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ISBN : 2505017913
Éditeur : Dargaud (06/09/2013)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Jiri et Pôlka ont soif, très soif dans le désert et ils cherchent de l'eau. Jusque-là, tout va bien. Sauf qu'il s'agit d'une cigogne et d'une espèce de renard, que ceux-ci gardent précieusement une noix de coco en espérant dénicher un marteau, qu'ils poursuivent un énorme poisson qui vagabonde dans le ciel et disparaît au lever du soleil... Et tout cela sous forme d'enluminures mexicaines, avec des dialogues particulièrement savoureux.
Un petit bijou d'absur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  18 septembre 2013
Jiri et Polka sont dans le désert. Un désert où la pluie semble ne jamais s'inviter. Un désert où la chaleur vous écrase du matin au soir. Chez Jiri et Polka, il y a bien une dépression en train de s'installer mais elle n'est pas climatique. En désespoir de cause, les deux amis quittent leur modeste logis et se mettent en quête d'un nuage annonciateur de précipitations. Pas si simple à trouver, surtout lorsque les « brumes vaporeuses d'un désert accablant » ne créent que des mirages et que les poissons volent sous la lune la nuit venue.
Une BD inclassable que l'on pourrait à juste titre qualifier « d'absurde ». Pas facile comme genre l'absurde. Tellement casse-gueule. Ici pourtant le pari est relevé haut la main et tout tient dans les dialogues savoureux et les pérégrinations farfelues de nos héros. Alors bien sûr, la trame de cette Saveur coco tranche quelque peu avec les publications précédentes de Dillies. Mais les habitués y retrouveront ce duo d'amis inséparables que l'on croise dans toutes ses histoires. Ils retrouveront aussi la musique, la douceur, la poésie et la fantaisie qui caractérise l'ensemble de son oeuvre.
Sans compter que son trait, reconnaissable entre mille, reste le même. Chaque planche est une composition à l'inventivité graphique folle. Mais cette propension à casser les codes les plus classiques de la bande dessinée ne relève pas d'un quelconque effet de style, elle est en permanence porteuse de sens. C'est ce qui fait pour moi de Dillies un grand auteur, tout simplement.
Bon voila, comme d'habitude, je suis sous le charme. Rien à faire, je crois que ce monsieur ne me décevra jamais. Et ce n'est pas pour me déplaire.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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alouett
  09 octobre 2013
« Il était une fois dans un pays fort proche du soleil, une bien modeste construction sans toit. Et dessus, Jiři et Pôlka contemplant, de leurs quatre yeux grands ouverts, l'immense et aride désert de sable à l'horizon vaporeux… »
Jiři et Pôlka sont des amis inséparables. Installés au beau milieu du désert et las d'attendre en vain une dépression climatique qui ne vient pas, les amis décident de partir en quête d'un nuage. « Allons droit devant ! » décide Pôlka. Et les voilà tous deux partis dans le grand désert, bien décidés à trouver un endroit où il fait bon vivre… et où il pleut !
Durant leur voyage, ils rencontreront entre autre un poisson volant, une noix de coco, une porte à laquelle frappe un livreur, un escargot, un pirate en montgolfière, un cirque… et qu'en plus de vouloir trouver de l'eau, nos amis caressent l'espoir de trouver un marteau…
-
Le papa d'Abélard (de la série éponyme), de Charlie (Bulles & nacelle) et de Rice (Betty blues) revient pour notre plus grand bonheur. Notre plus grand bonheur ? Oui, car hormis la difficulté faire un résumé de cet album, il est rare de trouver des histoires qui proposent autant de poésie.
