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Henriette Loreau (Traducteur)
EAN : 9782752604897
443 pages
Éditeur : L'Aube (19/06/2008)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Embastillé pendant dix-huit ans pour délit d'opinion, Alexandre Manette est enfin libéré. Sa fille Lucie, qui le croyait mort, quitte aussitôt l'Angleterre, où elle vivait en exil, pour le retrouver à Paris, le ramener à Londres et lui rendre la santé.
Cinq années ont passé lorsque la fille et le père sont appelés à la barre des témoins lors du procès d'un émigré français, accusé de haute trahison par la Couronne britannique. Il s'appelle Charles Darnay et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Deltak
  05 février 2020
Tout d'abord, je remercie les éditions Archipoche pour ce Service Presse qui m'a donné l'occasion de découvrir une oeuvre plus méconnue de Dickens.
Ce récit nous transporte au XVIIIième siècle, à l'époque de la Terreur en France. La jeune Lucie Manette, française et réfugiée en Angleterre, retrouve son père, qu'elle croyait mort, après quinze ans d'absence. Ce dernier était emprisonné à la Bastille pour un crime pour le moins obscur. Sur le bateau qui les ramènent vers l'Angleterre, ils font la connaissance de Charles Darnay, un jeune aristocrate français. qui sera accusé peu de temps après de trahison et jugé sur la terre anglaise. Il sera acquitté grâce au témoignage du docteur Manette et épousera la jeune Lucie. Mais, après quelques années de bonheur, Charles Darnay est à nouveau inquiété et menacé de guillotine en France. Que lui reproche-t-on ? Pourra-t-il encore compter cette fois sur le docteur Manette et ses proches ? Quel sera le destin de tous ces personnages ?
Voilà un roman intéressant : les événements de la Révolution et de la Terreur dépeints du côté anglais. Dickens dénonce ici tout le caractère arbitraire des emprisonnements de l'époque, car tout ennemi de la Révolution devait mourir. La petite histoire, avec des personnages bien dépeints, rejoint la grande. Certes, on peut reprocher à Dickens un certain nombre de clichés : les aristocrates sont représentés comme des monstres, le peuple est sournois et cruel, et on notera une certaine imprécision historique dans le flou des événements. Mais il faut replacer ce roman dans le contexte littéraire de l'époque, à savoir que les récits de type feuilleton abondaient et que l'on sacrifiait plus volontiers la véracité ou/et le contexte historique au profit de la trame romanesque. Il faut donc dépasser la "véracité historique" pour apprécier pleinement cette histoire. Cette intrigue n'a sans doute pas la force évocatrice d'un roman comme "De grandes espérances", ou de son conte de Noël avec le célèbre M. Scrooge, mais Dickens réussit néanmoins à nous embarquer dans un dédales d'intrigues principales et secondaires dont il a le talent. Un roman à découvrir.
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Junie
  27 janvier 2019
Pourquoi diantre un auteur anglais se mêle-t-il de faire un roman sur NOTRE Révolution, ce moment fondateur du Nouveau Régime qui doit abolir les privilèges et les injustices de l'Ancien Monde?
Ce britannique, véritable scélérat, choisit en outre de situer l'action aux moments les plus noirs de la Terreur. Leurs Majestés viennent de perdre la tête, et c'est précisément à ce moment que d'innocents et naïfs jeunes gens viennent se précipiter dans la gueule du loup. le héros s'appelle Charles, pure coïncidence sans doute. Il a la fâcheuse habitude de se retrouver accusé de haute trahison, d'abord à Londres, puis à Paris, et d'être jeté en prison.
La prison, lieu d'infamie et de désespoir, que Dickens a bien connu dans son enfance. On y envoie sans distinction les criminels, les vagabonds, les prostituées, les petits délinquants de 10 ans, les ivrognes tapageurs, les escrocs, les marginaux, parfois des familles entières, comme c'est le cas des Dickens qui n'ont pas pu rembourser leurs dettes. La Justice est expéditive, les accusés n'ont guère d'espoir dans l'indulgence des juges de Sa Majesté.
