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ISBN : 2354087071
Éditeur : Mnémos (17/01/2019)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Il y eut d'abord l'inexplicable désintégration des cités, les gratte-ciel qui s'effondraient, écrasant des centaines de milliers d'hommes.

Et les quelques survivants ont fui vers la campagne, encore paisible, «normale»... mais pour combien de temps ? Jusqu'au jour où, sous leurs yeux, jaillit la Plante, gigantesque monstre végétal qui prolifère, ravageant tout sur son passage.

Ils fuient encore, sous terre, où ils se trouvent piégés da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  07 septembre 2016
Un des textes de SF les plus désespérés qui soit ...
Un " beau " jour des extraterrestres sont venus éparpiller les graines de plantes qui finiront par recouvrir la totalité du globe terrestre ...
Ils sont partis et en attendant les plantes étrangères prospèrent et détruisent en les étouffant toutes les autres formes de vie .
Ils ont laissé derrière eux des robots pour éliminer toutes vermines susceptibles de nuire à leurs précieuses plantations .
Au nombre de ces vermines figure l'humanité ....
Pas la moindre once d'optimisme .
Les hommes s'acharnent à vivre à survivre mais c'est en vain car après les avoir niés , finalement on aspire qu'à les détruire , dans une suprême indifférence à leur peine , leur valeur et leur douleur . Ce processus opère avec une application méthodique et avec une efficacité terrible et implacable ...
Les hommes sont donc niés constamment et ils semblent avoir cessé d'exister avant même d'avoir disparus ( l'agonie est longue ) et ce malgré des efforts désespérés mais vigoureux et ingénieux , pour survivre .
C'est un texte majeur du genre d'une grande portée symbolique .
Absolument excellent : à lire absolument car riche ... intense , mélancolique et implacable .

