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Philippe Lorrain (Traducteur)Baudouin Panloup (Traducteur)
EAN : 9782253056560
249 pages
Le Livre de Poche (01/06/1997)
3.28/5   58 notes
Résumé :
Allen Purcell, communicateur, était chargé de faire respecter l'ordre moral à coups de feuilletons télévisés dans un monde de comité de quartier, de minuscules mouchards robots et de conformisme absolu. Il était un citoyen parfait.
Le seul ennui pour lui et pour le Rémor, le Réarmement Moral, c'était qu'il avait le sens de l'humour. Profond, dévastateur, inconscient.
Il y avait un trou dans son emploi du temps. Et la statue du Major Streiter avait perd... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Allen Purcell a tout pour être heureux : il est l'heureux propriétaire d'un une-pièce dans un appartement huppé de la capitale, et le directeur d'une petite entreprise affiliée au Rémor. le Rémor, ou Réarmement moral pour les non-intimes, est responsable de la moralité publique sur la planète, et utilise pour la maintenir toutes les techniques de propagande possible : journaux, émissions de télévision, tracts, … L'entreprise d'Allen est l'une de celles qui leur fournissent des scénarios.

Le travail du Rémor est soutenu par les réunions hebdomadaires dans chaque immeuble, dans lesquelles chaque manquement moral d'un habitant est disséqué par l'assemblée, qui juge de la meilleure sanction à appliquer, du simple blâme au renvoi pur et simple de l'immeuble.

Allen se voit proposer le poste de directeur du Rémor. le hic, c'est que la veille, dans un moment d'égarement qu'il ne comprend pas lui-même, il a décapité la statue du Major Streiter, véritable légende de la société et fondateur du Réarmement moral.

Un pur roman d'anticipation, même si les thèmes principaux de Dick (pouvoirs psychiques, drogue, fragilité de la réalité) y font quelques timides apparitions. Sans être mauvais, le roman fait tout de même pâle figure face aux classiques du genre.
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Le Réarmement moral par les médias.

Pas le meilleur ouvrage de Philip K. Dick, mais la thématique est pertinente.
Cette dystopie décrit un monde - très proche du nôtre - où la Morale détermine chaque action citoyenne! et elle passe par sa mainmise totale sur les médias! et par d'affreux petits "bots" arachnoïdes espions...
C'est sans compter sur Allen Purcell, directeur de médias qui, "dirigé" par son subconscient, se révolte à sa façon et tente de détourner la doctrine du Rémor!
Dommage que le récit se termine en eau de boudin !
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Allen Purcel dirige une agence de pub au service de Télémédia, la télévision de cet état totalitaire. Un beau jour, il s'aperçoit qu'il a décapité la statue du maire qui a fondé cette société. Cet acte est-il un simple égarement ou un acte de résistance inconscient ?

Ce livre est mon premier Dick. Enfin mon premier Dick, devrais-je dire plutôt ! Et j'avoue que ça ne m'étonne guère que c'est grâce à une dystopie que j'ai pu découvrir ce grand auteur. Même si ce roman n'a pas autant de panache que Fahrenheit 451, le meilleur des mondes ou 1984, j'ai tout de même bien apprécié cette histoire.

J'y ai même retrouvé certaines ressemblances avec ces grands classiques. Allen est un citoyen modèle qui va, un moment, se soulever. Mais ce qui est intéressant dans ce récit, c'est qu'au départ, cette rébellion est totalement inconsciente de sa part. Sa femme est assez fade et m'a fait pensé à Mildred de Fahrenheit 451 sauf qu'ici, ce n'est pas une femme lobotomisée mais apeurée à laquelle Allen a affaire. Et comme dans ce roman, c'est une autre femme qui va l'emmener ailleurs, lui faire prendre conscience d'autre chose.

Mais ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, c'est la profession d'Allen Purcel, dirigeant d'une agence de pub. Ici, au contraire de Fahrenheit, les médias vont être utilisés pas seulement pour servir la propagande du gouvernement mais va également être un outil de la rébellion. Mais cette rébellion est bien moins éclatante que dans d'autres dystopies. Je m'attendais à un soulèvement bien plus grand mais ce n'est pas très grave car cela parait plus réel.

