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ISBN : 2351764099
Éditeur : Editions Galaade (04/09/2015)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 38 notes)
Résumé :
« Le communisme s’est écroulé. Le rapport de Guéo l’aurait peut-être sauvé. Les messages de mes paupières gardent leur secret, mais j’ai la vie sauve. »

Tout commence à l’hôpital du gouvernement bulgare où Alba a été admise pour une paralysie galopante. Elle a dix-sept ans et rencontre Guéo, cinquante-cinq ans, membre du Politburo. Conscient de la déroute communiste, il ne cesse de travailler sur un rapport. Là, dans ce sanatorium, puis de Sofia à Va... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Electra
  14 janvier 2016
Tout commence à l'hôpital du gouvernement bulgare où Alba a été admise pour une paralysie galopante. Elle a dix-sept ans et rencontre Guéo, cinquante-cinq ans, membre du Politburo. Conscient de la déroute communiste, il ne cesse de travailler sur un rapport. Là, dans ce sanatorium, puis de Sofia à Varna sur les rives de la mer Noire, ils vont s'aimer. Passionnément, absolument. Surveillés par les services secrets, dans ces jours anciens que sont les dernières années du communisme juste avant que ne tombe le mur de Berlin. Trois ans, peut-être quatre… jusqu'au moment où Guéo va trop loin : l'étau se resserre et Alba doit fuir. Ils se donnent rendez-vous à Paris pour un premier dîner en français.
J'ai reçu ce livre dans le cadre du challenge Prix littéraire auquel je participe. Je ne connais pas la dramaturge Albena Dimitrova qui livre ici un premier roman « charnel et bouleversant » et qu'elle a choisi d'écrire en français, et non en bulgare, sa langue natale. Un premier roman qui m'a envoûté au deux-tiers pour malheureusement me perdre quelque peu en chemin à la fin.
Tout commence à l'hôpital du gouvernement bulgare où Alba a été admise pour une paralysie galopante. Elle a dix-sept ans et rencontre Guéo, cinquante-cinq ans, membre du Politburo. Conscient de la déroute communiste, il ne cesse de travailler sur un rapport. Là, dans ce sanatorium, puis de Sofia à Varna sur les rives de la mer Noire, ils vont s'aimer. Passionnément, absolument. Surveillés par les services secrets, dans ces jours anciens que sont les dernières années du communisme juste avant que ne tombe le mur de Berlin. Trois ans, peut-être quatre… jusqu'au moment où Guéo va trop loin : l'étau se resserre et Alba doit fuir. Ils se donnent rendez-vous à Paris pour un premier dîner en français.
J'ai reçu ce livre dans le cadre du challenge Prix littéraire auquel je participe. Je ne connais pas la dramaturge Albena Dimitrova qui livre ici un premier roman « charnel et bouleversant » et qu'elle a choisi d'écrire en français, et non en bulgare, sa langue natale. Un premier roman qui m'a envoûté au deux-tiers pour malheureusement me perdre quelque peu en chemin à la fin.
« J'écris en français des histoires vécues en bulgare. J'en ai gardé l'accent. » – Albena Dimitrova
Mais les histoires d'amours finissent mal, en général. Et tandis que leur monde s'écroule, leur fuite ne peut plus durer. Albena a 20 ans en 1989, trois ans d'amour fort mais contrarié (une grossesse interrompue), une liaison dangereuse. Son amant est suivi, espionné. Alba est en danger. La romancière offre ici un regard sans complaisance sur sa liaison avec cet homme nettement plus âgé, qui collectionnait les maîtresses (officielles et officieuses) et refuse de remettre un rapport au Politburo, alors que la fin du régime communiste approche. Ici, nous assistons à la naissance d'une passion et à la mort d'un régime. Et la romancière s'en sort très bien, elle y parle du désir entre deux êtres face à l'absence de désir dans ces régimes politiques qui nient l'individu. Cependant, je dois apporter un bémol qui m'a freiné dans ma lecture et gâché la fin du roman.