Pour les criminels, la pendaison ou le bagne. Pour les autres des geôles malsaines. le XIXè siècle condamne la pauvreté comme un vice.
Une injustice que Dickens dénoncera toute sa vie.
Mais ici il est question d'une autre forme d'injustice. La Révolution a chassé le Roi, les nobles et les prêtres. Elle a supprimé tout ce qui rappellerait la monarchie et donné le pouvoir au Tiers-Etat. Elle a institué de nouvelles règles, propres aux régimes révolutionnaires: tout ennemi de la Révolution doit mourir. L'arbitraire de l'Ancien Régime devient celui du Tribunal révolutionnaire. A lui seul, Fouquier-Tinville fit exécuter 2600 hommes et femmes, souvent dénoncés par leurs voisins comme étant de mauvais patriotes. Une dictature en remplace une autre, et à leur tout les guillotineurs seront victimes de leurs ennemis qui les déclarent traitres à la Patrie.
A plusieurs reprises, Dickens démonte le mécanisme qui aboutit à cette nouvelle tyrannie. Il ne suffit pas de chasser les aristocrates, de piller et d'incendier les châteaux, il faut aussi venger tous ceux qui sont morts de misère, d'épuisement et de mauvais traitements, privés de droits et de dignité. Et cette vengeance réclame un bain de sang.
"Devant ce tribunal inique, il n'y avait pour ainsi dire aucune forme de procédure qui garantit à un accusé de se faire raisonnablement entendre. Il n'aurait pu y avoir de révolution comme celle-là si les lois et les formes de la Justice n'avaient été précédemment l'objet d'abus si monstrueux que, dans sa vengeance qui rejoignait le suicide, elle les éparpillait à tous les vents."
Dans certains dialogues entre révolutionnaires, dans le discours du procureur, on reconnait les arguments qui seront utilisés plus tard par Staline, Mao ou Castro. "Citoyen, calme-toi; manquer de soumission à l'égard du Tribunal serait te mettre hors-la-loi." "Si la République exigeait le sacrifice de ta fille elle-même, ton devoir serait de la sacrifier."
Dickens souligne aussi la versatilité de la foule qui assiste aux audiences du Tribunal. Emportée par ses émotions, manipulée ou simplement par le fait du hasard, elle va d'abord acquitter l'accusé qui est libéré triomphalement. Mais le surlendemain, on revient l'arrêter et à la deuxième audience, on l'envoie à l'échafaud sous les huées de l'assistance.
Au lieu de rédiger un essai sur la démocratie et les libertés, le romancier utilise la méthode romanesque et nous fait partager les angoisses et les états d'âme de ses personnages, les péripéties de l'intrigue, pour nous montrer l'horreur d'un régime totalitaire, dominé par l'arbitraire et une idéologie pervertie. "Une des plus folles aspirations de cette populace était d'imiter les vertus contestables de l'Antiquité et de sacrifier sur l'autel de la patrie ce qu'on avait de plus cher au monde." Il nous décrit en détail le défilé de chariots qui conduit les condamnés vers leur supplice, sous les regards indifférents ou les cris hostiles du peuple.
On ne peut rester insensible au sort du malheureux Charles, et le dernier chapitre a l'intensité d'un thriller: l'action se condense sur quelques heures et plusieurs personnages auront un sort tragique.
Le dénouement parle pourtant d'espoir en des jours meilleurs, et d'un avenir moins sombre. Car le bonheur est réservé à ceux qui sauront surmonter les épreuves et garderont foi en la générosité de l'homme.
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Analire
  05 février 2020
Un conte de deux villes, aussi nommé Paris ou Londres en 1773, est un roman historique écrit par le célèbre Charles Dickens, initialement paru sous forme de feuilletons épisodiques hebdomadaires.
