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EAN : 9791034904051
208 pages
Liana Lévi (06/05/2021)
3.32/5   46 notes
Résumé :
Louise a enfin rencontré l'homme idéal, intelligent et attentionné. Carlos a quitté l'Espagne pour exercer le métier de sage-femme à Paris. Il n'y aurait pas la moindre ombre entre eux si, la nuit, il ne devenait violent et ne parlait en dormant (en espagnol et avec véhémence) ; au matin, il dit ne se souvenir de rien. Que cache sa somniloquie ?
Pour en avoir le coeur net, un soir, à son insu, Louise dispose près de son oreiller un enregistreur. La matière d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Dans d'or et d'oreillers, la curiosité n'était pas (toujours) un vilain défaut. Ici elle ne va pas être sans effets indésirables. Louise vit avec Carlos, un sage femme très investi dans la défense de l'environnement. A la découverte de sa grossesse, leurs nuits deviennent de plus en plus agitées. En effet, Carlos souffre de somniloquie depuis toujours et devient très virulent dans son sommeil à l'égard d'un certain Gonzalez. Cela en devient même presque préoccupant. Louise, avec l'aide de sa meilleure amie Jeanne, décide alors de chercher les causes de ces harangues nocturnes...Et cela ne va pas être sans surprise !
Quel plaisir de retrouver la plume truculente de Pascale Dietrich découverte avec les mafieuses (très réussi aussi). C'est toujours aussi délectable. le duo de femmes un peu naïves fonctionne bien, les situations deviennent vite ubuesques, l'humour est bien présent.
Un polar court, vif, enlevé.
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Je n'ai pas su apprécier ce livre. Puisqu'il était censé être drôle et que je n'ai pas ri une seule fois.

L'histoire est basique. Je me suis demandé pourquoi cette femme ne demandait pas tout bêtement à son mari pourquoi il faisait autant de cauchemars, au lieu de l'enregistrer à son insu… de faire analysé ses rêves… d'aller dans son pays d'origine pour enquêter… à y réfléchir, c'est peut être cela qui était drôle ???

Je vais m'arrêter là avec cette auteure…

Bonne lecture !
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Louise (j'ai toujours un peu de mal avec les prénoms à la mode dans les romans, surtout quand la copine s'appelle Jeanne, bref...) Louise a trouvé l'homme de sa vie : le mec gentil, sensible, attentif, dévoué, écolo et sage-femme. (On est bien dans une fiction ah ah!) Idéal, et surtout hyper rassurant quand on est enceinte… Elle a donc tout pour être heureuse sauf que son jules Carlos souffre de somniloquie. Cékoissa ? Eh bien, ça consiste à causer plus ou moins longtemps, la nuit de préférence, tandis que le conjoint essaie tant bien que mal de dormir. le problème, c'est que le geste peut accompagner la parole : certains balancent leur table de chevet et la lampe qui va avec à la tronche de leur bien-aimé(ée) qui se réveille l'oeil bleu, la bouche en biais, le nez sanguinolent et une envie furieuse de foutre le camp.
Mais avec Carlos, le problème se complique encore un brin : comme il est d'origine andalouse, il parle en espagnol. Bon, ça, c'est limite, mais encore pardonnable. En revanche, la teneur de ses propos… comment dire… fait franchement peur : il jure de couper les couilles à un certain Gonzales, de lui écrabouiller sa petite tronche d'ordure de merde, de lui plastiquer sa Porsche de branleur et de balancer le tout dans le plus profond des ravins… Ce qui donne en espagnol (et de nuit, je vous jure, c'est effrayant) : TE VOY A CORTAR LAS PELOTAS, GONZALES, VOY A APLASTAR TU CARITA DE BASURA DE MIERDA… etc etc... (la tradal, c'est la mienne et mon espagnol date de l'époque antédiluvienne où Madame Paulsen sévissait au collège L.P de B….Y, Essonne.)
Étonnant pour ce doux-rêveur-poète-idéaliste-adepte-du-care-et-prêt-à-réparer-le-monde avec toute la générosité qui est la sienne.
Sans compter qu'en plus, il crie des noms de femmes qui ont étrangement disparu de la surface du globe et qui n'ont jamais été retrouvées. Évidemment, il ne se rend compte de rien, se réveille bien frais, dit ne connaître aucun Gonzales et aimerait qu'on arrête de le titiller sur le sujet…
Et si Louise avait épousé un horrible serial killer ? Et si Carlos était en réalité... Et je me tais parce qu'autrement… (ah, c'est horrible...)
Un petit thriller sympa et plein de rebondissements, qu'on lit d'une traite en mangeant du Milka.
Si vous allez traîner sur le site de l'Institut National d'Études Démographiques (ce que vous faites tous les jours, j'imagine), vous découvrirez que Pascale Dietrich, (l'autrice) est sociologue : elle s'intéresse notamment à la question du logement. Je dis ça en passant, parce que c'est quand même bon de savoir à qui on a affaire et surtout d'où on nous parle, hein ! Non mais... (et puis comme quoi tout mène à la littérature!)
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Louise aurait-t-elle enfin rencontré l'homme idéal?
Elle pense bien l'avoir trouvé, en la personne de Carlos, un sage femme très attentionné et investi dans la défense de l'environnement.
Bientôt enceinte de son premier enfant, Louise trouverait sa lune de miel parfaite si Carlos, qui souffre de somniloquie depuis toujours, se met à rêver tout haut dans son sommeil et se montrer particulièrement vindicatif à l'égard d'un certain Gonzalez.
Plus que préoccupée par ces cauchemars qui semblent enfouir un sombre passé, et dont Carlos, interrogé à ce sujet à son réveil ne dit mot, Louise, aidé par sa meilleure amie Jeanne, décide alors de chercher les causes de ces divagations nocturnes.
Elle ignore à ce moment qu'elle et sa copine sont loin d'être au bout de leurs surprises!Deux ans après ses excellentes mafieuses , on retrouve avec énormément de plaisir la plume toujours aussi enlevée et pleine d'humour de Pascale Dietrich .
Dans son nouveau roman, Pascale Dietrich continue à mettre en scène des héroïnes féminines, a priori un peu ingénues,
mais qui vont finalement se révêler malignes et pleine de témérité dans le périple un peu fou qu'elle doivent traverser.
Dans une ambiance située quelque part entre Charles Exbrayat et Hannelore Cayre, Pascale Dietrich réussit un formidable polar divertissant et vif qui donnera certainement envieà ses lecteurs de faire désormais plus attention aux rêves agités de son conjoint!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Somniloquie

