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Pierre Grollier (Autre)Jean Gattégno (Autre)
EAN : 9782264002327
286 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)
3.73/5   105 notes
Résumé :
Grâce à Mr Pickwick et à son club on se délecte des conventions sociales d'un certaine Angleterre. Ce roman satirique, où l'absurde se fait poésie, est un chef d'oeuvre d'humour !
En deux tomes.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
denis76
  26 mars 2018
M. Pickwick est un philosophe. C'est d'ailleurs ainsi que l'appelle Dickens, qui semble imprimer sa propre pensée dans les actions du philosophe.
Plusieurs institutions ou coutumes de l'Angleterre des années 1830 sont attaquées dans ce livre de "gentlemen" (esquires ).
.
J'ai l'intégrale, environ 1200 pages, malheureusement mal traduite, car la traductrice anglaise de 1930 ne possédant pas les expressions françaises, fait parfois des phrases bizarres issues du mot-à-mot : "une paire de lèvres", par exemple !
Dans le tome I que je n'ai pas, je suppose que l'auteur met en place les personnages, et la duperie de Pickwick par les avoués Dodson et Fogg : rupture d'engagement matrimonial avec Miss Bardell.
Dans le tome II, Pickwick, qui ne veut absolument pas payer le "procès-escroquerie", va en prison...
.
-- C'est alors un réquisitoire concret contre les prisons pour dettes anglaises, bien qu'on puisse y circuler librement avec femme et enfant. Mais les prisonniers fortunés sont bien lotis, et les miséreux peuvent mourir de faim sans aucune pitié.
-- Dickens montre aussi, dans le tome III, l'avantage du pardon et de l'aide du philosophe par rapport à Miss Bardell, sur la vengeance aveugle.
-- Enfin, il montre à Winkle, père intransigeant, que les mariages d'amour, même avec peu d'argent, procurent plus de bonheur à tout le monde que les mariages arrangés dans l'usage à cette époque.
.
Mais il y a des passages truculents, tels un duel de paris, dont, on le sait, les Anglais sont friands ;
on remarquera aussi la versatilité vers "le bon côté" des caractères, quand, lors de nombreuses occasions de fâcheries, les gentlmen qui se respectent se doivent d'éviter le pire : ça se termine en général dans une invitation à boire, dans la joie et la bonne humeur !
Je signale le personnage de Sam, domestique de Pickwick, qui a une belle personnalité, beaucoup d'humour et une belle complicité avec son père cocher, et son maître Pickwick.
Enfin, il y a les Pickwickiens, jeunes hommes un peu perdus que notre philosophe protège. Celui-ci est ravi quand ils arrivent à s'envoler de leurs propres ailes.
.
J'ai trouvé le tome III beaucoup plus enlevé et agréable, car Dickens a enfin trouvé son "rythme de croisière" !
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Commenter  J’apprécie          310
basileusa
  20 mai 2019
Un roman bien sympathique que j'ai pris plaisir à lire !
Mr Pickwick voyage pour sa société scientifique avec ses amis et ce sont ses aventures qui sont ici relatées . Ils m'ont bien souvent fait rire car ils peuvent être un peu naïfs et ils arrivent toujours à se mettre dans des situations cocasses , crées souvent par des malentendus ou drôles comme lors de leur ballade à cheval ou leurs parties de chasse ! Mais la solidarité, la fraternité qui existe entre eux leur font surmonter tous les obstacles . Personnages attachants, justes ,généreux , on reconnait bien là le style de Dickens, qui fait ressortir le meilleur de chacun , crois en la rédemption et en un monde plus juste. La fin est un peu clichée mais c'est un roman qui fait du bien au moral, dans lequel on ne s'ennuie pas tant les péripéties s'enchainent.
Challenge XIX
Multi-défis 2019
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CelineTH7854
  01 septembre 2020
C'est avec plaisir que j'ai suivi les aventures de M. Pickwick et de ses amis. Roman plein d'humour, satire de la société et des petits travers humains. Hâte de poursuivre avec le deuxième tome.
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GayElb
  29 janvier 2013
Pourquoi classer ce roman dans la littérature jeunesse? Je ne suis pas convaincue que ce soit la catégorie qui corresponde. J'ai mis du temps à rentrer dans ce roman car on ne comprend pas tout de suite le style. Y aura-t-il plusieurs aventures complètement indépendantes les unes des autres? Au fur et à mesure d ela lecture des chapitres puisque finalement il s'agit bien de chapitres, on se rend compte qu'il y aura bien une histoire continue et que toutes ces petites aventures amènent à une scène finale. Des personnages s'ajoutent continuellement et il n'est pas toujours évident de retenir les bons (ceux qui reviendront dans les prochaines pages) mais après quelques retours et quelques efforts de mémoire, on s'installe bien dans le Londres de M. Pickwick et des pickwickiens et on suit leurs aventures avec plaisir. On rit tout le long et on ne s'ennuie jamais.
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Blok
  18 avril 2021
C'est le premier roman de Dickens. Auparavant il avait seulement écrit des chroniques humoristiques sous le pseudonyme de Boz. C'est dans cet esprit qu'il commence la rédaction des Picwick Papers. Au départ,ce n'est qu'une parodie des ouvrages scientifiques, où l'auteur se présente comme l'éditeur des papiers ( procès-verbaux, correspondances) d'un club imaginaire. Assez vite cependant, il se débarrasse de cette convention pesante et entreprend un roman picaresque. Picwick et ses disciples quittent Londres, pour... tout simplement pour voyager. Mais ils ne voyagent pas dans l'Angleterre moderne de la Révolution Industrielle, avec ses manufactures, ses taudis, ses misérables. Cette Angleterre là, Dickens en sera le meilleur témoin dans ses romans suivants. Là, c'est une Angleterre rurale, mais une Angleterre rurale idéalisée, la Merry Old England, parfois identifiée à l'Angleterre Elisabéthaine, mais qui n'a jamais vraiment existé, pas plus que notre Bon Vieux Temps. Et cependant les Anglais de la Révolution Industrielle en sont orphelins. Alors Picwick va la visiter pour eux. Et pour nous. Entrons donc dans cette auberge, asseyons nous près du feu avec Picwick et ses amis, buvons notre bière, le repas sera bientôt prêt. Et demain nous sommes attendus chez le Squire Wardle.
Alors lisez ce livre.
Il est peut-être moins accompli que les grands romans de Dickens. Mais c'est sans doute celui de ses ouvrages que je préfère.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   22 novembre 2020
"Récit d'une touchante anecdote empruntée à la vie privée"

