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ISBN : 2070385116
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 167 notes)
Résumé :
L'auteur des Dames du Faubourg nous emmène en Italie pour vivre une époque prodigieuse et peu connue, charnière entre le XVII ème et le XVIII ème siècle, celle qui voit éclore en même temps le violon de concert, le concerto Classique et les premiers opéras.

C'est le roman d'une poignée d'artisans de génie installés à Crémone, dont Antonio Stradivari, le plus grand luthier de tous les temps, qui achève de transformer le violon vulgaire et grinçant des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  29 août 2012
Crémone, Italie, 1660. C'est dans sa bottega de l'Isola, quartier des luthiers de la ville, que Niccolo Amati fabrique des violons, comme son père et son grand-père avant lui, entouré de ses fils et de ses apprentis. Parmi eux, le jeune Antoni Stradivari. Ses talents manuels associés à une vive intelligence et à une oreille musicale très fine font de lui un apprenti très prometteur. Son maître va lui apprendre le métier mais aussi la patience car avant de se mettre à son compte, le temps est long pour devenir le meilleur. Grâce à sa soif d'apprendre, sa curiosité, son goût de la perfection et son besoin constant d'innover et d'améliorer, Stradivari deviendra au fil du temps le meilleur luthier de Crémone, respecté dans sa ville et admiré dans toute l'Europe.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le violon sans jamais oser le demander! du choix de l'arbre qui fournira le bois jusqu'au mélange savant de vernis qui donnera sa couleur à l'instrument. Vous entrerez dans l'intimité de Stradivari, le plus talentueux des luthiers, vous découvrirez le parcours du violon qui, de simple instrument de foire, est devenu le roi de la musique, présent dans toutes les cours d'Europe. Vous vous attacherez à Antoni Strradivari, passionné par son art, veillant sur ses violons comme sur des enfants. Vous visiterez son atelier, humant les odeurs de sciure et de vernis, écoutant les notes s'égrener, regardant les outils s'activer avec douceur et dextérité. Vous voyagerez dans l'Italie du XVIIè siècle, en compagnie des violonistes de génie, des amateurs d'art, des collectionneurs, des compositeurs. Vous découvrirez Venise, la décadente, où la grande musique est un art de vivre, où Vivaldi joue en virtuose et compose ses plus belles oeuvres.
Vous sortirez de ce livre de la musique plein la tête, avec l'impression d'avoir approché un peu du génie de ceux qui ont fait les grandes heures de la musique baroque.
Un livre à lire...au son du violon bien sûr!
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litolff
  14 février 2013
Naissance du Stradivarius
Adieu le crincrin des ménestrels, voici sous la plume de Jean Diwo, l'avènement du roi des violons, le Stradivarius. Et c'est à Crémone qu'il emmène son lecteur pour assister aux années d'apprentissage d'Antonio Stradivari, jeune luthier surdoué, dans l'atelier prestigieux de Niccolo Amati où il révolutionnera l'histoire de la musique. On y croise Vivaldi et Corelli, on y apprend l'origine des bois utilisés pour la conception des plus beaux violons, on assiste à l'éclosion de la musique baroque et à l'élaboration d'instruments d'une perfection acoustique incomparable.
En s'appuyant sur une documentation très fouillée , Jean Diwo s'est appliqué à rendre vivante l'histoire de celui que tout le monde s'accorde à considérer comme le père de la lutherie. Un roman historique passionnant et sans prétentions à conseiller aussi bien aux adolescents en manque de vocation qu'aux adultes amateurs d'histoire et de musique.
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domisylzen
  08 septembre 2015
Un pur moment de bonheur cette plongée à Crémone, en Italie, en plein milieu du dix-septième siècle. Jean Diwo nous raconte avec brio la vie de celui qui va révolutionner le monde de la lutherie : Antonio Stradivari. Une magnifique fresque non seulement historique mais aussi des détails sur la vie quotidienne de cette époque.
C'est aussi un roman d'amour, d'anecdotes, de rebondissements, très agréable à lire, d'une écriture simple. Un roman comme je les aime ou l'on s'enrichit sans s'en apercevoir.
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umezzu
  05 septembre 2017
Ce livre est un hommage aux luthiers, et tout particulièrement à ceux de Crémone, ces maîtres ébénistes italiens, qui entre le XVII et le XVIII éme siècle ont su transformer transformer de simples morceaux de bois en instruments permettant la magie de la musique.
Suivre les familles de luthiers, permet de comprendre les avancées dans la compréhension de la formation du son, jusqu'aux créations du roi des luthiers Antonio Stradivari. Diwo utilise leur histoire pour montrer l'importance de la musique dans la haute société européenne à l'époque.