J'ai aussi apprécié l'univers que nous proposait Philip K. Dick ici. Dans ce monde, la Terre n'est plus qu'industrielle et ce sont les nombreuses colonies qui nourrissent la planète. Les sentences ne m'ont également paru pas trop dures pour ceux qui résistent vu qu'on exige juste l'exil sur une galaxie reculée, plus campagnarde donc. Moi, je ne dirais pas non, je ne sais pas si j'apprécierai de ne vivre dans un monde où la seule nature que l'on peut apercevoir est dans le parc d'une ville.

L'écriture de Philip K. Dick est fluide malgré ses nombreuses descriptions. le récit n'est pas fort rythmée mais amène tout de même une réflexion de notre part et un changement de comportement progressif pour le personnage principal.

Bref, ce livre ne m'a pas enchanté mais m'a tout de même donné envie de découvrir d'autres oeuvres de Philip K. Dick. Il reste une bonne lecture et une bonne façon d'approcher ce grand auteur de science-fiction, je pense.
Lien : http://iluze.eu/?p=8445
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Un ouvrage assez méconnu (un des ses premiers) dont l'intrigue se déroule dans une société nommée Rémor (ou Réarmement Moral) où des robots surveillent la population en quête d'actes jugés immoraux et où les informations sont manipulées (parfois totalement fausses).
Si le Rémor n'est pas proprement totalitaire, tout acte immoral fait l'objet d'un procès (moral lui aussi) où les accusés subissent l'étalement de leur vie privée aux yeux de tous à travers les faits qui leur sont reprochés, sans véritable conséquence judiciaire. La honte et l'auto-censure sont omniprésentes et les citoyens sont obligés de se conformer à la morale dominante et l'humour ne peut avoir de place.
On suit un personnage du nom d'Allen Purcell - responsable d'une agence de communication - qui va inconsciemment profaner la statue du fondateur du régime en place et s'insurger petit à petit contre le Rémor.

