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Madame Judith de la Comédie Française (Traducteur) Charles Dantzig (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782264033260
192 pages
10-18 (21/06/2001)
3.24/5   43 notes
Résumé :
Londres, milieu du XIXe siècle. Devenu patron d'une firme de négoce de vins, l'enfant trouvé Walter Wilding apprend qu'il vit depuis toujours sous l'identité d'un autre. Celle qu'il croyait être sa mère ne l'était pas et il a donc involontairement usurpé l'héritage qui lui a permis sa réussite sociale et économique. Fort troublé par cette révélation, il voudra à tout prix retrouver son double et s'en ouvrira à son nouvel associé Georges Vendale. Mais Walter Wilding ... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  16 novembre 2021
L'autre jour, je cherche vaguement un truc à lire à la bibliothèque (alors que j'ai des tonnes d'autres trucs qui m'attendent déjà chez moi), et je traîne tout aussi vaguement du côté des Philip K. Dick (alors que j'ai des tas de nouvelles et une bio qui m'attendent chez moi)... et de Charles Dickens. Me voilà repartie avec un roman dont j'ignorais jusque-là (ou dont j'avais oublié) l'existence, bien qu'il ait visiblement été emprunté de nombreuses fois. Je n'étais pas plus enthousiaste que ça, en partie parce que ça avait l'air d'un roman policier (or, le dernier en date, ben... voilà, quoi), en partie parce que c'était écrit en collaboration avec Wilkie Collins. Je n'ai rien contre Wilkie Collins, que je connais très peu, mais bon, La Dame en blanc, c'est pas un bon souvenir. Comme j'avais quand même lu un autre roman de Collins (oui, mais lequel ??? J'ai mis une note sur Babelio à La Pierre de lune, or je suis de moins en moins persuadée que je l'ai lu), et, surtout, parce qu'il est difficile de résister au nom de Dickens, je me suis lancée.

Ce n'est pas un roman policier malgré sa publication dans la collection Grands Détectives (d'ailleurs, est-ce bien logique qu'il fasse partie du catalogue?), d'une part, et c'est tout à fait plaisant, d'autre part. Je suis évidemment bien incapable de le comparer à d'autres titres de Collins, mais la patte de Dickens se fait largement sentir, et même plus que ça. Alors non, on ne va pas comparer Voie sans issue à de Grandes Espérances, encore moins à David Copperfield, et même pas à Oliver Twist. On ne peut pas raisonnablement clamer que c'est du grand Dickens, ne serait-ce que parce que c'est court - 180 pages environ - et qu'on ne peut pas faire traîner la lecture pendant des semaines, voire des mois, avec pour objectif de refermer le livre le plus tardivement possible - c'est ce que j'ai fait avec David Copperfield, que j'ai lu comme un feuilleton. Bien au contraire, ce roman-ci se lit d'une traite, pour peu qu'on ait quelques heures devant soi. Ce qui signifie qu'on n'a pas très envie de le lâcher, c'est déjà une bonne chose.

Une fois de plus, je vais asséner ce conseil : ne lisez pas la quatrième de couverture qu'on trouve sur Babelio (celle du livre que j'avais en mains ne disait rien, à part que c'était de Collins et de Dickens et que c'était très bien ; pour les auteurs, on était déjà vaguement au courant, et on imagine mal 10/18 publier "Ce roman est une daube, ne l'achetez pas", mais passons) ; quatrième de couverture qui, donc, à mon sens, en dit trop. Enfin, il faut bien essayer d'accrocher les lecteurs comme on peut ! Il est vrai que pour donner envie aux autres de lire Voie sans issue, on est très tenté de raconter le début de l'histoire, voire davantage.

