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ISBN : 2070378349
Éditeur : Gallimard (03/06/1987)

Note moyenne : 4/5 (sur 209 notes)
Résumé :
Faubourg Saint-Antoine. Jean Diwo y est né et il raconte le fabuleux roman de cette grande artère parisienne où les chariots de l'Histoire n'ont cessé de rouler. Abbesses de Saint-Antoine-des-Champs, artisans, nobles, bourgeois, tous sont soudés par l'amour du bois, matériau noble et magique. Un roman chargé d'amour, de drames et de joies, parce que les hommes et surtout les dames du Faubourg ne sont pas moroses.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  29 juin 2015
AH les dames du Faubourg quelle histoire… On pourrait s’imaginer un truc avec des putes mais non même pas, ce roman parle de mon premier métier : Ébéniste…
Fin de troisième me voilà aiguillé dans le grand bain des branleurs, décision "enculement" justifiée par une moyenne chaotique en maths, pourtant en français et en histoire je cartonnais tranquilou une main dans le dos sans problème, je dissertais sur le papier d’une manière naturelle, mais ça ne suffisait pas pour accéder au Graal de l’ennui d’un cursus général… avec le recul qui depuis quelques années a pris un peu sagesse dans le bide, j’accuse ma professeur de l’époque d’être responsable de ma moyenne justifiant son incompétence en m’invitant à 16 piges de décider de mon avenir qui s’annonçait aussi bandant qu’un CAP/BEP compta qui me pendait au bout du gland… et pourtant je n’ai pas de regret…
J’avais donc le choix entre un apprentissage, et un lycée professionnel, j’ai choisi les tunes, mes géniteurs égoïstes des dieux, me filait à bouffer et le logis (merci maman), mais pas vraiment de quoi m’acheter une décence sociale me permettant de fanfaronner auprès de la gente féminine avec des airs max et un jogging Lacoste, casquette au vent… « Sa mère la pute »
« Laisse pas trainer ton fils
Si tu ne veux pas qu'il glisse
Qu'il te ramène du vice » (Ah NTM)
Pas vraiment emballé pour renter dans le compagnonnage en réalisant le tour de France, la faute à :
« Tu ne tripoteras pas beaucoup de meufs si tu viens chez nous... »
J’ai donc préféré trouver un patron à 200 m de chez moi, un ébéniste de petit nom qui bossait artisanalement dans un garage transformé en caverne à bois, restauration, fabrication, verni, ce jeune patron enculé de part son âge m’engagea en tant que grouillot, trier les vis tu feras, me regarder tu te passionneras, mais jamais rien je ne t’apprendras : 3 ans à poncer des kilomètres de moulures, à vider les sacs à copeaux, à couper le petit bois, à égrainer des m² de panneaux, à raboter des centaines de pièces de bois, puis à débiter, scier, assembler, coller, j’étais à la bourre dans mes compétences mais motivé malgré les nombreuses taches ingrates qui m’étaient attribuées…
J’allais une fois par semaine au CfA « La bonne graine » boulevard Voltaire, à deux pas du Faubourg fief ô combien réputé de tous les ébénistes et Antiquaires de Paris, une mine d’or pour des adolescents passionnés comme mes potes et moi… On nous apprenait à dessiner, à peindre, on étudiait l’histoire de l’art, la technologie, on travaillait le bois à l’ancienne : ciseaux bien affûtés, rabot qui coupe, bédane pour les mortaises, scie à araser, le geste sur… mais sans talent je murissais dans une voie ou je ne brillais pas avec des mains en or, mais par une motivation qui comblait ma gaucherie… je n’avais pas le choix, la persévérance fut ma planche de salut…
Trois ans d’apprentissage à sentir le bois, le tanin, allumer le poêle le matin, couper le petit bois, à prendre mon pied dans un métier qui me passionnait tous les jours un peu plus…
Le diplôme en poche et me voilà en Cap dessin, pas trop mauvais pour continuer, mais trop mauvais pour passer en brevet des métiers d’art, changement de patron plus menuisier d’ailleurs que Ébéniste, mais dans les même conditions de travail c'est-à-dire à l’artisanal : le poêle à bois, le froid, du verni plein le nez, la clope au bec, mais quelle ambiance, deux ans de pure éclate en chantier avec ses baguettes et sa rosette du midi…
Et puis après moult réflexions, je décide de me réorienter en menuiserie, dans un CFA réputé du 15ème , avec entretien de motivation, évincement de glandeurs et recrutement sur le volet… me voilà reparti à zéro avec un CAP/BEP menuisier histoire de rattraper mes lacunes dans ce métier un peu différent…
Et enfin un Brevet professionnel d’agencement qui me vaudra après 7 années d’apprentissage une place dans un bureau d’étude certes moins passionnant, mais climatisé, et triplement mieux payé… c’était une « ébène » que je n’ai pas boudé pour le bien d’un statut social que j’aspirais depuis qu’une prof de maths m’avait invité à prendre mes lacunes pour filer dans l’oubli d’une voie boudée encore aujourd’hui par les énarques vieillissant de notre pays…
Et Je n’ai jamais connu le chômage…
Un livre qui m’a rappelé pourquoi j’ai aimé ce métier…
A plus les copains
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jeunejane
  28 novembre 2015
C'est le premier des trois tomes que Jean Diwo a consacré à une famille d'ébénistes.
Lors de la lecture, j'avais été frappée par le fait que les ébénistes réalisaient leurs travaux pour les couvents, les églises. Ce n'est pas pour rien qu'on va admirer les oeuvres d'art dans les lieux de culte catholique.
