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EAN : 9782221250570
496 pages
Éditeur : Robert Laffont (15/10/2020)
4.16/5   421 notes
Résumé :
" Tu vas t'épanouir à Versailles telle une fleur exotique. Les vampyres du palais raffolent de tout ce qui sort de l'ordinaire. Mais attention : la Cour des Ténèbres a ses codes, ses pièges mortels, et le moindre faux pas s'y paye au prix du sang... "
En l'an de grâce 1715, le Roy-Soleil s'est transmuté en vampyre pour devenir le Roy des Ténèbres. Depuis, il règne en despote absolu sur la Vampyria : une vaste coalition à jamais figée dans un âge sombre, rasse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (172) Voir plus Ajouter une critique
4,16

sur 421 notes

lyoko
  13 janvier 2021
Un roman jeunesse ou young adulte qui nous entraîne au XVIIIeme siècle sous le joug du roi soleil. Une uchronie qui nous fait voir ce monarque sous un nouveau jour, il est devenu vampire ainsi que sa cours.
Un très bon roman pour nos jeunes ados. Les personnages sont travaillés et bien campés, avec des caractères bien affirmés.
L'intrigue est prenante et ne nous emmène pas toujours là où l'on pense.
Je crois d'ailleurs que c'est là où réside toute la force de ce roman, dans cette intrigue qui prend parfois des directions inattendues.
Et puis la réflexion qu'apporte ce roman est aussi parfois plus profonde qu'on ne pourrait le penser au premier abord.
Mais tout n'est pas révélé dans ce premier tome. Et je pense que l'auteur nous réserve encore de grandes surprises.
Une découverte très agréable. Je vais d'ailleurs me pencher un peu plus surr l'auteur que je ne connaissais pas.
Un très bon roman pour faire découvrir la fantasy a nos jeunes ados
Je remercie Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette lecture passionnante.
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Commenter  J’apprécie          762
Saiwhisper
  27 octobre 2020
Victor Dixen, c'est un peu l'auteur incontournable dans ma bulle littéraire : L_Bookine en est fan, les lecteurs de ma médiathèque réclament chacune de ses sorties et, de mon côté, j'apprécie généralement ses écrits. Je me devais donc d'essayer Vampyria, la nouvelle série de son cru. Et quelle belle surprise ! Cette uchronie m'a captivée, tenue en haleine et surprise, notamment dans son ultime chapitre. Ainsi, sans hésiter, je place cette lecture parmi mes chouchous du PLIB 2021 !
couv765270Le récit va se placer aux côtés de Jeanne, une roturière vivant dans un monde infesté de vampyres. L'auteur est parti sur l'idée que le Roy Soleil est devenu un buveur de sang. Dès lors, la société a été changée, se divisant en plusieurs catégories : les immortels vampyres, les nobles et la basse société. Comme dans « Everless » de Sara Holland ou dans « Loterie funeste » (B.O.A. T1) de Magali Laurent, les pauvres donnent leur sang aux seigneurs. Bien que j'aie déjà vu cette idée dans d'autres oeuvres, je trouve le concept toujours aussi efficace, terrible, révoltant et répugnant. Moi qui ai peur des aiguilles, je n'imagine pas un univers où je dois me piquer régulièrement pour donner de mon sang à des personnes qui ne sont pas dans le besoin et qui usent de leur force ou de leur autorité pour obtenir de l'hémoglobine…
Le début du roman est assez dur pour un jeune public : en quelques pages, la famille de Jeanne va être salement égorgée, tandis que la demoiselle va devoir compter sur la ruse et la chance pour espérer survivre. Avec ce commencement sanglant, Victor Dixen annonce la couleur : ce monde ténébreux n'est pas tendre. Il y aura des morts, de la corruption, des mensonges et des complots. Or, Jeanne en est la bonne représentante ! Car, même si celle-ci est parfois crédule, elle va rapidement montrer qu'elle a de la répartie, de l'esprit, du courage et des idées. Certes, elle est capable de se faire des amies, mais elle sait également mentir ou trahir ! Et c'est ce que j'ai aimé chez elle : la roturière n'est pas forcément pure ! En brandissant le drapeau de la vengeance, elle va aller loin. Cela change des héros loyaux, gentils et avec des principes.
J'ai pris plaisir à suivre Jeanne à la Cour des vampyres. L'enseignement qu'elle va suivre (ex : bonnes manières, combat à l'épée, art de parler, galanterie, équitation, etc.) pour apprendre à briller en société a été intéressant. J'aurais d'ailleurs adoré qu'on suive davantage de cours ! Néanmoins, cela aurait peut-être nui au rythme… Quoi qu'il en soit, on notera les très bonnes joutes verbales lors des leçons oratoires. Adorant les répliques piquantes, je me suis régalée, en particulier avec Jeanne, Tristan et Hélénais. Lors de cette formation, la narratrice va faire la rencontre de plusieurs pensionnaires et va tisser des liens avec eux. On notera par exemple Naoko, une demoiselle insomniaque au secret original, le noble et beau campagnard Tristan, le doux Rafaël ou encore la pimpante Poppy. Bien sûr, il y a l'éternel noyau qui met des bâtons dans les roues du personnage principal avec, à sa tête, Hélénais. Ce personnage m'a malheureusement déçue : on est sur l'archétype de la pimbêche qui fait des crasses. Cette rivale servira surtout à l'héroïne d'aller de l'avant ou à se mettre en valeur. Or, je m'attendais à trouver un peu plus de nuances… Peut-être que la vipère gagnera en consistance dans la suite de la série…