Une nouvelle fois, Renaud Dillies nous fait découvrir un monde anthropomorphe grâce à un duo original composé d'une cigogne (Jiři) et d'un renard (Pôlka). Les deux compères font si bien la paire qu'au départ, il est difficile de les dissocier. Et peu à peu, la magie opère. Je les ai trouvé touchants ; il faut dire que leurs bouilles peut difficilement laisser de marbre. Je les ai trouvé drôles à s'accrocher à cette quête improbable… il faut dire que je les imaginais en train d'essayer d'attraper un nuage pour le ramener au-dessus de leur maison. Leurs traits de caractères aussi, très marqués, se complètent à merveille. D'un côté, Pôlka semble avoir la tête bien vissée sur les épaules tandis que de l'autre, Jiři est un rêveur qui compose de douces mélopées sur sa cithare pour se remettre d'un coup dur. A chaque passage où la musique envahissait l'espace, j'ai eu une douce pensée pour les autres personnages de Dillies que j'ai tant aimé car eux aussi utilisaient la musique pour faire passer les moments de déprime.
En tout cas, c'est ainsi qu'ils se présentent au début de leur quête. Et vu qu'il n'est pas facile de trouver de l'eau en plein désert, leur voyage va les emmener loin de chez eux sur une route parsemée de rebondissements. Grâce à cela nous (lecteurs) aurons maintes occasions d'être surpris par ces personnages touchants et la manière dont ils vont se sortir de chaque situation. de quoi inciter Pôlka à relativiser un peu… et Jiři à être moins tête en l'air.
Saveur Coco m'a plusieurs fois fait penser à Philémon (une série de Fred). En effet, d'un côté comme de l'autre, le récit nous plonge au coeur d'un univers absurde et décalé, où l'auteur joue en permanence avec les mots et s'amuse des quiproquos ainsi créés. Deux univers où la poésie remplit chaque particule d'oxygène et chaque recoin de case.
Les couleurs pétillent et nous emportent facilement dans ce monde imaginaire qui m'a fait penser au Mexique et, par association d'idées, à sa chaleur, au désert et à quelques clichés ancrés dans ma mémoire. Difficile pour moi de passer outre cette référence, ne serait-ce parce que Jiři est en permanence coiffé d'un énorme sombrero et vêtu d'un pancho. Chaque page nous laisse la possibilité de profiter d'une nouvelle trouvaille graphique, que ce soit dans la disposition des cases, la décoration des banderoles qui contiennent la voix-off ou les gros plans façon portrait sur l'un ou l'autre de nos deux héros. Renaud Dillies a été attentif au moindre détail visuel, un vrai travail d'orfèvre !
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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Bazart
  02 janvier 2014
Je ne connaissais pas du tout l'univers animalier poétique de Renaud DILLIES qui avait remporté il y a quelques années, le Prix du Meilleur Premier Album à Angoulême avec Betty Blues (Editions Paquet). Je savais qu'il possédait un univers singulier, plein de de poésie et d'onirisme et cette saveur coco, publiée en septembre dernier par Dargaud est une excellente façon de découvrir cet univers. On a beaucoup parlé à son sujet du Petit Prince de St Exupéry (une étiquette collée sur la couverture nous précise même la référence) , de par son côté initiatique et sa poésie de chaque instant.
Ce saveur coco nous emmène sur les traces de Jiri la Cigogne et Pôlka le Renard qui sont au beauu milieu du désert et poursuivent une quête inlassable: un moyen d'épancher leurs soifs immense. Les voilà donc à la recherche d'un marteau pour briser la coque d'une noix de coco , afin de pouvoir substanter leur soif . En chemin, ils rencontrent d'autres animaux hauts en couleurs à la recherche d'eau également...
Cet album propose une histoire originale et onirique, avec une touche d'absurde autour des thèmes de l'amitié, du voyage, la quête et l'errance. Une lecture sur différents niveaux qui enchantera chaque enfant et chaque adulte, le tout servi par de magnifiques dessins .
