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Claire Malroux (Traducteur)
EAN : 9782070329427
312 pages
Éditeur : Gallimard (15/06/2000)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Il a fallu longtemps pour que la stature d'Emily Dickinson (1830-1886) émerge du linceul charmant où l'avait enroulée sa génération en tissant le mythe, au parfum de scandale, de l'amoureuse frustrée (d'un homme marié, pasteur de surcroît !) et de l'excentrique recluse de la petite ville d'Amherst. On n'a d'abord vu que ce que l'on était disposé à voir : un poète délicat, amoureux des oiseaux, des abeilles, des fleurs et des papillons, peut-être à la rigueur de l'am... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Piatka
  02 mai 2013
Un recueil de poésies ne se résume pas, il se savoure.
Par petites touches ou grandes immersions, selon l'humeur !
Pour ma part j'ai toujours ce petit livre à portée de vue, et non enterré dans une bibliothèque, pour pouvoir y piocher ces courtes pensées ciselées par une orfèvre de l'art poétique, en français ou en anglais selon les jours. La forme du quatrain se prête particulièrement bien à ce grappillage poétique.
Que dire de ces quatrains ?
Que nous avons beaucoup de chance que leur lumière soit parvenue jusqu'à nous. En effet, Emily écrivait mais ne publiait pas.
Ces vers, souvent légers et d'apparence simple, poussent à réfléchir bien au-delà des mots. Je les qualifierais volontiers de quatrains philosophiques à plusieurs niveaux de lecture, ce qui permet de les lire, les relire, avec bonheur et sans se lasser.
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vincentf
  01 juillet 2010
Comment le lire ? Même question à chaque recueil. Nous avons perdu l'habitude de la poésie. Vite, j'ai abandonné l'anglais, malgré les infidélités de traduction, cette impression d'une volonté de "faire poétique". A la suite, quelques poème, à haute voix, à voix basse, sans se poser de questions, juste les entendre, les laisser passer dans la tête, subrepticement, s'envoler plus loin, petits bouts de billets jetés au vent, feuilles mortes, papillons.
A la fois simple et étrange, la poésie d'Emily Dickinson laisse sur le seuil, devant la maison que l'on connaît. Quelque chose a changé. Quoi ? Rien, nos vies. Crouilles perles où s'amourachent l'immortalité, les Dieux, l'abeille et la fleur, ces quatrains passent, charmants, comme était passé leur auteur, charmante peut-être, frêle être humain un peu torturé, ce personnage de la pièce Emilie ne sera plus cueillie par l'anémone, son petit vertige, son envol, et ses mots mis en musique par Caroline Charrière, "and dancing, dancing, dancing, dancing". Les voix se font silence. Plus que jamais elles parlent. Emily leur souffle à l'oreille : "Les mots dits par les gens heureux / Sont piètre mélodie / Mais beauté ceux que sentent / Les silencieux - "
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   25 juin 2013
Parfois avec le Cœur
Peu souvent avec l'âme
Plus rarement avec force
Peu - aiment vraiment

Sometimes with the Heart
Seldom with the soul
Scarcer once with the might
Few - love at all
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PiatkaPiatka   29 juin 2013
On ne sait jamais qu'on part - quand on part -
On plaisante, on ferme la porte
Le Destin, qui suit, derrière nous la verrouille
Et jamais plus on n'aborde.

We never know we go - when we are going -
We jest and shut the door
Fate following behind us bolts it
And we accost no more.
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PilingPiling   30 mars 2011
The only News I know
Is Bulletins all day
From Immortality

(Mes seules Nouvelles :
Des Bulletins à toute heure
De l'Immortality)


Time is a test of trouble
But not a remedy –
If such it prove – it prove too
There was no malady

(Le Temps est une épreuve du chagrin
Mais non un remède –
S'il s'avère tel – il prouve par là
L'absence de maladie)


A Death blow is a Life blow to Some
Who till they died, did not alive become –
Who had they lived – had died but when
They died, Vitality begun –

(Un coup Mortel est un coup Vital pour Certains
Qui avant leur mort, n'étaient pas venus à la vie –
Qui s'ils avaient vécu – seraient morts mais quand
Ils moururent, la Vitalité vint –)


Not what We did, shall be the Test,
When Act and Will – are done,
But what Our Lord inferred We would,
Had we Diviner, been –

(Ce ne sont pas Nos faits, qui seront le Critère,
Acte et Volonté – accomplis,
Mais ce que Notre Seigneur déduit qu'ils seraient
Si nous étions plus Divins – )


Not so the infinite Relations – Below
Divisions is Adhesion's forfeit – On High
Affliction but a speculation – And Wo
A Fallacy, a Figment, We knew –

(Toute autres, les Relations infinies – Sur Terre
La Division est perte d'Adhésion – Là-Haut
L'Affliction n'est que Spéculation – Le Malheur
Un Faux-semblant, une Fiction, jadis connus –)


Lest this be Heaven indeed
An Obstacle is given
That always guages a Degree
Between Ourself and Heaven.

