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Critiques sur L'année de la pensée magique (44)
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Marple
  11 juin 2014
Bilan mitigé pour moi à cette lecture, pas inintéressante mais pas non plus génératrice de pensées magiques ou susceptible de me marquer une (ou des) année(s).

Pourquoi ? Parce que Joan Didion reste en surface pour décrire l'année difficile qu'elle passe après la mort de son mari, principalement au chevet de sa fille hospitalisée pour des hémorragies cérébrales. On pourrait penser que cette façon très distanciée de raconter la douleur évite les montagnes de kleenex et fait naître des émotions moins exacerbées mais plus justes. On pourrait le penser, mais ce n'est pas le cas, en tout cas ça ne l'a pas été pour moi. J'ai simplement trouvé ça froid et 'bêtement' intellectuel.

À sa décharge, c'est probablement la seule méthode trouvée par Joan Didion pour affronter ses drames et faire face. Mais c'est dommage, car certains sujets évoqués auraient à mon sens mérité d'être plus creusés, comme par ex ces allusions sibyllines à un divorce ou à des regrets de n'avoir pas mené de grands projets en couple. J'imagine que Joan Didion aurait eu peur de trahir son mari en écrivant cela, comme elle craint constamment de le trahir au cours du livre. Pourtant, c'est ça qui est intéressant et émouvant : les failles et la vérité, bien plus que l'idéalisation ou le name-dropping des centaines d'amis qu'on a (et que j'envie à Joan Didon, je l'avoue, car elle a du participer à 5 fois plus de dîners et autres sauteries en société pendant son année de deuil que moi pendant l'année normale écoulée). de même pour Quintana présentée dans le livre comme une jeune femme de santé fragile mais heureuse, alors que Wikipedia évoque dépression et alcoolisme...

Tout ça donne au final un livre très cérébral, trop cérébral, et pas assez magique à mon goût.
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Myriam3
  17 février 2015
Quel beau titre, et quelle belle couverture! Malheureusement, si le sujet m'a intéressée, il ne m'a pas profondément touchée.
Joan Didion écrit sur cette année qui a suivi le décès brutal - mais envisagé par lui - de son mari suite à une crise cardiaque. Elle y évoque sa stupeur, son incompréhension, et tous ces gestes consistant à chercher le dernier mot lu, le dernier écrit, la dernière pensée, le dernier repas afin de le retrouver.
Je rejoins certaines critiques que je viens de lire, selon quoi Joan Didion ne va pas aussi loin qu'elle pourrait -par scrupule envers son mari? Par peur d'en souffir davantage?. Peut-être est-ce aussi une question de culture, dans le sens où il est de bon ton aujourd'hui de se montrer fort dans des situations de deuil, comme elle le dit elle-même.
L'année de la Pensée Magique m'a tout de suite fait penser à J'ai Réussi à Rester en Vie, de Joyce Carol Oates, essai écrit à peine quelques années plus tard sur le même thème. Je n'ai pas ce dernier essai à portée de main mais je me demande même si JCO n'y évoque pas Joan Didion d'ailleurs.
La différence étant, entre les deux, que JCO va plus loin dans la douleur, le manque et une certaine folie. L'autre différence étant également que Joan Didion a, elle, une fille, qui est hospitalisée et mourra quelques mois plus tard, même si elle ne parle pas de ce décès dans ce livre.
J'ai néanmoins beaucoup aimé les recherches qu'elle a effectuées pour se retrouver dans un certain schéma et la manière dont elle évoque ces dérives de la pensée qu'elle essaie à tout prix d'éviter, l'emprise qu'elle veut avoir sur les explications scientifiques de la mort de son mari -ou les problèmes de santé de sa fille - ses doutes, ses tâtonnements lui permettant de lutter contre le désespoir.
Un beau livre somme toute, mais inachevé à mon goût.
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JIEMDE
  13 août 2019
« Tout se passe comme d'habitude, et puis tout à coup, c'est le bordel total ».

