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Nicolas Richard (Traducteur)
ISBN : 2264048387
Éditeur : 10-18 (19/02/2009)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Dans ce roman inédit jusqu'à ce jour et miraculeusement retrouvé, Philip K. Dick, plus visionnaire que jamais, nous livre la radioscopie d'une Amérique urbaine suffocante à travers le portrait mental d'un jeune homme au bord de la crise.

Oakland, Californie. Stuart Hadley a apparemment tout pour être heureux : un bon job, vendeur de télés, une femme amoureuse, une petite vie tranquille. D'où vient alors ce malaise qui ne le quitte pas, cette sensation... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
urbanbike
  29 juin 2008
Vies ordinaires en Californie dans les années 50 et pas un poil de science fiction…
Stuart Hadley est un jeune marié dont l'épouse, Ellen, attend un mouflet (…au début du roman). Il bosse dans un petit magasin de radios et téléviseurs monté par un self-made man à l'ancienne. Il porte beau, a ce job tranquille, cet enfant à naître…
Mais c'est sans compter avec une fêlure, un mal vivre dans ce monde urbain qui se redessine sans cesse et une énorme interrogation sur sa vie, sa destinée. Bref, en plein malaise existentiel, il se retrouve à la conférence d'un leader religieux qui le subjugue par sa voix et ses descriptions apocalyptiques, rencontre par la même occasion la rédactrice d'une feuille de chou fasciste, une quasi succube…!
En rentrant dans l'intimité de ces deux êtres, il découvre l'envers de décor et pète sérieusement un plomb… Toute sa frustration, sa rancoeur s'expriment alors et… Et à vous de lire la suite…!
Univers machiste bien marqué, réussite sociale comme seul but, racisme ambiant, pensées étroites, Philip K. Dick nous décrit les USA d'après guerre avec ses multiples interrogations, ses angoisses, ses intolérances. Pour les lecteurs des autres ouvrages de Dick, ce roman est dans la ligne de L'homme dont les dents étaient toutes exactement semblables et, surtout de Humpty Dumpty qui se situe également à Oackland (même ville en Californie, même prénom de l'épouse que dans les voies de l'asphalte…). On peut y ajouter Confessions d'un barjo (pour la description du beau frère vulgaire et arriviste marié à la soeur du personnage principal) et Mon royaume pour un mouchoir (magasin de radios et de téléviseurs).
Tout ceci me laisse à penser que Les voix de l'asphalte ont servi de canevas aux romains pré-cités. Pas de science-fiction mais toujours du mal-vivre à forte dose… Loin d'être le meilleur roman de Dick, son intérêt réside surtout dans cette mise en perspective des romans publiés. Après, la question reste entière : fallait-il publier ces pages retrouvées récemment…? Oui, pour les aficionados de Dick, histoire de mieux comprendre ses obsessions. D'autant que ça se lit sans déplaisir…!
http://www.urbanbike.com/index.php/site/les-voix-de-lasphalte-philip-k-dick/
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antihuman
  18 août 2015
Ceci est le premier vrai roman de Dick, ou un Ulysse aux petits pieds subit mille avanies... avant de revenir sagement au bercail. Certains détails sont intéressants comme cette cinglée totalement allumée, membre d'un parti fasciste et rédactrice d'un journal, et d'autres caractéristiques telles que celles-ci contant la vie d'un petit magasin nommé "Modern TV" et dont le propriétaire, Fergesson, un médiocre avec des ambitions moindres persuadé d'être très utile, sont plutôt originales.
Ce qui va littéralement rendre fou Stuart Hadley, il étouffe sous ce boulot de merde à supporter des c*** parfaits (sans compter ses propres collègues très soumis et serviles) et en cela, on le comprend: par ailleurs le ton est très moderne, quand on sait comment la société actuelle recycle sans complexes certains hymnes nazis du genre ARBEIT MACHT FREI. A cause de la crise, les boucs-émissaires et autres poulbots artistes et/ou indépendants et/ou non-formatés ne sont pas bien vus de nos jours et il est très utile de les dézinguer quelque part, n'est-ce pas ? Il suffit de se rendre au pôle emploi pour le croire...
LUI: Tu travailles ? ELLE: Non. LUI: Ah bon, tu fais quoi alors ? Tu glandes ?? Voilà ce que donne pour sa majeure partie les dialogues de ce manuscrit (j'ai un peu oublié les sexes et qui est qui, c'est vraiment grave ?) qui aurait pu être rédigé par un de ces écrivains contemporains très bobos et très ennuyeux qu'on encensent un peu partout et qu'on voit beaucoup à la télé.
