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Laure Terilli (Traducteur)
ISBN : 2277226432
Éditeur : J'ai Lu (28/11/2007)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Le Conte de deux cités, de son titre original A Tale of two Cities, est le second roman historique de Charles Dickens, rédigé en 1859. Le récit commence en 1775, alors que Jarvis Lorry, employé de la banque Tellsone de Londres, se rend à Paris pour ramener en Angleterre le docteur Alexandre Manette, ancien prisonnier, mystérieusement embastillé durant dix-huit années, et dont la fille Lucie même ignore la survie et la libération…
Sur fond de Révolution, de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  17 août 2017
Le conteur Dickens se fait ici chroniqueur, tendance historiographe. Avec la conscience de rendre fidèlement témoignage des "temps anciens" - comprendre la période fort trouble et troublée de la Révolution française - le père du roman social anglais nous offre avec "Le conte de deux cités" un tableau romancé très vivant, aux nombreux personnages attachants.
Sa plume experte s'exprime comme toujours avec une précision et un art consommés, toutefois j'ai été moins envoûtée qu'à l'ordinaire. La faute en revient sans doute moins à Dickens qu'au fait qu'après avoir lu le cycle en quatre volets "La Révolution" de Robert Margerit - grand prix du roman de l'Académie française - j'ai le sentiment qu'aucune oeuvre romanesque n'arrivera à m'immerger avec autant de talent dans cette période complexe et effrayante.
Plus objectivement, le récit accuse quelques longueurs dans sa première partie pour gagner en intensité au fur et à mesure que la fièvre révolutionnaire prend de l'ampleur et dévore goulûment ses petits. Quoi qu'il en soit, il n'est pas inintéressant de découvrir quel le regard portait un auteur anglais sur cet événement charnière qui fut un traumatisme pour le meilleur comme pour le pire, bien au-delà des frontières de la France.

