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Patrick Reumaux (Traducteur)
EAN : 9782757805664
288 pages
Éditeur : Points (11/10/2007)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Ce volume réunit plus de cent cinquante poèmes de L'une des plus grandes poétesses du XIXe siècle. Hantée par le néant, Emily Dickinson n'a eu de cesse de questionner la nature, la folie, la foi, l'amour et la mort. Sa poésie, habitée de fulgurances mystiques, joue autant de la gravité que de l'ironie, de l'émerveillement que de la dérision, mêlant sentiments intimes et thèmes universels avec une audace stylistique et rythmique d'une modernité saisissante.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  30 décembre 2018
"Si je ressens physiquement comme si le sommet de ma tête m'était arraché, je sais que c'est de la poésie." La première fois que j'ai lu Dickinson, j'ai eu peur.[...] C'est le tour favori d'Emily. Elle vous prend vivant là où vous êtes et elle vous fige dans le froid. Elle vous prend malgré vous et elle vous colle dans l'éternité. ( Notules sur Emily - Patrick Reumaux)
Certains penseront triste vie que celle d'Emily. Personnellement, j'y vois la richesse d'une vie et la beauté d'une âme.
Une vie passée à magnifier ces petits riens de tous les jours.
Une vie passée à se questionner sur la perte des êtres chers, la mort, la vie, la souffrance, la beauté.
Une vie passée à écrire, imaginer, rêver, observer, comprendre et créer cette magnifique poésie.
Une poésie qui est une musique et qui nous emporte loin,très loin en un "Lieu-dit l'éternité."
Poésie que je vous recommande chaudement.
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meyeleb
  26 janvier 2012
D'une obscure beauté, la poésie d'Emilie Dickinson n'est pas vraiment un remède contre la mélancolie saisonnière! Evitez donc d'ouvrir le recueil si l'hiver vous a fait perdre votre sourire, si les enfants vous ont tapé sur le système toute la journée, si votre patron vous a refusé une augmentation en invoquant la conjoncture.
Car vous risqueriez de sombrer dans une fascination macabre, pour la description détaillée de ce que peut ressentir un pendu, un noyé, ou bien celui qui, dans sa chair encore tiède, entend les pas de ceux qui l'ensevelissent et l'oublient. Car elle excelle dans l'art de dire ce qui n'est plus, ce qui n'est plus pour très longtemps, ce qui se meurt, à peine rassurante quand elle invoque un Dieu sauveur. Fascination relevée tout de même par l'observation des paysages, l'exploration lyrique des sentiments qui l'animent.
Oui dans un sens j'ai aimé lire ces poèmes : j'ai apprécié leur musicalité, les effets de ruptures parfois (comme il est sympathique pour cela de posséder une édition bilingue!) mais pour en apprécier la signification je les reprendrai en des temps plus heureux...
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lglaviano
  09 mai 2020
Je souhaite noter ici un tout petit poème devenu fameux et souvent cité, extrait de ce recueil : "Lieu-dit l'éternité" (Seuil-Points), avec son texte original, ainsi que plusieurs traductions ayant toutes des inflexions diverses, à partir d'intentions probablement différentes. Ceci permettra de se faire une idée des choix qu'opèrent les traducteurs au sein de la polysémie poétique des textes.
Voici donc le texte original :
« To make a prairie it takes a clover and one bee,
One clover, and a bee,
And reverie.
The reverie alone will do,
If bees are few. » (On le trouve dans : Emily Dickinson, "Poésies complètes". Édition bilingue, Flammarion, 2009).
Il est ainsi traduit par Patrick Reumaux dans ce recueil-ci
(on le trouve aussi dans "Autoportrait au roitelet. Correspondance"):
« Pour faire une prairie il faut un trèfle et une seule abeille
Un seul trèfle, et une abeille
Et la rêverie.
La rêverie seule fera l'affaire
Si l'on manque d'abeilles. »
Ce poème est un emblème joli de nos préoccupations écologiques contemporaines, et d'une singulière prescience. Il sonne étrangement à nos oreilles inquiétées par la souffrance de nos petites soeurs les abeilles, et par les blessures de la biodiversité vitale : il n'est malheureusement pas sûr que la seule rêverie y suffise...
Il célèbre aussi les retrouvailles festives avec le réel, et l'immersion de la "conscience océanique" (chère à Romain Rolland) dans la magie de l'instant et la douceur immanente des petites choses, qui marquent l'écriture unique d'Emily Dickinson, à la fois passionnée et discrète.
À noter que ce poème est cité aussi par Jean-Claude Ameisen dans sa remarquable émission sur France Inter "Sur les épaules de Darwin" (notamment la rediffusion du 09/05/2020 : "Dame bourdon et le trèfle des prés"). Il est traduit en toute simplicité par Ameisen ainsi :
« Pour faire une prairie il faut un trèfle et une abeille.
Un trèfle, une abeille,
Et de la rêverie.
La rêverie seule suffira
Si les abeilles sont rares."
On le trouve encore, dans la traduction de Michel Leiris, dans "Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle" (Gallimard) :
"Il faut pour faire une prairie
Un trèfle et une seule abeille
Un seul trèfle, une abeille
Et quelque rêverie.
La rêverie suffit
Si vous êtes à court d'abeilles."
Enfin, en écho à ce charmant petit poème, une autre délice de la tendre Emily, qui nous parle encore de nos chères abeilles, de leurs promesses, et du rêve qu'elles inaugurent :
« Cette petite Ruche abritait
De telles Promesses de Miel
Que le Réel devenait Rêve
Et le Rêve Réel. » (Quatrains et autres poèmes brefs. - Poésie/Gallimard).
« L'espoir est une étrange chose à costume de plumes qui se pense dans notre âme, se perche sur le coeur, hante inlassablement des chansons sans paroles, et ne s'arrête jamais. Mais c'est dans la tempête que son chant est le plus doux. »
Plût au ciel qu'Emily ait raison!!!
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Poiesis
  31 mai 2011
J'adore relire Emily et son style si particulier, si déroutant. Elle a le don de m'éveiller les sens.
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Testifly
  22 septembre 2013
D'ordinaire, je ne suis pas très portée sur la poésie, mais avec certains poèmes de Dickinson j'étais littéralement emportée. J'étais abasourdie de voir qu'une personne vivant à l'écart de la société pouvait écrire de telles oeuvres, si graves et si sombres ; Emily Dickinson m'a rappellé un peu Emily Brontë et ses "Wuthering Heights". Ce n'est pas le genre de livre qu'on lit avant d'aller au dodo, mais c'est en tout cas un chef d'oeuvre
Commenter  J’apprécie          90

Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Rose81Rose81   01 mai 2017
Pour faire une prairie il faut un trèfle et une seule abeille, Un seul trèfle, et une abeille, Et la rêverie. La rêverie seule fera l'affaire, Si on manque d'abeilles.
+ Lire la suite
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patrick75patrick75   26 octobre 2014
J'ai souvent pensé que la Paix était là
Quand la Paix était loin -
Comme les Naufragés - qui croient voir la Terre -
Au Milieu de l'Océan -

Et tirent au flanc - pour se retrouver
Aussi désespérés que moi -
Que de Rivages fictifs -
Avant le Port -
Commenter  J’apprécie          250
patrick75patrick75   28 octobre 2014
Les Mourants se contente de peu, chère,
Un Verre d'eau suffit,
Le Visage discret d'une Fleur
Pour habiller le Mur,

Un Eventail peut-être, le Regret d'un Ami
Et la Certitude que quelqu'un
Ne verra plus dans l'Arc-en-ciel
Aucune couleur, quand tu seras partie.
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psycheinhellpsycheinhell   10 avril 2011
Morte pour la Beauté – je venais à peine
D'être ajustée dans la Tombe
Qu'on a couché quelqu'un mort pour la Vérité
Dans une Chambre voisine –

"Tombée pour quoi ?" m'a-t-il soufflé
"Pour la Beauté", ai-je répondu –
"Moi – pour la Vérité – Les Deux sont Un –
"Nous sommes Frères", a-t-Il dit –

Ainsi, comme des Parents, un Soir réunis –
Nous avons papoté d'une Chambre à l'autre –
Jusqu'à ce que la Mousse ait atteint nos lèvres –
Et recouvert – nos noms –
+ Lire la suite
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psycheinhellpsycheinhell   10 avril 2011
La Gentiane file ses franges –
Le rouet de l'Erable est rouge –
Mes fleurs sur le départ
Ne font pas les fières.

Un mal patient, mais bref –
Une heure pour se préparer,
Et l'une ce matin ici-bas
Est là où sont les anges –
La procession a été courte,
Le Babillard était là –
Une vénérable Abeille nous a fait un sermon –
Puis nous nous sommes mis à genoux –
Nous espérons qu'elle était consentante –
Et demandons à pouvoir l'être.
Saison – Soeur – Séraphine !
Laisse-nous partir avec toi !

Au nom de l'Abeille –
Et du Papillon –
Et de la Brise – Amen !
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Videos de Emily Dickinson (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emily Dickinson
Les villes de papier, le roman grave et cristallin de Dominique Fortier (Prix Renaudot Essai 2020), est porté par les voix de son auteure et de la comédienne Marianne Marceau. Bercée par une musique originale de Patrick Ouellet au piano, cette promenade dans les livres et le jardin d'Emily Dickinson déploie toute sa poésie et sa force d'évocation.
https://editionsalto.com/catalogue/les-villes-de-papier-dominique-fortier/
Dans la catégorie : Poésie américaineVoir plus
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