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Pierre-Yves Pétillon (Traducteur)
EAN : 9782267019827
277 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (30/04/2008)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Après la Seconde Guerre mondiale, Toby Maytree, charpentier et poète, de retour à Provincetown, sa ville natale, tombe amoureux de Lou, jeune diplômée. Ils se marient et vivent à Cape Cod, au sein d'une communauté d'écrivains et d'artistes non conformistes. Leur bonheur prend fin quand Toby quitte Lou pour Dreary, leur amie bohémienne à l'apparence si innocente.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Flodopas78
  20 mars 2014
A Provincetown, à la pointe du Cap Cod, dans les années 40, Toby Maytree tombe amoureux de Lou Bigelow. Ils se marient, ont un enfant et continuent de mener une vie marginale au milieu d'une petite communauté d'intellectuels bohèmes. 14 ans plus tard, sans explication, Toby part avec Dreary, leur meilleure amie.
A partir d'une situation banale, Annie Dillard nous offre une profonde méditation sur l'amour et le couple, les illusions et les désillusions que le sentiment amoureux entraîne, le tout accompagné d'une profonde tendresse pour ses personnages qui évoluent dans les étendues sauvages du Cap Cod où l'omniprésence du ciel et de la mer, leurs variations continuelles, teintent de mélancolie cette très belle histoire.
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majolo
  16 mai 2014
"L'amour des Maytree", c'est l'amour que se portent Lou et Toby, jeune couple vivant à Provincetown au Cape Cod dans les années cinquante.​ C'est l'amour qu'ils portent à leurs amis, une bande de doux dingues extrêmement attachants et à leur fils unique Paulo. Mais c'est aussi l'amour qui les lie de façon très forte au Cape Code, à ces paysages sauvages, rudes, immenses. Sous le calme apparent, les passions couvent et bouleversent leurs vies.
Je pensais découvrir un roman typique de la littérature américaine, que j'aime souvent d'ailleurs, comme ceux de Pat Conroy ou Richard Russo.
Ce n'est absolument pas cela, mais j'ai cependant beaucoup aimé.
C'est une forme nouvelle et surprenante de roman, que j'aurais du mal à décrire. Lire Annie Dillard, c'est une expérience différente: on embarque dans ce récit sans savoir où l'on va mais on s'y sent bien, très bien, et on se laisse porter. Elle affiche un ton qui semble détaché, une fausse superficialité. Mais c'est l'inverse: l'analyse des personnages et de leurs émotions est très profonde.
A cela, il faut ajouter une grande poésie et l'omniprésence du paysage sauvage du Cape Code, que je rêve depuis de découvrir.
Très belle découverte.
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Commenter  J’apprécie          80
boreale
  23 janvier 2019
... la déception. Une quatrième de couverture noircie de critiques dithyrambiques, des videos booktube qui m'avaient donné envie ... et... pof.
En fait je ne suis pas du tout la cible de ce genre de littérature.
De mon point de vue chercher à trop "raisonner" à propos du sentiment amoureux lui enlève tout le côté charnel et physique (au sens "terrien" du truc..). le truc qui fait que quand machin prend enfin la main de machine tu vibres parce que tu sens l'électricité dans l'air...
Là l'électricité dans l'air est si décortiquée que quand machin prend la main de machine tu es encore en train de lire ta phrase.
Voilà. J'ai eu l'impression de passer 300 pages à lire "des phrases écrites avec des mots" (ça paraît débile de dire ça comme ça mais c'est l'impression que j'ai eue, plutôt que de lire une histoire dans laquelle je me plonge ... ).
Dès les premières pages j'ai senti que j'étais tombée dans un traquenard ... le genre de narration où tu ne sais plus qui parle dans le paragraphe, qui est cette personne, ni quand se situe le passage en question (si ça se passe "maintenant" ou si c'est un "flashback" ou un flashforward" comme dirait l'autre ....).
Le genre de narration où tu as trois pages de blabla où le héros se demande si machin avait écrit ceci à propos du sentiment amoureux dans tel ou tel bouquin et s'il avait raison ou tort et puis on s'en fout soyons fou ...
