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ISBN : 2714476236
Éditeur : Belfond (15/06/2017)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visions imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  19 novembre 2017
Tout d'abord un grand merci à Babelio et son opération Masse critique, aux Éditions Belfond et à l'auteur pour ces heures de lecture très plaisantes…
Plaisantes certes mais waouh, angoissantes également ! Amateurs de sensations fortes, ce livre est fait pour vous ! En revanche, si vous êtes à la recherche d'un médecin… ben… euh, vous risquez de l'attendre longtemps ! Parce que les médecins, dans ce bouquin, tombent comme des mouches. [Fallait pas augmenter les tarifs !] Les [petites natures] victimes sont torturées et les sévices subis en ferait pâlir Vlad, le chic type qui empalait les gens à la vitesse de l'éclair (oui, bon, ça va, on a le droit de faire une petite touche d'humour quand même, non !). Bref, si votre toubib met du temps à répondre, allez voir à la cave s'il n'est pas ventilé façon puzzle.
Bien, bien, bien, mais quel est le rapport avec Fanny, cette mystérieuse mère de famille qui a imposé à son mari de ne jamais lui demander de raconter son passé et dont l'un des mioches a l'air d'être inspiré par le personnage de Massacre à la tronçonneuse ? Et vous pensez vraiment que je vais vous le dire ?
Allez, hop, on note précieusement ce livre sur sa liste ! Oui, oui, je sais, la PAL va s'écrouler…

Lien : https://promenadesculturelle..
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Antyryia
  21 juin 2017

- Dans la famille des médecins, je voudrais le chirurgien plasticien.
- Désolé mais ... il est mort.
- Est-ce qu'alors tu aurais le généraliste ?
- Mort aussi.
- le pneumologue ?
- Mort.
- L'obstétricien ?
- Attends, je cherche ... Non plus, mais lui, il a juste disparu. Tu peux piocher.

Les temps sont durs pour les ex-étudiants en médecine de l'Université parisienne Denis Diderot. Une véritable épidémie les décime les uns après les autres. A grand renfort d'éviscérations, de tortures et d'os brisés, ils tombent comme des mouches à une allure inquiétante. Ils n'ont pas été choisis au hasard. Quel secret peut bien les relier ?
L'enquête, de la plus haute importance, est confiée au commissaire divisionnaire Dubois, qui essaiera de déterminer l'identité de ce tueur en série.
En interrogeant l'ex-femme de la première victime, il s'apercevra que certains de ces médecins ne faisaient pas l'unanimité dans leur entourage.
"C'était un type violent et malsain, qui n'avait aucun respect pour les autres, et encore moins pour les femmes."
- Dans la famille Thomas je voudrais ...
- Je te coupe tout de suite, tu ne risques pas d'avoir grand monde là non plus.
La famille Thomas vivait dans une ferme australienne, loin de tout, et élevait des moutons. Mais un jour, c'est le carnage. On retrouvera enterrés dans le jardin les corps de quasiment toute la famille : le père et les enfants, à l'exception d'un. Qui, malgré la balle qui lui a été tirée dans la tête, a réussi à se libérer de sa bâche et à gratter les quatre mètres de terre sous lesquels il avait été enseveli. Errant quatre jours durant dans la demeure familiale avant d'être retrouvé par les autorités.
"Il paraît que je suis un vrai miracle, que la balle a ricoché sans avoir causé de réels dommages."
"C'est elle, c'est maman qui a les a tous tués, c'est elle ... Elle a tiré sur moi !"

- Dans la famille Hutchinson, je voudrais la mère.
- Ah, on va pouvoir commencer à jouer. Tiens, la voilà.
Fanny Hutchinson est une femme notamment connue pour avoir publié deux livres sur les compositions florales.
Si vous voulez le dire avec des fleurs, c'est donc à elle qu'il faut s'adresser.
Si vous voulez le dire à papa en revanche, elle risque de mettre son veto.