Durant la Révolution française, dès 1789, l'auteur nous promène entre Paris et Londres, les deux villes au coeur de la tourmente. Les bouleversements sociaux et politiques sont nombreuses, toujours accompagnées de violence à l'encontre des populations civiles. le point d'orgue de cette Révolution, que nous décrit avec forces détails l'auteur, se situe en 1794, lors de la Terreur, période de très forte exécutions de masse. Des milliers de personnes sont emprisonnées, puis exécutées, guillotinées ou pendues pour cause de trahison, souvent injustifiée, envers la patrie.
Charles Dickens, un anglais qui n'a pourtant pas connu la Révolution française, nous raconte son point de vue de cette grande guerre. La violence est omniprésente, cruelle, implacable, sanguinaire : les têtes tombent les unes après les autres, sans justification rationnelle. L'injustice de ces exécutions est révoltante. Il dresse un tableau de la période pré-révolutionnaire, de la Révolution même et critique avec habileté et justesse l'histoire et ses faits.
C'est dans ce contexte chaotique que nous suivons Lucy, une jeune française, qui vient de retrouver son vieux père qu'elle croyait mort, le docteur Manette, emprisonné durant dix-huit longues années, coupé de toute vie et du monde extérieur, il a fini par devenir fou. Lucy, secondée par Mr Lorry, un banquier de chez Tellson & Co, va ainsi pour apprendre l'existence de son père et renouer contact avec lui. Mais la guerre éclate, faisant voler en éclat leur tranquillité retrouvée. le docteur Manette, ancien prisonnier français, vénéré pour son courage, va jouer un rôle essentiel dans la libération de Charles Darnay, un jeune homme accusé à tord de trahison et prêt à être envoyé à l'échafaud.
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et à me greffer au contexte. Mon début de lecture fût assez laborieux, puisque je n'arrivais pas à m'attacher aux personnes et à compatir avec leurs destinées, mais la fin s'est révélée nettement mieux, avec des révélations qui permettent d'éclaircir l'ensemble de l'oeuvre et un très bon travail sur certains des personnages : ils m'ont paru gagner en sensibilité et en humanité.
Le texte reste compréhensible pour notre époque, mais je le conseillerais quand même aux historiens conformés, aux personnes qui connaissent le contexte de la Révolution française et qui pourront être plus apte à l'apprécier dans son ensemble. Il n'en reste pas moins un très bon texte, bien écrit, fluide, que je suis fière d'avoir découvert, même si parfois, j'étais tentée d'abandonner ma lecture, faute de réel attrait pour le récit.
Un roman historique sur la violence et l'injustice des exécutions lors de la Révolution française. À conseiller aux passionnés d'histoire !
Lien : https://analire.wordpress.co..
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soleil
  05 février 2020
Voici un roman de Charles Dickens dont l'histoire se déroule en Angleterre et en France à l'époque de la Terreur.
Je ne peux pas dire que cette lecture ait résonné de façon enthousiaste en moi.
L'auteur m'a perdue dans sa façon de nous présenter les différents personnages.
En effet, alors même que l'on découvre un lieu (un pays et certains personnages), nous basculons rapidement dans un autre pays (parfois même en plein chapitre !), avec d'autres protagonistes, sans qu'ils ne nous aient été présentés. En découle la difficulté de les relier entre eux et par conséquent de comprendre et trouver un sens à la lecture du récit. J'ai d'ailleurs passé mon temps à me remémorer ce que faisait chacun de ces hommes et femmes alors même qu'ils ne sont pas en surnombre ce qui m'a éloignée du sens et de la compréhension.
A plusieurs reprises, je me suis posé la question de savoir si Charles Dickens avait opéré des coupes lors du choix de ce qui figurerait dans la parution finale. Certaines transitions me semble abruptes tant dans l'introduction de personnages que de scènes et lieux.
En conclusion, ceci a rendu ma lecture laborieuse et je me suis beaucoup ennuyée. Je le regrette d'autant plus que j'avais lu "De grandes espérances", lecture qui m'avait enchantée.
Je ne renonce toutefois pas à lui de façon définitive car j'aime ses mots.