Somniloquie … je ne connaissais pas ce mot avant de commencer le roman. Bien sûr, je voyais le rapport avec le sommeil mais ça n'allait pas plus loin. Ce trouble, c'est le fait de parler en dormant (de façon plus ou moins intelligible). Cela peut se caractériser par quelques mots ou de longues phrases.

Le genre de chose qui fait rire quand c'est chez les autres et qu'on regarde de l'extérieur mais quand c'est dans son couple, de plus pratiquement toutes les nuits, c'est plutôt la « cata ». D'ailleurs, Louise en a ras le bol. Carlos, son compagnon, l'homme qu'elle aime par-dessus tout, somniloque tous les jours en milieu de nuit. Si seulement, il était calme, se contentant de grommeler quelques mots, ça irait. Mais non, il s'agite, il hurle, il crie en espagnol (sa langue d'origine) et bien sûr le matin, il ne se souvient pas…. Louise ne comprend rien mais vu le ton vindicatif, hargneux, violent employé par son conjoint, elle se pose des questions auxquelles il ne peut pas répondre …..Pourtant, des noms de personnes apparaissent dans ce qu'il dit….

Carlos aurait-il vécu un épisode de cruauté, a-t-il une part bestiale enfouie en lui ? Pourtant, c'est l'homme idéal. Il a suivi une reconversion après son départ de la péninsule ibérique et il a appris le métier de sage-femme. Écologique, défenseur de l'environnement, adepte du développement durable, attentionné, prêt à être Papa, il a tout pour plaire, non ? En général, c'est là qu'on dit « Oui, mais… »

Et effectivement « Oui, mais….. », il y a cette histoire de parlottes chaque nuit qui fatigue, inquiète, interroge Louise. Elle se décide à agir. Comme sa copine parle couramment l'espagnol, elle va utiliser un dictaphone lorsque son cher et tendre parlera et elle chargera sa camarade de traduire pour voir ce que ça donne. Secret de filles, chut !! Lui ne sera au courant de rien.
Elle prend des risques car ce qu'elle peut découvrir va peut-être modifier le regard qu'elle a sur son cher et tendre mais basta, elle veut savoir. de soirée en soirée, elle enregistre, glissant parfois un mot en espagnol pour relancer la diatribe, ne lâchant jamais son dictaphone et elle envoie le résultat à son amie. Les premières traductions lui font un peu hausser les épaules, du style « ouais tout ça pour ça » puis découvrant qu'un même scénario semble se répéter, elle essaie de tendre des perches dans les conversations « de jour » (sans succès) jusqu'à prendre une décision radicale qui l'entraînera bien plus loin que ce qu'elle avait imaginé.