Du même auteur et terriblement percutant : Camp de concentration .
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Tatooa
  16 mai 2014
Une grande claque dans un petit roman...
Cela résume assez bien ce que j'ai ressenti en refermant ce livre.
Quelques survivants dans un monde en ruine, et il n'en faut pas plus à Thomas Disch pour dépeindre l'humanité sous son plus mauvais jour, somme toute réaliste, le père Disch, il faut bien le dire. C'est juste dommage que tant de lucidité finisse par achever l'auteur, hélas...
Je ne lui jetterai pas la pierre, j'avoue faire partie de ceux qui pensent qu'un bon coup de ménage sur l'être humain ferait le plus grand bien à la Terre, un peu comme pour les dinosaures... du coup j'ai lu ce livre avec le cynisme qui convient, sans doute.
Dans un style froid et dur, Disch nous décrit la fin de l'humanité. Mais elle est tellement antipathique que je n'ai pas beaucoup pleuré sur elle. le prétexte de la survie exacerbe tous les défauts, voire les perversités, accompagnés comme il se doit de justifications à la mords-moi-le... et d'auto-aveuglement, et permet à Thomas Disch de tous nous les égrener comme des perles sur un collier, et il faut bien dire que ce n'est pas tellement réjouissant.
Voire désespérant.
Le juste retour des choses dans ce bouquin étant que comme c'est ce que nous autres, humains bien imbus de notre petit pouvoir de merde sur notre environnement, pratiquons à tours de bras, que ce soit sur les insectes qui bouffent nos récoltes ou les peuplades qui nous emmerdent quand il s'agit de déforestation massive ou de s'approprier quelque chose que tel ou tel qui a le "pouvoir" veut, ben finalement c'est une sorte de justice "immanente" qui s'exerce dans ce livre et qui m'a plutôt réjouie. Je sais, je suis quelqu'un d'horrible et d'infréquentable, désolée...
Mais ceux qui, comme moi, ont toujours préféré la compagnie des livres à celle des hommes, me comprendront...
Bref, c'est un bouquin qui remet l'être humain à la bonne place, à sa vraie place, celle qu'il a délibérément choisie, celle de parasite d'une planète qu'il pille sans réflexion et qu'il ne mérite pas. Un très bon moment de lecture, et pédagogique à souhait !
Hier soir d'ailleurs nous avons regardé l'épisode 1 de la série "Black Mirror" qui traite à peu près du même sujet (pas la fin de l'humanité, juste son extrême bêtise, perversité et goût du voyeurisme), décidément c'était la journée !
Edit : j'ai tellement bien vendu le bouquin que mon homme veut le lire, lui qui ne lit pas de SF !
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jamiK
  23 août 2017
C'est un roman post-apocalyptique assez terrifiant. La terre est envahie par une plante qui éradique toute forme de végétation autre, de plus, des robots viennent supprimer tout parasite qui pourrait nuire à son développement, et donc à effacer toutes espèces vivantes. Dans petit village de Tassel vit un groupe d'homme prêt à tout pour survivre. Et c'est dans ce "prêt à tout" que se situe le point fort du roman. les rapports humains sont exacerbés, tendus et les personnages sont bien campés. Un roman noir et pessimiste, où la nature humaine en prend pour son grade.
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Maks
  29 janvier 2019
«Génocides » fait parti de ces romans de SF à l'ancienne et un peu kitch (par moment) que l'on prend plaisir à découvrir avec du recul, ici les événements se déroulent en 1972 (qui se trouve être le futur pour nos personnages) et nous nous retrouvons à suivre un groupe de personnes qui feront tout pour survivre face à une invasion digne de « La guerre des mondes » dans son principe, avec une humanité en total déclin et une planète Terre envahie par « La Plante », énorme végétal recouvrant tout et partout.
La première partie verra évoluer les personnages en plein chamboulement, dans une communauté prête à tout pour survivre.
Ensuite "Thomas Dish" nous fait basculer dans un récit tout en profondeur, physiquement, mais aussi mentalement, jusqu'où iront ces humains pour survivre, quelle est la limite à ne pas franchir pour garder son humanité, dans quelles conditions, comment et pourquoi, les liens familiaux, l'amitié, l'adversité, tous ces sujets sont abordés.
Alors oui je vous dirais que ça à un peu vieilli, mais si l'on est d'accord avec le fait que c'est écrit dans les années 70, et que l'on fait donc abstraction de ce détail, on plonge dans une aventure terrible, glaçante et pessimiste à souhait, traitant des ressources de notre planète, de son écologie, du fait que l'homme se prend pour Dieu mais qu'il n'est au final qu'un mammifère, vous êtes prévenus, personnellement j'ai bien aimé cette noirceur et l'ancienneté du texte ne m'a pas dérangé, à l'instar d'un « Barjavel" ou d'un « Verlanger" par exemple.
Sur le blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Arutha
  05 octobre 2016
Petite plongée, petit retour, vers la littérature de l'âge d'or de la S.-F. Après tout, il s'agit de la littérature dont j'ai abondamment abreuvé mon adolescence. Mais j'y retourne moins par nostalgie que par dépit. La S.-F. d'aujourd'hui est bien pauvre. Quantitativement si ce n'est qualitativement (quoique). Je sais, je l'ai déjà dit, je me répète. C'est l'âge, voyez-vous.
Alors, ai-je bien fait de revenir à mes premières amours avec ce Génocides ? Pas sûr.