Challenge BBC
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Mimeko
  08 janvier 2017
Entre Londres et Paris, de 1775 à 1793, Charles Dickens tisse avec le Conte de deux cités une fresque à la fois politique, sociale et romantique où les acteurs subissent et doivent affronter revers de fortune et poids du passé ; c'est le cas du jeune Charles, d'essence aristocratique qui se réfugie à Londres pour y travailler, renonçant ainsi à la fortune familiale en France, ou celui de Lucie qui, se croyant orpheline, retrouve son père après plusieurs années passées à la Bastille, ou les destins plus ténébreux du tenancier de taverne et de sa femme qui vont se trouver tous mêler aux évènements tragiques de la révolution française. Des intrigues diverses, concernant chacun des personnages vont s'entrecroiser de façon dramatique.
Unique roman historique, le Conte de deux cités permet à Charles Dickens de mettre non pas en opposition mais plutôt en comparaison les deux capitales en évoquant milieux d'affaires - la banque pour l'Angleterre et l'aristocratie pour la France, les conséquences désastreuses du régime monarchique français, incapable de se réformer et pour illustrer ces différences Dickens imagine une intrigue où toutes les classes sociales ont leur rôle à jouer. Une intrigue qui navigue non seulement entre les deux cités mais également dans le temps puisque des vieux secrets du passé ressurgissent aux moments les plus tendus de la révolution française.
Un roman dense, avec une mécanique bien huilée, dans un contexte historique français revisité par un écrivain anglais.
Un regard intéressant
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ATOS
  01 août 2014
Le Conte de deux cités, A Tale of Two Cities. 1859. Charles Dickens.
1775-1793. D'un royaume à une nation. Terribles et anciens temps. Des jacqueries, à la Bastille, de la Conciergerie à la Sainte Guillotine. La cause était juste mais avait t elle réussi a faire entrer son esprit dans sa raison ?
Dickens construit le décor, modèle chacun des personnages, fait entrer l'aurore, fait descendre la brume, fait grincer les grilles des faubourgs, fait tourner la grande meule, fait tournoyer la carmagnole, verse le vin, déverse le peuple, fait frémir les lanternes de Paris.
Dickens file, tricote, tisse l'intrigue. du cabaretier, au médecin dévoué, de l'aristocrate repenti, à la femme Vengeance, de l'impudence des seigneurs, de la cruauté des maîtres, des tours, des faubourgs, des portes, de la Seine, des sous pentes, des fermages, des carrosses bringuebalant et fuyant dans la nuit, des lettres , des greniers vides, des secrets, du hasard, des destins,des couards, des martyres, de l'Histoire, des regards en poignards, des guenilles, des lames brisées, des tombereaux de victimes, des gueules hagardes et affamées, des purs, des injustes, des crimes d'Ancien régime, des meurtres de la jeune république, de chaque pavé de chaque ruelle, de chaque fontaine, coule l'encre féconde de Dickens.
C'est évidement un régal de lecture pour qui veut bien prendre le temps de monter à bord de ce carrosse de papier.
Ce temps du roman où l'on savait construire une histoire, y insuffler un souffle, lui donner un visage, y planter un style, y mener des dialogues, y poser des silences, marquer un rythme. Nous rendre conte d'un regard. Nous mener à une bonne adresse. La grande tradition du Roman. Ce roman qui se disait L Histoire.
Dickens- Hugo : le même oeil? En tout cas le même coeur.
Astrid Shriqui Garain
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joellesence
  30 novembre 2012
La Révolution Française vue par… Vue par un romancier anglais en l'occurrence et l'un des plus grands : Dickens. Après avoir lu l'historien Carlyle, Dickens se lança dans la rédaction de ce roman (1859). Il montre qu'il comprend la détresse des pauvres, leurs souffrances, leur faim, et montre la cruauté intolérable des aristocrates. Ses personnages vont naviguer de Paris à Londres, de Londres à Paris, dans un grand souffle romanesque. Charles Darney, beau jeune homme d'origine aristocratique française, va se marier avec la douce Lucie, fille d'un docteur qui a été emprisonné pendant de nombreuses années à La Bastille suite à une histoire épouvantable où deux aristocrates sont coupables. Darney est leur descendant… Il y a aussi le personnage de Sydney Carton, ivrogne qui choisira finalement le sacrifice et la bonté dans la mort sur la guillotine. Ce roman est une épopée où Dickens montre comment une révolution juste au départ se transforme en Terreur et fait des hommes (et des femmes) des justiciers assoiffés de sang. le personnage de Carton est peut-être un double de Dickens (ce roman est l'un de ses derniers), un homme qui se bonifie en vieillissant et choisit de se sacrifier pour les gens qu'il aime plutôt que de continuer à mener une vie de oisif inutile. Les descriptions des foules en délire sont impressionnantes, mais Dickens a perdu dans ce roman l'humour qui faisait la saveur de ses premiers livres. Ce livre est surtout une curiosité (comment un Anglais perçoit la Révolution française) et je préfère par exemple « David Copperfield ».
J'ai lu ce roman en anglais : anglais difficile (langue très riche du XIXè siècle).
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loreleirocks
  10 septembre 2013
Me voilà une nouvelle fois confrontée à Dickens et un de ses romans dans le cadre universitaire. Ma rencontre initiale me voyait abandonner Oliver Twist après 2 mois et 50 pages seulement. Cette fois-ci, armée d'un peu plus de maturité et de maîtrise de la langue, je viens à bout de Tale of Two Cities !
Bon, j'admet que le style n'est pas particulièrement à mon goût et a considérablement ralenti ma lecture, mais les thèmes et le contexte historique m'ont certainement fait tourner les pages.
La justice (les injustices) sociale de l'époque, en Angleterre et en France, la prise de la Bastille, la Terreur et ses tribunaux sont présentés de manière aussi terrifiante que captivante. Malgré leur caractère plutôt unidimentionnel (favorisant leur mise en opposition), les personnages sont intéressants et attachants.
Un livre à relire et approfondir ? Et là, je me surprend et je dis "très certainement !".
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   11 août 2017
La nouvelle ère commençait. Le roi était jugé, condamné, décapité. La République, celle de « la Liberté, de l’Égalité, de la Fraternité ou de la Mort » seule contre l’Europe entière sous les armes, se déclarait prête à vaincre ou à mourir. Le drapeau noir flottait nuit et jour au sommet des hautes tours de Notre-Dame. Trois cent mille hommes, incorporés pour lutter contre les tyrans de la terre, arrivaient de tous les points de la France, comme si les dents du dragon de la fable, semées à pleines mains, avaient également fructifié sur la montagne et dans la plaine, dans le sable et dans la boue, sous le ciel bleu du midi et sous les nuages du nord, dans les prairies et dans les forêts, dans les vignes et sous les oliviers, dans l’herbe coupée et dans le chaume, au bord des fleuves et au bord de la mer.
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HenriMoufettalHenriMoufettal   17 novembre 2013
-France, less favoured on the whole as to matters spiritual than her sister of the shield and trident, rolled with exceeding smoothness down hill, making paper money and spending it.