Énième victime d'une rupture de l'artère intraventriculaire antérieure -la faiseuse de veuves- John Dunne meurt en laissant son épouse Joan désemparée (d'ailleurs est-on jamais préparé à la mort d'un proche ?). Dans le même temps, leur fille Quintana lutte dans le coma contre un virus potentiellement mortel. Il faudra une année entière à Joan pour commencer à réagir, grâce à l'écriture de L'année de la pensée magique -traduit par Pierre Demarty-, roman catharsis autobiographique.

Difficile -et pas envie- d'en dire plus, tellement cet état et ce livre sont personnels et génèrent des réactions de lecture qui touchent au plus profond de nos propres intimités. « le chagrin du deuil, en fin de compte, est un état qu'aucun de nous ne connaît avant de l'avoir atteint ». Une évidence, soit. Mais pas mieux.

Ce texte est assurément magnifique, et m'a secoué. Je le relirai et l'offrirai. Une question me taraude en fin de lecture : quand ce livre porte t-il sa pleine puissance ? Dans un contexte personnel de deuil ou au contraire, en dehors et de manière distanciée ?
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mariecesttout
  30 mars 2014
Comment passe-t-on de la vie ordinaire au cauchemar absolu ? C'est très simple : en une fraction de seconde. « Et puis plus rien - disparu », commente Joan Didion. L'instant d'avant, l'écrivain John Gregory Dunne, son mari depuis quarante ans, buvait son whisky du soir au salon, L'instant d'après, il était ce corps que les pompiers ne parviendront pas à réanimer. Commencé « neuf mois et cinq jours » après cette soirée funeste, le livre de Joan Didion est une tentative pour comprendre,mais comprendre quoi...

Il faut dire aussi que tous deux revenaient d'un service de réanimation où leur fille unique, Quintana, était entre la vie et la mort ( Quintana est morte après la sortie du livre..., Joan Didion parlera de sa fille adoptive dans le bleu de la nuit ).

« Savoir, c'était contrôler », écrit-elle. Hélas non. Et on lit là le récit d'une femme habituée à tout contrôler, et qui, là, ne comprend pas pourquoi il en est autrement.
Alors elle écrit. Tout. Avec tous les détails, les souvenirs, comme si , comme dans les scénarios qu'elle écrivait avec son mari, elle pouvait changer la fin du film...
Elle entre dans les univers bien connus ( enfin, que seuls peuvent comprendre ceux qui l'ont connu de très près) du deuil. La culpabilité, bien sûr ( et si j'avais fait autrement, est ce que???) . La prise de conscience de ses jugements très sévères sur d'autres:
"Je me souviens du mépris que m'avait inspiré le livre écrit par la veuve de Dylan Thomas, Caitlin, après la mort de son mari, Leftover life to kill. Je me souviens de mon dédain, de ma sévérité envers sa façon de ‘s'apitoyer', de ‘geindre', de ‘s'appesantir'. Leftover life to kill est paru en 1957. J'avais vingt-deux ans. le temps est l'école où nous apprenons".

Et puis aussi, la conscience de ce qu'elle perd, qui n'est pas seulement l'homme aimé, mais aussi son regard sur elle:
"Le mariage, ce n'est pas seulement le temps ; c'est aussi, paradoxalement, le déni du temps. Pendant quarante ans, je me suis vue à travers le regard de John. Je n'ai pas vieilli. Cette année, pour la première fois depuis mes vingt-neuf ans, je me suis vue à travers le regard des autres ; pour la première fois, j'ai compris que j'avais de moi-même l'image d'une personne beaucoup plus jeune. Nous sommes d'imparfaits mortels, ainsi faits que lorsque nous pleurons nos pertes, c'est aussi, pour le meilleur et pour le pire, nous-mêmes que nous pleurons. Tels que nous étions. Tels que nous ne sommes plus. Tels qu'un jour nous ne serons plus du tout"..

