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Claire Malroux (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070347591
Éditeur : Gallimard (22/11/2007)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 37 notes)
Résumé :
« Celle qui a tant écrit sur l'adieu a dit adieu au monde il y a cent vingt ans, léguant à d'hypothétiques lecteurs, tandis qu'une mouche venue de ses propres poèmes cognait contre la vitre de sa chambre, "la part d'elle transmissible" : une longue lettre sans signature, composée de centaines de feuillets déposés dans un coffret au fond d'un tiroir de commode. Un tendre et solennel héritage à partager. Une énigme à résoudre par les générations à venir.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
michemuche
  08 septembre 2015
En préambule, je trouve que la poésie est le parent pauvre de la littérature, c'est ce que je ressens, réussir à décrire un sentiment, un état d'esprit en quelques phrases ça tient de la magie.
" Car l'adieu, c'est la nuit" d'Emily Dickinson à cette magie.
Ce recueil de poème reflète assez bien la tendance du 19ème siècle, la solitude du poète, le " spleen" pour emprunter le mot au grand Charles Baudelaire.
Les mots d'Emily sont crépusculaires, la mort y est présente comme la tombe, dieu est omniprésent, nous sommes dans cette Nouvelle-Angleterre puritaine et dévote.
Le temps semble s'arrêter à la lecture de ses mots magnifique, j'ai retrouvé cette ambiance dans les écrits de Charlotte et Emily Brontë .
la poésie a quelque chose d'intemporel.
j'ai aimé les mots d'Emily Dickinson et j'espère que cette critique attirera d'autres lecteurs qui feront des critiques qui attireront d'autres lecteurs.....
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Pirouette0001
  28 octobre 2016
Lecture mitigée.
Tout d'abord, allez savoir pourquoi, j'étais persuadée qu'Emily Dickinson était anglaise. Mais il n'y a pas eu de doute possible, dès la première page, elle ne pouvait être qu'américaine. Sa langue, son écriture, ce n'était pas de l'anglais. Très juste me direz-vous, Emily Dickinson est reconnue comme la première grande poétesse américaine... Et voilà ! Avec en plus une langue du 19e siècle. Bon, l'édition est bilingue. Donc on s'en sort.
Mais mon sentiment partagé découle surtout de l'ambiance de plomb des poèmes. Mysticisme et noirceur du propos sont les caractéristiques essentielles de l'ensemble des poèmes. Pour la très grande majorité, pas un seul poème qui ne contienne le mot de 'mort' ou de 'tombeau' ou de 'Dieu', de 'ténèbres', d' 'immortalité', d' 'angoisse', d' effroi', etc ou ne soit marqué par le sceau de la disparition.

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Lutopie
  03 janvier 2019
Les poèmes d'Emily Dickinson, la femme qui s'enfermait chez elle, toute de blanc vêtue, pourraient être qualifiés de mystiques s'ils n'étaient pas le fruit d'une rupture, d'une bissection, entre l'humain et le divin. Quoiqu'ils peuvent l'être malgré tout ; elle est influencée par la Bible, mais on sent aussi l'influence des Hauts de Hurlevent, de Brontë, par exemple ( en bien plus beau , je ne devrais même pas comparer !) mais on a plus encore les résidus d'une expérience personnelle, intime, comme l'expérience de la mort des proches, ou de la sienne qu'elle pressent.
C'est tellement mieux en langue originale, la traduction en français n'étant pas toujours pertinente au niveau du sens originel ou des sons, ou du souffle. La langue originelle se découvre à l'anglaise, se savoure autour d'un thé pris dans la plus stricte intimité et non selon les conventions de la société anglaise, et il faut bien placer sa langue dans sa bouche et la tourner dans son palais le temps d'un baiser qu'on adresse en rêve à l'être absent, pour apprécier la beauté de la solitude.
+ Lire la suite
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   23 octobre 2013
On ne sait jamais qu'on part - quand on part -
On plaisante, on ferme la porte
Le destin qui suit derrière nous la verrouille
Et jamais plus on n'aborde.

We never know we go - when we are going -
We jest and shut the door
Fate following behind us bolts it
And we accost no more.
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PiatkaPiatka   13 novembre 2013
J'aime mieux me souvenir d'un Couchant
Que jouir d'une Aurore
Bien que l'un soit superbe oubli
Et l'autre réel.

Car il y a dans le départ un Drame
Que rester ne peut offrir -
Mourir divinement en une fois le soir -
Est plus aisé que décliner -

I'd rather recollect a Setting
Than own a rising Sun
Though one is beautiful forgetting
And true the other one.

Because in going is a Drama
Staying cannot confer -
To die divinely once a twilight -
Than wane is easier -
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   24 octobre 2013
L'Eau, s'apprend par la soif.
La Terre - par les Mers franchies.
L'Extase - par les affres -
La Paix, par le récit de ses combats -
L'Amour, par l'effigie -
L'Oiseau, par la neige.

Water, is taught by thirst.
Land - by the Oceans passed.
Transport - by throe -
Peace, by it's battles told -
Love, by memorial mold -
Birds, by the snow.
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PiatkaPiatka   26 janvier 2014
C'était un Poète -
Cet Être
Qui extrait un sens surprenant
De Signes Ordinaires -
Une si vaste Essence

Des espèces familières
Ayant péri à la Porte -
Qu'on s'étonne de ne pas Soi-même
L'avoir captée - d'abord -

D'Images, Révélateur -
Le Poète - Lui et nul autre -
Nous investit - par Contraste -
D'une incessante Pauvreté -

De la Partie - si inconscient -
Qu'un Vol ne le saurait léser -
Lui-même - pour Lui - Trésor -
Au Temps - étranger -
+ Lire la suite
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michemuchemichemuche   06 septembre 2015
Du cœur, l'esprit se nourrit
Comme tout parasite
Si le cœur est riche
L'esprit profite
Mais si le cœur faillit
L'esprit s'émacie
Si absolu ce qu'il
Y puise.

The mind lives on the heart
Like any parasite
If that is full of meat
The mind is fat
But if the heart omit
Emaciate the wit
The aliment of it
so absolute.
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Videos de Emily Dickinson (21) Voir plusAjouter une vidéo
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