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EAN : 9782757875964
144 pages
Éditeur : Points (03/10/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.7/5 (sur 727 notes)
Résumé :
Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (219) Voir plus Ajouter une critique
Sebthocal
  11 juillet 2018
« dans les plaies béantes de la terre qu'on appelle les tranchées »
Ode à l'amitié et à la liberté, d'un style répété comme une chanson, Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, ne pourra sauver « son plus que frère » de l'horreur de la guerre. Après avoir laissé se déchaîner sa colère jusqu'à la folie, il sera temps pour lui de se retourner et de se poser, dans une complainte lancinante, Alfa le griot nous invite à le suivre sur le fil de sa vie.
Une poésie sensible et inspirée, pour nous faire croire encore en l'espoir et en la paix.
Lu en juin 2018.
Mon article sur Fnac.com/Le conseil des libraires :
Lien : https://www.fnac.com/David-D..
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Kirzy
  20 octobre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
En cette année du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, on ne peut que se réjouir qu'il y ait encore des romans pour aborder la Grande guerre sous un angle inédit et tout aussi subversif qu'Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre.
Alfa est un des 134.000 tirailleurs sénégalais jetés dans l'enfer des tranchées pour sauver la mère Patrie. Alfa et Mademba, son frère d'âme, éventré quasi sous ses yeux, le «  dedans du corps dehors », qui n'en finit plus d'agoniser dans les bras de son  « plus que frère ». Alfa ne peut se résoudre à abréger ses souffrances, et dans une cérémonie des adieux terrible, il porte ses tripes et son corps dans le refuge de la tranchée. En fait il va les porter pour toujours, ses tripes et ce corps, hanté par la culpabilité de n'avoir pas su accompagner et aider son ami sur la voix de la mort.
«  Ce n'est qu'à ta mort, au crépuscule, que j'ai su, j'ai compris que je n'écouterai plus la voie du devoir, la voix qui ordonne, la voix qui impose la voie. »
La bascule est là, comme une malédiction schizophrénique. Il ne fera plus le sauvage pour la France mais pour lui-même, pour se racheter en mettant au point un rituel empli de folie monstrueuse qui le met en marge de la guerre elle-même, devenant un «  dévoreur d'âmes » comme on dit dans son Sénégal.
Le monologue incantatoire d'Alfa n'est qu'un long cri halluciné, le pardon que demande Alfa au défunt. le style est étonnant, fait de phrase, brutes et simples, répétées, revisitées en cercles concentriques comme un chant obsédant, ponctué de métaphores et d'images. Très poétique aussi lorsqu'Alfa se souvient de son enfance, de ses parents, de Fary son aimée, dans des passages lumineux qui tiennent presque du conte.
Une écriture à l'os qui dit "je" sans aucun filtre et interroge sur l'ensauvagement qui produit toute guerre, sur la frontière entre la guerre dite «  civilisée » et celle qui ne l'est plus. Est-ce Alfa le barbare ou le coup de sifflet du capitaine qui plonge les soldats sous la mitraille ? Celui qui devenu fou mutile ou ceux qui détournent la tête hypocritement face à ces âmes fracassées pour toujours par la guerre ?
Ce roman a l'élégance de la concision, 175 pages percutantes, intenses. Vraiment remarquable.
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popie21
  24 septembre 2018
Ce livre m'a été offert par mon chéri. Il ne m'offre jamais de fleurs mais des livres, c'est moi qui préfère, "Parce que les fleurs c'est périssable", "puis les" bouquins "c'est tellement" bien...
"Frère d'âme" est un roman sur la Guerre Mondiale, la première, celle des tranchées et des tirailleurs sénégalais, mais pas que...
Alfa Ndiaye vit dans une petite ville du Sénégal quand son ami Mademba Diop, son frère choisi, son "plus que frère", légèrement influencé par le bourrage de crâne de l'école française, décide de se porter volontaire pour rejoindre les tranchées et défendre la Patrie. Alfa le suit dans ce choix qui pour eux est un passeport pour la liberté : s'ils rentrent sains et saufs, l'argent gagné leur permettra de travailler et de vivre une vie décente.
Nous suivons donc les deux frères dans cette guerre infâme, où la boue et le sang se mélangent, où la peur s'insinue dans la moindre parcelle de l'être, où survivre devient le seul credo, où survivre signifie parfois devenir sauvage jusqu'aux limites même de la raison.
L'écriture est très belle et poétique. Entre les lignes paraissent quelques vérités cachées sur cette comédie qu'est la guerre, sur son hypocrisie dans l'utilisation des colonies, grandes pourvoyeuses de "chair à canon".