Entrons dans le vif du sujet (en en révélant le moins possible). Conciliabule nocturne devant l'Hospice des Enfants trouvés, à Londres, entre une mystérieuse jeune femme voilée et une employée de l'hospice. Un nom est prononcé. Seconde apparition d'une femme voilée (est-ce la même ?) dans l'hospice douze ans plus tard, qui approchera un enfant prenant son déjeuner. Ce n'est que l'ouverture, la première partie débute environ quatorze ans après ces évènements à la fois succincts et enveloppés de mystère. Nous faisons connaissance d'un jeune homme négociant en vins qui vient de racheter le commerce de ses précédents employeurs, de s'associer avec un collègue et s'apprête à embaucher une nouvelle femme de charge. Et là, hop, révélations en cascades ! le mystère qu'on croyait être au centre de l'histoire est résolu, pour faire place à un autre. Là-dessus, enquête discrète pour retrouver une personne disparue, confusion(s) d'identité(s), recherches qui mènent à des voies sans issue (d'où en partie le titre, mais pas seulement), drame, histoire d'amour, apparition d'un personnage mystérieux voire douteux, autre intrigue qui débute et éclipse la première, vol et fraude, nouvelle enquête, soupçons, craintes et inquiétude des uns, naïveté des autres, voyage périlleux, vilenie et infâmie, drame encore, amour encore et toujours, et, enfin, le dénouement final.

J'avais quelques craintes au tout commencement de la première partie, car, bien que l'introduction sente Dickens à plein nez, je trouvais ça un peu plat, et à part quelques bons mots, je ne repérais pas suffisamment à mon goût l'humour dickensien, humour qui me fait me pâmer rien qu'en y songeant. En fait, c'est l'une des deux partie à laquelle Wilkie Collins a le plus collaboré et, bon, c'est vache d'imputer les défauts du début à Collins alors que j'en sais rien du tout, mais c'est peut-être (insistons sur "peut-être") la raison de ces premiers paragraphes un peu mous. D'ailleurs, on sent tout de même déjà Dickens dans la façon de parler de Walter Wilding (le négociant en vins susmentionné), qui invariablement commence ses phrases par "Mon point de vue est que" et les termine en s'adressant à son interlocuteur par les mots :"Je ne sais pas si c'est votre point de vue, mais c'est le mien." de toute façon, dès l'entrée en scène de l'associé de Wilding, donc très vite, on va bel et bien retrouver l'humour si typique de Dickens. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi personne n'a songé à créer l'étiquette "humour" pour la fiche Babelio de Voie sans issue.

Vous avez deviné avec mon résumé qu'on retrouve ici des motif chers à Dickens, dont les sous-intrigues qui deviennent des intrigues à part entière, sans compter le drame, et même le mélo, le rythme trépidant par moments (souvent, en fait), les personnages hauts en couleurs, ou trop naïfs, ou encore vachement sournois, tout ça mêlé au roman à énigme qui fait encore aujourd'hui le succès de Collins. Je n'irai donc pas jusqu'à prétendre qu'il s'agit là du meilleur des deux auteurs, mais juste qu'on s'amuse beaucoup et qu'on ne s'ennuie jamais avec Voie sans issue. Ce qui est déjà une prouesse en soi.