En cette période morose de COVID, une lecture qui détend, sort de l'ordinaire sans tomber dans le loufoque, qu'est-ce que ça fait du bien (en plus, on apprend des choses, vous savez ce que c'est : un INFP ? L'écriture est pétillante de fantaisie, parfois décalée et pleine d'humour, de dérision. Quant au contexte, à lui seul, il vaut le détour. Je dis souvent que lorsqu'on rit, on gagne des minutes de vie, et bien là, ça se mesure en heures pas en minutes (pourtant le nombre de pages n'est pas excessif). L'air de rien, le propos n'est pas si anodin qu'on le pense. le poids de la famille, des conventions familiales, la place des non-dits, le rôle de parents, la morosité dans les couples, le mensonge, sont, entre autres, des thèmes abordés, certes avec légèreté mais avec beaucoup d'intelligence.

Vous voulez lire une comédie noire et drôle ? (si, si, les deux ensemble, c'est possible) alors foncez !


Lien : https://wcassiopee.blogspot...
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critiques presse (2)
Liberation
09 septembre 2021
Avec son héroïne mariée à un homme laissant libre cours à ses pulsions meurtrières durant son sommeil, Pascale Dietrich nous fait beaucoup rire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama
17 mai 2021
Dans son dernier livre, “Faut pas rêver”, la romancière met de nouveau en scène la mafia, avec l’humour décapant qu’on lui connaît. Sans oublier d’épingler les travers de notre société, comme dans le reste de son œuvre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Louise se sentait soudain stupide . Comment pouvait t-elle douter de son Carlos? Elle débloquait complètement. Amusée par sa propre bêtise, elle retourna dans son fauteuil .

Une photo de la cité balnéaire était restée attachée à l'écran . Par quel processus étrange le cerveau produisait il les rêves?
Il fallait bien qu'il pèche les images quelque part mais pourquoi Marbella?
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Écoute, j’ai un collègue au labo qui est spécialiste du sommeil. Je peux lui demander conseil. La prochaine fois que je le vois. Il connaît tout sur le sujet. La fois passée, il m’a parlé d’un livre passionnant sur les rêves des Allemands sous le IIIème Reich. Tu sais qu’à cette époque, leurs rêves anticipaient l’horreur qui allait se prédire ?
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Elle se sentit honteuse d'être si dure avec lui. Mais les week-ends où Julien travaillait à la maison lui revenaient aussitôt en mémoire. Après le petit déjeuner, il s'enfermait dans la chambre où il disposait d'un bureau avec vue sur les platanes, bien au calme pour étudier les dossiers des colonels à col blanc qu'il attaquait en justice. Pour sa part, si elle avait un article de sociologie à finir, elle s'installait dans la cuisine, entre le grille-pain et le lave-vaisselle, et bien sûr c'était elle que les enfants sollicitaient quand ils avaient besoin de quelque chose ou qu'il fallait arbitrer une chamaillerie. Impossible de se concentrer plus de cinq minutes.
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Tout ce qui ne devait pas tomber dans l’objectif des touristes se trouvait relégué loin du littoral : putes, toxicos, décharges sauvages au coin de la rue, pauvreté…
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Le sommeil était peut-être l’un des derniers lieux où on pouvait s’exprimer sans avoir à se censurer et à se conformer au politiquement correct.
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Videos de Pascale Dietrich-Ragon (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascale Dietrich-Ragon
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le Prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes – Mention Polar Derrière Les Murs : "Les Mafieuses" de Pascale Dietrich (Liana Levi)
le Prix du polar jeunesse Quais du Polar / Ville de Lyon : "Les mamies attaquent" de Claire Renaud (Sarbacane)
le Prix BD Librairie Expérience / France 3 Rhône-Alpes : "RIP T2" de Gaët's et Julien Monier (Petit à Petit)
le Prix Polar en Séries : "Félines" de Stéphane Servant (Rouergue)
Concours de nouvelles Quais du Polar / Kobo by Fnac : Emma Rebatet
Concours de BD Jeunesse : Tilio Velut
+ Lire la suite
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