Soyons fou non: quand je suis assommée par les mots plus rien de passe à mon niveau ... Rien de fou-fou dans cette lecture.
Et pourtant je n'ai pas abandonné en cours de route, "la faute à" la critique de "The New York Times" en quatrième de couverture qui disait "la dernière ligne est si belle qu'elle vous donnera aussitôt envie de reprendre le début du livre". Eh bien j'ai tenu bon , j'ai lu jusqu'à la dernière ligne et j'ai pas envie de rouvrir le bouquin . Déso-pas-déso :-)))
Nul doute que si vous aimez la poésie, décortiquer l'âme humaine, chercher l'absolu de je-sais-pas-quoi : vous aimerez ce livre qui a de nombreux très bons avis :-)
Pour ma part je suis trop "bas-du-front" pour avoir réussi l'envol :)
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Lali
  31 janvier 2011
C'est encore une fois un billet signé Tania — que je vous invite à lire — qui m'a fait découvrir un très beau livre. Un livre empreint de vent, où l'amour se tisse à la mesure des dunes et de l'océan dans ce Cape Cod que je connais bien. Un roman qui se déroule sur un peu plus de trente ans dans ce lieu qui a été très couru du temps des grandes heures du Provincetown Playhouse (dont il n'est pas question, mais dont il faut prendre note afin d'expliquer pourquoi tant d'artistes se sont installés dans ce lopin de terre qui entre dans la mer). Un lieu où le moindre bled regorge de galeries et d'ateliers d'artistes. Ce même Cape Cod où au large baignent les îles de Nantucket et de Martha's Vineyard, que choisit l'écrivaine Lilian Hellman pour ses derniers jours. Ce même Cape Cod qui fit les beaux jours de la presse dans les années 60 parce que le clan Kennedy avait installé son fief à Hyannis.
Il est en effet impossible de ne pas parler de Cape Cod. Car cet endroit n'est pas qu'une toile de fond. C'est un lieu où on débarque sans savoir à quel point il agira sur soi, un lieu qu'on n'arrive pas à quitter, qu'on finit par avoir dans les veines et auquel on revient toujours. Pour y mourir ou aimer une dernière fois. Tel pourrait être le propos de L'amour des Maytree. Cet amour pour un lieu, pour ces vagues qui s'écrasent devant la porte, pour ces dunes qui n'en finissent pas, pour ces pêcheurs, pour ces hommes et ces femmes qui n'ont jamais pu le quitter, car c'est peut-être là l'amour le plus fort, ce qui unit vraiment les Maytree qui ont été mariés pendant quatorze ans et séparés les vingt années qui ont suivi avant de se retrouver réunis à l'heure d'une vie qui s'achève et qui emportera au large les vers qu'il n'aura pas écrits et les toiles qu'elle aura détruites.
Un très beau roman que propose ici Ann Dillard et que je vous invite à lire, sans hésitation.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Loutre_des_Rivieres
  29 avril 2012
J'ai énormément aimé le personnage de Lou, son histoire d'amour avec Toby Maitree et surtout la façon dont Annie Dillard la raconte. « Il retombait, encore et encore, amoureux de Lou. Quand ils marchaient, il lui tenait la main. Elle semblait, aujourd'hui comme hier, rouler ou flotter par-dessus le monde – agissant, donnant, prenant, sans jamais ni accélérer ni ralentir, un pan d'écharpe rouge ou bleue passé autour du cou. »
Annie Dillard raconte une histoire par les sensations ; tout est sensation dans son roman. L'histoire de ce couple devient l"histoire universelle : rencontre, mariage, enfant, séparation... Mais Annie Dillard en fait une véritable dissection des sentiments. le lieu Cap Cod est également un pilier du roman, les descriptions de la nature sont magnifiques. Un lieu à part.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   21 septembre 2016
Des années de lecture n'avaient fait qu'étayer sa conjecture, à savoir qu'hommes et femmes ont en fait une perception identique de l'amour, à disons cinq pour cents près. Lire des livres écrits soit par des femmes soit par des hommes montrait seulement - mais ce n'était pas rien - que l'amour frappait exactement de la même manière la majorité, sinon la totalité, de la poignée, finalement, d'hommes et de femmes ayant abordé ce sujet depuis l'invention de l'écriture : l'échantillon était beaucoup trop restreint pour être significatif.