Le temps est magnifiquement restitué, l'Italie brille de mille feux, mais le livre alterne d'excellents moments et d'autres assez répétitifs. Diwo veut faire exhaustif et ne se contente pas d'un Stradivari, mais développe toutes ces familles de maîtres ébénistes, quitte à devenir un peu pesant dans sa présentation.
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mosaique92
  22 octobre 2018
Ce roman, richement documenté, vous plonge, fin XVIIe siècle-début XVIIIe siècle, au coeur de l'âge d'or du violon et de la musique baroque en Italie. Qui n'a entendu parler des violons les plus célèbres : les stradivarius ? Des violonistes renommés jouent ou ont joué sur un stradivarius, souvent mis à leur disposition par un mécène tant ces instruments sont hors de prix : Paganini, Yehudi Menuhin, David Oistrakh, Renaud Capuçon, Maxime Vengerov, etc…
Jean Diwo a centré son livre sur la vie d'Antonio Stradivari, devenu le plus célèbre luthier au monde. On y parcourt Crémone et les bottegas où se sont installés les luthiers (Amati, Stradivari, Guarneri, etc…) et dans lesquelles on voit défiler les riches amateurs d'art et les interprètes, mais pas seulement… L'Italie est régulièrement envahie par les troupes françaises ou autrichiennes qui se disputent ce territoire ; les musiciens et compositeurs qui émergent (et sont, quelquefois, clients de Stradivari comme toutes les cours royales d'Europe) nous emmènent à Rome sur les pas de Corelli dans les cours du Pape et de la reine Christine de Suède et à Venise, la décadente, où finit par régner Vivaldi. On voit éclore des grands talents dans l'atelier de Stradivari, comme François Medard qui a développé ensuite la lutherie lorraine.
Les histoires d'amour et drames sont à la hauteur de ces destins hors normes.
Le côté historique et social m'a passionnée, le côté technique poussé à l'extrême m'a fait décrocher quelquefois ; il n'en reste pas moins que certains aspects de la fabrication des violons sont très intéressants : choix des essences de bois, rôle de l'âme, composition des vernis, modifications de la structure et leur impact sur le son, etc…
Un roman biographique et historique agréable à lire et instructif.
PS – Le dernier chapitre retrace comment, après la mort de Stradivarius , ses violons, tombés dans l’oubli, sont remis en lumière par deux passionnés, le comte Ignazio Cozio di Salabue et, surtout, l’obscur Luigi Tarisio ; ce dernier parviendra à acquérir ‘’Le Messie’’, un stradivarius quasi neuf, à prix d’or et après bien des années et beaucoup de transactions avec les luthiers les plus célèbres de l’époque.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   04 septembre 2015
Le violon que tout le monde appelait le "Duc" depuis le jour où Niccolo Amati avait calculé, tracé et commencé à moduler au rabot l'épaisseur des voûtes, n'était plus à la place qu'il occupait la veille au soir. Entre deux altos il y avait un vide, et le garçon se dit que si le "Duc" n'était plus sur son fil, si incroyable que cela puisse paraître, c'est qu'on l'avait volé dans la nuit.
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domisylzendomisylzen   02 septembre 2015
Un soir, alors qu'il s'y attendait le moins, Niccolo Amati lui dit en passant voluptueusement le dos de sa main sur le vernis du violon qu'il venait de terminer :
- Antonio (Stradivari), c'est le meilleur instrument que tu as fait. Je regarde sous tous les angles et je n'y vois que perfection. Quant à sa sonorité, nous venons de l'essayer ensemble et elle éclate de bonheur.
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RoggyRoggy   10 avril 2013
Son rôle de femme riche dans une ville décadente lui paraissait dérisoire. Il fallait qu'elle change à tout prix le cours de ce canal intérieur dont le courant nonchalant l'emportait vers une désespérante insignifiance.
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litolfflitolff   14 février 2013
Quand ce n'était pas le père qui répétait, c'était le fils, Antonio Lucio, qui jouait avec une ardeur rythmique surprenante, sans la regarder, la musique d'un concerto dont il venait en quelques instants de lire les notes sur le papier.
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NanneNanne   30 juin 2008
Le luthier de Crémone était déjà connu des princes allemands, grands amateurs de musique, il devint célèbre chez les compositeurs qui, parallèlement aux Italiens, développaient l'art subtil du contrepoint et préparaient dans les châteaux des princes l'avènement d'une autre musique.
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