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EAN : 9782362292392
Editions Bruno Doucey (05/09/2019)
4.2/5   5 notes
Résumé :
« Naître ici / N’être rien / qu’un pépiement d’oiseau / en cage. »
Ces vers par lesquels débute l’un des premiers poèmes du recueil de Nassuf Djailani nous rappellent qu’aucun être humain ne choisit le lieu où il naît sur la terre. Un pays pour les uns. Une île pour les autres. Une prison pour les moins chanceux… Mais la vie rebat les cartes : l’île de l’enfance se met en marche, l’arbre que l’on croyait enraciné voyage, « la mer promet l’ailleurs avec ses h... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LeaneBelaqua
  27 octobre 2019
La poésie est un genre à part. Aussi cette chronique m'a-t-elle pris un certain temps pour être rédigée. Je n'ai pas l'habitude de lire de la poésie, du moins pas des recueils comme celui-ci, et je ne suis absolument pas capable de parler correctement de la forme. Mes connaissances en la matière s'arrêtent à mes cours de français de lycée, et j'étais - à mon plus grand malheur - en section scientifique. Alors ne vous attendez pas à quelque chose de vraiment construit et constructif. 
La poésie de Nassuf Djailani est à la fois douce et dure. Ses textes ont des sujets variés et causent des émotions toutes aussi variées. Honnêtement, j'ai du mal à vraiment trouver un fil directeur, d'autant plus que les poèmes n'ont pas de titres. J'ai été assez déstabilisée par cette structure totalement libre. Il y a en tout six catégories (en réalité 5 regroupements de textes et un épitre à part) dont les titres n'ont pas du tout éclairé ma lecture. J'ai donc choisi, plutôt par contrainte d'ailleurs, de ne pas m'y fier et d'apprécier les poèmes de façon plus indépendante. Je me doute bien que le regroupement a été fait pour une raison mais je n'ai pas réussi à la saisir, d'autant plus qu'il y a parfois un poème traitant de la protection d'un enfant qui côtoie directement un autre abordant les journaux télévisés. 
Cependant, cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture. Je me suis concentrée sur le fond de chaque poème, et je dois dire que je les ai tous beaucoup appréciés. On ne s'ennuie pas en les lisant. Un élément m'a troublée : il s'agit de l'usage de la ponctuation. Vous avez peut-être remarqué que le poème choisi pour la quatrième de couverture ne comporte ni points, ni majuscule. C'est le cas d'un certain nombre de textes. La ponctuation est utilisée avec parcimonie. Il y a quelques majuscules, quelques points, quelques virgules, mais nombreux sont les poèmes sans aucune ponctuation. La concentration est alors nécessairement accrue pour pouvoir saisir le propos et trouver le rythme des vers. 
Ce recueil, en plus d'être agréable à lire, est intéressant à découvrir. Chaque texte est unique, raconte une histoire, parfois en de nombreux mots, parfois en seulement quatre vers. On est bien loin des exigences de la poésie qu'on nous fait étudier à l'école. Les rimes ne sont pas une considération essentielle. Ce qui compte, ce sont vraiment les mots, et c'est assez délicieux. 
Bilan : ♥♥♥♥♥ Naître ici est un recueil que j'ai vraiment adoré. Formes et fonds sont divers, ce qui empêche tout ennui. Il n'est pas nécessaire d'être versé dans le genre poétique pour apprécier ce recueil. de même, la compréhension en est relativement abordable même si j'avoue m'être parfois creusé la tête pour comprendre certains textes. N'hésitez pas à aller découvrir la plume de ce poète, vous plongerez dans un univers très riche, celui de Nassuf Djailani, un homme riche de ses nombreux projets et de ses origines. 
Lien : http://sweetie-universe.over..
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lessortilegesdesmots
  30 août 2022
Ça faisait un moment que je n'avais pas donné d'avis sur de la poésie. C'est toujours quelque chose de compliqué. Me concernant, si j'ai le malheur d'attendre un peu avant d'écrire mon avis, je ne sais plus l'écrire. Et c'est ce que j'ai fait pour ce recueil. Je l'ai relu et j'ai bien fait. Je me suis replongée dans ces poèmes.