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TheomaTheoma   20 septembre 2012
Certes, il avait pensé qu’il aimerait Lou et resterait avec elle pour toujours. Une vie entière, s’était-il imaginé, ne serait pas assez longue. (Pourquoi se donnait-il tant de mal et pour entraîner sa mémoire si elle ne devait que le tarabuster?) Mais, bien sûr, durant presque toute l’histoire de l’espère humaine, l’espérance de vie avait tourné autour de dix-huit ans. Les quatorze années où il avait honoré son mariage avec Lou auraient naguère probablement constitué un record du monde d’endurance. Il avait déjà passé avec une seule et unique personne l’équivalent de plusieurs vies monogames d’autrefois. Il avait quarante-quatre ans. Il n’avait jamais vraiment aimé Lou, il s’en apercevait maintenant. Il s’était seulement aimé lui-même à travers ses yeux. Son silence était du papier blanc sur lequel il écrivait. Elle aimait plus que tout le rendre heureux. Dans ces conditions, s’appartenait-il lui-même, ou non?
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ClarissaDallowayClarissaDalloway   15 mai 2010
Ces Ti'Paul, ces Paulo, tous, sans exception, avaient aujourd'hui disparu. C'est eux qui lui manquaient, ces garçons dont chaque nouvelle version venait recouvrir la précédente. (…) Ah, si seulement elle pouvait les revoir une fois encore, tous ces Ti'Pol, ces Paulo désormais remplacés par d'autres ! Elle s'imaginait en train d'installer des tables de pique-nique côte à côte, sur la plage, et de mettre le couvert pour vingt-deux Ti'Pol et Paulo, ou cent vingt-deux – ou plus, en fonction de l'humeur du jour et du nombre de fractions en lesquelles Paulo se laisserait diviser. Ici rassemblés, du premier au dernier, tous les fils, un de chaque âge et de chaque taille – avec son odeur : couches mouillées, lait sucré perlant sur la tétine du biberon, sable imbibé de sel, graisse de vélo, papier kraft des sacs, huile de moteur, poisson – tous attendaient qu'on serve le dîner. Qui d'autre mieux qu'elle connaissait les goûts de chacun d'eux ? C'était une sacrée longue tablée. Elle s'accorda une minute pour les passer en revue – un Ti'Pol après l'autre, assis, pieds nus, entre son moi d'avant et son moi encore à venir. Ils n'arrêtaient pas de se pincer, de se taquiner, de se donner des bourrades. Aucun n'avait le moindre regard pour ses versions en bas-âge, sauf les tout-petits eux-mêmes. Quelle mère ne voudrait pas revoir ses enfants enfants ?
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Alice_Alice_   16 septembre 2016
La vie des Maytree, tout comme celle des Indiens Nausets d'antant, se déroulait sur fond d'étoiles fixes. La manière dont tournait le monde pouvait faire mal, parfois - mais, sans jamais de perversité, du moins entre les gens. Les ciels, dans leur lenteur, marquaient les heures. Les Maytree vivaient souvent dehors. Chacune de leurs respirations venait d'une bouffée d'air marin en train de faire, à cet instant, la traversée d'un bras de mer à l'autre. Leur langue de sable n'était qu'une grève dénudée entre deux immensités, l'une comme l'autre adonnées aux effets spéciaux.
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Alice_Alice_   20 septembre 2016
Un jour, Jane Cairo découvrit que Lou Maytree n'était plus vivante du tout, mais prostrée sur son lit, le bas du corps bleui sur la partie ventrale, comme un bateau dont on vient de repeindre la coque. Au-dessus de la ligne de flottaison, elle était blanche. A part ça, elle ressemblait tout à fait à Ingrid Bergman, comme disaient les gens, du temps de leur jeunesse, à Ingrid Bergman et à elle.
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