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NMTB
  19 mai 2018
Déçu. Je m'attendais à lire un roman sur la Révolution Française et ce n'est pas le cas, elle ne sert que de décor. L'histoire n'est pas réaliste, elle est bourrée de clichés, de traits grossis. L'Ancien Régime est vraiment ancien, barbare, avec des aristocrates ignobles, une plèbe opprimée qui ne l'est pas beaucoup moins, de vieilles légendes de droit de cuissage, une révolution qui n'est qu'une grande jacquerie de gueux assoiffés de sang, rien sur les changements politiques, sur le déroulement des évènements, que des symboles de violence : Bastille, guillotine, carmagnole, tricoteuses, etc. C'est folklorique, pittoresque, superficiel, tout sauf instructif. Une caricature.
Les personnages aussi sont caricaturaux, ou plutôt symboliques. Dickens va jusqu'à supprimer leur nom, les aristocrates sont les « Monseigneur » et les sans-culottes les « Jacques », sans distinctions. Lucie Manette est l'ange de pureté sans tâche, madame Defarge l'inquiétante Parque de la révolution, une de ses amies se nomme simplement la Vengeance, etc. Il n'y a que deux personnages qui à mon avis sont un peu plus ambigus. D'abord le docteur Manette, qui a été embastillé pendant dix-huit ans, sans qu'on sache pour quelle raison (d'ailleurs, ça n'effleure l'esprit d'aucun personnage de se le demander), on ne l'apprend qu'à la fin. Il est devenu fou pendant son enfermement, a guéri par la suite, et fait quelques rechutes. le chapitre intitulé « La Consultation » est vraiment intéressant à lire de ce point de vue, si l'on considère l'époque où il a été écrit.
L'autre personnage, un peu plus fouillé que les autres est Sydney Carton. Il est directement en lien avec une réflexion qu'on trouve tout au long du roman sur le destin, la révolte et la résignation : Peut-on changer le cours des choses ? A priori Carton est lui aussi un symbole, celui de la résignation passive. Ce n'est pas le seul personnage dont l'un des traits de personnalité est l'indifférence, Madame Defarge en a aussi l'aspect, mais elle est plus réellement indifférente et en même temps beaucoup plus énergique, elle est l'indifférence même face aux autres. Carton, dans un sursaut de foi et d'amour, finira quand même par intervenir et déjouer le sort.
Comme je ne veux rien dévoiler je ne préciserai rien, mais il y a énormément d'illogismes dans l'intrigue, des tas de coïncidences incroyables, n'importe quoi quand on y songe, mais c'est souvent le lot des romans publiés en feuilleton. le choix des moments racontés tout au long de ces vingt années, de 1775 à 1794, est curieux, certains évènements sont évoqués trop rapidement, alors que des pans entiers de l'intrigue sont superflus. Bien qu'il contienne de jolis passages d'écriture, avec de belles métaphores, je trouve ce roman trop facile et trop alambiqué.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   29 décembre 2019
A cette époque les voyageurs n'étaient guère tentés de lier conversation avec leurs compagnons de route, car on ne savait jamais si l'on avait affaire à un voleur ou à un complice de brigands. Cette dernière variété était la plus fréquente. Il n'était pas un poste de relais, pas un "pub", d'où ne pût sortir, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, un homme à la solde d'un chef de bande pour se mêler aux voyageurs, en empruntant les déguisements les plus divers et les apparences les moins suspectes, depuis celle d'un propriétaire cossu, jusqu'à celle d'un garçon d'écurie. C'est ce que se disait le garde de la diligence, ce soir de novembre 1775, alors que, juché sur son siège à l'arrière de la voiture, il battait la semelle pour se réchauffer, la main posée sur un coffre qu'il ne quittait pas du regard, coffre qui contenait un tromblon chargé et une douzaine de pistolets d'arçon également chargés, le tout recouvrant, dans le fond, une couche importante de coutelas.