Avec le recul, il s'agit sans doute de nostalgie de la part de l'auteur. L'amant d'Alba et né très pauvre et c'est grâce au régime communiste et au KGB qu'il grimpe dans la hiérarchie et devient une figure incontournable du régime communiste bulgare. Il obtient un poste d'ambassadeur en Syrie, au Liban. Il possède une culture immense et Alba est en admiration totale. Et si le régime communiste a permis pendant une trentaine d'années au peuple bulgare de connaître la paix, le plein emploi – il n'en reste qu'Alba en garde une vision parfois trop romancée. Sans doute lie-t-elle ce régime à cet homme, qui pourtant, en cette fin 1989, sait que ce régime a perdu de son sens, que le goût du pouvoir a supplanté le bien du peuple (avec le culte de la personnalité) et qu'il faut changer de système.
De plus, la dramaturge bulgare critique férocement le régime capitaliste – qui, j'en suis d'accord, possède d'immenses défauts, mais je ne peux pas, comme elle, encenser le régime communiste quand on sait le mal qu'il a fait pendant des années (les goulags, la torture, les assassinats, etc.). le fameux rapport de Guéo qui mettra en danger la jeune Alba résume d'ailleurs assez bien la nécessité de quitter ce régime communiste qui s'est transformé en une dictature déguisée. Pourtant Alba au fond d'elle le sait. Ainsi lorsqu'elle décrit ces sanatoriums dédiés aux pontes du pouvoir, où le « petit peuple » ne peut accéder.
Il en reste cependant une passion magnifiquement racontée, des passages entiers que j'ai adorés.
Lien : http://www.tombeeduciel.com/..
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Stellar
  24 janvier 2016
Alba, jeune lycéenne, souffre d'une maladie inexpliquée qui paralyse progressivement une de ses jambes. Son cas médical intriguant fait qu'elle est admise dans l'hôpital d'excellence de Sofia, qui traite les dignitaires du régime communiste. Elle y rencontre Guéorgui / Guéo, un quinquanénaire membre du Politburo qui s'attache à elle, la prend sous sa protection puis s'éprend d'elle.
Ils vivent une passion brûlante alors que Guéo voit que le système communiste s'essouffle de plus en plus. Cet amour passionné et nouveau semble bouleverser la vie de Guéo, ou au moins révéler ses fêlures. Il il adopte un comportement " a-quoi-bonniste" et remet en question sa carrière et le sens de sa vie passée.
Je ne suis pas vraiment entré dans ce livre, malgré de bons passages et des idées (comme celle du tableau). J'ai trouvé le style tarabiscoté et la passion amoureuse et l'analyse politique ont parfois du mal à faire un mélange convaincant, notamment avec le fameux rapport qui nous est dévoilé en postface.
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clairejeanne
  20 novembre 2015
Attention, coup de coeur !
Ce récit, c'est d'abord une écriture ; l'auteure, d'origine bulgare, dit : " J'écris en français des histoires vécues en bulgare. J'en ai gardé l'accent." Une façon d'écrire très originale, agréable à lire et en effet avec une "pointe d'accent", un petit décalage par moment avec le français classique.
Ensuite, c'est une atmosphère, originale elle aussi, celle de Sophia et de la campagne alentour, jusqu'à la mer Noire, à l'époque qui précède de peu la chute du mur de Berlin.
Enfin, c'est une magnifique histoire d'amour entre une très jeune fille et un homme mûr, essouflé comme le communisme de son pays ; un amour véritable, un amour fou, un amour profond.
Guéo, apparatchick bulgare de cinquante cinq ans, muni d'une épouse et d'une maîtresse officielle, rencontre la narratrice qu'il appelle Alba, dans un hôpital : elle a un problème de paralysie d'une jambe, lui est épuisé, dépression et électrochocs... Très vite il s'intéresse à elle, très vite ils ne peuvent plus vivre l'un sans l'autre ; ils essaieront pourtant, mais sans succès.
Et Guéo ne livrera pas le rapport qu'il doit écrire pour relancer le communisme ; et il ira un peu trop loin dans son histoire avec Alba...