J'ai fortement apprécié également le traitement graphique, et pleine de chaleureuses couleurs, de rire avec aussi toute une palette d'émotions ( amitié, entraide, peur.)..Alors certes, j'ai tendance à préférer les récits avec plus de rebondissements et plus de dialogue mais les amateurs re revenir apprécieront ce bel album.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Colibrille
  03 octobre 2014
"Saveur coco" est un véritable petit OVNI dans le paysage de la bande dessinée. Que ce soit sur le fond ou la forme, Renaud Dillies fait fi de toutes les conventions et réinvente le concept même de BD. A l'image de ses bulles de dialogues, carrées et non rondes, ses cases, toutes de formes et taille différentes, ou encore ses pages façon enluminures médiévales, l'auteur nous propose une mise en page déstructurée, mais en même temps cohérente. Il se livre à un exercice de style fascinant pour un lecteur de BD "traditionnelles". Personnellement, d'un point de vue graphique, cette BD ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire avant. Et pourtant, je peux dire que j'en ai lu des BD, et pas qu'un peu !
Vous l'aurez compris, visuellement, vous allez être surpris, très surpris. Mais le scénario, lui aussi, réserve quelques surprises ! En deux coups de crayon, Renaud Dillies donne vie à deux surprenants personnages, Pôlka et Jirî. A eux deux, ils portent le récit loufoque d'une traversée du désert à la recherche d'eau. J'ai trouvé que le récit faisait écho à une certaine philosophie de l'absurde. En dépit des multiples scènes et dialogues comiques, l'histoire demeure tout de même tragique. N'oublions pas que nous suivons le voyage de deux animaux assoiffés.
Certains diront de cette BD qu'elle est farfelue, étrange, bizarre, ennuyeuse. D'autres, comme moi, diront qu'elle est inventive, pétillante, intelligemment absurde et novatrice visuellement. Et si cela ne vous suffit pas, j'ajouterai que la colorisation est tout bonnement superbe. Ce soleil d'un rouge orangé, rayonnant, ce sable fin d'un jaune foncé, ce ciel bleu turquoise que rien ne vient troubler... On se sent presque dans un rêve.
N'attendez plus, partez à la découverte de Saveur coco !
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lunch
  12 octobre 2013
Renaud Dillies, consacré à Angoulême pour son premier album Betty Blues (Alph-Art du meilleur premier album 2004), est entré par la grande porte dans le petit monde de la bande dessinée. Il enchaîne les livres, tous aussi beaux les uns que les autres, y appliquant la même patte personnelle qui a fait sa consécration. C'est ainsi que naissent des albums comme Bulles & Nacelle ou Mélodie au crépuscule, en solo, ou quelques collaborations avec Régis Hautière, avec Mr Plumb et plus récemment Abélard.

Valeur-refuge
Ce qui fait la grande force des oeuvres de Renaud Dillies, et on ne peut pas lui enlever ça, c'est qu'elles donnent toutes envie de les lire.
Le dessin revêt toujours des habits de tendresse. Sous des traits traditionnellement animaliers, les personnages sont emprunts d'une grande humanité, ils sont mignons et attachants (on pourrait aussi parler de naïveté), tout simplement.
Saveur Coco n'échappe pas à la règle : un graphisme engageant qui donne envie de poser le livre sur ses genoux et de partir à l'aventure.
Nos compagnons se nomment Jiři et Pôlka : l'une est cigogne longiligne, fumeuse de pipe aux nuageuses volutes et cithariste à ses heures, parfait Mexicain poncho et sombrero ; l'autre est fennec aux longues oreilles et à la noix de coco, surmonté d'un vieux pépin en toute saison, parasol plus que parapluie.
[...]
Le désert à perte de vue, avec tout ce qu'il a de vide et de jaune, est au contraire un théâtre à ciel ouvert, investi et coloré.

Un découpage surprenant.
Renaud Dillies, abonné au gaufrier (pas systématique mais récurent dans ses livres), s'émancipe un peu et se risque au-delà du confort de ses habitudes. le résultat est sans partage : un découpage surprenant qui, allié à sa douceur graphique, nous émerveille d'autant plus.
Les cases jouent avec les formes et les motifs, les contours s'embellissent, se superposent ou s'entrelacent parfois, prennent même de la rondeur. Un délice où le fond devient forme.