Plus qu'un roman de guerre c'est un roman de guerre et d'amour, l'amour d'un frère pour un autre. de l'amour à la mort, quand la guerre s'en mêle, il y a moins que la largeur d'une tranchée. du désespoir à la folie, il y a moins que la portée d'un fusil.
Doux et subtil, ce roman dénonce très adroitement la folie démesurée de la Guerre.
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Jeanfrancoislemoine
  27 octobre 2019
Je viens de terminer la lecture de ce " petit roman " et , bien sûr , comme après chacune de mes découvertes, me voici à m'interroger sur mon ressenti , sur les émotions qui ont pu ( ou non ) m'envahir..
Tout d'abord , la première des choses qui m'a interpellé avant même de commencer , c'est de savoir que ce roman a obtenu " le Goncourt des lycéens ." Bon , je sais , les prix , c'est comme les feuilles mortes , ça tombe en automne , ça fait des tas et ça donne du boulot pour les ramasser . Bref , un prix , ça ne veut pas toujours dire grand chose , l'aspect économique et les querelles des maisons d'édition pour " attraper la queue du Mickey " passant parfois avant l' intérêt du lecteur . C'est comme ça , si on se ruait un peu moins vite vers les " récompensés " , on verrait sans doute mieux les pépites souvent dissimulés par les gros arbres ...Bref , je reviens au prix des lycéens. Si je ne m'abuse , il s'agit d'un prix attribué par des lecteurs et même de jeunes lecteurs de première ou terminale , des lecteurs " neufs " , pleins de verve , d'envie de savoir , d'envie de connaître le monde dans lequel ils vont vivre , soucieux d'un avenir qu'on leur prédit bien sinistre..Alors , oui , nous en sommes parfois un peu (beaucoup ) jaloux de ces " petits cons " que nous avons nous - même été ....ouhlà là , ça fait tant que ça..??? Sauf que les " petits cons " en question ( Oui , ça peut choquer mais à leur tour, un jour , hein...) quand on leur confie la tache de décerner un prix , ils ne s'embarrassent ni de préjugés, ni de contraintes économiques et n'ont pas de " chouchou " . Il faut les voir aller discuter avec les auteurs , questionner , critiquer lors des fêtes du livre . Cet âge est sans pitié ."Un spectacle" que j'ai pu observer à Brive . Et le " Goncourt des lycéens " c'est un prix attribué avec les " tripes " de tous ces citoyens en herbe , et , à mon avis , c'est toujours un bon roman...
Bon , là , des lecteurs facétieux pourraient dire qu'ils l'ont choisi parcequ'il était court . Oui , bon , je n'insiste pas , ce serait de mauvais goût, même si , parfois , et je l'ai vu , "la longueur" d'un ouvrage peut être source de découragement....
Je vous ai dit que le lauréat , ils allaient le chercher avec leurs tripes et , le moins que l'on puisse dire , c'est que cet ouvrage n'en manque pas . La tranchée libère des hommes dont les tripes vont s'étaler dans les franges boueuses du champ de batailles . Scènes choquantes , violentes , insoutenables dans un début d'histoire poignant raconté par un tirailleur sénégalais dont la raison va vaciller lorsque son ami , son autre moi , va succomber dans ses bras après d'atroces souffrances qu'il n'a pas voulu , pas pu abréger malgré les supplications.
Et la violence va encore déferler lorsque le devoir va céder la place à la vengeance . L'humain perd de son aura , " les dents claquent , des auréoles teintent les pantalons " , la guerre racontée ainsi frappe au plus profond et l'horreur qu'elle retrace ne peut que toucher des jeunes qui , dans leur grande majorité, n'en veulent pas , heureusement ...Les anciens ne sont plus là pour raconter , pour rappeler les valeurs , le temps apaise les souffrances , les souvenirs s'estompent et ...le danger , sournoisement , fait son oeuvre .
Dans ce roman , il me semble y voir tout ça , une foison d'idées exprimées par la transcription sur le papier d'une légende africaine orale qu'il ne faut pas oublier , de codes d'honneur .... Oui , c'est parfois redondant , répétitif , comme une litanie obsédante qu'on aurait envie de chasser de soi mais qui nous protégera tant que nous l'entendrons . La " sagesse africaine " .
Les jeunes ( petits cons dont j'ai parlé plus haut ) ont tous un air bravache pour nous ressasser ces " je sais , je sais " qui nous irritent tant mais ils ont une énorme faculté , celle de puiser , ensemble , les idées qui les façonneront dans des livres comme celui - ci , car je crois qu'ils se reconnaissent dans la vie d'Alpha avant la guerre , dans les premiers émois....