"Nous n'avons pas besoin de raconter ça, ne dis rien à papa, lâche-t-elle."
- En parlant du père, aurais-tu également sa carte ?
Mickael est une célébrité également. Il est un peintre renommé et travaille d'ailleurs actuellement sur une toile commandée par le ministère de la Culture.
- Avec leurs jumeaux Victor et Arno, ça me fait une famille !
Les deux garçons, s'ils sont nés le même jour, ont des caractères diamétralement opposés.
"Comment des frères jumeaux peuvent-ils être si différents ?"
Arno est plutôt du genre timide et réservé tandis que Victor est davantage dans la provocation, voire la violence. Par exemple, il démembre les poupées de ses camarades de classe. Sa maman ne devrait peut-être pas lui raconter autant d'histoires qui font peur.
Une famille malgré tout normale en apparence, mais avec ses petits secrets quand même. Mickael et Fanny se sont rencontrés tardivement, et leur union tient en partie à une promesse que Mickael a faîte à son épouse.
"Je ne veux pas parler de mon passé, jamais. Tu dois m'accepter comme je suis et te tourner, si tu le veux, avec moi vers l'avenir."
Un lien avec l'absence d'affection prodiguée par la mère de Fanny ?
"Ma mère était une femme sans amour, froide, terrible."
"Une femme qui n'avait jamais su dire son amour à son enfant."
De nombreux chapitres leur seront consacrés, aux parents comme aux enfants, ainsi qu'à leur nouveau voisin, encore plus célèbre. Glenn est en effet un musicien classique extrêmement réputé.
Soixante-deux chapitres très courts alternent donc de petites séquences en multipliant les points de vue de tous ces protagonistes. Les médecins, les policiers, les jumeaux, les parents... Avec également de nombreux chapitres en italiques, qui nous plongent probablement dans le passé mais sans jamais nous donner de repères temporels et poussant le vice jusqu'à ne pas nous donner le sexe de certains personnages pour ne pas nous faciliter la tâche de la recomposition des évènements.
Des évènements qui ont lieu sur deux continents que séparent des dizaines de milliers de kilomètres, et qui vont bien sûr se rejoindre.
La construction rappelle le précédent roman solo de l'auteur, et forme une unité avec Fais-le pour maman. Il ne s'agit pas d'une suite, mais d'un nouveau roman où la famille, dans sa version la plus destructrice, est à l'honneur.
Il s'agit avant tout d'un thriller, assez violent d'ailleurs par moments, mais le livre n'est pas dénué de réflexions, souvent poussées à leur paroxysme.
Il est bien sûr question de l'éducation, de la transmission de génération en génération, du couple, des traumatismes, mais surtout :
- L'amour des parents pour leurs enfants est-il toujours inné, inconditionnel ? Peut-on comprendre ou excuser une mère qui ne ressentirait rien pour la chair de sa chair ?
- A l'inverse, l'amour d'un fils ou d'une fille pour sa mère est-il essentiel ? le besoin d'aimer et d'être aimé prime-t-il sur tout le reste ? Peut-on tout pardonner pour obtenir enfin l'amour parental ? La complicité, la tendresse, l'approbation des parents est-elle primordiale pour le bien-être de l'enfant ?

Malgré quelques fausses pistes et des repères un peu brouillés, on comprend très vite comment ces meurtres sont reliés, qui est réellement qui, et la façon dont les pièces de ce puzzle géographique, temporel et familial va s'emboîter. Ce qui n'empêche pas quelques surprises dans l'enchaînement des évènements et une fin, inéluctable pourtant, qui viendra surprendre et en particulier le twist final qui fait que le livre s'achève sur une très bonne note.
Le tout rédigé de façon à ce que les pages et les chapitres s'enchaînent facilement, parce qu'on est happé par le rythme imposé par François-Xavier Dillard et qu'on a besoin de savoir comment tout cela va se conclure.