Un livre très humain, une critique du communisme à travers ce que disent les hommes qui lui ont consacré leurs forces et leur vie ; et le récit d'une passion très bien racontée.
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umezzu
  21 mars 2016
Un roman étrange sur l'amour qui liait une jeune fille pas encore majeure, Alba, admise à l'hôpital du gouvernement bulgare avant la chute du mur, et un hiérarque en fin de carrière, Guéo, pur produit du système communiste.
Dans le passé, Guéo a été traducteur - fumeur pour Brejnev, c'est à dire qu'il lui envoyait la fumée de cigarettes que le vieux secrétaire général du PCUS ne pouvait plus fumer lui même. Coureur de jupons, Guéo fréquente des cercles réservés au seules élites.
Pour une raison inconnue, il remarque Alba et s'y attache, lui permettant d'intégrer un meilleur sanatorium. Et ce qui devait arriver arrive, ils deviennent amants malgré la différence d'âge. Guéo pense bien refiler Alba à un de ses fils, mais l'aventure finit mal. Alba reste visée à Guéo, pendant que le régime se délite et que Guéo essaye de faire passer un rapport visant à une réforme des institutions.
Dans un monde crépusculaire, après qu'Alba eu avorté, il finit par pousser la jeune femme à tenter sa chance en France, là où il ne la rejoindra jamais, préférant mourir plutôt que de vivre dans la société post chute du mur.
Le tout est écrit en français par une auteur d'origine bulgare, bel exploit, mais manque singulièrement d'épaisseur. Seuls quatre ou cinq personnages sont esquissés et leurs portraits psychologiques sont hâtifs. Quant à la Bulgarie, qui aurait pu constituer un arrière fond original, elle n'est quasiment pas décrite. Tout tourne autour de Guéo et Alba, Alba et Guéo, sans rythme particulier, mais avec l'évidence d'un échec futur.
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chocobogirl
  05 mars 2016
Alba se souvient et égrène les souvenirs d'une époque qui n'est plus.
Elle avait 17 ans et elle nous raconte dans la Bulgarie de 1986 le grand amour qu'elle a vécu. La rencontre avec Guéo s'est faite un peu par hasard dans un hôpital du gouvernement où la jeune fille a été exceptionnellement admise. Elle souffre d'une paralysie inexpliquée de la jambe. Jeune pensionnaire parmi les hauts gradés et autres apparatchik , elle fait la connaissance de Guéo, 55 ans, membre du Politburo qui se prend d'amitié pour elle. Une forte complicité se construit, il la soutient, l'encourage, se rend disponible pour la jeune fille. Bientôt la passion prend le pas et il embarque Alba dans une valse amoureuse teintée de politique.
Nous sommes quelques années avant la chute du mur. Les régimes communistes sont à bout de souffle. La débandade s'annonce. Guéo, communiste convaincu, travaille sans relâche sur un rapport destiné à sauver le communisme. Un rapport assez critique des dérives capitalistes du régime, qu'il tarde à rendre et qui lui vaut d'être surveillé de plus en plus étroitement par les services secrets.
Pourtant cet homme volage voit dans Alba une promesse de vie future, un dernier amour dans lequel il dépose tous ses rêves de liberté, l'illusion d'un monde où tout reste possible, même la promesse d'un dîner en France.
Bien qu'ils appartiennent à un monde qui s'effrite, Alba et Guéo vont vivre des heures fortes, sensuelles et passionnées. Leurs élans charnels ne s'arrêtent pas avec la surveillance dont ils sont l'objet. le récit de cette passion se fait pourtant belle et douce. La différence d'âge, de classe sociale, d'univers ne les arrête pas et ils vivent leur amour avec un don de soi très tendre et touchant. Pourtant, Guéo n'ignore pas qu'une page historique et politique se ferme et c'est avec douleur qu'Alba le comprendra.
Albena Dimitrova, auteur bulgare qui vit désormais en France, raconte avec pudeur cette histoire d'amour hors-norme : une passion entre 2 êtres que tout oppose et qui s'inscrit dans une période politique tourmentée. Récit de la fin d'une époque, elle décrit en filigranes la chute d'un régime qui a tourné le dos à ses valeurs originelles. Lucide, elle donne à voir à travers le destin d'un couple la chute d'un système qui touche tous les êtres.