Lors de son long séjour, Jeanne va également découvrir le personnel des lieux : des gardes, des enseignants ainsi que des gouvernantes pas forcément sympathiques. Elle va aussi faire la rencontre de certains vampyres dont la cruauté n'a d'égale que leur soif de sang. Parmi eux, Alexandre, un vicomte vampyre. Celui-ci m'a laissé une bonne impression, car je pense qu'il a énormément de potentiel ! J'aime assez sa personnalité rebelle, sadique, sensible et intrigante. Me voilà curieuse de voir son évolution au fil de la saga. Le Roy m'intrigue également. Sa présence a toujours été imposante et remarquable. Il me tarde de le voir un peu plus en scène.
Comme souvent dans les dystopies mettant en scène une société divisant sa population, il existe des révolutionnaires oeuvrant dans l'ombre. Pour l'heure, le sujet est encore peu développé, mais suffisamment abordé pour m'avoir intriguée. D'ailleurs, Jeanne va emprunter un chemin parmi les frondeurs/rebelles que je ne pensais possible. C'est donc une chouette surprise ! Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce premier volet qui revisite le mythe du vampire, mais aussi de créatures d'autres cultures comme les yôkai et d'autres êtres fantastiques que je vous laisse découvrir… Et vous, oserez-vous braver les mensonges, le paraître, l'horreur, la mort et les ténèbres à la Cour de Versailles ?
Lien : https://lespagesquitournent...
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Zazaboum
  01 janvier 2021
Dans un tout autre registre que Cogito, une histoire qui m'a accrochée bien qu'elle soit à priori pour les ados !
Louis XIV transformé en Vampire suprême, donc immortel, les humains considérés comme du bétail, mis à contribution tous les mois pour se faire prélever du sang nourricier et certains nobles humains, sortant du lot, auront l'honneur de boire une goutte du sang royal.
Jeanne une ado d'une humble famille d'apothicaire du Massif Central se retrouve après des événements dramatiques, sous un nom d'emprunt, à l'école des jeunes nobles pour leur entrée à la Cour.
Uchronie baroque et captivante avec une héroïne attachante et très humaine dans un monde on ne peut plus réaliste : envie, jalousie, corruption... les côtés sombres de l'être humain sont tous présents et sans fard !
Un goût de trop peu quand le livre s'est refermé sur un retournement de situation inattendu certes mais secrètement espéré . A quand le volume 2 ?
Challenge MULTI-DEFIS 2021
Challenge MAUVAIS GENRE 2021
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Torellion
  05 février 2021
Depuis trois siècles, le Roy-Soleil, transmuté en vampyre au soir de sa mort en 1715, règne en despote absolu sur la Vampyria : coalition européenne rassemblée sous la bannière des Ténèbres. le peuple est soumis à la noblesse vampyrique par le Code mortel, soumis à l'impôt de sang. Mais la Fronde couve, et gronde. Jeanne Froidelac, jeune révolutionnaire improvisée, s'immisce au coeur même de Versailles pour abattre les puissances du mal.
Victor Dixen lance sa saga sur les chapeaux de roues avec ce premier tome.
La qualité est au rendez-vous, j'ai dévoré ce roman en deux jours. Les personnages sont attachants, et bourré de défauts, on est loin de la mièvrerie de Stéphenie Meyer, et c'est tant mieux. La psychologie des personnages sonne juste dans l'univers imaginé par l'auteur. Les descriptions sont bien intégrées, on imagine aisément ce XXe siècle figé par les codes du XVIIIe. L'intrigue est maîtrisée. Nul répit pour le lecteur, les événements et rebondissements en tout genre s'enchaînent avec fluidité et nous maintiennent en haleine du début à la fin, même si parfois l'emballement n'est pas loin, tant la jeune héroïne se plaît à tomber de Charybde en Scylla.
L'univers est fascinant et laisse entrevoir un tas de dystopie possible. Bien sûr, l'auteur fait le choix de nous raconter ce qui sert à son intrigue, mais les peuples slaves luttant contre les stryges (référence aux luttes de l'empire austro-hongrois contre les ottomans), les mystérieuses Amériques et leur Louisiane toujours française, l'Angleterre des Ténèbres alliée de façade Du Roy des ténèbres…etc tout cela donne l'eau à la bouche et fait qu'on attend avec impatience la suite des aventures de la jeune fille (prévues en 12 tomes tout de même !)
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Gaoulette
  12 octobre 2020
Un grand merci à Victor Dixen et aux Editions Robert Laffont pour ce service presse et cette avant-première!
Victor Dixen : mon coup de coeur !
L'auteur se lance dans une uchronie. Point de départ: et si Louis XIV continuait à gouverner ? le Roi Soleil devient Le Roy des Ténèbres suite à une transmutation.
Jeanne n'a connu que ce règne despotique. Dans cette nouvelle ère, immortels, nobles mortels et roturiers se côtoient plus ou moins. Tyrannie, peur, soumission, pouvoir absolu : le quotidien de notre héroïne. Et lors d'un terrible drame, elle se retrouve à la cour de Versailles.
Ouverture des portes d'un lot de bassesses, de complots, de jalousies, de résistance, de vampires sanguinaires, de minauderie et de froufrous. Quand le beau flirte avec l'horreur . Un lieu si magnifique en apparence... Jeanne devra se construire face à une société dont elle ignore les codes.