Mais pour juste un "burn-out" un peu salé la plume y est bien trop dense et il faut bien dire quelque peu lassante sans oublier ces figures de style un peu beaucoup en trompe-l'oeil - ce qui, bien sûr, annonce surtout les oeuvres futures SF de l'auteur californien. Bref on en fera pas une tombola pour autant en tout cas pas moi.
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Corboland78
  29 mars 2012
On ne le dira jamais assez Philip Kindred Dick (1928-1982) fut l'un des plus grands écrivains de SF, on lui doit le Maître du Haut Château ou encore Ubik par exemple et le cinéma a adapté certains de ses textes pour nous livrer Blad Runner avec Harrison Ford, Total Recall avec Arnold Schwarzenegger, Minority Report avec Tom Cruise etc. Pourtant Dick n'a pas fait que de la SF la preuve avec ce roman inédit qui vient de paraître alors qu'il avait été écrit au début des années 50. Les voix de l'asphalte nous replongent dans ces années de Guerre Froide et de guerre de Corée quand le communisme était l'ennemi mortel de tout américain moyen.
Nous sommes en Californie, Stuart Hadley, jeune marié avec un enfant en bas âge, répare des postes de télévision et son avenir dans le commerce de l'électronique semble assuré car son patron semble voir en lui son successeur. Pourtant quelque chose le ronge, une sorte de malaise existentiel. Pour combler ce vide en lui, il sera tenté par une secte évangélique, attiré par son charismatique leader Théodore Beckheim. Par la bande, il fera la connaissance de l'étrange Marsha Frazier, une femme anguleuse rédactrice d'une revue confidentielle tendant vers l'extrême droite. Là aussi une attirance morbide le poussera vers cette femme, à son corps défendant, jusqu'à ce qu'il la viole quasiment. Aucune de ces rencontres ne répondra à ses interrogations non formulées, ni cet homme, ni cette femme ne sauront calmer le feu qui couve en lui ou, comme l'écrivait Tolstoï « Je sentais en moi une énergie surabondante qui ne trouvait aucun exutoire dans notre vie tranquille ». Acculé, il tentera un baroud d'honneur autodestructeur, mais qui ne l'amènera qu'a recommencer une vie nouvelle en repartant de rien, éternel Sisyphe. Stuart Hadley n'est pas un héros sympathique, loin de là, et le roman n'est pas au-dessus de toute critique, certains passages sont trop longs alors que d'autres demanderaient à être plus fouillés, néanmoins le roman se laisse lire et surtout il nous donne à voir une autre facette du romancier américain.
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Alya-Dyn
  16 juillet 2014
Attirée par un titre déconcertant et me souvenant d'Ubik comme d'un livre important de ma jeunesse, je me suis plongée dans la lecture de ce roman de Philip K. Dick, écrit en 1953 et resté inédit jusqu'en 2007. C'est une oeuvre bouleversante et terrifiante où un homme révolté, sans même savoir contre quoi, va jusqu'au bout de ses folies pour enfin voir le monde de façon apaisée. Ce jeune père, à la psychologie tourmentée, finit par entrer en collision avec une réalité où il ne trouve pas sa place. Ainsi, il nous renvoie en pleine face les contradictions sociales, politiques et religieuses d'une Amérique en pleine expansion. Étonnant et très actuel…
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toto
  31 août 2015
Roman très dense qui ne peut se lire que par petites tranches. Mais il est envoutant et amène à se poser des questions exixtentialistes.
D'un très grand pessimisme et les thèmes abordés sont toujours d'actualité.
On peut cependant regretter certaines longueurs dans cet ouvrage de presque 480 pages.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   29 mars 2012
- Non, fit Hadley. Ca ne sert à rien d’élever des enfants pour qu’ils grandissent dans ce monde. Le jour où la bombe A nous tombera dessus, moi je serai en train de vendre un téléviseur… englué dans mon train-train habituel, comme une bête. Soucieux, il murmura : je n’y échapperai pas… Pete, lui, peut-être. Je ne sais pas. Peut-être que quelqu’un survivra.
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totototo   30 août 2015
Il avait des rêves; il a grandi à une époque où l'on pouvait rêver. À présent, il n'y en a plus que pour la réalité. Et il a du mal à s'y faire. Ça le rend furieux
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Vidéo de Philip K. Dick
"Ubik" de Philip Dick (Alchimie d'un roman, épisode n°14)
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