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ISBN : 2867468345
Éditeur : Liana Lévi (25/08/2016)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 316 notes)
Résumé :
Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna.
Dans la salle d'attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place.
Un récit qui évoque l'Iran des années 1970, la France d'aujourd'hui, l'exil, l'homosexualité, l'identité et la transmission.
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Critiques, Analyses & Avis (115) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
11 février 2017
Orienter : du latin orient, qui signifie surgir, se lever. Désorientale, avec le jeu que le mot laisse entendre, laisse perplexe. Il contient tant de renoncements pour un récit tonitruant, à l'opposé d'un résignation. Alors, est-ce le fait d'avoir été soulagée de tourner le dos à l'est qui l'a vu naître, et qui porte dans un fardeau de traces mnésiques tout un passé à la fois rêvé et fui. Est-ce l'évocation du tourbillon que fut cette enfance tumultueuse, remuante, bariolée au cour d'une famille ancrée cependant dans une saga familiale consolidée par les légendes qu'elle s'est créées?
Est-ce une allusion au regard de l'opinion engoncée dans la tradition bien-pensante sur une orientation qui dicte le choix de partenaires de vie?
C'est sans doute tout cela. Et bien plus.
Certes, il faut s'accrocher et il est dommage de ne découvrir le lexique des personnages qu'à la fin (un petit mot de l'éditeur n'aurait pas été superflu).
Désorienté, donc, le lecteur dans les premiers chapitres du roman, perdu entre les générations et leurs cohortes de fratries fourmillantes. Au point de confondre les oncles avec les grands-pères, sans parler des enfants adultérins.
Lorsque l'histoire se recentre sur le noyau familial de la dernière génération, les ancêtres se font souvenirs et transmissions, et le lecteur pourrait s'apaiser s'il n'était régulièrement sorti de l'ambiance conflictuelle qui était celle de l'Iran à la fin des années de règne du Shah, pour se retrouver dans la salle d'attente terne d'un service de procréation médicalement assistée! Et c'est finalement cette temporalité qui crée le suspens : l'histoire, de l'Iran, l'auteur nous la rappelle, mais l'histoire de son héroïne, c'est par petites touches qu'elle la construit peu à peu.
Autant dire que la lecture laisse peu de répit. C'est éclectique, ça part dans tous les sens mais c'est au final sacrément bien pensé et construit.
Exil, identité, guerre, famille, deuil, destin, les mots clés abondent, pour construite un puzzle chamarré, complexe et envoutant.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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ATOS
20 septembre 2016
La Perse , Hafez de Chiraz, Ispahan..La Perse est en chacun de nous. Nous avons tous en nous le goût familier des parfums de l'Orient. Notre grand « imaginier »... Lumière, poésie, jardin, vins et merveilles, douceurs et miels.
C'est le pays des mille et une nuits. Passez la grande porte et vous voilà embarqués
le pays où la parole est capable de vous sauver, même si un seul mot est capable de vous tuer.
C'est la rivière qui sauve ou le silence de la pierre qui vous tue.
C'est un chant sur le fil d'un sabre.
Alors...« raconter , conter, fabuler, mentir dans une société où tout est embûche et corruption, où le simple fait de sortir acheter une plaquette de beurre peut virer au cauchemar, c'est rester vivant. C'est déjouer la peur. Prendre la consolation où elle se trouve, dans la rencontre, la reconnaissance, dans le frottement de son existence contre celle de l'autre.C'est aussi l'amadouer, le désarmer, l'empêcher de nuire.Tandis que le silence, eh bien, c'est fermer les yeux, se coucher dans a tombe et baisser le couvercle ».
Et Négar Djavadi a su « belle et bien » donner vie à Kimiâ. Elle a su lui donner la rapidité et la force de l'esprit. L'intelligence de l'âme qui se reflète toujours sur les éclats de nos coeurs. C'est comme cela que l'on garde la lumière.