Ce faisant, il insuffle à sa narration une part de rêve et de poésie.
Symboles omniprésents (à l'exception de quelques rares planches), la lune chasse le soleil, monte et redescend, exposant ses croissants au milieu des étoiles jusqu'au lever du jour, et son soleil de plomb. Les jours se suivent et se ressemblent sans se ressembler, ils donnent le tempo.

Résurgences
Ainsi va la vie de ces deux personnages en quête d'eau ou d'un marteau (pour casser la noix de coco).
L'histoire, poétique à souhait, reproduit les thèmes de prédilection de l'auteur : la musique, l'amitié (et une certaine forme de naïveté), l'anthropomorphisme et l'utopie d'un monde meilleur.
Je n'irai pas jusqu'à dire que tous les livres de Renaud Dillies se ressemblent mais il semble éprouver des difficultés à s'éloigner de ses habitudes.
[...]
La suite à lire sur BenDis... !
Lien : http://bendis.uldosphere.org..
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critiques presse (3)
BulledEncre   30 septembre 2013
Un album à couper le souffle entre poésie et onirisme, le tout sur cet humour irrésistible. Un vrai coup de cœur pour la rentrée !
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Bedeo   18 septembre 2013
Nous parlons onirisme dans le scénario, les personnages, mais que dire du dessin ! C’est tout simplement beau, chaque page est unique. Amoureux de cases droites, équilibrées, passez votre chemin.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   03 septembre 2013
Tribut à la limite du culte aux maîtres du passé, Saveur coco s'avère être une lecture rafraîchissante et parfois déroutante.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   03 octobre 2014
- Mais non, Pôlka. Je ne te regarde pas... C'est juste une chose comme ça, qui me trotte dans la tête... me taraude et me turlupine quelque peu... qui me chiffonne... me tracasse.. me taquine... qui me chatouille... me démange... me gratte
- Si c'est au sujet de ma noix de coco... Oui, je trimballe ce fardeau, pour l'heure inutile. Mais le jour où on tombera sur un marteau... Ce sera "senior" Jirî qui sera bien content ! C'est bien ça qui te chipotait ?
- Ah, je n'ai pas dit: "chipotait" ! Mais là, je crois que ça va mieux.
+ Lire la suite
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ColibrilleColibrille   03 octobre 2014
- Jirî, si on le suit, peut-être... qu'on trouverait un point d'eau ?
- Déduction qui pourrait somme tout être logique, mon cher Pôlka... si l'on met de côté que ce poisson-ci vole !
- Et ?
- Et il me parait évident qu'il n'a guère besoin d'eau pour se mouvoir...
- Et ?
- Et qu'il serait futile de croire que ce poisson nous mène à un quelconque point d'eau.
- Et pourquoi ça, "senior" Jirî ?
Cogito, cogito, cogito.
- Rattrapons-le !
+ Lire la suite
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ColibrilleColibrille   03 octobre 2014
- Oh ! Pôlka ?! Je te parle !
- ? Qu'est-ce que tu dis ?
- Le monsieur te demande : "pourquoi tiens-tu cette noix de coco collée au ciboulot ?:"
- J'entends la mer !
- Bon, allez... Arrête ! Je vois bien que tu me fais marcher, là !
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Je dis que... évidemment, quand on a une noix de coco dans l'oreille, ça rend sourd !
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ColibrilleColibrille   03 octobre 2014
Il était une fois, dans un pays fort proche du soleil, une bien modeste construction sans toit. Et dessus, Jirî et Pôlka contemplant de leurs quatre yeux grands ouverts, un immense et aride désert de sable à l'horizon vaporeux...
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ColibrilleColibrille   03 octobre 2014
Jirî et Pôlka, comme happés dans le sillage d'une silencieux armada de vaisseaux d'argent, naviguèrent, ainsi, jusqu'aux confins de la nuit... Mais le jour se fit... Les poissons, eux, s'en furent.
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