(Arf, c'est vraiment pas facile d'acrire, non, d'écrire, avec un chat qur, non pas qur mais sur les genoux, qui en sus cherche à participer activement en poussant vos mains avec son nez. Je viens donc moi-même d'accomplir une petite prouesse.)
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Taraxacum
  05 août 2013
A l'Hospice des Enfants Trouvés, en 1835, les mères abandonnent leurs enfants sans espoir de les revoir, sans même savoir sous quel nom ils seront élevés. Pour avoir voulu contourner les règles pour une chance de retrouver un jour son enfant, une malheureuse mère déclenchera sans le savoir tout un quiproquo d'enfants échangés qui se résoudra des décennies plus tard sur le flanc d'un glacier suisse!
Ce petit roman très court écrit à quatre mains par Collins et Dickens n'est pas l'oeuvre la plus marquante de ces deux écrivains. A condition d'accepter coïncidences et coups de théâtre , le roman étant d'ailleurs divisé en quatre actes, une ouverture et un baisser de rideau, on se laisse prendre au charme désuet de cette intrigue et , nous aussi, on ne souhaite plus que retrouver le mystérieux second Walter Wilding !
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Cronos
  27 janvier 2016
J'ai adoré ! le style de Dickens c'est plus fait ressentir lors de ma lecture, sûrement parce que je n'avais jamais lu de Collins jusqu'à présent. On y retrouve des idées déjà présente dans ses précédents ouvrages, comme l'orphelin abandonné avec Oliver Twisten revenche celivre m'a paru plus orienté pour un public adulte, en tout cas pas jeunesse.
J'ai également l'impression que Charles Dickens a principalement écrit l'histoire et que Wilkie Collins a modifié quelques tournures d'intrigue,à moins que les 2 aient un style proche. J'imagine que ce n'est pas simple d'écrire un livre seul alors en paire...
Ma critique paraît mauvaise alors qu'en faite j'ai été pris du début à la fin, quelques rares longueurs mais elle servent à mieux savourer la suite.
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Griselda20116
  07 septembre 2017
J'aime beaucoup Wilkie COLLINS dont j'ai lu plusieurs romans et bien sûr j'admire Charles DICKENS dont je n'ai pas lu assez d'oeuvres, malheureusement.
Ce livre qu'ils ont écrit « à quatre mains » m'a bien plu.
Le style est très bon quoique daté. Il revêt une certaine forme « ampoulée », désuète, mais pas désagréable.
Difficile de deviner qui écrit quoi. Un bel exercice de style car tout le texte présente une parfaite unité.
L'histoire est un peu invraisemblable comme souvent chez COLLINS. Elle frise parfois le fantastique.
Les personnages sont très typés et bien décrits bien que souvent à la limite de la caricature. Les bons le sont totalement, sans faille et les mauvais sont de vrais monstres !
Mais ce manichéisme un peu naïf est assez typique de certains romans anglais du 19ème siècle.
Cela n'empêche pas cette lecture d'être intéressante.
L'histoire est prenante et intrigante à souhait. On a envie d'en connaître la fin ! Chemin faisant, on traverse des lieux bien différents et à la description saisissante.
Le héros malheureux incarne une belle figure et représente les grandes vertus qu'il était recommandé de pratiquer.

Rien ne manque : la jeune fille prisonnière d'un horrible tuteur et l'amoureux intrépide qui devra se battre pour conquérir le droit d'épouser sa belle !
En peu de pages finalement, beaucoup d'événements surviennent et sont traités sous forme de suspens !
A condition d'accepter le cadre et la mentalité de l'époque, on peut passer un bon moment de lecture.
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mjaubrycoin
  18 août 2017
Quand deux géants de la littérature victorienne, Charles Dickens et Wilkie Collins s'allient pour concocter une intrigue mystérieuse, le bonheur de l'amateur de littérature britannique est assuré.
Pour ce court roman théâtral en quatre actes, l'ouverture donne le ton : un enfant abandonné, une mère qui plusieurs années après recherche son fils bien-aimé...
Au fur et à mesure que l'action se noue, on retrouve avec délectation les classiques du roman populaire victorien, le brave et noble héros, la gouvernante fidèle, la jeune fille innocente, le méchant aussi fourbe que féroce...
Nous suivons les personnages des rives de la Tamise jusqu'aux pentes enneigées des montagnes suisses. Nous frémissons avec eux devant les dangers qu'ils affrontent. Mais bien sûr, il ne faut pas perdre espoir, car tout finira pour le mieux...
Une sympathique découverte qui permet d'apprécier la malicieuse critique des Suisses qui est dispensée au fil des pages par l'un des deux auteurs (mais lequel?) et de constater que l'humour anglais peut aussi montrer le bout de son nez là où on l'attend le moins !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Maken Maken   20 décembre 2018
"Je ne sais pas si c'est votre point de vue, madame Goldstraw, mais c'est le mien"
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Videos de Charles Dickens (38) Voir plus Ajouter une vidéo
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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