Kimiâ l'enfant différente, celle qui voit le jour lorsque Nour entre dans la Nuit. « Désorientale » c'est une galerie extraordinaire de portraits. Les grands mères, la mère , les soeurs, le père, les oncles. « Désorientale » c'est une vision plus nette sur une partie de l'histoire du moyen orient, mais également celle de la France, tant nos histoires sont liées.
Nos silences ont été liés, bien trop souvent, et le sont encore , si souvent,…. il est temps que certaines paroles soient déliées.
Ce n'est pas sans une certaine émotion qu'à la lecture de « Désorientale » j'ai pensé à ce cher libraire parisien, amoureux de littérature, des livres, de l'esprit des mots, qui fut jadis un jeune homme étudiant torturé par un régime totalitaire, et qui a dans les yeux toute la douceur de ceux qui sont restés vivants. Autrement peut être, mais vivant.
« Je suis devenue, comme sans doute tous ceux qui ont quitté leur pays, une autre.Un être qui s'est traduit dans d'autres codes culturels. D'abord pour survivre, puis pour dépasser la survie et se forger un avenir. Et comme il est généralement admis que quelque chose se perd dans la traduction, il n'est pas surprenant que nous ayons désappris, du moins partiellement, ce que nous étions, pour faire de la place à ce que nous sommes devenus »
« Désorientale » c'est également une parole posée sur l'exil. Ce qu'est l'exil.Ce qu'il peut être. Ce qu'il provoque, convoque, emporte. Nous pouvons tous nous retrouver dans cette parole. L'exil peut être corporel, spirituel, temporel. Quitter l'enfance est un exil, quitter le carcan social, familial est un exil. Question de survie. Voilà sans doute pourquoi ce livre éveille en beaucoup d'entre nous ce grand intérêt.
Désorientale c'est également une parole de liberté. Et c'est important que cette parole soit portée par Négar Djavadi. Femme, née en Iran, vivant à Paris, diplômée de l'INSAS de Bruxelles, issue d'une famille d'intellectuels opposants aux régimes de Shah ET de Khomeiny.
Liberté donc, liberté de penser, d'écrire, de parler, d'aimer, droit à la différence. Droit de vivre selon ses choix et non tenter de survivre misérablement sous leurs lois ; Opposition, révolte, indignation. Face à l'injustice des « castes », l'impérialisme de l'argent, la suprématie des dogmes et des clergés. Dire non, briser la fatalité, le destin, donner d'autre mot : espoir, confiance, possible, connaissance, savoir, vérité lendemain, égalité, beauté.
Prendre la seule arme possible : prendre son stylo et écrire.
Reprendre le stylo comme on reprend le flambeau.
« Darius je pense détestait son père pour lui-même. Parce qu'il incarnait l'aveuglement et la crainte, la ruine de ce bien précieux qu'est la pensée(…) toute sa vie, d'abord par ses lectures, puis par son engagement politique et son réveil révolutionnaire, il combattit des êtres comme lui,(…) dont l'action principale consiste à protéger leur pouvoir en maintenant les peuples dans une hiérarchie sociale sclérosée et l'ignorance absolue d'un autre monde possible. A plusieurs reprises, j'ai entendu dire que la religion, comme la tyrannie, asséchait la capacité d'analyse dans le but d'imposer un unique sentiment : la peur. « La peur est leur arme et la révolution consiste à la retourner contre eux « ».
Désorientale c'est un regard tendre et sans concession sur notre société. Toutes nos sociétés. Désorientées. Que nous croyons pourtant différentes mais qui se ressemblent tellement.
Ce genre humain qui tremble, qui aime, qui espère de la même manière. Que l'on égare, que l'on trompe. Et qui sert toujours la main de ses enfants dans ses mains, pour ne pas les perdre, ne pas se perdre, et qui écoute le moindre bruit qui vient du lointain.
Qui prend les mêmes bateaux, que l'on jette dans les mêmes trains, sur qui on referme les mêmes portes des camions, ce genre humain qui a la même faim, qui ressent le même froid, qui craint la même vague, qui rit et rêve de la même façon, qui frappent aux mêmes portes.
