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ISBN : 2290318140
Éditeur : J'ai Lu (20/05/2002)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Guillaume d'Amiens est un preux chevalier, un "tournoyeur" qui en est à son quatre-vingt-dix-neuvième tournoi. Ces affrontements, au cours desquels se heurtent les meilleurs, sont aussi leur gagne-pain. A la fin du tournoi, le vainqueur se paie sur les vaincus.

Un jour, Guillaume entend un homme qui prêche la quatrième croisade. C'est Foulques, curé de Neuilly, célèbre pour son éloquence. Le chevalier décide de tout quitter et de participer à l'avent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
BazaR
  12 mai 2016
C'est en lisant « Les Temps Parallèles » de Robert Silverberg que j'ai appris que le quadrige de chevaux de la place Saint Marc de Venise avait longtemps orné l'hippodrome de Constantinople avant d'être ramené à Venise comme trophée, alors que la quatrième croisade était détournée de son objectif initial pour s'emparer de Byzance et fonder l'Empire Latin d'Orient au début du XIIIème siècle. Je cherchais un livre qui retrace cette épopée. J'ai eu de la chance : Jean Diwo s'en est chargé.
Diwo nous conte l'histoire de la croisade à travers les yeux de Guillaume d'Amiens, un chevalier - inventé je crois – spécialiste des tournois et qui se croise pour les beaux yeux d'une belle après avoir entendu le prêche de Foulques. Je n'ai lu de lui que « La chevauchée du Flamand » mais je peux déjà dire qu'il tient à la vérité historique comme à la prunelle de ses yeux. Il suit ici avec précision les récits de Geoffroy de Villehardouin (l'un des héros du roman) et de Robert de Clary et brode avec timidité autour de cette trame d'acier. Lire Diwo, c'est donc bien lire un livre d'Histoire emballé dans un léger tissu de romance. Si, comme moi, on cherche à apprendre, on en a pour son argent.
Son point faible, c'est le style. le sujet est assez secondaire pour lui. L'important est de faire passer l'information au lecteur, cela se sent en particulier dans les dialogues qui apparaissent souvent artificiels. le manque d'impact se ressent parfois comme de la longueur.
Les personnages manquent un peu de personnalité, mais au final pas plus que dans un Jack Vance standard (pour ceux qui connaissent). Diwo propose des personnages positifs pour la plupart, les haïssables se retrouvent dans le camp des Grecs et des Bulgares qui n'ont pas voix au chapitre. Ce dernier point est un peu dommage. Les héros de la croisade se révèlent vite sympathiques et attachants. La croisade elle-même n'est pas vouée aux gémonies par l'auteur. On comprend bien que le doge de Venise Enrico Dandolo a manipulé son monde pour la conquête de Byzance, mais on ne dit jamais que le détournement de la croisade pour la destruction d'un empire aussi chrétien que les croisés est une abomination. En revanche, le sort à moyen terme de ce nouvel empire latin est rapidement perceptible. L'absence de confiance envers les Grecs et les agressions permanentes des Bulgares font bien sentir que tenir la place aussi loin de l'Occident sera compliqué.
Jean Diwo lâche plus la bride à son imagination pour le voyage des chevaux dorés vers Venise. C'est l'occasion de porter l'accent sur un personnage féminin indispensable – Alice – qu'il dote de nombreuses qualités tout en respectant les contraintes malheureuses qui pesaient sur les femmes à cette époque (à toutes les époques devrais-je dire). L'art primant probablement sur l'Histoire dans ses récits, il nous mène avec plaisir vers l'installation des chevaux au-dessus de la porte principale de la basilique Saint-Marc.
Malgré quelques longueurs, ce roman tient ses promesses pour qui apprécie de voir les faits historiques mis en musique. Je reviendrai sans doute chez Jean Diwo goûter à ses bonnes salades d'Histoire et d'Art. Il en a écrit tellement.
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alielocor
  24 juin 2015
Les chevaux de Saint-Marc sont quatre statues antiques de chevaux de cuivre coulé qui ornait autrefois l'hippodrome de Constantinople. En 1204, après le sac de Constantinople durant la Quatrième croisade, le doge Enrico Dandolo les fit transporter à Venise sur des galères.
Jean Diwo nous raconte cette histoire à travers les aventures de Guillaume d'Amiens.
Ce preux chevalier décide de se croiser en laisant derrière lui son pays, sa famille et la jeune Marie.
L'argent pour effectuer cette quatrième croisade manque. le doge de Venise est prêt à aider les croisés, mais ils devront faire un détour par Constantinople. Guillaume d'Amiens va se faire de nouveaux amis et rencontrer l'amour.
C'est un vrai roman de chevalerie qui s'appuie sur des faits réels. Nous trouvons des personnages historiques tels que Enrico Dandolo, Geoffroi de Villhardouin, Boniface de Montferrat et bien d'autres.
L'écriture de Jean Diwo n'est pas palpitante, toutefois, on ne s'ennuie pas. C'est un très bon divertissement.
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biblio47
  17 avril 2009
Guillaume d'Amiens, preux chevalier s'enrôle pour la 4ième croisade. le récit est vif, mené tambour battant. Les croisés sont détournés de leur mission par le doge de Venise qui leur fait conquérir Constantinople pour son compte. Episodes d'histoire, mélange d'héroïsme et de cruauté. L'amour est également présent par les jolies filles qui se succèdent dans le coeur de Guillaume.
