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EAN : 9782012792104
281 pages
Éditeur : Hachette (09/02/2005)

Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes)
Résumé :


Comment expliquer la passion croissante des Français pour nos amies les bêtes ? Du labrador au pit-bull, du chat persan au rat, en passant par le cheval, l'amour que nous portons aux animaux est un des grands phénomènes de société de notre époque.

Pour autant, nous n'apprécions pas tous les animaux : si nous aimons à la folie chats et chiens qui nous valorisent, il n'en est pas de même du bétail ou de la volaille qui nous culpabilisen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
OmbreetPoussiere
  11 juillet 2020
Comme vous peut-être, j'ai grandi avec des animaux de compagnie.
Adulte et maman à mon tour, les enfants ont eu à leurs côtés chien, chat, tortues, poissons, lapins, hamsters et même des rats qui se sont révélés être des compagnons très intelligents et fort agréables.
Cette « passion » animalière m'a amenée à lire de nombreux ouvrages très divers. J‘ai apprécié les livres de Boris Cyrulnik, de Karine Matignon, et d'Eric Baratay qui tous se rangeaient penchaient du côté des animaux.
Le présent livre, écrit par Jean-Pierre Digard, peut paraître agressif voire violent car il prend à partie les hommes, quelques fois sans ménagement et souligne les « absurdités » de certaines formes de militantisme, la disparité des « combats » (animaux de ferme / animaux de rente), .....
Bien que le livre date désormais (la présente édition est de 1999), c'est un ouvrage très instructif. Jean-Pierre Digard, grâce à sa double formation d'ethnologue et d'anthropologue guide le lecteur sur les chemin de la domestication en France mais aussi dans plusieurs tribus du globe. Il offre au lecteur l'opportunité de comprendre comment l'acte de tuer un animal pour se nourrir est pratiqué et vécu.
Une lecture dense, passionnante, propre à réconcilier les « amis des animaux » et ceux qui ne le sont pas, les partisans de la chasse et ceux qui s'y opposent, les « fous des chiens » et les « fans de chats », ...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   12 juillet 2020
Le cheval occupe la plus haute position dans la hiérarchie des animaux domestiques. Son statut culturel privilégié qui en résulte dans la société occidentale (de même que dans beaucoup d’autres civilisations), ainsi que, on le verra, une étrange faculté de « déchaîner les passions », il les doit à la nature des services qu’il rend à l’homme - sans équivalent dans la société européenne - et surtout du type de rapport à l’animal que ces services impliquent « Gibier, animal d’élevage, monture pour le jeu, la chasse, le transport et la guerre, attelé au char ou à la charrue, conduit à des surprenantes performances dans les épreuves sportives contemporaines, l’ Equus a hissé son maître sur un piédestal en lui apportant parfois de son plein gré, mais souvent durement contraint, vitesse, puissance et endurance pour la réalisation d’entreprises audacieuses auxquelles l’homme ne pouvait guère aspirer sans sa collaboration.
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OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   12 juillet 2020
L’ « inutilité » des animaux familiers et le chômage doré qui va de pair avec leur statut entraînent un double corollaire dans la société française contemporaine.
Premier corollaire : les animaux de ferme, animaux « utilitaires » ou « de rente », c’est-à-dire dont l’élevage a pour but les services, les produits ou les revenus que l’on en tire, ont été exclus de la fonction d’animal de compagnie. De fait, les appartements parisiens et les pavillons de banlieue abritent plus de rongeurs, de reptiles et d’arthropodes que de poules ou de canards - bref, de tout plutôt que ces vulgaires et ancillaires créatures de basse-cour !
Second corollaire de l’ « inutilité » des animaux de compagnie : la marginalisation, la péjoration, voire la maltraitance, dans une indifférence quasi générale, des animaux « utilitaires ».
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OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   11 juillet 2020
Ce sont les conquistadors et les marins, qui, après avoir contracté auprès des Indiens d’Amérique du Sud la manie des animaux mascottes, installèrent, à partir de la fin du XVe siècle, la mode des animaux de compagnie en Europe. Si bien qu’à l’instar de César, les prédateurs anglais du XVIe siècle « se plaignaient de ce que des dames de la bonne société négligeaient leurs enfants, préférant embrasser un chiot ou un petit chien ». En France, à la même époque, Clément Marot célèbre le « chien de cœur » des dames de la cour, qui n’avait d’autre fonction que d’aimer et d’être aimé : « Mignonne est la petite chienne / Et la Royne est la dame sienne. »
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OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   11 juillet 2020
À la veille de la Révolution, Louis-Sebastien Mercier dénonce, dans son Tableau de Paris, les femmes « « qui sont devenues gouvernantes de roquets, et ont pour eux des soins inconcevables. […] Les mets les plus exquis leur sont prodigués : on les régale de poulets gras, et l’on ne donne pas un bouillon au malade qui gît dans le grenier ».
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OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   11 juillet 2020
La possession des animaux de compagnie n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui est nouveau en revanche, c’ est leur nombre et leur omniprésence ; c’ est aussi les sentiments passionnés que de nombreux Français leurs vouent et le statut privilégié qu’ils leur accordent, ainsi que les sentiments, également passionnés, de réprobation que cet engouement et ses excès suscitent chez les autres Français.
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Videos de Jean-Pierre Digard (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Digard
Samedi 31 octobre 2009
Rencontre avec Jean-Pierre Digard : « du sauvage au familier : la domestication de l'animal » dans le cadre du banquet d'automne 2009 intitulé "L'Homme et l'animal"
Jean-Pierre Digard est anthropologue. Dernier ouvrage paru : L'Homme et les animaux domestiques : anthropologie d'une passion, éd. Fayard, 2009
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