Le principal défaut du livre (selon moi) est l'aspect un peu brouillon de la narration (au delà du style de P. K. Dick qui est déjà très particulier). Certains passages mériteraient d'être davantage développés, des informations supplémentaires ou précisions seraient parfois les bienvenues.
Malgré cela, je ne me suis pas ennuyé un instant. L'auteur va à l'essentiel, c'est très accrocheur (on est pas du tout dans le mind-fuck légendaire de Dick), pertinent et on a envie de connaitre la suite. Clairement pas un de ses meilleurs ouvrages, mais ce fut tout de même un très bon moment pour moi.
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Je suis bien tenté de qualifier ce roman de dystopie pour rire. C'est un peu comme si 1984 ou le meilleur des mondes avaient été écrits par un George Orwell ou un Aldous Huxley sous l'emprise de substances qui font rire. Rien n'est vraiment sérieux dans ce petit roman par ailleurs fort agréable à lire. le monde décrit par Dick n'a pourtant rien de drôle, comme dans toute bonne dystopie qui se respecte. La société est soumise à un code moral fort, le Rémor. Dans chaque quartier, régulièrement, certains habitants sont mis sur la sellette, chaque fois qu'ils ont, réellement ou pas, enfreint les règles élémentaires d'une morale stricte. La Terre ne produit pour ainsi dire plus les ressources nécessaires à l'alimentation de la population. Tous les produits alimentaires sont issus des planètes colonies. La plupart des animaux ont disparus de la surface de la planète. Cela nous rappelle un peu Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Blade runner), qui ne sera écrit que quelques 12 ans plus tard.
C'est dans cette société étouffante que vit Allen Purcell, un homme non seulement sans histoire mais cité en exemple pour sa moralité au dessus de tout soupçon. Seulement voilà, parfois Purcell craque et se sent obligé de faire, clandestinement, des choses que les bonnes gens réprouvent. Pourquoi ? Il n'en sait rien lui-même. Mais cela l'entraine dans une série d'aventures ou de mésaventures que nous suivons avec une certaine jubilation.
Bon, ce n'est certes pas du grand Dick et l'auteur le reconnait lui-même, mais ce roman nous fait passer un très bon moment quand même. À noter que c'est une fois de plus un livre de Dick que je n'avais pas lu adolescent ou jeune adulte. Va falloir que ça cesse. Mais je crois bien que c'est, de fait, l'un des derniers dans ce cas.
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Une heure plus tard, un homme entre deux âges, long et dégingandé, poussa timidement la porte du bureau.
- M. Purcell ? Je m'appelle Gleeby. Vous m'avez fait demander. Je suis le directeur du département de musique.
Il se plia l'oreille droite du pouce pour mieux la tendre vers Allen, qui en tira la conclusion intéressante que le responsable du département de musique était sourd comme un pot.
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- La méthode des dominos part de l'hypothèse suivant laquelle les gens croient tout ce que croit leur groupe social, ni plus ni moins. Il suffirait d'un individu pour tout bousiller. De quelqu'un qui se formerait une opinion tout seul, au lieu de souscrire automatiquement à celle des dominos de son îlot.
- Voilà qui est intéressant, fit Mrs. Frost. Se faire une idée à partir de rien !
- A partir de l'intelligence personnelle d'un être humain, dit Allen. Ce n'est pas rien.
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”- Te voilà avec ce poste de directeur de Télémédia. Gardien suprême de la moralité publique. Tu crées la moralité publique. Quelle situation tordue.
- Je tiens à ce poste.
- Oui, tu as un sens aigu de la moralité. Mais ta moralité n'est pas celle de cette société. Les assemblées de résidents, tu trouves ça répugnant. Les accusateurs anonymes. Les juvéniles qui fourrent leur sale nez partout. Cette foire d’empoigne absurde pour obtenir un bail. L'anxiété permanente, la tension et le stress. [...]. L'atmosphère de soupçon, de culpabilité qui s'insinue partout. La peur de la contagion ; la peur de commettre un acte indécent. Le sexe morbide. Les gens qu'on pourchasse pour avoir accompli un acte naturel. Toute la structure ressemble à une espèce de salle de tortures géante où tout le monde s’épie pour trouver une faiblesse chez l'autre, pour le démolir. Chasse aux sorcières et tribunaux d'acquisition. Terreur et censure. Les pisse-froid qui interdisent les livres. Les enfants à qui on empêche d'entendre les choses ”immorales”. Le Rémor a été inventé par des esprits malades, et il en engendre sans cesse de nouveaux. ” (page 179)
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”Toutes les opérations de contrôle étaient effectuées par des robots, ainsi que le déchargement, la vérification des marchandises, leur acheminement jusqu'à l'entrepôt et leur stockage. L'élément humain n'intervenait qu'avec les vendeurs et les acheteurs.” (page 92)
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”Dans la société hautement moralisée de l'an de grâce, 2114, les assemblées hebdomadaires fonctionnaient selon un système de roulement. Les surveillantes de l'ensemble des unités d'habitation du voisinage y participaient, formant une espèce de jury dont celle de l’îlot en cause assurait la présidence.” (page 71)
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Depuis Jules Verne, de Philip K. Dick au groupe Limite, la science-fiction n'a cessé d'évoluer jusque dans ses propres définitions. Ainsi, ses différentes déclinaisons se démarquent d'abord entre elles pour mieux se mêler ensuite. Quand le genre mille fois déclaré mort sort du cadre et rebat les cartes pour mieux se réinventer…
Avec : Serge Lehman, Olivier Paquet, Hervé de la Haye, Guilhem Modération : Caroline de Benedetti
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Un collègue de travail vous apprend qu'il a malencontreusement écrasé un petit insecte. Quelle est votre réaction ?

Vous êtes infiniment triste
Bof,ce n'était qu'un insecte
Vous compatissez, mais au fond, vous vous en fichez un peu
Tant mieux ! Vous detestez ces petites bêtes

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