Victor Dixen reprend les points forts de cette grande époque. La vie de château si attractive mais où l'on pouvait facilement vendre son âme au diable. Il rajoute sa poigne fictive et fantasy en y incorporant le héros le plus captivant et énigmatique que la littérature ait pu nous proposer : le vampire.
J'aime le Victor Dixen qui titille, prend des directions inattendues, offre des effets de surprise, propose toujours des héroïnes badass et grandissent sous nos yeux admiratifs.
J'admire le Victor Dixen qui utilise l'imaginaire pour soulever des sujets sensibles et contemporains.
Je ne referais pas l'histoire mais utiliser le Roi Soleil pour son départ d'uchronie était logique. le plus long règne à ce jour. La prise de pouvoir est si galvanisante pour un homme qu'il est difficile de le lâcher. Mais une longue prise voire éternelle serait-elle bénéfique pour un peuple ?
Je vous invite à le découvrir avec ce premier opus palpitant et addictif.
Ça va saigner à la cour du Roy !
Ne faites confiance à personne !
La Cour des Ténèbres n'attend que vous !

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critiques presse (1)
Culturebox   26 octobre 2020
Sur un rythme fracassant, "Vampyria" est une lecture sang pour sang fascinante et envoûtante !
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Anis0206Anis0206   22 octobre 2021
Les grands changements ne se nourrissent pas de vengeance mais de vision. La vengeance nous accroche à ce qui n'est plus, comme une chaîne du passé. Mais la vision nous projette vers ce qui n'est pas encore, tel le souffle du futur.
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PhaellyPhaelly   11 octobre 2021
Le sang. Encore le sang, toujours le sang. On en revient sans cesse là. C'est la partie la plus pénible de notre nature, à nous autres vampyres. On nous appelle les seigneurs de la nuit. Mais en vérité, nous sommes des esclaves : les esclaves du sang.
Commenter  J’apprécie          20
PhaellyPhaelly   11 octobre 2021
De là où je suis, je ne peux apercevoir le visage du souverain, ni sa mâchoire vampyrique libérée du carcan de métal ; mais les conjurés, eux, se prennent le spectacle en pleine face. Une terreur innommable déforme leurs traits, écartelant leurs bouches dans des gémissements de désespoir absolu, écarquillant leurs yeux au point de les faire sortir de leurs orbites fardées.
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Cricri08Cricri08   22 février 2021
Je te l'accorde, ces banlieues ne sont pas riantes, commente Alexandre. Mais il faut bien cela pour parquer les dizaines de milliers de sans-dents nécessaires à l'alimentation de la Cour. Leur sang en échange de notre protection : c'est la base même du Code mortel.
A chaque parole que prononce ce démon, mon estomac se tord un peu plus, ma migraine monte d'un cran. Cette expression, les sans dents, pour désigner les humbles soumis aux crocs des puissants, me révulse. Quant à la protection offerte par les vampyres, jamais elle ne m'a semblé aussi hypocrite. Ils prétendent préserver les mortels de leurs instincts guerriers - tels des enfants querelleurs qu'il faut parquer pour ne pas qu'ils se blessent! Ils affirment aussi les protéger contre les abominations créées par les Ténèbres - mais ce sont les pires d'entre elles ! Toute l'iniquité de la pax vampyrica m'explose au visage comme jamais encore.
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CdiaphaneCdiaphane   04 janvier 2021
Best off Jeanne et Hélénaïs :