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Freditore75
  02 février 2014
Un roman très intéressant, bien écrit, bien construit, basé sur des faits historiques. Vous apprendrez notamment pourquoi et comment les chevaux qui ornaient l'hippodrome de Constantinople se sont retrouvés au-dessus de la porte principale de la basilique Saint-Marc. Une belle histoire, même si parfois le propos se révèle un peu naïf : par exemple, je n'ai pas du tout "accroché" lorsque Germain, le cheval, comprend son maître Guillaume et réagit à bon escient !
Lien : http://romans-historiques.bl..
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Fantine
  20 juin 2010

En ce qui me concerne, je n'ai vraiment pas aimé ce livre de Jean Diwo.
Pour moi, il s'agit d'un ouvrage trop technique traitant de la 4eme croisade.
Il s'adresse plutôt des spécialistes des croisades et de l'époque médiévale.
En fait, l'erreur que j'ai commise est d'avoir lu ce livre comme un roman et non comme un documentaire.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   06 août 2015
Maintenant, allons jusqu’à l’hippodrome. J’ai hâte de découvrir ces fameux chevaux de bronze que mon oncle rêve de voir installer à Venise. Je n’oublie pas que c’est à cause d’eux que je suis ici !
L’hippodrome était facile à trouver derrière Sainte-Sophie : un vaste anneau ovale dont le milieu était empli de monuments. Parmi les statues de marbre et de bronze, les colonnes de porphyre, les stèles et les trophées, se dressait le quadrige doré qui semblait piaffer comme s’il allait s’élancer sur la ville.
– Quelle merveille ! s’écria Angelo. Comme je comprends le doge d’être tombé amoureux de ce chef d’oeuvre…
– Au point d’avoir détourné une sainte croisade pour s’en emparer ! continua Guillaume.
– Vous exagérez, mais il y a du vrai dans ce que vous dîtes. Mon oncle voulait ces chevaux depuis qu’il les avait vus au cours de son ambassade.
– Depuis combien de temps lèvent-ils la jambe sous le soleil de Byzance ?
– J’ai fait des recherches à la demande de mon oncle. Un auteur anonyme du Xème siècle prétend que nos quatre chevaux dorés ont été rapportés de Chios sous le règne de Théodose II.
– Hé, mon ami, vous croyez que j’ai entendu parler de ce Théodose ?
– Non, moi non plus, avant que le désir du doge de tout savoir sur le quadrige ne m’oblige à fouiller les Procuraties. C’était un empereur d’Orient qui régnait vers l’an 400.
– Une question, amico : comment comptez-vous vous y prendre pour ramener ces géants de bronze à Venise ?
– J’avais ma petite idée mais maintenant que je les ai vus, j’avoue que je n’en sais rien.
– Mettez les dans un huissier ! Tenez, si vous avez besoin d’un écuyer, je les accompagnerais volontiers sur le chemin du retour.
– Vous n’irez pas à Jérusalem ?
– Mon cher, cette croisade, c’est ce qui fait son charme, n’ira jamais à Jérusalem ! encore une question : connait-on l’auteur de ce chef d’oeuvre ?
– Non. Comme toujours lorsque l’on ignore le nom de l’artiste qui a sculpté une statue antique, on l’attribue à Phidias.
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BazaRBazaR   03 mai 2016
Et la baron s'effondra à la fin de sa charge dans le fracas de son armure disloquée. Quasiment invincible à cheval, le chevalier n'est plus qu'un pantin de fer lorsqu'il est désarçonné. Il doit compter sur ses aides pour être relevé et pouvoir faire quelques pas si les jointures de sa cuirasse le permettent. Il lui est en tout cas difficile de bouger dans une armure qui pèse une soixantaine de livres.
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BazaRBazaR   10 mai 2016
Assis au premier rang, le duc de Venise assistait impassible à la réalisation de son dernier rêve. Le vrai artisan de la fondation de l'Empire latin d'Orient, c'était lui. Lui qui avait détourné la croisade, en avait habilement manipulé les chefs et allait offrir une grande moitié des terres conquises à la Sérénissime, sans compter les trésors de Sainte-Sophie et les chevaux d'or de l'hippodrome qui enrichiraient la basilique de San Marco.
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BazaRBazaR   07 mai 2016
Le dimanche matin, on cria par le camp que tous vinssent au sermon, les Vénitiens comme les Français. Et tous les pèlerins écoutèrent l'évêque de Halberstadt et l'abbé de Loos tonner que l'offensive contre les Grecs n'était pas un péché mais une oeuvre de grande piété car ils étaient déloyaux, meurtriers et ennemis du Seigneur Dieu. Les évêques dirent aussi qu'ils absolvaient, de par Dieu et par le pape, tous ceux qui monteraient sus aux murailles de Constantinople.
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BazaRBazaR   12 mai 2016
Venise est une ville sublime. C'est aussi une ville dangereuse. Une enchanteresse dont les mystères vous cernent et qui vous garderait volontiers prisonnier. Elle est orgueil, merveille et magnificence. elle est aussi aimée quand ses eaux noires teignent le malheur. Non, je n'oublierai pas Venise.
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