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Éditeur : Editions du Progrès - Moscou (01/01/1980)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Publié sans nom d'auteur, Interdit il y a quelques années au cinéma, La Religieuse fait toujours scandale ; or, ce livra, disait
Montherlant, " est à peine licencieux et n'est pas du tout frivole
mais au contraire très grave ".
Inspiré par une histoire vécue, Diderot imagine que la religieuse Suzanne Simonie raconte ses mésaventures en 1760. Spoliée de sa dot, elle séjourne dans trois couvents successifs. La première supérieure est cupide, la d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
mariedoc
  29 novembre 2014
Un des grands romans de mon adolescence. Quand on découvre à travers la littérature des écrits au goût de "fruits défendus"
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   26 novembre 2014
– Madame, lui disaient-elles, ne les lui demandez plus, vous êtes trop bonne ; vous ne la connaissez pas ; c’est une âme indocile, dont on ne peut venir à bout que par des moyens extrêmes : c’est elle qui vous y porte ; tant pis pour elle.
– Ma chère mère, lui disais-je, je n’ai rien fait qui puisse offenser ni Dieu, ni les hommes, je vous le jure.
– Ce n’est pas là le serment que je veux.
– Elle aura écrit contre vous, contre nous, quelque mémoire au grand vicaire, à l’archevêque ; Dieu sait comme elle aura peint l’intérieur de la maison ; on croit aisément le mal. Madame, il faut disposer de cette créature, si vous ne voulez pas qu’elle dispose de nous. »
La supérieure ajouta : « Sœur Suzanne,voyez... »
1Je me levai brusquement, et je lui dis : « Madame, j’ai tout vu ; je sens que je me perds ; mais un moment plus tôt ou plus tard ne vaut pas la peine d’y penser. Faites de moi ce qu’il vous plaira ; écoutez leur fureur, consommez votre injustice... »
Et à l’instant je leur tendis les bras. Ses compagnes s’en saisirent. On m’arracha mon voile ; on me dépouilla sans pudeur. On trouva sur mon sein un petit portrait de mon ancienne supérieure ; on s’en saisit ; je suppliai qu’on me permît de le baiser encore une fois ; on me refusa. On me jeta une chemise, on m’ôta mes bas, on me couvrit d’un sac, et l’on me
conduisit, la tête et les pieds nus, à travers les corridors. Je criais, j’appelais à mon secours ; mais on avait sonné la cloche pour avertir que personne ne parût. J’invoquais le ciel, j’étais à terre, et l’on me traînait. Quand j’arrivai au bas des escaliers, j’avais les pieds ensanglantés et les jambes meurtries ; j’étais dans un état à toucher des âmes de bronze. Cependant l’on ouvrit avec de grosses clefs la porte d’un petit lieu souterrain, obscur, où l’on me jeta sur une natte que l’humidité avait à demi pourrie. Là, je trouvai un morceau de pain noir et une cruche d’eau avec quelques vaisseaux nécessaires et grossiers.
La natte roulée par un bout formait un oreiller ; il y avait, sur un bloc de pierre, une tête de mort, avec un crucifix de bois. Mon premier mouvement fut de me détruire ; je portai mes mains à ma gorge ; je déchirai mon vêtement avec mes dents ; je poussai des cris affreux ; je hurlai comme une bête féroce ; je me frappai la tête contre les murs ; je me mis toute en sang ; je cherchai à me détruire jusqu’à ce que les forces me manquassent, ce qui ne tarda pas. C’est là que j’ai passé trois jours ; je m’y croyais pour toute ma vie. Tous les matins une de mes exécutrices venait, et me disait : « Obéissez à notre supérieure, et vous sortirez d’ici.
– Je n’ai rien fait, je ne sais ce qu’on me demande. Ah ! sœur Saint-Clément, il est un Dieu... » Le troisième jour, sur les neuf heures du soir, on ouvrit la porte ; c’étaient les mêmes religieuses qui m’avaient conduite. Après l’éloge des bontés de notre supérieure, elles m’annoncèrent qu’elle me faisait grâce, et qu’on allait me mettre en liberté. « Il est trop tard, leur dis-je, laissez-moi ici, je veux y mourir. »
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Videos de Denis Diderot (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Denis Diderot
JACQUES LE FATALISTE - DIDEROT
ACQUES LE FATALISTE - DIDEROT FESTIVAL OFF AVIGNON 2014 adaptation Yves Lebeau, mise en scène et scénographie: Gilles Droulez, assistante mise en scène: Fanny Corbasson, réalisation décor et création costumes: Stéphane V, création lumière: Romuald Valentin, création musicale: François Tantot avec Gilles Droulez et François Tantot
Plein feux sur les amours de Jacques et de son maître! Cette adaptation du roman de Diderot nous offre une comédie truculente et philosophique pleine de rebondissements! En chemin, Jacques et son maître se confient le récit de leurs péripéties amoureuses: tout est humour, jeu, plaisir! De souvenirs intimes en anecdotes croustillantes, ils se questionnent sur les croyances, le désir, l'amour, le bonheur, le déterminisme.. Tout est-il écrit ou sommes-nous maîtres de notre destin ? Une action peut-elle modifier la fin qui nous attend ? L'homme est-il libre ou peut-il infléchir son destin ? Le spectateur va suivre avec bonheur les confidences et récits des deux protagonistes dans une mise en scène rythmée et alerte, intemporelle, où philosophie et humour se mêlent avec délice
+ Lire la suite
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