Le style , brutal , sied au message , me semble - t- il .On peut aborder ce court ouvrage sous bien des angles il offre tant d'ouvertures que je voudrais bien être le témoin d'une discussion de lycéens à son sujet , je crois que nous en tirerions bien des enseignements , voire de belles surprises .
Allez , maintenant , on attend les " prix " .Vous l'avez compris , ils ne m'intéressent pas , sauf l'incontournable " Goncourt des lycéens ".
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Annette55
  15 octobre 2018
Voici un roman à la beauté époustouflante lu d'une traite .
Il nous plonge au coeur de la terreur, dans les tranchées de la Grande Guerre, vues par un tirailleur sénégalais .
Ce très beau récit, puissant et déchirant à la fois montre la capacité de l'homme à se surpasser "parfois "dans la violence , ce sont les circonstances qui réveille ces pulsions sanguinaires ....
Un matin de la grande guerre , les soldats s'élancent à l'assaut de l'ennemi allemand sous les ordres du capitaine Armand .
Alfa Ndiyae et "son plus que frère" , Mademba Diop : (ils ont été élevés ensemble ), deux tirailleurs sénégalais jaillissent de leur tranchée , enrôlés dans la guerre , de la chair à canon.....venue d'un autre continent ....
Soudain Mademba tombe , blessé à mort sous les yeux d'Alfa, son presque frére .....
Dans l'horreur ambiante , bouleversé par la mort de Mademba : " Les tripes à l'air[ ....], comme un mouton dépecé par le boucher rituel après son sacrifice ...."
Alfa se retrouve seul dans la folie du massacre.
Sa Raison s'enfuit .
La colére et la rage deviennent le moteur de ce survivant , " dévoreur d'âmes " , prêt à massacrer quiconque se trouvera sur son chemin....
Détaché de tout, devenu fou par la douleur, Alfa sème l'effroi , tue tant qu'il peut, coupe des mains comme s'il cueillait des fleurs, chacun de ses camarades prend peur....
" Dans le monde d'avant , je n'aurais pas osé , mais dans le monde d'aujourd'hui , par la vérité de Dieu , je me suis permis l'impensable ...." .
L'auteur dans une belle langue simple , délicate , imagée , ponctuée de temps très forts , qui colle parfaitement au trouble de son héros donne voix à ce soldat,, plus lui- même, perdu par la douleur et l'aveuglement , désemparé et sanguinaire ....
Il redonne vie à ces milliers d'hommes ces "Chocolats d'Afrique Noire ", jamais entendus jusqu'alors ou si peu qu'on envoyait se faire trouer la peau au coeur d'un conflit qui n'était pas le leur ....
Revenu à l'arrière , Alfa se remémore son enfance et son amour pour sa belle ....
Cet ouvrage est aussi une réflexion à propos de la violence et de l'amitié absolue, au delà de tout , peut être aussi, un questionnement sur les rapports ambigus entre la France et l'Afrique coloniale, à la fois lointaines et proches ....
Un Trés Bel Ouvrage , ce n'est que mon avis bien sûr .
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critiques presse (13)
LeMonde   31 décembre 2018
Avec sa concision, son style incantatoire qui évoque les griots, ses références subtiles aux poèmes d’Apollinaire ou de Senghor, le roman emporte indéniablement.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   18 décembre 2018
David Diop signe un 1er roman qui donne voix aux milliers de soldats africains morts dans les tranchées, quasiment jamais entendus. David Diop construit son histoire par petits cercles, s'élargissant à chaque passage, phrases répétées, revisitées, comme un conte s'enrichissant chaque fois qu'il est une nouvelle fois raconté, à la manière des griots africains.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   16 novembre 2018
Avec son style oral, naïf, ses expressions répétées comme un mantra, le roman de Diop envoûte plus sûrement qu'un classique roman sur la guerre. Il est original car il donne la voix à ceux qu'on a peu entendus, ces Africains recrutés pour leur courage et leur capacité à terrifier l'ennemi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   30 octobre 2018
"Frère d’âme" de David Diop est un magnifique roman sur la guerre 14-18 vue par un tirailleur sénégalais. Comment l’horreur engendre la folie. Comme un chant obsédant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeDevoir   16 octobre 2018
Un roman puissant, vite sélectionné pour de nombreux prix littéraires en France, évoquant l’histoire de deux tirailleurs sénégalais, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, qui se sont engagés afin de « sauver la mère patrie, la France ».