Mon impression finale est donc approximativement la même que celle que m'avait laissé Fais-le pour maman. Ne dis rien à papa ne réserve pas énormément de rebondissements inattendus ( à part à la fin ) pour qui est coutumier du genre, et on ne peut pas tout à fait y croire tant cette succession de réactions et d'évènements paraît parfois improbable, ou tout au moins tirée par les cheveux. Pour autant, force m'est d'avouer que c'est un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir, presque d'une seule traite, et qu'il remplit en tout cas haut la main sa fonction de pur divertissement.
Et comme il manque beaucoup trop de cartes pour jouer aux sept familles, je vais plutôt faire une belote.
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stokely
  14 août 2017
J'avais déjà lu très rapidement le précédent livre de François-Xavier Dillard Fais le pour maman et pour celui-ci une petite journée a suffit.
C'est dire si le livre est addictif et il est vraiment très difficile d'arrêter sa lecture.
Tout débute par un mystérieux personnage laissé pour mort qui arrive par miracle à s'en sortir. Et puis nous sommes également embarqué sur un autre continent dans une série de meurtre de médecins qui sont tués selon un procédé vraiment cruel ils sont retrouvés les os complétements brisés.
Nous suivons les policiers chargés de l'enquête et également une famille celle de Fanny Hutchinson avec ces deux jumeaux Arno et Victor et son mari. On se doute bien rapidement que Fanny cache un passé sombre mais elle semble avoir passé ce cap et vivre sa vie normalement désormais.
Rien ne semble lier tous ces évènements à première vue et le récit oscille également entre le présent et le passé.
Un page turner au rythme haletant on a très vite envie de tourner les pages et de voir ou va nous mener toutes ses pièces de puzzle disséminées dans le récit pour former le dessin final.
Quel fin également pour ce récit, car pour un thriller psychologique la fin a également une grande importance pour la réussite du récit.
Une réussite avec ce livre si vous aimez les thrillers psychologiques foncez!
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prune42
  08 novembre 2017
Fanny Hutchinson vit tranquillement avec son mari Mickael et leurs jumeaux Victor et Arno, très différents l'un de l'autre. Quand s'installe un nouveau voisin, Glenn Howen, un pianiste célèbre, Fanny est attirée par lui sans qu'elle comprenne pourquoi. Parallèlement, trois médecins sont retrouvés morts, atrocement suppliciés et un quatrième a disparu. le commissaire Dubois enquête et il s'intéresse au passé des médecins et notamment à leurs années universitaires. Auraient-ils quelque chose à se reprocher ?
Tout d'abord, un grand merci à Babelio et à la maison d'éditions Belfond grâce à qui j'ai pu découvrir ce thriller. Je ne l'aurais peut-être pas lu spontanément car ce n'est pas mon genre préféré, même si j'en lis parfois.
Ce roman est agréable à lire malgré son caractère glauque car on plonge dans la folie d'un personnage. Au début c'est vrai, j'ai eu quand même un peu de mal à entrer dans l'intrigue car plusieurs histoires sont abordées en même temps et je ne voyais pas le lien entre elles.
Ce roman pour moi, prend vraiment son ampleur à une bonne moitié du livre, le lecteur commence à faire des liens et l'intrigue à devenir vraiment intéressante.
On s'attache aux deux jumeaux, Victor et Arno encore plus, qu'on voudrait protéger et cela donne du piment au livre.
La fin, dont je n'ai volontairement pas parlé, est assez surprenante et réussie.
J'ai depuis quelque temps dans mes pense-bête un autre roman de F. X. Dillard, Fais-le pour maman, je serai ravie de le découvrir, ayant apprécié celui-ci et trouvé la plume de son auteur convaincante.
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coquinnette1974
  06 août 2017
Merci au site Net Galley et aux éditions Belfond de m'avoir permis de découvrir ce roman :)
Je découvre l'auteur François-Xavier Dillard grâce au roman "Ne dis rien à papa ".
