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Claude Grimal (Traducteur)Marie-Claude Perrin-Chenour (Traducteur)
EAN : 9782267008524
349 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (01/09/1990)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :


"L'éternité est amoureuse des productions du temps", disait Blake. Annie Dillard, qui grandit à Pittsburgh dans les années 1950, écrit ici les épiphanies qui ont marqué son enfance :

- les concours de blagues organisés par ses parents,
- la fille des voisins patinant sous un réverbère par une nuit d'hiver, - l'exultation physique de la course, et puis la passion de la lecture, la découverte de ces univers parallèles qui réduis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bookycooky
  16 octobre 2018
Annie Dillard, une petite fille, à déjà cinq ans, à l'imagination débordante et dotée d'un sens aigu de l'observation. Nous sommes en Pennsylvanie, dans les années 50 à Pittsburgh, chez les Dillard, une famille presbytérienne, dans une communauté à majorité irlandais-écossaise catholique. Une mère au foyer, intelligente, tolérante, qui laisse une grande liberté à ses enfants, un père fantasque, cadre dans la société de famille, qui ne vit que pour les divers copies d'un seul livre, "La vie sur le Mississippi ", une petite soeur amorphe, une deuxième petite soeur qui suivra, et notre Annie.
Petite fille originale, très éveillée, elle nous raconte dans ce roman d'apprentissage, l'évolution de sa prise de conscience jusqu'à la fin de l'adolescence , dans une famille atypique. Des parents qui ne vont pas à l'église le dimanche mais y envoie leurs enfants. À huit-neuf ans, très curieuse, elle lit déjà beaucoup, traîne dans les rues, joue au foot avec les garçons, pleine d'énergie, toujours prête à faire les 400 coups....et elle observe.
La découverte des livres dans une bibliothèque dans le quartier noir de la ville, fréquentée quasiment par les Noirs, les étés passés chez les grands parents paternels aisés, l'école de danse et la prise de conscience des garçons et de ce qui en suit, les défis de langage stimulants que lui lance sa mère, “Samson enchaîné”, au talent inventif méconnu, sa rencontre avec les minéraux et “L'homme qui marche” de Giacometti....une enfance américaine foisonnante, passionnante, où ses parents lui procurent tous les moyens, sans interférer à son indépendance. Une sensation de légèreté, de bonheur se dégage de ces souvenirs, de ses personnages et de son environnement , à travers un mode d'expression spécial, que je qualifierais étrange mais ô combien familier, “ J'aurais voulu aller en prison avec les Schoyers. J'adorais ma famille, mais les Schoyers me fascinaient “, (“I would have liked going to prison with the Schoyers. My own family I loved with all my heart; the Schoyers fascinated me.”). Une légèreté qui va basculer à jamais et disparaître avec l'adolescence. Elle qui ne voulait jamais grandir, quittera Pittsburgh et sa société bling-bling, pour s'engouffrer dans le tourbillon de l'existence. C'est lucide, émouvant, bref c'est la vie !
C'était mon premier Anne Dillard. J'ai été fasciné par sa prose aussi bien dans le fond que la forme, tout aussi insolite que sa personnalité. Une écrivaine qui a reçu le grand prix littéraire Pulitzer, qui me reste à découvrir.
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TmbM
  07 avril 2017
Ce cliché de l'Amérique des années cinquante et soixante est une lecture plaisante, joliment écrite, pleine de bonnes histoires, de souvenirs touchants et d'anecdotes marquées par une fraicheur empreinte de la naïveté propre à l'enfance. Un livre qui en dit plus long qu'il n'y parait sur l'oeuvre d'Annie Dillard et qui me donne bien envie de creuser davantage le sujet.
L'article complet sur mon blog.
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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critiques presse (2)
LaCroix   25 août 2017
En racontant son enfance, Annie Dillard décrit la naissance de sentiments qui feront d’elle un écrivain reconnu. Un récit précis et poétique à la fois.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   04 mai 2017
Porte d’entrée autobiographique et poétique à l’univers de cette grande écrivaine, « Une enfance américaine » reparaît. Indispensable.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   13 octobre 2018
(My love lasted two years and occasioned a bit of talk. I knew it angered him. We spoke only once. I caught him between classes in the school’s crowded hall and said, “I’m sorry.” He looked away, apparently enraged; his pale freckled skin flushed. He jammed his fists in his pockets, looked down, looked at me for a second, looked away, and brought out gently, “That’s okay.” That was the whole of it: beginning, middle, and end.)