Et que 'on fait taire toujours pour les mêmes raisons. Pétrole, pognon, canon, or ou béton...à vous faire oublier toutes vos chansons.
Et l'écriture de Négar Djavadi sait rendre hommage à la sororité de nos humanités. oui qu'attendons nous ? « Et pendant que nous attendons, par nécessité, besoin, désir ou mimétisme, nous ne nous révoltons pas. La ruse consiste à détruire chez les individus leur énergie, leur capacité à réfléchir, à s'opposer. Les réduire à des objectifs instantanés, aussi fugaces qu'une jouissance. »
« Désorientale » parle également de nos failles. de nos places dans nos familles. de ces places qui définissent déjà quelles seront nos places dans la société . Elle parle de ce qu'est une famille, un couple. de nos silences, des non dits, de la difficulté d'être soi avant d'être comme les autres . Elle parle d'exil et d'exclusion, de tolérance plus que de renoncement, parle d'intégration et désintégration. Mais tout cela avec la langue de l'espoir, cette terre maternelle : cet espoir toujours en nous.
Cela nous interroge également sur les mots d'identité, quelque soient nos identités, qu' elles soient culturelles, religieuses, sexuelles, sociales. Et c'est par le prisme du roman que la parole peut se dérouler avec sincérité, clairvoyance, sans manichéisme enfantin. C'est avec grande maturité sagesse et humanité que Kimiâ s'adresse à nous. Et c'est en cela que ce roman est extrêmement bien mené. Il faut quelque fois des boucliers pour pouvoir vaincre certaines gorgones. le roman est dans ce cas un très beau bouclier.
« Désorientale » parle de tous nos exils, de nos naissances, renaissances, de nos deuils, de nos défaites, de vos victoires aussi. « rien ne ressemble plus à l'exil que la naissance ». Alors souvenons nous. Rappelons nous que nous sommes tous naissants. Tous exilés, tous fugueurs. Nous revenons tous un jour devant la porte de nos maisons. Devant nos maisons intérieures celles que nous gardons en nous toujours quelque soit la tempête de nos saisons. Rappelons nous chacun de notre porte. Et ouvrons.
Rappelons nous qu'il faut une mémoire et qu'il faut la préserver. « Au fur et à mesure, la chair se décompose et ne demeure que le squelette des impressions autour duquel broder. Viendra sans doute un jour où même les impressions ne seront plus qu'un souvenir.Il ne restera alors plus rien à raconter » .
Nous avons tellement à nous dire. Il reste tellement à raconter.
Rappelons vers nous notre génie de survie. Cette lampe merveilleuse. Ce merveilleux "mécanisme de défense »
« Un chien aboie au loin et annonce la possibilité d'une vie ».
C'est cet instinct qui nous sauve, l'instinct qui nous fait crier Terre, en nous faisant toucher le ciel.
Fragilité, cruauté, trahison, barbarie, pot de fer contre peau de chair verse toujours le sang.
« le déracinement avait fait de nous non seulement des étrangers chez les autres, mais des étrangers les uns pour les autres;On croit communément que les grandes douleurs resserrent les liens. Ce n'est pas vrai de l'exil.La survie est une affaire personnelle »
Il en est ainsi de toute vie, comme de l'intelligence de toute oeuvre, de tout récit.
Premier roman de Négar Djavadi et c'est un très très bel événement.
Générosité, humanité, densité et bel architecture du récit, qualité d'écriture, justesse et beauté du dessin des personnages, tout est là , tout est présent dans ce livre, pour que demain tout cela soit mis en images. Souhaitons lui la Lumière !
Astrid Shriqui Garain
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palamede
31 décembre 2016
Si vous voulez vous amuser en lisant un livre sur l'Iran. Si vous désirez être enchanté et ému par un récit entre Orient et Occident, plein de fantaisie et de vie, il faut absolument lire Désorientale.