Ce recueil est coupé en plusieurs parti. La première est consacrée au regard de l'enfant sur les adultes mais pas seulement. le poème d'ouverture est d'une beauté incroyable. le poète nous invite à découvrir l'ambiance de son île, la chaleur de l'accueil réservée aux touristes. Puis vient justement cet enfant et son innocence, loin des problèmes d'adultes qu'il vivra tôt ou tard.
La seconde partie met en avant le conteur d'histoire. On imagine un feu autour duquel se rassemble les enfants et ce conteur. Sous l'aspect très beau des mots choisis, une critique jaillit : l'esclavagisme, l'Europe et le pouvoir qu'elle prend sur l'Afrique. On remonte dans le temps. On dirait une fable ou un conte.
La troisième partie est un hommage au chat du poète. Les amoureux des chats savent à quel point ces bêtes-là sont indispensables à notre bien être. La quatrième partie est l'observation du poète de la vie nocturne. Certaines choses semblent joyeuses mais toujours teintées d'une mélancolie ou tristesse (je ne suis pas sûre du mot à utiliser). Cette partie est surprenante : la page de gauche contient un poème court et la page de droite un long.
Une cinquième partie s'intitule "irruption". Dès le premier poème, on parle de la souffrance qui vous prend au tripe, que le corps doit exprimer. On trouve le champs lexical de la violence et de la nature. Parfois les deux s'entremêlent. Et le dernier poème "Épitre à Saint-John Perse " est une parfaite conclusion aux précédentes parties.
En bref, j'ai eu le sentiment de voyager par ces poèmes dans les îles, de suivre un enfant comme le personnage principal, rencontrer le chat du poète et surtout traverser le temps par les talents de conteurs.
Lien : https://lessortilegesdesmots..
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AuCafeDesFougeres
  18 novembre 2019
Je suis peu habituée au genre de la poésie. Et il m'est assez difficile de rédiger cette critique car pour moi il s'agissait d'une découverte.
J'ai été touchée par certains vers par d'autres moins mais une chose est sûr, j'ai voyagé! J'ai découvert les iles des Comores, j'ai senti ses odeurs, toucher du doigt ses couleurs. "Naître ici" se lit progressivement quelques pages après quelques pages mais je trouve qu'il s'apprécie d'autant plus quand il est lu à voix haute.
Un mot sur l'Edition qui est vraiment belle et rend la lecture très agréable.
Merci pour cette découverte.
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Jenndrix
  06 octobre 2019
Je ne lis pas beaucoup de poésie, je la picore souvent au gré de trouvaille hasardeuse. Depuis peu, j'ai découvert cette maison d'édition et cette collection plutôt enchanteresse.
Je ne sais pas vraiment comment évoquer la poésie. Pourquoi l'une touche mon âme ? Pourquoi l'autre engendre du rejet ?
Une bienveillance lumineuse ressort de ce recueil de poème. On a envie d'être invité à prendre le thé auprès du peuple de la mer, s'envoler tel l'oiseau de la perte, arrêter les balles qui arrachent la joie.
Une très belle découverte, des mots qui s'inscrivent en moi avec pérennité.

Lien : https://unmotpourtouspourunm..
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Videos de Nassuf Djailani (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nassuf Djailani
Avec Nawel Ben Kraïem, Caroline Boidé, Nassuf Djailani, Louis-Philippe Dalembert, Bruno Doucey & Murielle Szac
« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… » Pour le 23e Printemps des Poètes, les éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie. Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d'absence et d'éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d'éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s'unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d'espace et de mer… Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d'êtres ont approché dans une brûlure. 88 poètes, dont la moitié sont des femmes… Et la main verte de Thierry Renard et Bruno Doucey lorsqu'il s'agit de satisfaire notre désir de poèmes.
À lire – le désir aux couleurs du poème, Anthologie du 23e Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard, éd. Bruno Doucey, 2021.
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