Jeanne : "j'ai l'impression de voir des paires d'yeux m'épier sous le bord des rideaux plus menaçants que ceux des chiens de garde depuis les niches de la cour"
"la tête qui se penche au-dessus de mon lit est bien vivante. Elle appartient à une fille à la beauté stupéfiante, acidulée par un sourire cruel. [voilà un début pour votre toilette, petite souris grise ! S'esclaffe-t-elle.] Elle pose sur ma table de chevet le verre dont elle vient de verser le contenu sur ma tête. Elle croit sans doute avoir affaire à une victime facile. Mais je n'ai pas affronté les insultes au villages toute ma vie durant pour m'écraser devant une garce aux allures de madone qui veut amuser la galerie à peu de frais. Ce n'est pas de la boue, dis-je.
Hélénaïs : " Ah oui, et qu'est-ce que c'est alors ? Du crottin ?
Jeanne : c'est du sang séché.
Le rire meurt dans la gorge de la beauté.

Petite pensée pour Naoko :
" moi aussi quand je suis arrivée ici, il y a deux ans en tant que benjamine, j'ai fait les frais de la méchanceté d' Hélénaïs de Plumigny, fille cadette d'Anacréon de Plumigny, petit seigneur de la Beauce et principal fournisseur du royaume en pintades, chapons et poulets. "

Je reviens à Jeanne :
" Le Roy craint donc les Frondeurs".

Scène du déjeuner :
Hélénaïs : " je ne vois pas de quoi vous voulez parler. D'abord vos cochonnerie à table, puis cette scène ridicule. Tenez-vous donc, que diable! Votre mère est-elle morte avant de vous inculquer les bonnes manières ?"

Scène de chasse du jardin de Versailles :
Le Roy : " [...] votre bravoure, si désordonnée soit-elle commande que nous vous y gardions, continue le Roy. Vous avez échappé à un rustre qui en voulait à votre vertu et à deux vampires en chasse. Ce n'est pas rien pour une petite souris grise comme vous."
Jeanne : " souris grise " les mêmes mots qu'Hélénaïs à employé pour m'insulter".

Scène du dortoir :
Jeanne : parvenue dans le dortoir déserté, je me rue sur le lit d'Hélénaïs. Ah comme ça elle s'est permise d'enquêter sur les Gastefriches pour me descendre A mon tour d'être indiscrète. Je crochète la serrure de son placard. Parmi les robes hors de prix et les parures précieux, il y a une liasse de courrier. Je m'empare du papier en haut de la pile. Une écriture sèche et nerveuse court sur le fin parchemin.
" Hélénaïs, tu trouveras dans ce pli de quoi disqualifier définitivement Diane de Gastefriches. Encore faut-il que tu réussisses à aligner deux mots d'esprit. N'importe qui d'autre que toise serrait déjà débarrassé de cette campagnarde mal décrottée. Ne me déçois pas comme ta faible sœur, Iphigénie. Sois forte. Écrase cette Diane. Écrasé-les toutes. Et remporte la Gorgée du Roy, pour que le nom de Plumigny continue de rayonner à la cour.
C'est signé Anacréon de Plumigny. Pas Père, ni Papa.
Je comprends soudain d'où vient ce culte de la force qu'on a inculqué à Hélénaïs. "
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Videos de Victor Dixen (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Dixen
Nous avons eu le plaisir de recevoir Victor Dixen dans notre boutique de Paris-Rivoli, le 21 Juin dernier. Il nous a accordé une interview dans laquelle il revient sur la genèse de Vampyria, son enfance à Paris, et sa relation avec les lecteurs de France Loisirs #VictorDixen #FranceLoisirs
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