Roman que j'ai apprécié, c'est un thriller psychologique surprenant, autant par l'écriture que par l'histoire.
Par contre il est vraiment nécessaire de le lire au calme car il est facile de s'y perdre !
Nous avons un couple et leurs jumeaux, à priori sans histoires.. Et un homme qui emménage dans la maison voisine..
Mais également des meurtres de médecins...
Un viol il y a de nombreuses années.. une enquête sur les meurtres...
Un drame dans une maison...
Des passages en italique, des allers retours entre les différents événements, le couple toujours présent...
C'est bien, franchement c'est un très bon livre, captivant, mais j'avoue m'y être perdue par moment.
Il est vrai que je l'ai lu sur ordinateur, au format e-book et je me serais peut-être moins perdu en le lisant sur papier, où je suis plus concentrée que sur ordinateur.
Et donc, par moment, j'ai un peu décroché.
Toutefois ce roman m'a vraiment marqué, et j'avais hâte de connaitre la fin ! Car bien sur, plus j'avançais dans le roman plus je voyais le lien entre Fanny et... Mais je me disais non, c'est pas possible, c'est pas ça.. Malgré l'évidence, le nom, malgré...
J'avais des doutes sur un personnage, j'avais raison d'ailleurs, et oui c'est ça de lire beaucoup, on devine souvent les choses ;) Cela ne m'a pas dérangé pour autant, le fait d'avoir deviné ça. Car je n'avais pas imaginé un instant tout ce qu'il y a autour du personnage ! Et c'est du lourd.
Tout est alambiqué dans ce roman, l'auteur nous envoie sur de fausses pistes, il est très fort à ce petit jeu :)
Et les dernières pages, plus j'approche de la fin plus j'ai froid dans le dos. Cette fin, très réussie..
Et l'épilogue, alors là ! J'en ai encore des frissons.
C'est un très bon thriller psychologique, je mets quatre étoiles, car comme je l'ai dit je me suis un peu perdue par moment.
Mais si vous aimez le genre, lisez le !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CindolCindol   27 juin 2017
En se garant dans la cour intérieure des Grands Moulins de Paris, réhabilités à grands frais pour y accueillir le siège de l'université de Paris-VII Denis-Diderot, Rémi Dubois se dit que, finalement, le site n'a pas perdu sa vocation première. Il y a encore un peu de blé dans ces moulins...
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BlackKatBlackKat   10 juillet 2017
Son fils hésite, il aimerait lui dire tant de choses, il aimerait se blottir dans ses bras, pouvoir lui confier ses doutes, ses peines et ses chagrins. Mais tout cela, tout ce qu’un enfant pourrait attendre d’une mère, il n’y a jamais eu droit.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_72   10 octobre 2017
Il se souvient que, quand il était enfant, il adorait poser tout un tas de questions à leur médecin de famille, sur ses études, sur son travail. Il avait finalement choisi la médecine générale, la seule qui comptait. Celle qui vous permettait d'établir un lien véritable avec vos patients, de suivre leurs enfants, de les accompagner dans les épreuves.
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BlackKatBlackKat   09 juillet 2017
Il y a des douleurs si intenses, des souffrances si terribles que vous donneriez tout pour qu’elles cessent. Même votre vie…
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Armony22Armony22   25 octobre 2017
De plus, et malgré le talent indéniable du professeur Jakubovitch, il y avait toujours dans le visage de ces femmes et de ces hommes une infinie stabilité, une sorte de masque en certains endroits imperturbable, qui leur donnait à tous une tête un peu grotesque de Belphégor d'opérette ou de Pierrot lunaire légèrement débile.
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Videos de François-Xavier Dillard (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François-Xavier Dillard
François-Xavier Dillard décrit son roman "Ne dis rien à Papa" en quelques hashtags. En savoir plus sur "Ne dis rien à papa" : http://bit.ly/2rhqr6C
L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.
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