-the mob fired on the musketeers, and the musketeers fired on the mob, and nobody thought any of these occurrences much out of the common way.

-My friend is dead, my neighbour is dead, my love, the darling of my soul, is dead; it is the inexorable consolidation and perpetuation of the secret that was always in that individuality, and which I shall carry in mine to my life's end.

-A bottle of good claret after dinner does a digger in the red coals no harm, otherwise than as it has a tendency to throw him out of work.

-He didn't call it a particularly curious coincidence; most coincidences were curious.

-He knew enough of the world to know that there is nothing in it better than the faithful service of the heart;

-with a jargon about "the Centre of Truth:" holding that Man had got out of the Centre of Truth—which did not need much demonstration—but had not got out of the Circumference, and that he was to be kept from flying out of the Circumference, and was even to be shoved back into the Centre, by fasting and seeing of spirits.

-With a wild rattle and clatter, and an inhuman abandonment of consideration not easy to be understood in these days, the carriage dashed through streets and swept round corners, with women screaming before it, and men clutching each other and clutching children out of its way.

-"For the love of Liberty;" which sounded in that place like an inappropriate conclusion.

-Above all, one hideous figure grew as familiar as if it had been before the general gaze from the foundations of the world—the figure of the sharp female called La Guillotine. It was the popular theme for jests; it was the best cure for headache, it infallibly prevented the hair from turning grey, it imparted a peculiar delicacy to the complexion, it was the National Razor which shaved close: who kissed La Guillotine, looked through the little window and sneezed into the sack.

-he was virtually sentenced by the millions, and that units could avail him nothing.

-The hours went on as he walked to and fro, and the clocks struck the numbers he would never hear again. Nine gone for ever, ten gone for ever, eleven gone for ever, twelve coming on to pass away.
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Gwen21Gwen21   10 août 2017
{La Bastille vient de tomber}

Les hommes étaient défigurés par la colère sanguinaire avec laquelle ils regardèrent par les fenêtres, saisissaient tout ce qui leur tombait sous la main comme armes, et se précipitaient dans les rues. Quant à l’aspect des femmes, il eût glacé le sang des plus braves. Quittant les misérables occupations de leur ménage, leurs vieux parents, les malades qui couchaient sur la terre battue, affamés et nus, elles couraient dans les rues, les cheveux au vent, s’excitant les unes les autres par des cris et des gestes sauvages.
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MimekoMimeko   07 janvier 2017
Lorsqu'on engageait un jeune homme chez Tellson de Londres, on le cachait quelque part jusqu'à ce qu'il fût devenu vieux. On le gardait dans un lieu obscur, comme un fromage, jusqu'à ce qu'il eût acquis la vraie saveur et la vraie moisissure Tellson . C'est seulement alors qu'il lui était permis de se montrer, portant lunettes, penché sur de gros livres de comptes, sa culotte noire et ses guêtres incluses dans le poids total de la maison.
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Gwen21Gwen21   25 juillet 2017
Chose étonnante, pour qui veut y réfléchir, que tous les hommes soient constitués de façon à être les uns pour les autres un mystère impénétrable. Lorsque j’entre dans une grande ville pendant la nuit, c’est pour moi une considération grave que de penser que chacune de ces maisons groupées dans l’ombre a des secrets qui lui appartiennent ; que chacune des chambres qu’elles renferment a son propre secret, et que chacun des cœurs qui battent dans ces milliers de poitrines est un secret pour le cœur qui lui est le plus cher et le plus proche !
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Videos de Charles Dickens (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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