Ce texte , qui a quelquefois la froideur clinique des rapports médicaux, m'a fait penser à certains rescapés d'accidents indemnes , mais dont des membres de la famille sont morts. le contact n'est plus possible, ils sont eux aussi dans un autre monde. C'est très retenu, presque sec, mais on sent que Joan Didion écrit ainsi parce que tout ce qui lui reste est justement le contrôle de l'écriture, et que sinon, elle sombre.
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diablotin0
  06 septembre 2015
Quelle déception ! je pensais trouver à travers ce livre , un peu de magie et beaucoup d'émotion et bien que nenni !!!
Cette mise à distance ne permet pas de ressentir la moindre émotion. de plus les parenthèses, les dates, les références empêchent une lecture fluide. Sans tomber dans un roman larmoyant, il était sans doute possible d'humaniser la douleur. Ici, c'est un exposé froid relatant des faits avec un tel recul qu'il pourrait s'agir d'un événement banal et non pas de la mort de son mari.
Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé et je reste sur une déception.
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charlitdeslivres
  30 janvier 2017
Ce roman, comme cette auteure fait partie de ma découverte de la littérature américaine grâce à ma fameuse « Liste de livre de Rory Gilmore ». Une liste qui me permet de découvrir de magnifiques lectures, dont j'apprécie chacune de ces pépites.

Dans ce roman, c'est le thème du deuil qui est à l'honneur. Chaque personne qui a du un jour faire face à cette traumatisante expérience, sera tout de suite subjuguée par cette lecture. Joan Didion perd son mari d'un arrêt cardiaque lors d'un dîné. Comment survivre ? Comment continuer à vivre ? Pour cette auteur se fut évident, il fallait qu'elle écrive ; son ressenti, son expérience et les étapes qui ont comptée pour elle. Car chacun vivra son seuil à sa manière, et même si on tend à rendre cette expérience similaire pour tous, chaque personne pourra le vivre comme il le souhaite pour s'en remettre.

L'auteure traite avec une telle force du deuil qu'elle a du faire. Comment nous expliquer que cela fut un véritable drame dans sa vie. Il semble évident, mais pour elle se fut une manière de s'exprimer, de lâcher la soupape et de pouvoir avancer dans sa vie. Elle décide donc de prendre son stylo pour pouvoir en parler. Ce roman est un hommage, mais également un besoin de l'auteure pour pouvoir vider son trop plein : d'émotion, de ressentiment, de tout… Un besoin de se libérer de ce drame !

L'auteure part dans tous les sens et c'est l'intérêt de cette lecture. On n'anticipe rien, on ne prévoit rien. On semble happé par cette force qui émerge de chacun des mots de l'auteure. Pouvoir nous parler et enfin se libérer. Avec ce texte c'est une claque que l'on va prendre, car ce roman est sombre, mais il ne tombe jamais dans le mièvre.

L'auteure nous parle avec justesse, avec intimité parfois et avec beaucoup de recul à d'autres moments. Elle évacue tous ses sentiments et nous livre un des textes les plus intime qu'il m'ait était donné de lire. Nous en ressortons grandis comme l'auteure. Car c'est pas à pas, mot à mot, que nous parcourons ce chemin. Avec un texte sombre, mais juste on découvre un sublime écrit : tout en force et en courage, on découvre ce deuil. Une étape douloureuse pour l'auteure, qui deviendra le plus beau témoignage de son courage, pour sa famille, pour elle-même et puis également pour nous, lecteur, et comme subjugué par ce drame qui pourrait être le nôtre.
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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liratouva2
  11 mars 2011
L'événement dont parle ici l'auteur est la mort subite de son mari, l'écrivain George Gregory Dunne, après quarante ans de mariage, vers neuf heures du soir, le 30 décembre 2003, à New York, à la table du dîner qu'ils étaient en train de prendre. Crise cardiaque. Mort immédiate et foudroyante.
Ils venaient de rentrer de l'hôpital où Quintana, leur fille unique, avait passé les cinq dernières nuits, inconsciente, dans une unité de soins intensifs d'un hôpital new-yorkais. Elle venait de se marier quelques mois auparavant.
C'est neuf mois après que Joan Didion, romancière culte américaine, peu traduite en France, écrit très vite ce roman encensé par toute la critique aux Etats-Unis et déjà considéré comme un classique couronné par le National Book Award dans la catégorie « Non fiction ».
L'année de la pensée magique est le récit de ses mois de deuil quand elle vivait dans cette sorte de folie lucide consistant à croire et à agir comme si son mari allait revenir, avec le sentiment de pouvoir contrôler les événements par la seule force de la pensée.
C'est ainsi qu'elle ne peut se résoudre à se séparer des chaussures de son mari pour qu'il puisse les retrouver au cas où il reviendrait!
Ecrivains célèbres tous les deux dans leur pays, ils ont travaillé ensemble quarante ans, côte à côte, 24 heures sur 24. Ils ont tout partagé, travail, vie de couple, vie de famille mais la vie, d'une simple touche a «fait voler en éclats la séquence du temps», alors maintenant elle écrit «pour montrer simultanément tous les instantanés de mémoire qui lui viennent, pour trouver le sens.»