L'histoire fabuleuse des trois dernières générations de Sadr, une famille de bourgeois intellectuels persans, dont certains se sont opposés au Shâh et à Khomeiny, contée par Kimiâ Sadr, une jeune femme exilée en France qui tente de surmonter le déracinement et s'occidentalise à sa manière, avec humour, liberté et intelligence.
Un premier roman aux accents autobiographiques, brillant et insolent, qui parle de l’identité et des réalités de l’exil, et n'est pas sans rappeler le remarquable Persépolis de Marjane Satrapi.
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Merik
01 novembre 2016
Comme l'a si bien dit quelqu'un quelque part, je ne sais plus qui ni où, les primo romanciers ont parfois tendance à vouloir trop en faire, à chercher à tout mettre dans leur premier livre. Ça me semble être le cas de ce "Désorientale" si bien nommé, où l'on passe sans transition ou presque de la grande histoire à la petite, de la révolution d'Iran au combat d'une narratrice en pause dans les couloirs d'une procréation assistée, de son histoire familiale, la découverte de sa sexualité ou son exil occidental. Sans parler de l'EVENEMENT. Comme si l'auteure était pressée de tout raconter : « Au fur et à mesure, la chair des événements se décompose et ne demeure que le squelette des impressions autour duquel broder. Viendra un jour où même les impressions ne seront plus qu'un souvenir. Il ne restera alors plus rien à raconter ».
Et pourtant.
Pourtant le joyeux foutoir m'a paru malgré tout habile.
Pourtant le récit foisonnant m'a embarqué sans me perdre.
Pourtant la supposée maladresse m'a semblé irradier un charme indicible.
Pourtant le récit aux contours flous - saga familiale, roman de l'exil ou autobiographie -, m'a paru prendre une forme magistrale, grâce à la musique intime de l'écriture, au travers de lignes au ton nostalgique et envoûtant.
Une sorte de Persépolis remixé dans un fourre-tout aux mille et une inventions, tour à tour dramatique et drôle, empreint d'une saveur orientale miraculeuse.
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isabelleisapure
24 janvier 2017
A l'image de ces récits orientaux chatoyants, l'histoire que nous conte Négar Djavadi nous replonge dans la Perse luxuriante des harems, peuplés de femmes volubiles et soumises à l'autorité de leur maître, mais aussi dans l'Iran des années 70 qui verra le déclin du Shah, la révolution de 1979 et l'avènement de Khomeiny.
C'est avec humour que l'auteure parsème son récit de notes de bas de page éclairant le lecteur sur l'histoire de son pays et lui éviter un recours à Wikipedia. Et c'est avec curiosité que nous découvrons, à travers le destin de la famille Sadr, l'histoire d'un pays, de ses traditions, de ses moeurs et leur évolution.
Kimiâ, dont les parents sont de grands activistes opposés au régime, découvrira la France à dix ans, ce pays tant convoité et sa réalité plus sombre qu'espérée, elle s'y sentira étrangère, sera en rupture avec sa famille et cherchera refuge auprès des laissés pour compte de la société. de Paris à Berlin en passant par Bruxelles, elle se noiera dans l'alcool et le rock'n'roll, deviendra ingénieur du son pour des groupes undergound et finira par tomber amoureuse...
Voici un livre sur l'identité, l'exil, la famille, mais aussi sur la politique d'un pays qui n'en finit pas de se révolter.
L'écriture est alerte, vivante et nous fait aller de la France d'aujourd'hui au souvenir de l'Iran.
L'amour pour le pays quitté est immense, les personnages sont colorés, la famille est omniprésente.
Beaucoup d'émotion, de sensibilité, une ode au pays natal et aussi beaucoup d'informations qui permettent de comprendre ce qui s'est passé lorsque les mollahs ont succédé à la monarchie.