Mais d'abord, de quoi cela parle-t-il ?
Figurez-vous que la terre, pardon, la Terre (s'agissant de notre planète il y faut un T majuscule, surtout en S.-F.), a été envahie par un étrange végétal qui la recouvre quasi entièrement (la Terre). Il ne reste plus de l'humanité et des autres espèces en général et des autres végétaux que quelques rares survivants. Nous suivons plus particulièrement la vie d'un groupe d'hommes et de femmes, d'une tribu pour mieux dire, qui tente d'arracher à la terre (en minuscule cette fois-ci) de quoi manger. À la tête de cette tribu se trouve une espèce de patriarche, Anderson. Il dirige son petit peuple d'une main de fer et surtout grâce à des préceptes fort religieux. Il a, littéralement, la bible dans une main, un fusil dans l'autre. Il a de nombreux enfants et en particulier deux fils (de deux mères différentes). Buddy, l'aîné, intelligent et compétent mais rebelle, pas dans le moule. Neil, son cadet, bien plus proche des idées du père mais largement moins armé intellectuellement et totalement incompétent, voire dangereux. C'est pourtant ce dernier qu'Anderson a choisi (par défaut) pour lui succéder.
C'est ainsi que nous allons suivre le quotidien de ce groupe qui doit faire face jour après jour aux difficultés de vivre auprès d'un voisin aussi envahissant que mystérieux. Personne ne sait d'où il vient ni comment il «fonctionne». Lorsque le clan rencontre un groupe d'aventuriers, Anderson, pour protéger les siens, du moins c'est ainsi qu'il explique son geste, décide d'exterminer les « étrangers ». En fait, il en épargne deux, Alice, une infirmière et Orville, un ingénieur des mines. Ce dernier, qui a perdu sa compagne lors de l'attaque, simule la docilité mais ne pense en fait qu'a se venger d'Anderson et des siens. Mais bientôt des sphères volantes attaquent le groupe et ils doivent tous se réfugier dans le seul endroit sur Terre offrant un abri naturel : les racines géantes du végétal qui a colonisé le planète. Orville va-t-il devoir réviser ses plans ?
Avouons-le, la lecture de ce roman est assez plaisante et les personnages juste assez attachants pour nous donner envie d'aller jusqu'au bout de l'histoire. Pourtant, il y a un je-ne-sais-quoi qui m'a empêché d'y adhérer complètement. Sans doute est-ce dû au traitement, somme toute assez décevant, qui est fait de cette situation post-apocalyptique. Je me serais attendu, en vieux lecteur de science-fiction, a un traitement plus en profondeur des conséquences de la catastrophe. Au lieu de cela, l'auteur se contente en quelque sorte, de nous décrire l'existence sur une courte période du petit groupe. On a davantage l'impression de lire un roman d'aventure et on se prend à penser que cela aurait pu se situer dans des contextes fort différents sans vraiment changer l'histoire.
Mais pour dire la vérité, Dish aborde tout de même un sujet important dans son récit. Il y traite de religiosité, de fanatisme religieux. En la personne d'Anderson, il dénonce tous ces chefs religieux, tous ces prédicateurs, tous ces moralisateurs qui sont tellement persuadés de détenir la Vérité, même si celle-ci est parfaitement indémontrable, qu'ils ne peuvent admettre qu'on puisse en détenir une autre.
En conclusion, Génocides est un roman certes agréable à lire, mais qui n'a pas su, à mes yeux du moins, allumer la petite étincelle qui jailli habituellement des oeuvres de S.-F. Dommage.
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   14 février 2019
Ce conte cruel est un classique du genre, son apocalypse est étouffante, oppressante, une nature majestueuse trop immense, trop présente qui nous place dans le rôle de simples fourmis industrieuses mais sans avenir, juste avant que le pied humain n’écrase la fourmilière.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   22 août 2012
La chaleur et la lassitude de son corps conspirèrent à aiguiller ses pensées sur des chemins moins troubles et , tout en contemplant les sceaux qui s'emplissaient lentement , il se remémora des images d'un autre monde .
De Babylone , la grande cité .
Il se rappela comment la nuit tombée , les rues se transformaient en fleuves de lumière sillonnés par d'immenses cortèges de voitures brillantes . Heure après heure le bruit persistait et les lumières refusaient de faiblir
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TatooaTatooa   15 mai 2014
Dans un conflit entre la faim du ventre et les prédilections de l'esprit, le ventre a toutes les chances de l'emporter.
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MahaultMotsMahaultMots   25 février 2019
Au loin, l’Alworth Building s’effondra. Derrière, lui, dans le port asséché, un navire était couché sur le flanc et crachait des flammèches par ses hublots.

Ici et là, parcourant les décombres, on voyait les machines incendiaires achever leur travail. Vues de si loin, elles semblaient tout à fait innocentes. Elles rappelaient exactement à Jackie ces petites Volkswagen du début des années cinquante, alors qu’on n’en voyait que des grises. Elles étaient vives, diligentes et propres.

– Nous devrions nous mettre en route, dit-il. Elles vont bientôt commencer à nettoyer les faubourgs.

– Eh bien adieu, civilisation occidentale, fit Jackie en agitant le bras en direction de la fournaise ardente.
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