C'était le patron de cette boutique là, Monsieur, et l'inventeur de la machine à vapeur brevetée à fabriquer des saucisses sans interruption, une machine qu'elle vous avalerait des pavés si on les mettait trop près, et qui vous en ferait de la chair à saucisses sans plus de difficultés que si c'était tendre comme un jeune bébé. Sa machine, il en était très fier, et c'était bien naturel, et il restait à la regarder dans sa cave quand c'est qu'elle marchait à plein (...) Il aurait été heureux, Monsieur, cet homme-là, (...), si y avait pas eu sa femme, vu que c'était une mégère, quelque chose de soigné. Elle passait son temps à le poursuivre et à lui corner aux oreilles, tant et si bien qu'à la fin il pouvait plus y tenir. " Je vais te dire une chose, ma chérie, qu'il lui dit un jour : si tu continues à t'amuser de cette façon-là, je veux bien être pendu si je m'en irai pas dans la Mérique, un point, c'est tout. - Toi, t'es un feignant, qu'elle y dit, et je leur en souhaite, aux Méricains, s'ils héritent de ta personne." Et pis elle continue à l'insulter pendant une demi-heure, et pis elle file dans le petit salon derrière la boutique, et elle se met à hurler, elle dit qu'il la tuera, et pis elle pique une crise de nerfs qui lui dure pendant trois bonnes heures (...). Bon. Alors le lendemain matin, plus de mari. Il avait rien pris dans le tiroir-caisse, il avait même pas mis son manteau, alors c'était bien évident qu'il était pas allé dans la Mérique. Il n'est pas revenu le lendemain ; il est pas revenu la semaine d'après ; la patronne elle a fait imprimer des affiches, comme quoi que, s'il revenait, elle lui pardonnerait tout (et c'était rudement généreux de sa part, rapport que, lui, il avait rien fait du tout) ; (...) alors on a annoncé qu'il s'était sauvé, et c'est elle qui a gardé la direction de l'affaire. Un samedi soir, un petit vieux bonhomme très maigre est entré dans la boutique, très en colère, et il a dit : "C'est-il vous la patronne de la boutique ? - Oui, c'est moi, qu'elle dit. - Eh bien, Madame, qu'il dit, je suis simplement venu vous dire que mes enfants et moi, on n'a pas l'intention de s'étrangler pour vos beaux yeux ; et qui plus est, Madame, qu'il dit, vous me permettrez de vous faire remarquer que comme vous vous servez pas de morceaux de premier choix pour la fabrication des saucisses, la viande de boeuf vous reviendrait pas beaucoup plus cher que les boutons de culotte - Les boutons, Monsieur ! qu'elle dit. - Les boutons, Madame. - C'est les boutons de mon mari ! qu'elle dit, la veuve, en commençant à s'évanouir. -Comment ! qu'il crie, le vieux, en devenant tout pâle. - Je comprends tout, qu'elle dit, la veuve ; il a eu un accès de folie et il s'est transformé en saucisses :"
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denis76denis76   20 mars 2018
Un violent craquement se fit entendre. On se précipite vers le bord ; les dames jettent un cri d'horreur ; M. Tupman y répond par un gémissement ; un vaste morceau de glace avait disparu ; l'eau bouillonnait par-dessus ; le chapeau, les gants, le mouchoir de M. Pickwick flottaient sur la surface : c'était tout ce qui restait de ce grand homme.

NDL : et alors ? et alors ? Rassurons-nous, le héros n'a pas le droit de partir comme cela.
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denis76denis76   19 mars 2018
Ceux-ci restèrent pendus à cette ouverture, avec la persévérance infatigable qui fait que certaines gens s'aplatissent le nez contre les carreaux d'un apothicaire, quand un homme soûl, renversé par un dog-cart, subit une opération chirurgicale dans l'arrière-parloir.

NDL : il y a quelques éléments d'intérêt historique dans cette phrase, je pense.
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denis76denis76   23 mars 2018
Dans une chambre (de prison ), un pauvre vieillard solitaire, courbé sur des papiers jaunis et déchirés, écrivait à la lueur d'une faible chandelle, et pour la cinquième fois, peut-être, le long récit de ses griefs, dans l'espoir de le faire parvenir à quelque grand personnage dont ces papiers ne devaient jamais arrêter les yeux, ni toucher le coeur.
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denis76denis76   25 mars 2018
En prison, on a laissé subsister les lois justes et bienfaisantes qui déclarent que le criminel vigoureux sera nourri et habillé, tandis que le débiteur sans argent se verra condamné à mourir de faim et de nudité.


NDL : évidemment, Dickens et moi-même sommes scandalisés !
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Videos de Charles Dickens (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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