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Culturebox   09 octobre 2018
David Diop signe un 1er roman d'une beauté écrasante, qui donne voix aux milliers d'Africains, quasiment jamais entendus, envoyés à la mort dans une guerre qui n'était pas la leur.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   01 octobre 2018
Écrit dans un style simple, presque naïf, mais étonnant, ce merveilleux roman raconte la tragédie des tranchées avec une délicatesse émouvante.
Lire la critique sur le site : LePoint
Bibliobs   26 septembre 2018
« Frère d'âme », fable plus que roman, est un texte à la fois candide et halluciné. David Diop, d'origine sénégalaise, maître de conférences à l'université de Pau, se glisse en effet dans la peau d'Alfa Ndiaye. La culpabilité du survivant, son désespoir, sa cruauté, sa folie, mais aussi sa nostalgie du pays perdu, il les faits siens.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Actualitte   25 septembre 2018
Par un talent d’écriture remarquable, David Diop, aujourd’hui maître de conférences à l’université de Pau, nous plonge dans l’esprit de ce tout jeune homme qui a fait le choix, aux côtés de son ami de toujours, de quitter son village natal, Gandiol, pour parcourir le monde grâce à l’opportunité offerte d’aller faire la guerre en France.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   24 septembre 2018
David Diop s’est emparé de même de cette pâte malléable du français pour y faire entrer, avec la même liberté que Kourouma, le rythme et la musique du wolof, sa langue du Sénégal. Et ce texte d’une puissance déchirante se trouve sur les listes du Goncourt et du Renaudot ; ce qui fait dire à son auteur dans un sourire qu’il aura encore plus de lecteurs.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaCroix   21 septembre 2018
Interrogeant la notion d’humanité, David Diop raconte la descente dans la folie d’un tirailleur sénégalais dans la Grande Guerre.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   14 septembre 2018
Dans l’enfer de la Grande Guerre, Alfa Ndiaye tue tant qu’il peut, rendu fou, mais pas insensible, par la mort de son ami d’enfance. C’est « Frère d’âme », de David Diop.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   10 septembre 2018
Avec cette litanie grandiose et douloureuse, le romancier David Diop entre assurément du premier coup dans la cour des grands, au point d’avoir séduit la sélection du prix Goncourt.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (197) Voir plus Ajouter une citation
LilineLilineLilineLiline   30 mai 2020
Par la vérité de Dieu, ainsi vont les choses, ainsi va le monde : toute chose est double
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NML73NML73   30 mai 2020
Ce n'est qu'à ta mort, au crépuscule, que j'ai su, j'ai compris que je n'écouterai plus la voix du devoir, la voix qui ordonne.
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palamedepalamede   13 décembre 2018
... j’ai demandé à Mademba de me décrire l’ennemi d’en face qui l’avait étripé. « Il a les yeux bleus », m’a murmuré Mademba, comme j’étais allongé à ses côtés à regarder le ciel cisaillé de métal. J’ai insisté. « Par la vérité de Dieu, tout ce que je peux te dire, c’est qu’il a les yeux bleus. » J’ai insisté encore et encore. « Est-il grand, est-il petit ? Est-il beau, est-il laid ? » Et Mademba Diop m’a chaque fois répondu que ce n’était pas l’ennemi d’en face que je devais tuer, que c’était trop tard, que l’ennemi avait eu sa chance de survie. Celui qu’il fallait désormais que je retue, que j’achève, c’était lui, Mademba. 
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SebthocalSebthocal   10 juillet 2018
La France du capitaine a besoin que nous fassions les sauvages quand ça l’arrange. Elle a besoin que nous soyons sauvages parce que les ennemis ont peur de nos coupe-coupe. Je sais, j’ai compris, ce n’est pas plus compliqué que ça.

Page 25, Seuil, 2018.
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palamedepalamede   11 décembre 2018
 Non, je sais, j’ai compris, je n’aurais pas dû écouter cette voix explosant dans ma tête. J’aurais dû la faire taire pendant qu’il était encore temps. J’aurais déjà dû commencer à penser par moi-même. J’aurais dû, Mademba, t’achever par amitié pour que tu cesses de pleurer, de gigoter, de te tortiller tâchant de faire rentrer au-dedans de ton ventre ce qui en était sorti, aspirant l’air comme un poisson tout juste pêché.
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Mais La Vie Sauvage, c'est aussi la vie vivante, électrique, désobéissante, audacieuse et imaginative, cette part de rêve et de poésie, de subversion et d'invention que les livres continuent de porter envers et contre tout.
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