d'une drogue qui apporte des moments de bonheur grâce à une « translation » dans des poupées d'un monde miniaturisé.

Mais la translation, moment où les esprits quittent les corps et ne font qu'un, n'est-ce pas une forme de transsubstantiation, un élément clé d'une religion néochrétienne? Et le K-Priss qui promet la vie éternelle!

Et que vient faire Palmer Eldrich dans tout ça? Est-ce bien un homme ou une créature venue de l'espace? Un Proxien qui veut détruire la Terre?

Un roman de SF bien touffu, c'est sa qualité et son défaut, il faut bien se plonger dans l'histoire si on ne veut pas s'égarer. Une littérature qui demeure crédible, mais un peu comme les trous noirs en science, on n'en comprend pas toujours la complexité.

Et si le coeur vous en dit, une incursion dans un univers qui offre une occasion de s'interroger sur la spiritualité et le sens de la vie…
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   02 avril 2017
Je prendrai leur toxine, se dit-il, et j'irai devant les tribunaux poursuivre ces crapules pour les beaux yeux de Léo. Je lui dois bien ça. Mais je ne retournerai pas sur la Terre. Je me débrouillerai ici ou alors nulle part. Avec Anne Hawthorne, si possible, ou sinon tout seul, ou avec quelqu’un d'autre. Je vivrai selon la loi de Doberman, comme Faine l'a prédit. Mais n'importe comment ce sera ici, sur cette pauvre planète, cette "terre promise". Dès demain matin, se promit-il, je déblaierai le sable de cinquante mille siècles pour créer mon premier jardin potager. C'est par là qu'il faut commencer.
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dourvachdourvach   01 août 2021
Quelques instants plus tard, il se retrouva attaché sur l'une des deux tables avec Emily non loin de lui dans la même situation. Elle aussi semblait apeurée ; elle était pâle et ne disait rien.

— Vos glandes, expliqua le Dr Denkmal tout en se frottant jovialement les mains et en coulant en direction d'Emily des regards empreints de lubricité, seront stimulées, en particulier la glande de Kresy, qui contrôle le taux de l'évolution, « nicht wahr ? » Vous savez tout cela ; tous les écoliers le savent, car c'est enseigné maintenant dans le monde entier, ce que nous avons découvert ici. Aujourd'hui, ce que vous allez constater, ce n'est pas l'apparition de l'enveloppe chitineuse ou du bouclier cérébral ni la perte des ongles — vous ne saviez pas cela, je parie ! — mais seulement une légère quoique très importante modification de votre lobe frontal. Cela vous picotera un peu, c'est tout. Vous serez devenu plus intelligent.

A nouveau, il émit le même petit rire nerveux. Richard Hnatt, pieds et poings liés sur sa table, se sentait malheureux comme un chien promis à quelque inquiétante expérience. Quelle drôle d'entrée en matière, se dit-il lugubrement, puis il ferma les yeux.

[Philip K. DICK, "The Three Stigmata of Palmer Eldritch" / "Le dieu venu du Centaure", 1964 — traduit de l'américain par Guy Abadia pour le compte des éditions Opta (Paris), 1969 ; rééd. "J'AI LU", coll. SF, 1982 — chapitre 5, pages 88-89]
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LuniverLuniver   04 février 2013
Il traversa dans toute sa longueur le jardin qui lui avait été attribué, passant au milieu des feuilles dentelées dont aucune n’avait résisté aux attaques des micro-parasites locaux. S’il pouvait trouver une seule plante encore saine, cela suffirait à lui remonter le moral. Tous les insecticides de la Terre avaient échoué ici. Les parasites locaux prospéraient à merveille. Pendant dix mille ans ils avaient attendu, armés de patience, que quelqu’un s’avisât de faire pousser quelque chose.
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PavlikPavlik   26 mars 2017
A vrai dire, ils n'avaient réussi que grâce à la bonne vieille méthode, l'unique : la drogue apportée par les pourvoyeurs furtifs. C'est grâce au D-Liss que tout était possible ; ils continuaient à ne pas pouvoir s'en passer. Ils n'étaient libres en aucune façon. Tandis que les genoux de Fran enserraient ses flancs nus, il se dit : Et en aucune façon nous ne voulons être libres.
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ange77ange77   18 avril 2016
— Est-ce que ça a marché ? Est-ce qu’il… (elle désigna la valise) a réussi à te rendre malade ? Barney se tourna vers l’extension portative du Dr Sourire.
— Qu’est-ce que vous en dites ?
La valise répondit :
— Malheureusement vous êtes encore tout à fait apte au service, Mr Mayerson. Vous êtes capable de supporter dix Freuds de tension mentale. J’en suis navré. Mais il nous reste plusieurs jours ; nous ne faisons que commencer.
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Vidéo de Philip K. Dick
Extrait du livre audio "Substance mort" de Philip K. Dick lu par Emmanuel Curtil. Parution numérique le 21 juillet 2021.
https://www.audiolib.fr/livre/substance-mort-9791035405595/
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