Quelque temps après avoir terminé d'écrire ce livre et avant même sa parution, Joan Didion verra sa fille mourir à 39 ans mais elle ne retouchera pas ce qui vient d'être écrit.

J'ai aimé ce livre pour son honnêteté et sa rigueur. C'est une femme qui souffre mais qui ne pleure pas. Elle veut comprendre ce qui se passe en elle. La sécheresse du style atténue l'émotion. Les faits dominent avec une précision toute scientifique. Il s'agit de comprendre l'incompréhensible, de tenir à distance cette pensée magique qui déforme le réel, de se regarder vivre le grand bouleversement de la mort dans la vie.
«Il fallait s'adapter à ces changements !»

Un grand, très grand livre!
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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bidule62
  19 octobre 2016
J'ai pris au hasard ce livre dans la bibliothèque de ma commune et j'avoue avoir été sidérée par ce texte. Je pense sincèrement que c'est le meilleur essai que j'ai lu sur la perte d'un être cher.
Ce n'est absolument pas larmoyant, c'est une analyse, une étude du vécu sur l'année qui a suivi la mort. Une analyse presque chirurgicale parfois. Peut-être trop... Il est clair que l'aspect "sentiment" est mis de côté.
Etonnant !
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Accalia
  08 septembre 2013
En voyant ce livre régulièrement à la bibliothèque, je me suis laissée tenter et je l'ai emprunté.

Joan Didion est une auteure née en 1934. Elle est connue comme journaliste, essayiste et romancière, ainsi qu'auteure de scénarios de film. Dans ses écrits, elle explore le trouble et l'agitation sociale et personnelle. Elle est considérée une auteure culte par beaucoup d'écrivains.
C'est donc une personne assez connue aux Etats-Unis (et pourtant, elle est relativement peu connue en France je trouve).

J'ai eu très peur un moment d'être incapable de lire ce livre. Perdre la personne qu'on aime et qui partage notre vie jour après jour est certainement une de chose qui me fait le plus peur.
Il y a des livres comme ça, dont le thème me fait trop peur, ou est insoutenable (cela m'était arrivé avec le roman "Nos étoiles ont filé" d'Anne-Marie Revol…très bien écrit, mais trop dur pour moi) et je décide de m'arrêter, pour ne pas me faire du mal.


Or ici, finalement, grâce à l'écriture de Joan Didion, je n'ai pas eu à m'arrêter. C'est sans aucun doute dû à son style exceptionnel.
Ce récit n'est pas -je trouve- très émotionnel. Joan Didion reste très calme, très scientifique, très impersonnelle : elle nous raconte cette première année terrible, en nous décrivant très spécifiquement ce qui s'est passée, ce qu'elle a pensé et ce qu'elle a fait.

Elle analyse le deuil en fait. Sans en faire un essai, elle le décrit, y pense, se documente, essaye de comprendre comment il fonctionne et qu'est-ce qu'il en ressort. Elle fait ce qu'on ose guère faire : mettre des mots sur ce drame, non seulement le drame lui-même, mais sur les jours, les uns après les autres, plusieurs mois après. La mort, on y pense tous, même si on évite. Joan Didion, elle s'y plonge et en ressort avec ce livre.

J'ai du mal à voir cet ouvrage comme un roman. Ce n'est pas romancé. Cela me fait penser à une sorte de témoignage à cause du contenu, mais aussi à un essai, à cause du ton très impersonnel qui est employé. Ton, qu'elle quitte à de très rares occasions, qui rendent le récit bouleversant.