La diligence de Douvres, comme de coutume, transportait avec elle une curieuse atmosphère de suspicion. Le garde suspectait les voyageurs ; les voyageurs se suspectaient entre eux, et tous ensemble suspectaient le garde ; on se suspectait les uns les autres. Quant au cocher, il n'était sûr que de ses chevaux, encore qu'il n'en eût qu'une piètre opinion, et qu'il fut prêt à jurer sur les deux Testaments que ce sacré bétail ne valait rien pour les voyages.
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NMTBNMTB   16 mai 2018
Au-dessus du ruisseau, en travers de la rue, pendaient, de loin en loin, de grossières lanternes, attachées à une corde ; et le soir, quand l’allumeur les avait descendues, éclairées et remontées, un certain nombre de lumignons fumeux se balançaient au-dessus de vous d’une façon maladive, comme s’ils avaient été sur les flots. Ils s’agitaient, il est vrai, au-dessus d’une mer orageuse, et le navire et l’équipage étaient menacés par la tempête. Un jour devait venir où les épouvantails décharnés qui peuplaient cette région auraient, dans leur oisiveté et leur faim, regardé si longtemps l’allumeur de réverbères, qu’ils songeraient à se servir de ses poulies et de ses cordes pour hisser des hommes à côté de ses lanternes, afin d’éclairer d’une lueur plus vive les ténèbres de leur affreuse condition. Mais ce jour était loin encore ; et les vents qui passaient sur la France secouaient en vain les guenilles de ces épouvantails : les oiseaux, à la voix douce et au riche plumage, n’y voyaient aucun avertissement.
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emdicannaemdicanna   29 décembre 2019
Extrait de "Vie et oeuvre de Charles Dickens", par Céline Prest, dans "Les papiers posthumes du Pickwick Club", Quarto Gallimard :
Le 30 avril 1859, début de la publication hebdomadaire du "Conte de deux villes" dans la nouvelle revue "All the Year Round". Cette publication s'achèvera en novembre. Avec des ventes moyennes de 35 000 exemplaires, ce roman compte parmi les plus grands succès de Dickens.
Deuxième roman historique de Dickens après "Barnaby Rudge", "Un conte de deux villes" est resté le plus connu. L'intrigue se déroule au temps de la Révolution française, depuis les agitations du Faubourg Saint-Antoine à l'été de 1789 jusqu'aux massacres de 1793. Le roman raconte la destinée tragique d'une famille vivant à Londres, mais que les forces obscures de l'Histoire attirent à Paris. Pour "Un conte de deux villes", Dickens s'inspire à la fois de l'étude de Carlyle sur la Révolution française (ce dernier l'accompagne dans son écriture) et de "Profondeurs glacées", la pièce de Wilkie Collins hantée par le thème du sacrifice (portée par Dickens à la scène les deux années précédentes). La première et la dernière phrases du roman demeurent parmi les plus connues de la littérature anglaise : "C'était le meilleur des temps, c'était le pire des temps" ; "C'est de loin la meilleure chose que j'aie faite, que j'aie jamais faite ; c'est vers un bien meilleur repos que je vais, un repos que je n'ai jamais connu."
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NMTBNMTB   19 mai 2018
Tous les monstres altérés de sang que l’imagination de l’homme a jamais inventés, sont fondus en un seul, et réalisés dans la guillotine. Mais sur la terre de France, à la fois si féconde et si variée dans ses richesses, pas un fruit, pas une feuille, une graine ou un brin d’herbe ne se développe et ne mûrit par des lois plus certaines que les conditions impérieuses qui produisent cette horreur. Forgez encore l’humanité avec de pareils marteaux, elle se tordra sous vos coups, et vous rendra les mêmes monstres. Semez de nouveau le privilège rapace, l’oppression tyrannique, et vous êtes assurés de recueillir les mêmes fruits.
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AnalireAnalire   27 janvier 2020
À cette époque, l'on se méfiait des rencontres de hasard, car tout individu pouvait être un brigand ou du moins son complice. Il n'y avait rien de plus fréquent que de trouver dans les relais et les auberges qui jalonnaient la route, depuis le maître de poste jusqu'au garçon d'écurie, quelque sacripant à la solde d'un redoutable chef de bande.
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Videos de Charles Dickens (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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