Jean Diwo nous communique le goût du travail bien fait et surtout le temps que ces hommes avaient de réaliser un travail : pas tout en vitesse comme maintenant.
C'est précieux de prendre son temps.
L'auteur aime aussi la convivialité et dans tous ses livres, on retrouve l'art de se rassembler autour d'une bonne table.
C'était aussi agréable de se mêler à la vie des femmes qui se rendaient au marché.
Lorsque je suis allée à Paris, je suis passée dans ce quartier qui est devenue une grande artère et qui paraît-il a longtemps gardé la trace des ébénistes, ne fut-ce que par présence de marchands de meubles.
J'ai lu le livre il y a quelques années maintenant et je viens d'aller relire quelques passages que je trouve charmants, sereins et instructifs au point de vue historique. J'adore quand les livres se passent dans des familles de milieux qui me ressemblent : pas seulement chez les bourgeois ou les nobles pour qui je n'ai aucune aversion mais ils ne reflètent pas la majorité des personnes.
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domisylzen
  03 septembre 2015
Une fresque formidable qui commence en 1471 pour se finir à la révolution. Vous y suivrez une famille d'ébéniste du Faubourg saint Antoine, de générations en générations. Vous y découvrirez l'histoire de France au travers de cette saga familiale : il n'y a pas mieux pour apprendre sans en avoir l'impression. Fiction et réalité s'entremêlent pour notre plus grand plaisir.
C'est si bien raconté que l'on s'y croirait : ne manque plus que l'odeur du bois et de la colle …Snif, snif. A quand les livres olfactifs ?
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philippe91
  27 mai 2018
Jean DIWO nous emmène à la découverte des ébénistes du faubourg Saint Antoine. Cette fresque historique débute en 1471, sous Louis XI, pour s’achever à la prise de la Bastille. Elle s’articule autour de l’abbaye Saint Antoine qui, par sa protection, va favoriser l’implantation d’un artisanat créatif et lui permettre de s’affranchir des jurandes conservatrices. Elle conduira l’émergence de nouveaux styles et techniques, qui verront, entre les mains de génies tels que Boulle, Oeben ou encore Riesener, le meuble élevé au rang d’œuvre d’art.
La plongée dans ce roman constitue un voyage délicieux, au fil du temps, proche de la sensualité, remplie d’odeurs et de saveurs, à une époque où fabriquer relevait d’un savoir-faire transmis de génération en génération.
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peneloppe277
  11 septembre 2019
Le premier volume démarre dès 1471 pour finir bien plus tard, c'est une perpétuelle découverte des traditions des anciens métiers de la France, l'évolution du pays pendant toute ces années.
On fait la connaissance de gens dont le métier est l'essence de leur vie. Ici on travaille le bois avec ferveur et amour.
Chaque meuble construit est une oeuvre d'art.
La communauté des gens du bois et des métiers annexes vit en communion. C'est avant tout une grande famille où la simplicité est de rigueur et la vie agréable sans « chichi »
Les outils sont traités avec beaucoup de soins et le savoir faire se transmet de père en fils.
Chacun ayant le soucis d'améliorer les créations et de répondre à la demande faite pas les notables et clients qui recherchent la perfection.
On est plongé dans une vie de labeur où le métier est ressenti comme un art de vivre…
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   27 août 2015
Sa canne de compagnon à la main, sa "malle aux quatre nœuds" sur l'épaule, Jean Cottion attendit avant de traverser la chaussée de l'Est qu'un bruyant équipage précédé et suivi d'homme en armes fût passé : "sans doute un prince qui regagne le château de Vincennes, peut-être même le roi", pensa-t-il.
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PchabannesPchabannes   21 décembre 2009
“L’art changeait, la mode évoluait, l’imprimerie bouleversait les idées d’un monde neuf mais l’Université, le Parlement et l’Eglise s’acharnaient à vouloir faire vivre les hommes comme au temps des premières cathédrales.”
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nataly11nataly11   10 mai 2014
" Je ne pensais vraiment pas vous rencontrez aujourd'hui, monsieur Boule.Pardonnez ma franchise, je ne vous croyais plus de ce monde.

" L'honneur est pour moi, madame, et je remercie Dieu de m'avoir permis de vivre suffisamment longtemps pour avoir le privilège de vous être présenté. L’abbesse de Saint Antoine des Champs a toujours été l'ambassadrice du roi dans ce petit état où un étonnant mélange de quatre ou cinq nationalités fabrique les plus beaux meubles du monde. Vous voilà souveraine de cet état où la moindre de vos attentions sera perçue et apprécié. Aujourd'hui, je ne suis plus qu'un vieux maître et un jeune philosophe...
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domisylzendomisylzen   02 septembre 2015
- Le bois, mademoiselle Elisabeth, est un matériau aimable. Il n'abîme pas les mains qui le travaillent avec ménagement. Il leur donne au contraire une vraie douceur, comme le ferait du talc d'Italie.
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AlphonseDaudet33AlphonseDaudet33   05 avril 2018
Après quelques secondes, Jeanne sortit de son rêve:
- Ces gouges n'existent pas à Paris? C'est étonnant, non?
- Non, ma mère. Comme les bons rasoirs elles sont fabriquées par les Anglais, avec un acier spécial qui tient le fil dans les bois les plus durs.
Page 31
Deuxième lecture de ce roman.
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"Chez Lipp" livre de Jean DIWO
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