Joan Didion a toujours pensé que le savoir, l'information et la connaissance permettaient d'avoir un certain contrôle sur la vie et sur les événements. "Savoir, c'est contrôler" est une phrase qui revient souvent.
D'où ce besoin de lire des ouvrages sur la pathologie de sa fille, sur ce qui a causé la mort de son époux et sur le deuil. Et d'une certaine manière, à la fin de ce livre, le deuil se retrouve nu, désacralisé. Et ça, c'est impressionnant, vu comment notre société y réagit.

J'ai beaucoup aimé ce qu'elle dit sur le deuil et la mort : Avant, la mort était tout le temps présente, l'être humain en avait moins peur car on la côtoyait régulièrement, puisqu'on ne pouvait que difficilement l'empêcher.
Maintenant qu'on arrive à la repousser, la mort nous fait très peur. On n'en parle pas, on tourne autour…surtout dans notre société qui refuse de vieillir, cherchant à prolonger la jeunesse au maximum.


Cela ne se fait pas d'afficher son chagrin.Le deuil doit être maintenu secret, ou alors être très discret et noble. Il faut être fort, ne rien montrer, craquer si on veut, mais rideaux fermés, chez soi et tout seul. Il faut surmonter rapidement, ne pas être trop triste. Ne rien montrer. C'est malsain et effrayant je trouve.

Avant, on ne pouvait pas rire ni danser, on était en noir pendant des mois et des mois (voir des années et des années pour les époux). A présent, il faut oublier au plus vite et passer à la suite. On est passé d'un extrême à l'autre.


Alors qu'elle essaye d'apprendre à vivre seule, d'apprivoiser la solitude, durant toute cette première année, il y a une pensée qui s'impose, alors qu'on la sait stupide, irrationnelle, impossible "Et si il revenait? Et si je pouvais le faire revenir?". C'est l'année de la pensée magique, celle où tout est encore possible, parce que la mort de son époux n'appartient pas encore au passé, c'est un drame qui s'est produit dans l'année. Il est encore possible de l'arrêter, de retourner en arrière où de changer le cours des choses.
Et ainsi Joan Didion cherche dans le passé, dans la chronologie (qu'elle dissèque au maximum : qu'avons-nous fait ce jour là? Et si j'avais fait ça? Et si on avait pris cette décision?) de manière irrationnelle (et elle le sait très bien, mais elle ne peut s'en empêcher) une façon de faire revenir son époux.

J'aurais encore tellement de choses à dire sur ce livre…mais je vais m'arrêter là, ma critique est déjà bien assez longue. Je ne peux dire qu'une chose : c'est un livre à lire.


—————————————-

Un livre assez exceptionnel dans son genre, dont je ne regrette pas du tout la lecture.
C'est un livre que j'ai apprécié et qui -je pense- doit aider les personnes dans la même situation qu'elle. Je vais essayer d'en savoir plus sur cette écrivaine. Elle a vraiment une écriture incroyablement bonne.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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som
  19 mars 2018
30 décembre 2003, l'écrivain John Gregory Dunne s'écroule sur sa table à manger. Sa mort est quasiment instantanée, alors que sa fille Quintana vient d'être plongée dans un coma à la suite d'une mauvaise pneumonie.
Près d'une année plus tard, sa veuve, Joan Didion, publie ce qui peut être qualifiée d'oeuvre de deuil. Grande figure de la vie intellectuelle américaine, elle tient à distance les émotions et fait plus volontiers appel à Philippe Ariès, l'historien de la mort au Moyen-âge, ou à d'éminents neurologues. le récit alterne entre un cheminement personnel et les souvenirs d'une vie de couple et de famille. L'auteur rapporte avec finesse et précision les fragments d'une vie partagée sans en écarter les écueils.
Encensé par les critiques, ce documentaire malgré sa grande tenue littéraire m'a laissée perplexe. Comme souvent pour ce genre de témoignage, je m'interroge toujours sur ce qui pousse un individu à publier. D'autant plus dans ce cas particulier où l'auteur s'écarte délibérément du récit de vie larmoyant. Cette démarche me rendrait presque cynique. Ces évènements sont bien dramatiques, leurs recensions abouties, mais à quoi bon ?
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