Et au delà de l'aspect engagé du texte, on ne peut qu'être touché par la passion qui enlace Alba et Guéo. L'auteur donne à voir toute la sensualité qui naît entre les deux corps, offre un étonnant érotisme qui ne se lit pourtant pas.
Roman bouleversant à l'aura politique, Nous dînerons en français déploie une langue poétique pour parler de la fin sous toutes ses formes. La fin d'une époque. La fin d'un amour. Une fin à la fois belle et tragique que l'auteur écrit dans une langue d'adoption. Car c'est en français qu'Albena Dimitrova nous offre ce premier roman crépusculaire et troublant.
Albena, Alba, qu'importe ce qui appartient à l'auteur ou à son personnage, le texte se suffit à lui-même.
Lien : http://grenieralivres.fr/201..
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critiques presse (1)
Liberation   07 septembre 2015
Cet auteur réussit à faire de sa langue d’écriture un terrain charnel, un terrain rien qu’à elle pour mieux raconter et faire entendre sa voix.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Virginie_VertigoVirginie_Vertigo   03 janvier 2016
« Une première nuit, première jouissance, abandon. Sa sève coulait à flots entre mes jambes. Nous peaux la guidaient dans un dédale de beauté, l’anima de nos muscles, de nos mains masculines, nos mains féminines, sans mémoire. Un plongeon dans nos sexes sans âge, ma peau au grain à découvert, la sienne à la souplesse des barrières tombées. Le silence hivernal accueillait les verbes de nos corps enlacés. Nous fîmes l’amour comme des affamés qui célébraient la fin de la famine. Et ses yeux, ses yeux grands ouverts.

La vie était des plus belles. Nous sillonnions les rues, nous restions des nuits entières blottis l’un dans l’autre. Il ne quittait plus son rire d’enfant … Un sens tout simple reprenait cours dans les vagues de nos destins apaisés. Un nuit lumineuse, nous avions récité nos chants enflammés, guéri nos blessures, séché nos larmes.

Nous étions dans une barque aux rames brisées et avions pris le large. » (p.98)
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Virginie_VertigoVirginie_Vertigo   03 janvier 2016
« La publicité contre le contenu se répandait sur nous tous. Les convictions laissaient la place à la séduction. Elle avait déjà entamé le renversement des jeunes esprits dans toute l'Europe. J'allais découvrir que de l'autre côté du Mur on communiquait mieux. On trouvait des formules magiques d'une force tranquille. Leurs slogans savaient mieux offrir ce qu'on voulait entendre, là et maintenant, nourrir la foi dans les promesses d'un demain où tout serait meilleur, même s'il n'arrivait pas » (p.73).
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StellarStellar   20 janvier 2016
A l'hôpital du gouvernement les étages disaient tout. Les étages étaient leur force. Les dirigeants de la République du peuple régissaient tout par les étages. Les logements aussi étaient distribués selon d'invisibles consignes d'étage. On y déchiffrait les grades et les rangs, les promotions et les descentes aux enfers. Les dirigeants partageaient leurs immeubles avec des ouvriers méritants. Ils se devaient de rester en contact avec le peuple, mais pas au même étage.
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fantomette44fantomette44   10 février 2016
Le périmètre de mon regard se réduit au plus mince des horizons, une ligne.Le temps entreprit de déposer jour après jour, un plâtre par-dessus la mémoire et les morceaux de vie qu'elle éboulait en silence.Derrière ce chantier jusqu'à l'anéantissement sous les échafaudages, une vie continuait.
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Virginie_VertigoVirginie_Vertigo   03 janvier 2016
« Je n’ai jamais possédé le cœur de Guéo. Lui non plus, il n’a jamais possédé le mien. Nous les avons juste fait battre ensemble. Étions-nous libres ? »
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Vidéo de Albena Dimitrova
Entretien avec Albena Dimitrova lors de la rentrée littéraire Librest 2015
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