(De peur que ce ne soit le vrai Ciel
Un Obstacle intervient
Qui toujours érige un Degré
Entre Nous et le Ciel.)
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   26 juin 2013
Que ma première certitude soit de toi
À la chaude Clarté du matin -
Et ma première Crainte, que l'Inconnu
Dans la nuit ne t'engloutisse -

Let my first knowing be of thee
With morning´s warming Light -
And my first Fearing, lest Unknowns
Engulph thee ni the night -
Commenter  J’apprécie          260
Annette55Annette55   19 novembre 2019
«  La Patience - a une Apparence paisible-
La Patience - Regarde au fond-
C’est la force futile d’un insecte
Entre deux- Infinis-

Fuyant de l’Un - à l’Autre
S’élançant sans succès -
La Patience - c’est l’effort de Sourire
Au milieu des frissons » -








Extrait«  d’Un  ciel étranger », traduit de l’anglais par François Heusbourg .
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Videos de Emily Dickinson (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emily Dickinson
Emily Dickinson (1830-1886), une dame en blanc qui nourrit les abeilles : Une vie, une œuvre. Émission “Une vie, une œuvre” diffusée le 18 février 1993. Par Michel Bydlowski. Réalisation : Isabelle Yhuel. Prise de son : Arthur Gerbault. Mixage : Arlette Adrian. Emily Elizabeth Dickinson, née le 10 décembre 1830 et morte le 15 mai 1886, est une poétesse américaine. Née à Amherst dans le Massachusetts, dans une famille aisée ayant des liens communautaires forts, elle a vécu une vie introvertie et recluse. Après avoir étudié dans sa jeunesse, durant sept ans à l'académie d’Amherst, elle vit un moment au séminaire féminin du mont Holyoke avant de retourner dans la maison familiale à Amherst. Considérée comme une excentrique par le voisinage, on la connaît pour son penchant pour les vêtements blancs et pour sa répugnance à recevoir des visiteurs, voire plus tard à sortir de sa chambre. La plupart de ses amitiés seront donc entretenues par correspondance. Bien qu’ayant été un auteur prolifique, moins d’une douzaine de ses presque mille huit cents poèmes ont été publiés de son vivant. Ceux qui furent publiés alors étaient généralement modifiés par les éditeurs afin de se conformer aux règles poétiques de l’époque. Les poèmes de Dickinson sont uniques pour leur époque : ils sont constitués de vers très courts, n’ont pas de titres et utilisent fréquemment des rimes imparfaites et des majuscules et une ponctuation non conventionnelle. Un grand nombre de ses poèmes traitent de la mort et de l’immortalité, des sujets récurrents dans sa correspondance avec ses amis. Même si la plupart de ses connaissances devaient savoir qu’Emily Dickinson écrivait, l’étendue de son œuvre ne fut connue qu’après sa mort, en 1886, quand Lavinia, sa plus jeune sœur, découvre sa cachette de poèmes. Son premier recueil est publié en 1890 par des relations personnelles, Thomas Wentworth Higginson et Mabel Loomis Todd, qui en altéreront fortement le contenu. Ce n’est qu’avec l’édition de Thomas H. Johnson en 1955, “Les poèmes d’Emily Dickinson” (“The Poems of Emily Dickinson”), que paraît pour la première fois un recueil complet et pratiquement intact de son travail. Malgré des critiques défavorables et un grand scepticisme vis-à-vis de ses performances littéraires de la fin du XIXème siècle au début du XXème siècle, les critiques considèrent à présent Emily Dickinson comme une poétesse américaine majeure. Avec Patrick Reumaux, poète et romancier Cyrille Cahen, psychiatre, psychothérapeute et écrivain Claire Malroux, poétesse, essayiste et traductrice Antoine Cazé, professeur à l’Université Paris VII Denis Diderot Claude Pujade-Renaud, écrivaine Catherine Salviat, comédienne Anne Portugal, poétesse Gérard Wajcman, écrivain et psychanalyste Jean-Loup Rivière, dramaturge et théoricien du théâtre Textes lus en anglais et en français par Solange Boulanger, Jane Cahen, Marie-Aimée Le Breton, Catherine Mateli, Catherine Salviat et Ruth Stegassy. Sources : France Culture et Wikipédia
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Dans la catégorie : Poésie américaineVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Poésie américaine (87)
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