Mon amour * dura deux ans et fût l’occasion d’un petit peu de conversation. Je sais que ça l’a énervé. On s’est parlé qu’une seule fois. Je l’ai coincé entre les cours dans la cour de l’école, et lui dit «  Je m’excuse ». Il a éloigné son regard, apparemment énervé, son teint pâle aux taches de rousseurs a rougi. Il a enfouit ses poings dans sa poche, regarda par terre, me regarda une seconde, et éloigna à nouveau son regard,et dit gentiment, « C’est bon ». C’était tout : début, milieu, fin .
* Elle a sept ans, il est ado, joue au foot, elle fait la groupie.
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BookycookyBookycooky   14 octobre 2018
By the time I knew him, our grandfather was a vice-president of Pittsburgh’s Fidelity Trust Bank. He looked very like a cartoonist’s version of “vested interests.” In fact, he almost always wore a vest, and a gold watch on a chain; he was short and heavy; he had a small white mustache; he smoked cigars. At home, his thin legs crossed under his belly, he read the financial section of the paper, tolerant of children who might have been driven, in the long course of waiting for dinner, to beating their fingertips on his scalp.
(Quand j'ai connu grand-père, il était vice-président de la banque Fidelity Trust de Pittsburgh. Il ressemblait beaucoup à la version BD des "intérêts en gilet". En effet il portait toujours un gilet, une montre de gousset en or, il était petit et gros; il avait une petite moustache blanche; il fumait des cigares. A la maison, ses minces jambes croisées sous son ventre, il lisait la section financière du journal , tolérant les doigts des enfants impatients dans l'attente du dîner, lui tambouriner la tête.).
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BookycookyBookycooky   15 octobre 2018
“There’s a deer standing in the front hall,” she* told me one quiet evening in the country.
“Really?”
“No. I just wanted to tell you something once without your saying, ‘I know.’
( “Il y a un cerf qui se tient à l’entrée “ me dit-elle par une soirée paisible à la campagne.
“Vraiment?”
“Non. Je voulais juste te dire quelque chose sans que tu me répondes ,”Je sais”.)
*La mère parle à sa petite fille.
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BookycookyBookycooky   17 octobre 2018
She drew plans .....for the family favorite—Lendalarm. Lendalarm was a beeper you attached to books (or tools) you loaned friends. After ten days, the beeper sounded. Only the rightful owner could silence it.
( Elle dessina....objet de design favori de la famille- Alarm de prêt. Alarme de prêt était un beeper attaché aux livres ( ou outils) prêtés aux amis. Dix jours après le beeper sonnait, et seulement le propiétaire du bien pouvait l’éteindre.
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Alice_Alice_   16 août 2020
Les garçons : Richard, Rich, Richie, Ricky, Ronnie, Donny, Dan.
Ils se donnaient des noms pleins d'humour, comme "Va te faire voir". Ils savaient dribbler. Ils avançaient dans la vie d'un pas maladroit mais assuré, et donnaient des coups de pied un peu partout, histoire de s'amuser. Ils se flanquaient de grandes claques sur leurs merveilleuses épaules, en guise de conversation.
Ils bougeaient avec des mouvements violents qui nous laissaient pantoises, impressionnées et effrayées, comme s'ils avaient été des chevaux ruant contre le bois de leurs boxes. " Ah, ces mecs !" comme nous disions : "Ah, leurs cils !" Insensibles, condescendantes et ignorantes, nous aimions leurs cils noirs, la manière fascinante et terrible dont ils se recourbaient, s'embrouillaient. Voilà la vitalité qu'ils avaient, les garçons, voilà la nouveauté et la séduction qu'ils représentaient : même leurs cils étaient en bataille et incroyablement originaux. C'est cela que nous aimions ; leur maladresse, leurs réactions exagérées et grotesques. Il leur fallait toujours du temps pour comprendre. Quel étonnant manque de subtilité ! pensions-nous. Et puis parfois dans leurs yeux, s'allumait une lueur de compréhension, aussi stupéfiante que si nous avions surpris une brique en train de nous faire un clin d'oeil.
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