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Les critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec15 décembre 2016
En plus d’être carrément captivant et de réussir à nous faire passer par toute la gamme des émotions, il nous permet très facilement de mieux comprendre l’Iran du Shah et de Khomeini.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique22 novembre 2016
Sans doute inspirée par son vécu, Négar Djavadi signe une saga familiale d’une palpitante authenticité.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress10 octobre 2016
Maternité, sexualité, machisme oriental, douleurs de l'exil, Désorientale est d'une richesse impressionnante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (123) Voir plus Ajouter une citation
PibookPibook09 août 2017
Les Occidentaux s'étonnent que le changement de sexe soit autorisé dans la République islamique d'Iran. "Oh ! Il y a des transsexuels en Iran ?" s'exclament-ils avec le même air déconcerté que s'ils venaient d'apprendre l'installation d'une plage nudiste au Vatican. Parce qu'ils ignorent que dans cette culture, l'important c'est d'être quelque chose: s'inscrire dans une catégorie et en suivre les règles. La transsexualité existe parce que qu'il y a pire qu'être transsexuel: être homosexuel. Ce n'est même pas une honte. La honte, c'est perdre sa virginité avant le mariage, avorter [...] . Non, ce n'est pas une honte. C'est une impossibilité d'être. Une non-réalité.
+ Lire la suite
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jeunejanejeunejane08 août 2017
Cette naissance fut ma première. La seconde eut lieu dix ans après, quand nous arrivâmes à Paris...
A vrai dire, rien ne ressemble plus à l'exil que la naissance.
S'arracher par instinct de survie ou par nécessité, avec violence et espoir, à sa demeure première, à sa coque protectrice, pour être propulsé dans un monde inconnu où il faut s'accommoder sans cesse des regards curieux.
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palamedepalamede08 janvier 2017
Juché sur son vélo et enveloppé dans un horrible poncho protecteur, le Néerlandais va son chemin sans se soucier des autres, tout en respectant scrupuleusement les règles pour éviter accidents et conflits. La culture calviniste clef de voûte de cette société de liberté, de confiance et d'indifférence organisées, ne pouvait trouver meilleur terreau pour s'implanter. Voilà ce que j'avais appris d'eux : chacun est libre d'être ce qu'il est, de désirer ce qu'il désire, de vivre comme il l'entend, à condition de ne pas nuire à la tranquillité d'autrui et à l'équilibre général. Un principe de vie à l'exact opposé de la culture persane, où dresser des barrières, se mêler de la vie des autres et enfreindre les lois est aussi naturel que la respiration. Mais aussi en décalage avec la rigidité judéo-chrétienne de la culture française, où le verbe entrave sans cesse l'action.
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palamedepalamede31 décembre 2016
Ce matin-là, loin de Téhéran assoupi sous la neige, Indira Gandhi entamait sa première journée en tant que premier ministre du pays qui avait renvoyé les Anglais chez eux à coups de pied dans le derrière. Une femme premier ministre à la tête d'un pays de plus de cinq cents millions d'habitants ! Un événement considérable ! Inouï !
L'Historique et le Domestique se fondirent l'un dans l'autre et Darius baissa d'un coup son journal. Il pointa son regard assombri sur Sara.
" Pourquoi tu veux un autre enfant ? Indira Gandhi était fille unique, tu sais ! "
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palamedepalamede06 janvier 2017
Quand on a grandi avec la certitude que la France est l'alliée infaillible, toujours à vos côtés pour vous protéger, on a du mal à accepter qu'elle vous plante délibérément un couteau dans le dos et vous observe vous rétamer sur le bitume. Toutes ces belles citations, tous ces beaux personnages, les Hugo, Voltaire, Rousseau, Sartre, autour desquels avaient gravité vos existences, n'étaient qu'une fiction moyen-orientale, une fable naïve pour des individus à l'esprit romantique comme Sara. Nous n'avions ni allié, ni ami, ni refuge. Nous n'avions de place nulle part, telle est la vérité.
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Videos de Negar Djavadi (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Negar Djavadi
Dans le cadre du festival Etonnants Voyageurs 2017, l'équipe de Babelio a rencontré Négar Djavadi, l'auteur du roman Désorientale, paru chez Liana Lévi, afin de parler voyage.
Lien vers le site du festival : http://www.etonnants-voyageurs.com/
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